Biographie et informations
Né(e) à : Cérilly (Allier) , le 4-08-1874
Mort(e) à : Paris , le 21-12-1909
Biographie :
Charles-Louis Philippe, né à Cérilly (Allier) le 4 août 1874 et mort à Paris le 21 décembre 1909, est un romancier français.
Fils d'un pauvre sabotier, Charles-Louis Philippe a pu poursuivre des études grâce à une bourse, mais il est toujours resté solidaire des humbles, écrivant par exemple à Maurice Barrès : « Ma grand-mère était mendiante, mon père, qui était un enfant plein d’orgueil, a mendié lorsqu’il était trop jeune pour gagner son pain. J’appartiens à une génération qui n’est pas encore passé par les livres. [...] Il faut que je vous rappelle qu’il est en moi des vérités plus impérieuses que celles que vous appelez « les vérités françaises ». Vous séparez les nationalités, c’est ainsi que vous différenciez le monde, moi je sépare les classes. [...] Nous avons été murés comme de pauvres et, parfois, lorsque la Vie entrait chez nous, elle portait un bâton. Nous n’avons eu comme ressource que de nous aimer les uns les autres. C’est pourquoi j’écris toujours plus tendre que ma tête ne le commande. Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allée dans les lettres. » Après son baccalauréat, Charles-Louis Philippe prépare sans succès les concours d'entrée à l'École polytechnique et à l'École centrale, puis monte à Paris et entre dans l’administration du département de la Seine. Désormais à l'abri du besoin, il mène à Paris une vie modeste, dans son petit appartement de l'île Saint-Louis.
Il écrit d'abord des poèmes en prose, mais abandonne vite la poésie pour la fiction et publie à compte d’auteur Quatre histoires de pauvre amour (1897), puis La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898) et La Mère et l’enfant (1900). Une aventure avec une jeune prostituée lui donne l’idée d’un roman du trottoir parisien : ce sera Bubu de Montparnasse (1901), qui est très bien reçu. Suivent Le Père Perdrix (1902, pressenti par Octave Mirbeau pour le premier Prix Goncourt, mais paru trop tôt pour pouvoir concourir ; puis Marie Donadieu (1904, qui a peu de succès, et Croquignole (1906, tableau de la vie morose d'un petit employé, qui n'obtient pas le Prix Goncourt, malgré le soutien de Mirbeau. Philippe fait partie du « groupe de Carnetin » — du nom d'une maison louée en commun, près de Lagny, sur la Marne — avec Francis Jourdain, Marguerite Audoux, Léon Werth et Léon-Paul Fargue. Il est aussi lié d'amitié avec André Gide et Valery Larbaud. Il meurt prématurément le 21 décembre 1909, d'une typhoïde compliquée d'une méningite.
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Source : wikipedia
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