ISBN : 2846822506
Éditeur : POL (2009)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 317 notes) Ajouter à mes livres
À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas no... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 03 février 2012

    Missbouquin
    De quoi il parle
    Ce roman autobiographique débute sur le tsunami qui a eu lieu au Sri Lanka en 2004, alors que l'auteur s'y trouve pour des vacances avec sa femme. Sain et sauf, ils côtoient un couple de français dont la petite fille est morte noyée. de retour en France, ils assistent au calvaire des derniers jours de sa belle-sœur, mère de trois petites filles, succombant d'un cancer à 33 ans.
    Je veux commencer cette chronique par les mots mêmes d'Emmanuel Carrère : “Je me suis senti vaguement honteux d'écrire des choses aussi dures. Les gens que je fréquente, cela ne leur pose pas problème qu'un livre soit horrible : beaucoup y voient au contraire un mérite, une preuve d'audace à mettre au crédit de l'auteur. Les lecteurs plus candides, comme la mère de Patrice sont troublés. Ils ne jugent pas que c'est mal d'écrire ça, mais se demandent tout de même pourquoi l'écrire. Ils se disent que le type gentil et bien élevé qui les aide à couper en rondelles les concombres, qui a l'air de sincèrement prendre part au deuil de la famille, que ce type doit tout de même être bien tordu, ou bien malheureux, en tout cas que quelque chose chez lui ne va pas, et le pire, c'est que je ne peux que leur donner raison.”
    Ce que j'en ai pensé
    Il est vrai que le résume ne donne pas très envie, mais j'avoue que je ne lis presque jamais les 4e de couverture lorsqu'il s'agit de livres que l'on me prête : je fais entièrement confiance à la personne. Je n'aime pas commencer des livres avec des a priori, et dans ce cas-là, j'ai très bien fait.
    Encadré par ces deux deuils, celui de parents qui ont perdu une fille; et celui d'enfants et d'un mari qui ont perdu leur mère/ épouse; le roman avance en faisant des aller-retour dans le temps, au fur et à mesure des entretiens de l'auteur avec les amis et membres des familles touchées par le deuil.
    Sans sombrer totalement dans le pathos, Emmanuel Carrère raconte cette période de sa vie, qui l'a profondément transformé. Ces deux morts, parfaitement horribles, le secouent et lui font prendre conscience de la chance qu'il a, d'aimer et d'être aimé. D'un autre côté, il découvre le courage des hommes face à la perte.
    Difficile de dire à quel point ce livre m'a profondément bouleversé. Car au-delà de cette histoire particulière, Emmanuel Carrère touche à l'universel, par le récit de la douleur face à une perte de tout ce qu'on aime. Comme lui, il m'a secoué; et m'a poussé à voir la vie autrement. Et au final, même si je n'ai pu m'empêcher de pleurer à cette lecture, j'en suis sortie fortifiée. En effet, tout au long de ce récit, il insiste sur la force de l'homme, de ceux qui subissent cette perte. Il s'attache, à travers des personnes/personnages comme Etienne ou Patrice, à sortir des idées reçues sur des maladies comme le cancer.
    Par la même occasion, et c'est loin d'être accessoire, il m'a ouvert les yeux sur le monde de la justice, et des procès entre endettés et sociétés de crédit qui les arnaquent régulièrement. Si cela fait très “justicier”, j'ai apprécié la manière dont il a mis en valeur le travail des juges pour pencher en faveur de gens qui n'ont d'autres choix de s'endetter et ne peuvent sortir de cette spirale. Un passionnant tableau, illustré de cas concrets et d'estomaquants décryptages du surendettement et de ses coulisses, d'un monde peu connu. Par exemple, on découvre le surendetté passif :
    “A celui-ci, on ne peut pas faire grief de consommer avec excès et d'user sans discernement du crédit, tout simplement parce qu'il est pauvre, très pauvre, et qu'il n'a d'autre choix qu'emprunter pour remplir son caddie de paquets de nouilles. C'est le RMIste de plus de cinquante ans, ou la femme seule avec des enfants, au chômage, sans qualification, sans autre perspective, dans le meilleur des cas, que de trouver un emploi à temps partiel, précaire et mal payé, avec l'effet pervers classique que travailler, si elle y arrive, sera finalement moins avantageux pour elle que vivoter des aides à quoi elle peut prétendre. ceux-là n'ont que des dettes et rien pour les payer. Leurs dossier se retrouvent en piles sur le bureau du juge d'instance.”
    De quoi donc réfléchir sur la manière dont on gère notre argent, dont on voit notre travail. Et de prendre conscience que tous ces gens qui ne s'en sortent pas, ce n'est pas toujours de la mauvaise volonté ou de la paresse …
    De quoi réfléchir aussi sur l'impact de l'irruption de la catastrophe dans une vie. Et de quoi prendre la vie d'une manière plus optimiste, d'en profiter. On ne sait jamais.
    Finalement, je prends ce roman davantage comme une ode à la vie, par sa forme même; plus que comme une ode au deuil, au désespoir. Il “suffit” de sortir de la spirale du malheur telle qu'il la décrit, pour en tirer une leçon de sagesse plus profonde. En tout cas, c'est ce que j'ai ressenti.
    Un livre à découvrir, mais pas en période de dépression tout de même, il faut s'accrocher. Mais ensuite il se dévore. Et nous laisse rêveurs.
    PS : après avoir lu quelques critiques de-ci de-là sur le web, je me rends compte que les gens ont été touchés parce que c'est une histoire vraie. Mais je crois que j'aurais pleuré même si ça n'avait pas été le cas. C'est l'universalité de ces histoires qui m'a touché. Et je m'en fiche que Carrère raconte sa vie par la même occasion. L'important pour moi est d'avoir appris quelque chose et de me sentir différente après l'avoir refermé.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/02/03/dautres-vies-que-la-m..
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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 30 avril 2011

