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Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
C'est dur de se dire que le temps qu'il nous en reste ou non, passe toujours de la même façon. L'horloge elle se fout bien de nos peurs, alors que sur son cadran on suit le tic-tac de nos angoisses et puis un jour il se fatigue.
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Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
La chance n'est qu'un putain de mot qui a été inventé pour remplacer le talent.
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Par balooo, le 06/06/2010
On ne boit pas les rats-kangourous de
Estelle Nollet
On est la lie de l'humanité. Des fions dans le trou du cul du monde. Pas moyen de partir, et de toute manière l'envie que se carapate chaque jour un peu plus.
On ne vit pas, on attend. Et on n'attend rien. Et quand on sort en crabe comme si on n'avait plus qu'une patte, on traverse la route sans regarder en riant ivres morts et en se tapant dans le dos mais c'est pour se donner du courage, pour qu'on se revoie demain, et tous on espère qu'elle va passer, la bagnole. Celle qui n'aura pas le temps de freiner.
Mais il y a pas de bagnoles par ici. Des camions pour la décharge juste. Ils vont, ils viennent, et eux et leurs chauffeurs il partent très vite pour oublier encore plus vite. Parce que le reste du monde doit-être fait de gens bien. Et qu'il n'y a que les connards qui s'échouent ici. Ceux qui n'ont pas de bol. Ou ceux qui y sont nés.
Putain, comment j'ai fait pour naître ici ? On dirait que c'est un endroit qui n'existe pas. Pourtant, merde, c'est bien là que je vis.
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Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
Elle se pencha pour l'embrasser, la voiture fit une petite embardée de tendresse.
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Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
« Ils se tenaient par la main les doigts tressés et tricotés, ils s’accrochaient l’un à l’autre mais c’était pour ne pas tomber, comme quand on fait dix nœuds à une corde trop usée qui un jour ou un autre, fatalement, irait lâcher. » (p. 99)
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Par Marsup, le 17/05/2010
On ne boit pas les rats-kangourous de
Estelle Nollet
Alors j'ai essayé de savoir si elle pouvait lire dans mes pensées,j'ai pensé bleu. Elle ne l'a pas su. Elle ne peut pas lire dans mes pensées. Pourtant on dirait qu'elle y habite.
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Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
Ça n'avait pas été dur non plus de quitter ses amis, elle voletait d'un groupe à l'autre avec la légèreté de ceux qui savent qu'il seront toujours admis, elle était à la fois drôle triste cynique forte fragile et savait à la perfection se couler dans le moule qu'il fallait, plâtre malléable ou bronze en fusion mais jamais marbre, un gros bernard-l'hermite qui rentrait dans toutes les coquilles.
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Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
« En cet instant précis, il se dit qu’il suivrait jusqu’au bout du monde non la personne avec qui il aimerait vivre, mais celle auprès de qui ça ne le dérangerait pas de crever. » (p. 24)
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Par Marsup, le 17/05/2010
On ne boit pas les rats-kangourous de
Estelle Nollet
Il suffit d'une pinte pour ne plus trouver les gueules des autres trop connues, l'endroit trop puant et le soir si pareil à celui d'avant.
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Par petitours, le 21/07/2011
Première phrase du livre
Le bon, la brute, etc. de
Estelle Nollet
« Je suis un type, juste un type », c’est ce qu’il gémissait tandis que son arcade sourcilière éclatait et qu’il se ratatinait, les genoux dans le menton, les mains sur l’aine et les paroles qui deviennent cris, qui deviennent pleurs.