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Par usagi, le 18/06/2013
Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? de
Catherine Vidal
Les nombreux cas cliniques de plasticité cérébrale apportent la démonstration que les capacités mentales ne dépendent pas directement de la forme du cerveau, ni de l’épaisseur du cortex. Il s’agit là d’une notion importante à considérer pour interpréter les études en IRM. Voir des particularités anatomiques dans le cerveau d’un individu ne permet pas de prédire son futur, ni d’expliquer son passé. C’est pourtant ce que soutiennent certains courants scientifiques, principalement nord-américains, qui cherchent à localiser dans le cerveau les zones du mensonge, du jugement moral, du comportement antisocial, etc. Prétendre que les techniques d’imagerie permettront un jour de lire dans les pensées relève avant tout du fantasme. Mais l’idée est séduisante, tout comme l’était la phrénologie au XIXe siècle, qui affirmait que les capacités mentales se reflétaient dans les « bosses » du crâne. L’idéologie sous-jacente est toujours celle d’un déterminisme biologique des aptitudes intellectuelles, qui seraient précâblées dans le cerveau et immuables. Dans cette vision, les comportements « hors normes » des enfants ou des adultes seraient le reflet d’anomalies spécifiques de circuits neuronaux. L’IRM permettrait de les détecter, pour ensuite les corriger grâce à des traitements pharmacologiques. Ces conceptions sont en totale contradiction avec les progrès des connaissances sur la plasticité du cerveau. L’être humain, de la naissance à l’âge adulte, ne se réduit pas à une machine cérébrale autonome programmée pour assurer des actions et des comportements. C’est dans la relation avec le monde et avec les autres que se forge la personnalité et que se structure la pensée. Si des troubles du comportement se manifestent, c’est d’abord dans le contexte familial, social et économique qu’il faut aller chercher pour comprendre les problèmes et aider la personne en souffrance.
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Par usagi, le 18/06/2013
Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? de
Catherine Vidal
Si l’on fait le bilan des travaux d’imagerie cérébrale sur les fonctions cognitives réalisés durant ces dix dernières années, on constate que, sur plus de dix mille études, seulement 2,6% ont montré des différences entre les sexes. La raison tient au fait que nous avons tous des cerveaux différents. En effet, le volume, la forme, le mode de fonctionnement varient tellement entre les individus d’un même sexe qu’il est impossible de dégager des traits propres à un cerveau masculin ou féminin. Un des grands apports de l’IRM est précisément d’avoir révélé à quel point le fonctionnement du cerveau est variable d’un individu à l’autre. C’est par exemple le cas lorsqu’il s’agit de manipuler en mémoire des représentations mentales pour résoudre un problème, comme dans le jeu d’échecs ou le calcul mental. Pour des performances égales, chacun de nous a sa propre façon d’activer ses neurones et d’organiser son raisonnement. De fait, les différences entre les cerveaux de personnes d’un même sexe sont tellement importantes qu’elles l’emportent sur les différences entre les sexes qui, en conséquence, font figure d’exception.
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Par usagi, le 18/06/2013
Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? de
Catherine Vidal
Ces exemples sont très instructifs pour repenser nos conceptions du fonctionnement cérébral. Ils remettent radicalement en question les théories des années 1960, qui attribuaient des fonctions spécifiques à chaque hémisphère, gauche et droit. L’ablation de l’hémisphère gauche, où prédominent les aires du langage, n’empêche pas les jeunes patients de récupérer toutes les fonctions du langage parlé et écrit. À l’IRM, on constate que l’hémisphère droit s’active dans des régions homologues des aires du langage de l’hémisphère gauche. Le même phénomène de suppléance a été décrit pour la vision. L’étendue du champ visuel couvert par les deux yeux n’est pas rétrécie chez les enfants dépourvus d’un hémisphère. C’est l’hémisphère restant qui assure la vision binoculaire.
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Par usagi, le 18/06/2013
Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? de
Catherine Vidal
Chez l’enfant, c’est l’interaction avec l’environnement familial, social et culturel qui va orienter le développement de certaines aptitudes et contribuer à forger les traits de la personnalité. Plus tard, la plasticité cérébrale nous permet d’acquérir de nouveaux talents, de changer d’habitudes, de choisir différents itinéraires de vie…
Notre cerveau se construit tout au long de la vie, avec ses réseaux de neurones qui se font et se défont en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue par chacun. Rien n’est jamais figé, ni dans le cerveau, ni dans les idées. Comme l’exprimait à sa façon le peintre Francis Picabia, « notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction. »
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Par usagi, le 18/06/2013
Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? de
Catherine Vidal
Quoi qu’il en soit, les données épidémiologiques sur les modes de vie et le vieillissement soulignent le rôle des stimulations intellectuelles, sociales et physiques pour conserver un cerveau en bonne forme. Il n’y a pas d’âge limite pour la plasticité cérébrale. Il n’y a pas non plus de recette miracle pour conserver la mémoire. L’important est de rester ouvert sur le monde, d’interagir avec l’environnement, d’échanger et d’apprendre, avec et grâce aux autres. Bref, il suffit d’aimer la vie…
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Catherine Vidal
Au XIXe siècle, on pensait que les hommes étaient plus intelligents que les femmes parce qu'ils avaient un plus gros cerveau. Certes, les cerveaux des hommes pèsent en moyenne 1,350 kg contre 1,200 kg pour les femmes. Mais compte tenu des différences de carrure, aucun des deux sexes n'a proportionnellement un cerveau plus gros que l'autre. De plus, il n'existe aucun rapport entre le volume du cerveau et les capacités intellectuelles. Des exemples fameux sont les cerveaux d'Anatole France et d'Ivan Tourgueniev: le premier pesait 1 kilo et le second 2 kilos. Quant à Einstein, son cerveau pesait 1,250 kg!
-Hors-série Sciences et avenir n°169-
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Par de, le 06/10/2011
Féminin Masculin : Mythes et idéologies de
Catherine Vidal
La difficulté à penser les hommes et le masculin comme un groupe et non comme une catégorie universelle.
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Par de, le 06/10/2011
Féminin Masculin : Mythes et idéologies de
Catherine Vidal
l’idéologie du déterminisme biologique revient en force dans un pays – USA – où les milieux fondamentalistes ultra-libéraux militent contre l’intervention de l’État dans les programmes d’éducation et de lutte contre les discriminations entre le sexes
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Par de, le 06/10/2011
Féminin Masculin : Mythes et idéologies de
Catherine Vidal
le sexe biologique est une entité complexe et variable, qui ne justifie pas vraiment que l’on considère l’espèce humaine comme parfaitement dimorphique
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Par de, le 06/10/2011
Féminin Masculin : Mythes et idéologies de
Catherine Vidal
toutes les questions ne sont pas posées ou, pour le moins, les réponses à certaines questions semblent plus prioritaires que d’autres !