    Malaura
    Témoin du tsunami en Décembre 2004, E. Carrère rentre à Paris avec sa compagne Hélène, avec l'intention d'écrire sur le drame. Quelques semaines plus tard, la soeur d'Hélène est emportée par un cancer. Juge spécialisée dans les affaires de surendettement, elle partageait l'expérience de la maladie et la passion de son métier avec son collègue de travail Etienne.Mêlée à celle du tsunami, E. Carrère raconte l'histoire de ces deux juges qui ont passé leur vie à combattre maladie et pauvreté.
    Un récit autobiographique superbe de sobriété, de puissance, de retenue.On en déguste les phrases mesurées, simples et lumineuses, les laissant retentir au plus profond de soi. Livre de l'intime: l'intime des autres, celui de l'auteur et le nôtre car chacun peut y déceler quelque chose qui le renvoit à lui, à ses troubles, ses peurs, sa vie. Livre d'amour, de maladie, de deuil.Livre du tragique...sans pathos. Livre de la vie...sa dureté et parfois sa douceur.Tout simplement beau et poignant.
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 29 décembre 2011

    carre
    Si vous doutez encore qu'Emmanuel Carrère est un grand écrivain, lisez D'autres vies que la mienne. A travers deux drames bouleversants (Le tsunami qui va provoquer morts et désolation sur son passage, dont celui d'une petite Juliette, et le décès de sa belle-soeur prénommée elle aussi Juliette, jeune femme, mère de famille, juge, militante atteinte d'une tumeur au cerveau), le grand-père de la petite fille demande à Carrère d'écrire " toi qui est écrivain, écrit sur tout ça). La force de Carrère c'est d'être le témoin, le passeur de ces deux drames . Carrère met les mots sur l'insupportable sans jamais sombrer dans le mauvais gout et l'empathie. En racontant la mort de la petite Juliette, puis le double combat (malheureusement perdu pour le premier) de sa belle-soeur contre l'injustice de la maladie et sa force pour défendre des personnes surendettées qui sont totalement démunies devant des sociétés de crédit peu scrupuleuses. L'extraordinaire talent de Carrère vient du fait qu'il donne profondeur et humanité à cette matière brute que sont les deux drames dont il a été l'un des témoins. Il devient le lien, le passeur d'histoires avec humilité et humanité.
    Son écoute, son recul force l'admiration et fait de ce double récit, un magnifique hommage à deux êtres magnifiques. Bouleversant.
    Le cineaste Philippe Llioret à réalisé une très belle adaptation ciné de la deuxième partie du livre de Carrère "Toute nos envies" avec les Magnifiques Marie Gillain et Vincent Lindon.
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    • Livres 5.00/5
    Par plotin, le 21 février 2010

