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ISBN : 2265087297
Éditeur : Fleuve noir (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.11/5 (sur 449 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Depuis le site de l'éditeur : Fleuve Noir :

Méfiez-vous le Syndrome E est certainement en vous...

Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle...
Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille, e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 08 décembre 2011

    lehane-fan
    Premier indice : Aaaaaaahhh . Cri d'effroi ou de contentement qui peut dérouter plus qu'affirmer un quelconque sentiment d'ou ce deuxieme indice imparable . Afin de respecter l'anonymat de ce modeste chantre Guadeloupéen , de ce troubadour Antillais à la plume aussi légere que le vent dans les cocotiers , je le paraphraserais respectueusement et simplement...Homonyme Vincent a dit : Vas-y Francky , c'est bon , bon , bon et il avait raison le bougre ! Thilliez est de retour !!
    Non pas qu'il se soit jamais perdu cependant je trouvais ses dernieres parutions legerement en-deça de ses premiers écrits qui firent , à juste titre , de ce Nordiste , un auteur de thriller incontournable .
    Thilliez , malin comme un singe , trouve le moyen d'appater le lecteur en réunissant ici deux de ses figures emblématiques . En effet , si l'on avait croisé la jeune et pugnace enquetrice Lucie Henebelle dans l'excellent " La chambre des morts " puis le désabusé Franck Sharko sur " Train d'enfer pour Ange rouge " et " Deuils de miel " , jamais ces deux écorchés vifs n'avaient eu à confronter leur expérience sur une seule et meme enquete . C'est désormais chose faite et de fort belle maniere ! A noter que si le procédé est alléchant , le véritable atout de ce thriller n'est rien moins que la qualité scénaristique qu'y s'en dégage .
    Le cerveau humain et ses méandres semble fasciner l'auteur. Il l'avait prouvé avec " La Mémoire Fantome " et " FRACTURES " , Le syndrome E ne déroge pas à la regle...
    Ludovic , ex de Lucie et grand cinephile devant l'éternel , voit sa journée quelque peu contrariée lorsqu'il est subitement atteint de cécité apres avoir déniché et visionné une bobine à la teneur prometteuse . Film surréaliste tenant plus d'un Bunuel ou d'un Man Ray que d'un Max Pécas , les effets secondaires en plus ! Bon , si c'est possible ! Moi-meme , alors que je zappais frénétiquement pour tomber sur la chaine Nature et Découverte , je fus à deux doigts d'y perdre la vue en découvrant fortuitement un reportage sur Demis Roussos et ses vacances naturistes au Cap d'Agde ! au bout de 12 sec : palpitations ; 24 sec : inondation lacrymale ; 29 sec : blépharite assortie d'un orgelet purulent ; 63 sec : fin de la chaine Découverte !!! Donc c'est possible ! ! Lucie , bien que l'une de ses jumelles soit hospitalisée gravement , décide alors d'écourter ses vacances afin d'élucider le mystere que constitue ce petit film aux propriétés si étranges .
    Sharko , atteint , lui , de schizophrenie à tendance paranoiaque ( le gars normal en somme ) , pleure toujours le deces soudain de sa femme et de sa fille . La découverte de cinq corps atrocement mutilés va le rappeler brutalement à la réalité et peut-etre servir d'éxutoire à cette maladie qui le ronge .
    A priori rien de commun entre ces deux faits divers et pourtant...
    Fort de ces deux enquetes paralleles ( Lucie / film - Sharko / cadavres ) , Thilliez met en branle un scénario original et implacable qui n'aura d'autre but que de vous inciter à tourner frénétiquement les pages d'un récit intelligemment construit , nerveux au possible et finalement plausible d'ou l'empressement du lecteur pour en venir à bout . Tout comme " Les Orphelins du Mal " de d'Orves , la question imparable qui s'impose en le refermant : et pourquoi pas ? récit fictionnel ou possibilité scientifique avérée ?
    Thilliez nous balade géographiquement et historiquement !
    Les enquetes ont des frontieres mouvantes qui évoluent au gré de l'intrigue . Ainsi , du Nord de la France à la Belgique , du Caire au Canada , Thilliez déroule sa trame lentement , sereinement , deja certain d'avoir férré un lecteur qui trépigne d'impatience quand à la résolution de ces deux enquetes finalement fusionnelles .
    Lucie et Sharko se ressemblent fortement . Meme caractere frondeur à la limite de l'incontrolable . Et à moins d'etre d'une naiveté confondante , l'on se doute bien que ces deux etres en mal d'affection vont forcément se rapprocher plus que de raison . Et pas uniquement pour les besoins de l'enquete...Encore une fois , Thilliez ne verse pas dans le pathos que constitue la vie de ces deux ames à la dérive et parvient à greffer une histoire sentimentale pleinement crédible sur un scénario qui contrebalance par un récit surprenant à haute teneur en hémoglobine et manipulation mentale .
    Un roman tenu de bout en bout qui ne s'essoufle jamais . Thilliez sait jouer avec nos peurs tout en évitant l'écueil toujours tentant de trop en faire...
    Le syndrome E : foncez !! Vous allez en prendre plein les yeux !!
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    • Livres 5.00/5
    Par michaels, le 13 novembre 2010

