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ISBN : 2846822506
Éditeur : P.O.L. (05/03/2009)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 1446 notes)
Résumé :
À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari.

Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire?

C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cance... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (212) Voir plus Ajouter une critique
andman
27 janvier 2016
★★★★★
★★★★★
Notre dernière heure nous est cachée ; ainsi en est-il de notre finitude livrée aux caprices du destin !
Qu'elle soit brutale ou non, la perte d'un être cher réveille tant de sentiments contradictoires qu'il n'est jamais facile d'extérioriser son chagrin, de commencer la période de deuil. Le témoignage d'un écrivain est à cet égard infiniment précieux, surtout lorsque la réalité dépasse la fiction.
Alors qu'ils se trouvent en vacances au Sri Lanka le le 24 décembre 2004, Emmanuel Carrère, sa compagne Hélène et les enfants échappent de peu au plus grand tsunami de l'histoire. Ils reviennent à Paris profondément affectés par le décès de la petite fille d'amis rencontrés là-bas.
Hélène apprend quelques semaines plus tard qu'une de ses soeurs, Juliette, est atteinte d'un cancer du sein. Les métastases trouvées au niveau des poumons laissent craindre le pire...
La quasi-simultanéité de ces deux événements est le point de départ “D'autres vies que la mienne”, un livre-témoignage d'Emmanuel Carrère particulièrement poignant sur la précarité de la vie et sur la dignité humaine.
Les principaux protagonistes de ce drame familial sont extraordinaires de naturel et de générosité. Même au plus fort de la désespérance, l'amour de ses proches illumine la toute fin de vie de Juliette.
Son mari Patrice ainsi que son ami et collègue de travail Étienne se sont confiés longuement et sans tabou à l'écrivain. A travers le parcours de vie de chacun d'eux, le lecteur découvre peu à peu la personnalité attachante de Juliette : la joie de vivre qu'elle communique au quotidien à son époux et leurs trois petites filles mais aussi l'aura qu'elle dégage au tribunal à son poste de juge d'instance responsable des dossiers de surendettement.
L'auteur s'est bien gardé de tout pathos et pourtant, sans tarder, l'émotion brouille la vue. Mais si les larmes coulent d'elles-mêmes c'est avant tout parce que la brève existence de Juliette est un formidable témoignage de vie réussie.