    plotin
    Classé dans les 20 meilleurs livres de l'année 2009 par le magazine Lire (n°381), catégorie Récit, et bénéficiant de très nombreuses critiques positives sur le net et dans la presse, je me suis lancé dans la lecture du dernier livre d'Emmanuel Carrère, « D'autres vies que la mienne ». Deux vies qui ont traversé la vie de l'auteur sont racontées dans ce livre. Celle d'un couple rencontré en séjour de vacances au Sri Lanka et qui perd sa fille de 4 ans lors du tsunami en 2004 et celle de sa belle-sœur qui va mourir d'un cancer en pleine force de l'âge. Ce livre n'est pas un roman. C'est un récit où tout est vrai. Que dire de ce livre ? Simplement que l'écriture trouve là toute sa force. Ecouter, regarder, observer la vie d'autrui et la restituer par écrit avec le ton juste et plein d'humanité. Quel talent !
    Au cours de notre propre vie, nous sommes tous confrontés à un moment ou à un autre, à être proche d'un parent, d'un ami, d'une connaissance vivant un moment difficile comme une maladie, un accident, une dépression, une souffrance, un décès… Pas facile d'exprimer ces situations avec les mots justes, les tournures de phrases appropriées… Emmanuel Carrère excelle ici dans cet exercice.
    Seul point faible du livre, à mon avis, c'est quand l'auteur s'égare sur la carrière de juge d'instance de sa belle-sœur. Est décrit pendant une cinquantaine de pages le procès entre d'une part, les sociétés de crédit et d'autre part, les clients victimes de ces dites sociétés. On revient là sur des questions d'argent, de techniques financières, du plus fort qui écrase le plus faible, bref, bien loin de l'humanité dégagée dans les pages consacrées au récit de ces deux vies.
    Un livre à lire, sans aucun doute !
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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 06 janvier 2012

    Chouchane
    Si « les étoiles naissent du chaos » les êtres blessés dont parle Emmanuel Carrère sont des planètes resplendissantes qui illuminent les autres. On peut pleurer en lisant ce livre mais pour de bonnes raisons parce qu'il ouvre des portes vers soi-même. le cancer et la mort sont des choses terrifiantes et elles le restent tout au long de ces histoires cependant avec les mots de Carrère cette peur se transforme en vie, le refus en acceptation et l'émotion qui découle balaye les préjugés et le pathos. Face au malheur profond et intense qu'il y a dans ce livre, on partage la peine et le chagrin de ces êtres malmenés (c'est le mystère de la littérature) et par ricochet on efface la sienne propre trop contingente à des futilités du quotidien. J'aime à penser que j'ai été durant les quelques trop courtes heures de lecture, comme le dit Etienne -un des personnages du livre-, à ma place dans ce monde.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Minh Tran Huy pour le Magazine Littéraire

    Emmanuel Carrère publie, en mars, aux éditions P.O.L. D'autres vies que la mienne. Le récit de l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux juges, en charge des affaires de surend... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Chrys, le 25 novembre 2010

    P156:
    " ...je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu'on est libre, que le bonheur se décide, que c'est un choix moral. Les professeurs d'allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de paresse, la mélancolie un péché. Je suis d'accord, c'est un péché, c'est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pécheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n'arracheront pas à leur condition. Entre les gens qui ont un noyau fissuré et les autres, c'est comme entre les pauvres et les riches, c'est comme la lutte des classes, on sait qu'il y a des pauvres qui s'en sortent mais la plupart, non, ne s'en sortent pas, et dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c'est comme dire à un affamé qu'il n'a qu'à manger de la brioche."
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  • Par Chrys, le 25 novembre 2010

    P238: J'en ai marre!
    " C'est une phrase très simple mais extrêmement importante, parce que c'est une phrase qu'on s'interdit. On s'interdit de la prononcer, mais autant que possible de la penser. Parce que si on commence à penser: "J'en ai marre", on se retrouve assez vite à penser: "ce n'est pas juste" et : "je pourrais avoir une autre vie". Or ces pensées-là sont insupportables. Si on commence à se dire: "ce n'est pas juste", on ne peut plus vivre. Si on commence à se dire que la vie pourrait être différente, qu'on pourrait courir comme tout le monde pour attraper le métro ou jouer au tennis avec les enfants, la vie est pourrie. (...) Il n'empêche que ce sont des pensées qui existent et que cela ne fait pas de bien non plus d'employer toute son énergie à faire comme si elles n'existaient pas. C'est compliqué, de s'accommoder de ces pensées-là."
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  • Par Chrys, le 25 novembre 2010

