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Par Bogus, le 15/05/2012
Journal d'un raté de
Edward Limonov
Il faut détruire cette civilisation sur la Terre, en Russie comme en Chine et en Amérique. Et pour ce, rassembler tous les mécontents. Ni classes élues, ni dictatures ouvrières, en quoi les prolétaires seraient-ils meilleurs que les autres hommes? C'est idiot, le meilleur est celui qui nourrit la plus grande haine contre la civilisation.
Nous ne répondons pas à la question : "Que construirons-nous sur l'espace ainsi libéré ? ", nous disons : "Notre objectif est de détruire. " . Non point faire table rase, comme dit la chanson, mais plus bas encore, descendre jusqu'aux racines, ne laisser d'autres vestige que la poussière, comme les vainqueurs anéantissaient les villes antiques - et un coup de charrue par-dessus.
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Par MonsieurO, le 12/11/2010
Journal d'un raté de
Edward Limonov
Je n ‘ai jamais rencontré la personne devant laquelle je pourrais m ‘agenouiller, m ‘incliner jusqu ‘à terre, dont je baiserais les pieds. Puis la suivrais et la servirais… Non, cette personne n ‘existe pas. Tout le monde sert. Personne ne mène. Personne n ‘entraîne sur un nouveau chemin. Il n ‘y a personne sur le chemin.
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Par trust_me, le 25/09/2011
Discours d'une grande gueule coiffée d'une casquette de prolo : Précédé de Salade niçoise et Ecrivain international de
Edward Limonov
les français n’avaient pas envie d’avoir chez eux un type sans papiers. Pour les étrangers, les temps sont devenus plus durs en 1984, même si t’étais blanc et que tu demandais pas d’argent. Je voulais juste une carte de séjour.
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Par MonsieurO, le 12/11/2010
Journal d'un raté de
Edward Limonov
Il y a du sang sale et misérable, et il y en a du sanglant, du pur… un sirop. Bombardez-moi donc écrivant best-seller, faites-moi gagner un million du jour au lendemain : avec ce fric, je me procurerai des armes et susciterai un soulèvement dans n ‘importe quel pays. [...]
Des gens comme moi, il faudrait les fusiller, qu ‘ils n ‘aillent pas répandre leur venin. Les États ont bien raison, ils s ‘y prennent même trop tard, il faudrait abattre préventivement les êtres capables de détruire.
Je suis un chien enragé.
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Journal d'un raté de
Edward Limonov
Il m'arrive de penser du bien de la police. Elle nous protège de nous-mêmes, seuls et désespérés. Que nous n'allions pas nous massacrer les uns les autres. Mains en cas de révolution, elle n'a plus qu'à se mettre sur la touche. Ne vous mêlez pas de ça, les moustachus, ce n'est pas vos oignons, vous n'empêcherez rien. Le changement est en marche. Fondez-vous dans le peuple, ou c'est lui qui vous piétinera. Nous vous piétinerons. Si vous voulez, participez. Notre révolution vous appelle aussi. Elle convie même les riches. Elle n'est pas contre les gens, elle est contre cette civilisation.
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Par MonsieurO, le 12/11/2010
Journal d'un raté de
Edward Limonov
Oui, j ‘ai pris le parti du mal : des feuilles de chou, des tracts ronéotés, des mouvements et des partis qui n ‘ont aucune chance. Pas la moindre. J ‘aime les meetings politiques ne réunissant qu ‘une poignée de gens, et la cacophonie des musiciens incapables dont les visages disent assez qu ‘ils sont des ratés chroniques. Jouez donc, mes enfants, jouez… Et je hais les orchestres symphoniques, les spectacles de ballet, j ‘égorgerais tous les violonistes et les violoncellistes si j ‘avais un jour le pouvoir.
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Journal d'un raté de
Edward Limonov
Quand on voit le bric à brac laissé par un mort on comprend la bêtise d'acquérir tout celà.
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Journal d'un raté de
Edward Limonov
J'ai toujours été pauvre. J'aime être pauvre, ça fait artiste, bohème. Être pauvre, c'est beau. Et comme vous savez, je suis un esthète. Il y a une forme d'esthétisme dans la pauvreté.
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Journal d'un raté de
Edward Limonov
Le bonheur est cet état d'esprit où on peut aimer le présent.
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Journal d'un raté de
Edward Limonov
J'aime le poivre noir, les parfums et les liqueurs, et l'odeur des petits journaux extrémistes qui exhortent à détruire sans rien construire.