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Commenter  J’apprécie          890
marina53
23 janvier 2013
★★★★★
★★★★★
C'est un titre porteur et tellement évocateur... Emmanuel Carrère nous parle d'autres vies, de la vie des personnes qu'il croise sur sa route, des amis intimes ou non mais qui ont tous laissé leurs empreintes à un moment donné.
Ces autres vies, ce sont celles de Jérôme et Delphine, les parents de la petite Juliette emportée par le tsunami, au Ski Lanka en décembre 2004. Emmanuel Carrère, en gage d'amitié envers ce couple les aidera autant qu'il le pourra à surmonter ce deuil, autant que cela puisse être possible.
Ces vies, ce sont celles de Juliette, la soeur de la compagne d'Emmanuel Carrère, magistrate. Atteinte d'un cancer à l'âge de 18 ans, elle s'en remettra mais la maladie, sournoise, reviendra quelques années plus tard.
Ces vies, ce sont aussi celles d'Emilie, de Clara et de Diane, les trois petites filles de Juliette qui devront apprendre à vivre sans leur maman.
Ces vies, ce sont celles aussi d'Etienne, ami et collègue de Juliette. Réunis dans le même drame de la maladie puisqu'il est amputé d'une jambe, ces deux êtres vont défendre de manière féroce et terriblement efficace les couples surendettés, les situations précaires dans lesquelles ils se sont engouffrés et dont ils n'arrivent plus à sortir.
Emmanuel Carrère décrit avec justesse et énormément d'émotion tous ces destins croisés. Il y a à la fois plusieurs livres dans ce même ouvrage, on y parle de tsunami, de mort, de cancer, de surendettement, de justice, d'amour, d'amitié... Autant de sujets qui ont marqué l'auteur au cours de ces quelques années et qui nous prouvent, à travers ce récit, l'importance des gens qui nous entourent, leur interaction sur notre propre destin. Un peu comme un journal, il raconte d'une façon si passionnée, émouvante et parfois terrible, tout simplement, la vie. Avec justesse et sobriété, il s'est mis à l'écart pour nous montrer au grand jour les héros du quotidien.
D'autres vies que la mienne, si cela m'était possible...
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latina
24 mai 2012
★★★★★
★★★★★
Une vague d'espoir m'a envahie en lisant ce très beau texte, véridique. le tsunami ? La perte d'un enfant ? Oui…mais la vie, avec l'acceptation des horreurs subies, reprend ses droits et ça, chapeau ! le cancer plie l'être humain, l'handicape avant de le tordre dans des souffrances indicibles ? Oui, mais l'homme, la femme décrits dans ces lignes s'adaptent, au prix d'une volonté, d'un amour, d'un désir de vivre malgré tout, même diminués.
Pour tout ça, pour ces valeurs positives, je dis oui ! Oui à ce livre plein d'humanité, oui à cet auteur franc et honnête. Oui à ces "autres vies que la mienne" !
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Magenta
20 mai 2013
★★★★★
★★★★★
Il est toujours assez difficile pour moi de parler de mon ressenti à la lecture d'un livre d'Emmanuel Carrère.
J'aime ses livres, j'aime leur sujet, j'aime beaucoup son style d'écriture, les sentiments qu'il fait passer au lecteur mais je pense que c'est l'homme lui-même que je n'aime pas. le fait qu'il ait toujours besoin de parler de lui, avec une assez haute opinion d'ailleurs, de ramener tout à lui, me le rend...pas antipathique, non... Disons, c'est plus juste, qu'il me met mal à l'aise.
Par contre, comme nous sommes ici pour parler d'ouvrages et non d'hommes, c'est bien cinq étoiles que lui mets parce que j'aime vraiment ses livres.
J'étais un peu inquiète au début, ça parlait du tsunami de 2004. Je me suis dit non...pas encore...
Et non! Pas du tout!
Mais c'est bien à partir d'un évènement qui a changé la vie de milliers de personnes, sans toucher la sienne, qu'indirectement, il a changé aussi la vie de l'auteur.
Et c'est à partir d'un autre évènement qui ne le touche pas directement non plus, la mort de sa belle-soeur qu'il ne connaissait pas, qu'il va changer sa façon de voir la vie, son bonheur, l'importance de certaines choses qu'on pourrait croire anodines. Tout en nous racontant la vie d'autres personnes, il insinue la sienne dans l'histoire et c'est là qu'il est excessivement intéressant finalement!
C'est pour tout ça, pour tout ce qu'il fait passer dans ses livres, toutes ces émotions, que j'aime Emmanuel Carrère,
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Malaura
30 avril 2011
★★★★★
★★★★★
Témoin du tsunami en Décembre 2004, E. Carrère rentre à Paris avec sa compagne Hélène, avec l'intention d'écrire sur le drame. Quelques semaines plus tard, la soeur d'Hélène est emportée par un cancer. Juge spécialisée dans les affaires de surendettement, elle partageait l'expérience de la maladie et la passion de son métier avec son collègue de travail Etienne.Mêlée à celle du tsunami, E. Carrère raconte l'histoire de ces deux juges qui ont passé leur vie à combattre maladie et pauvreté.
Un récit autobiographique superbe de sobriété, de puissance, de retenue.On en déguste les phrases mesurées, simples et lumineuses, les laissant retentir au plus profond de soi. Livre de l'intime: l'intime des autres, celui de l'auteur et le nôtre car chacun peut y déceler quelque chose qui le renvoit à lui, à ses troubles, ses peurs, sa vie. Livre d'amour, de maladie, de deuil.Livre du tragique...sans pathos. Livre de la vie...sa dureté et parfois sa douceur.Tout simplement beau et poignant.
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Les critiques presse (1)
Actualitte17 avril 2013
Quelques touches de pathos alimenteront la compassion du lecteur alors que, plongé bien au chaud dans on petit bonheur personnel préservé, il ne songe, avec la mère de Napoléon, qu'à se répéter : « Pourvou qué ça douré ! »
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (172) Voir plus Ajouter une citation
mickspleenmickspleen14 février 2017
Un roman triste et autobiographique sur la mort.
Un texte prudent. Emmanuel Carrère nous prend doucement par la main avec précision pour nous emmener sur les voies douloureuses de la perte d'un être cher ou d'un petit être. Ce roman nous ramène à nous même. A nos vies.
J'ai beaucoup aimé ce livre pudique où les sentiments n'osent pas crier.
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mickspleenmickspleen14 février 2017
Un roman triste et autobiographique sur la mort.
Un texte prudent. Emmanuel Carrère nous prend doucement par la main avec précision pour nous emmener sur les voies douloureuses de la perte d'un être cher ou d'un petit être. Ce roman nous ramène à nous même. A nos vies.
J'ai beaucoup aimé ce livre pudique où les sentiments n'osent pas crier.
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isaoubienrienisaoubienrien08 février 2017
Page 252 : «C’est par décret que les gouvernements commettent de petites vilenies, alors que la Constitution ou la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen les proscrivent et se meuvent dans l’espace éthéré de la vertu. »
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ChrysChrys25 novembre 2010
P156:
" ...je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu'on est libre, que le bonheur se décide, que c'est un choix moral. Les professeurs d'allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de paresse, la mélancolie un péché. Je suis d'accord, c'est un péché, c'est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pécheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n'arracheront pas à leur condition. Entre les gens qui ont un noyau fissuré et les autres, c'est comme entre les pauvres et les riches, c'est comme la lutte des classes, on sait qu'il y a des pauvres qui s'en sortent mais la plupart, non, ne s'en sortent pas, et dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c'est comme dire à un affamé qu'il n'a qu'à manger de la brioche."
+ Lire la suite
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isaoubienrienisaoubienrien08 février 2017
P 156 : "Les professeurs d’allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression est une marque de paresse, la mélancolie un pêché. Je suis d’accord, c’est un péché, c’est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pêcheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n’arracheront pas à leur condition. »
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