    P181: Le surendetté "passif" (à distinguer du surendetté "actif")
    "A celui-ci, on ne peut pas faire grief de consommer avec excès et d'user sans discernement du crédit, tout simplement parce qu'il est pauvre, très pauvre, et qu'il n'a d'autre choix qu'emprunter pour remplir son caddie de paquets de nouilles. C'est le RMIste de plus de cinquante ans, ou la femme seule avec des enfants, au chômage, sans qualification, sans autre perspective, dans le meilleur des cas, que de trouver un emploi à temps partiel, précaire et mal payé, avec l'effet pervers classique que travailler, si elle y arrive, sera finalement moins avantageux pour elle que vivoter des aides à quoi elle peut prétendre. ceux-là n'ont que des dettes et rien pour les payer. Leurs dossier se retrouvent en piles sur le bureau du juge d'instance."
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  • Par kathy, le 06 janvier 2012

    Il s’est de nouveau allongé près d’elle, mais cette fois plus confortablement, presque comme s’ils étaient dans leur lit, à la maison. Elle respirait sans heurt, ne semblait plus souffrir. Elle dérivait dans un état crépusculaire qui à un moment allait devenir la mort, et il l’a accompagnée jusqu’à ce moment. Il s’est mis à lui parler à l’oreille, très bas, et en parlant à toucher doucement sa main, son visage, sa poitrine, de temps en temps à l’embrasser, du bout des lèvres. Tout en sachant que son cerveau n’était plus en mesure d’analyser les vibrations de sa voix ni le contact de sa peau, il était certain que sa chair les percevait encore, qu’elle entrait dans l’inconnu en se sentant enveloppée par quelque chose de familier et d’aimant. Il était là. Il lui a raconté leur vie de bonheur qu’elle lui avait donné. Il lui a dit combien il avait aimé rire avec elle, parler de tout et n’importe quoi avec elle, et même se disputer avec elle. Il lui a promis qu’il allait continuer sans faillir, bien s’occuper des petites, il ne fallait pas qu’elle s’inquiète. Il penserait à leur mettre leurs écharpes, elles ne prendraient pas froid. Il lui a chanté des chansons qu’elle aimait, décrit l’instant de la mort comme un grand flash, une vague de paix dont on n’a pas idée, un retour bienheureux à l’énergie commune. Un jour il connaîtrait cela, lui aussi, il la rejoindrait
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  • Par ChezLo, le 01 janvier 2011

    Chaque jour depuis six mois, volontairement, j'ai passé quelques heures devant l'ordinateur à écrire sur ce qui me fait le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. La vie m'a fait témoin de ces deux malheurs, coup sur coup, et chargé, c'est du moins ainsi que je l'ai compris, d'en rendre compte. Elle me les a épargnés, je prie pour qu'elle continue. J'ai quelquefois entendu dire que le bonheur s'appréciait rétrospectivement. On pense : je ne m'en rendais pas compte mais, alors, j'étais heureux. Cela ne vaut pas pour moi. J'ai longtemps été malheureux, et très conscient de l'être ; j'aime aujourd'hui ce qui est mon lot, je n'y ai pas grand mérite tant il est aimable (...)
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La Classe de neige Claude Miller
"La Classe de neige",un film de Claude Miller d'après "La Classe de neige", un livre d'Emmanuel Carrère - "Dans une classe de neige, Nicolas, un enfant grave, fragile et perturbé, est assailli de souvenirs douloureux et de fantasmes parfois terrifiants. Il entraîne peu à peu son ami Hodkann dans sa dérive mentale en lui racontant de terribles histoires. Malade, il est choyé par le moniteur Patrick et Mlle Grimm, la maîtresse de sa classe. Au terme de son aventure, la réalité se révèlera plus éprouvante que ses fantasmes les plus cruels.", un film de Claude Miller avec notamment: Yves Verhoeven, Lokman Nalcakan,, Emmanuelle Bercot, Clément van Den Bergh, François Roy, Tina Sportolaro Distribution Warner Production Annie Miller Festival de Cannes Prix du Jury 1998








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