-
Par ancoline, le 09/12/2011
Le diable dans la ville blanche de
Erik Larson
Durant la première semaine de juin 1893, les hommes de Ferris démontèrent les dernières poutres et planches de l'échafaudage qui avait soutenu la roue géante tout au long de son assemblage. L'arc de la jante culminait à 67mètres, c'est à dire aussi haut que le dernier étage utile du Temple maçonnique de Burnham, le gratte-ciel le plus élevé de la ville. Aucune des 36 cabines n'avaient encore été fixée - elles attendaient au sol tels des wagons d'un train déraillé - mais la roue proprement dite était prête pour sa première rotation.
-
Par ancoline, le 09/12/2011
Le diable dans la ville blanche de
Erik Larson
Alors que les derniers rayons de soleil s'insinuaient dans la suitre, Margaret et lui se mirent en route vers la salle à manger des première classe, un pont plus bas. Ils descendirent en ascenceur pour épargner à son pied le supplice du grand escalier - au grand dam de Burnham, que ravissait l'élégance de ses artistiques balustrades en fer forgé et de l'immense coupole de verre et métal qui inondait les entrailles du navire dse lumière naturelle.
-
Par ancoline, le 09/12/2011
Le diable dans la ville blanche de
Erik Larson
Même la tour de Gustave Eiffel, dont certains Américains enclins à prendre leurs désirs pour des réalités avaient prédit qu'elle défigurait l'harmonieux paysage urbain parisien par sa monstruosité architecturale, se révéla dotée d'une grâce inattendue avec sa base large et son corps fuselé. Une telle humiliation ne pouvait être tolérée. La fierté issue de la puissance croissante et de la nouvelle stature internationale de l'Amérique alimentait un nationalisme de plus en plus intense. La nation avait besoin d'une occasion de surclasser les Français, et surtout de "battre Eiffel". L'idée d'accueillir une grande exposition pour célébrer la découverte du nouveau monde par Colomb devint soudain irrésistible.
> lire la suite
-
Par ancoline, le 09/12/2011
Le diable dans la ville blanche de
Erik Larson
"Il nous faut un élément distinctif, enchaîna Burnham, quelque chose qui puisse occuper au sein de l'Exposition universelle colombienne un position comparable à celle de la tour Eiffel à l'Exposition de Paris."
Mais pas une tour, ajouta-t-il. Les tours n'étaient plus originales. Eiffel en avait déjà bâti une. La "simple grande taille" ne suffirait pas davantage. Quelque chose d'inédit, d'original, d'audacieux et d'unique doit être conçu et bâti pour que les ingénieurs américains gradent leur prestige et leur statut."
-
Par ancoline, le 09/12/2011
Le diable dans la ville blanche de
Erik Larson
La douleur lui rappelait chaque jour que son temps sur cette terre touchait à sa fin. "Le prolongement de la vie d'un homme ne m'intéresse pas du moment qu'il a fait et plutôt bien fait son travail", avait-il confié à un ami juste avant de s'embarqué.