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Par Malaura, le 05/02/2012
Claustria de
Régis Jauffret
Les enfants de la cave :
Le ciel il est plein d’air ? Qui lui met les nuages ?
Qui le remplit de pluie ? Qui allume les étoiles ?
Qui pousse le soleil ? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui donne le matin des coups de pieds à la lune pour l’empêcher de cacher les rayons ?
C’est de la fumée la nuit ? L’herbe ça pique les pieds ?
Elles s’arrêtent où les routes ?
On fait bouger la Terre quand on marche dessus ?
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Par rolandm1, le 15/05/2013
Asiles de fous de
Régis Jauffret
Moi, je me suis enfuie depuis longtemps. Quand je rends visite à mes parents j'ai soin d'éviter de me mélanger à eux, je ne les touche ni les approche de trop près, je m'en méfie comme une paire de tigres. Je plonge à peine le bout de mes doigts de pieds dans le bloc, où ils gèrent leur aliénation, l'entretenant avec soin en partageant des angoisses, en échangeant des hallucinations qu'ils prennent pour des clichés du réel.
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Asiles de fous de
Régis Jauffret
La glace a fondu,se faisant vapeur,transformant la cuisine en hammam.Allongé sur le dos,respirant profondément,j'espérais que mon cerveau finirait par transpirer tout autant que ma peau,purgeant la pensée de ses toxines et des angoisses parasites qui empêchent même l'ivresse d'être tout à fait le bonheur.
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Sévère de
Régis Jauffret
Je l'ai rencontré un soir de printemps. Je suis devenue sa maîtresse.Je lui ai offert la combinaison en latex qu'il portait le jour de sa mort.Je lui ai servi de secrétaire sexuelle. Il m'a initiée au maniement des armes.Il m'a fait cadeau d'un revolver. Je lui ai extorqué un million de dollars. Il me l'a repris.Je l'ai abattu d'une balle entre les deux yeux. Il est tombé de la chaise où je l'avais attaché. Il respirait encore. Je l'ai achevé. Je suis allée prendre une douche. J'ai ramassé les douilles. Je les ai mises dans mon sac avec le revolver. J'ai claqué la porte de l'appartement...
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Claustria de
Régis Jauffret
« Leur histoire devenue bientôt un conte de sorcière, un mythe dont on doutera des origines. Angelika et les ombres sur l’écran de la caverne dont Socrate ne dira jamais rien. Les phrases inhabitées des médias, des causeurs, des fabricants de romans. La cohorte des apprentis Platon, des jongleurs, bateleurs de la syntaxe, la poudre aux yeux du style. » (p. 535)
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Par carre, le 11/03/2012
Claustria de
Régis Jauffret
Elle ne croit plus du tout au lundi, les peurs s'émoussent quand elles ont duré longtemps.
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Par Chrys, le 15/03/2012
Claustria de
Régis Jauffret
P382: "Un bref compte à rebours.
- Trois, deux, un.
Et l'assistance qui hurle 1992. Des confettis qui tombent du haut des cintres, du champagne qui fuse comme de la mousse d'extincteur. Le nouvel an qui survenait chaque année. On aurait pu diffuser les mêmes images tous les trente et un décembre en bricolant la bande-son pour changer le millésime.
Elle s'est mise à compter. Elle s'est aperçue qu'elle était enfermée depuis sept ans et demi. Plus de deux mille sept cents jours. Elle croyait être sous terre depuis moins de quatre ans."
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Par carre, le 09/03/2012
Claustria de
Régis Jauffret
Il ne la touchait plus que pour la frapper à toute volée, mais pas davantage ni plus souvent que les enfants. Page 213.
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Claustria de
Régis Jauffret
L'oubli est secourable, il préserve de la cruelle nostalgie.
...
Elle s'efforçait de nier l'extérieur. Un lieu chimérique, une croyance, une superstition contre laquelle on doit lutter afin de prendre son existence pour une illusion.
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Claustria de
Régis Jauffret
« On habite toujours un espace clos, on ne court jamais bien loin, les voitures suivent des routes, les trains des rails, les avions, les fusées ne rejoindront jamais l’infini. On se cogne toujours quelque part. » (p. 321)