    michaels

    Il y a des auteurs qui au bout de quelques années s'essoufflent dans leurs idées, et qui au fil des rentrées littéraires sortent des livres de moins en moins bons. Des auteurs qui finissent par décevoir leur public même les plus fidèles.
    Rassurez-vous, il n'en est rien pour Franck Thilliez et si l'on en croit le futur « Gataca », opus qui complète le dyptique formé avec le « Syndrome E », ce n'est pas demain la veille que Franck Thilliez nous décevra. Non, car au fil de ses romans, il expose des intrigues de mieux en mieux ficelées et une plume de plus en plus concise.
    Parlons-en justement du « Syndrome E », un thriller dont le début, à l'ambiance hitchcockienne style « Quatrième Dimension », nous happe littéralement. Franck Thilliez y lance une intrigue explosive, travaillée et exploitée sous toutes ses formes. Dans ce roman, il refait vivre deux de ces personnages favoris : Lucie Hennebelle et Franck Sharko. Un grand moment pour les fans et autant vous dire, il va s'en passer des choses entre ces deux personnages !
    Mais c'est dans l'exploitation scientifique de ces romans que Franck Thilliez détonne ! Ses explications sont carrées et impressionnantes. On sent un travail de recherche énorme derrière tout cela !
    Ce qui est plaisant aussi avec « Le syndrome E », ce sont les lieux dans lesquels nous fait voyager Franck Thilliez. De Lille à Paris, (rien d'extraordinaire) en passant par l'Egypte et le Canada et j'en passe et des meilleurs. Les descriptions du Caire sont tout simplement excellentes !
    Bref, dans « Le syndrome E », Franck Thilliez nous plonge une nouvelle fois dans les méandres de la folie humaine avec brio !
    Et l'on tourne la dernière page avec une seule question en tête : peut-on déclencher la violence à volonté ?
    En entendant « Gataca »…
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 05 juin 2012

    belette2911
    Le jour où je passerai l'arme à gauche (ou à droite, pas de sectarisme), je me dirai que dans ma vie, j'ai eu la chance de lire de très bons auteurs de polars... de très bons auteurs de thrillers... de très grands auteurs...
    Thilliez a cette chance unique (il ne se sent plus, l'homme, depuis qu'il le sait) de pouvoir figurer sur ma liste d'auteurs de thrillers qui ont fait vibrer mon petit cœur de lectrice, qui m'ont fait frissonner, qui m'ont donné des sueurs froides, m'ont fait ressembler à une asociale de la pire espèce parce que je grognais dès que l'on voulait m'ôter un livre des mains, tel un chien rongeant son os.
    Première incursion dans le monde de Franck Thilliez, plongée directe en eaux troubles et froides et j'en suis ressortie plus groggy que si j'avais disputé dix rounds face à un champion de boxe.
    C'était ma première rencontre avec ses personnages - Lucie Henebelle et Frank Sharko - et pour le prix, je les ai eu tous des deux ensemble dans le même roman.
    Deux écorchés vifs, des personnages bien travaillés, pas des personnages guimauviens ou fadasse comme la soupe de ma grand-mère, quand elle oublie le sel. Non, des vrais personnages brut de décoffrage, plus écorchés qu'une bête à l'abattoir.
    Deux flics plus flics que tous les flics réunis, ne vivant que pour leur boulot, que pour la traque de la bête, tels des chiens de chasse lancés sur la piste d'un cerf. Des dingues, surtout Lucie. Prête à tout. Quand au commissaire Sharko, c'est encore pire... Il est tellement écorché qu'il est atteint de schizophrénie.
    Au moins, nous sommes loin des personnages tous lisses que nous avions parfois dans les romans, des gentils tout plein, sans problèmes, avec une femme aimante, des gosses polis et un chien sans puces, au poil lisse. Ici, pas de ça ! Politiquement incorrect, oui. N'hésitant pas à dézinguer des salauds, s'il le faut.
    Nos amis Lucie et Franck, partant chacun de leurs côtés, séparément, vont se croiser au cours de leur enquête et la mèneront de concert, tous les deux.
    Le genre de chose que j'apprécie dans un roman : deux enquêtes qui n'ont rien en commun et qui se télescopent à un moment donné, sans que vous sachiez "comment" et "pourquoi". Faut faire durer le plaisir.
    Pour ce qui est de leur enquête, je dois dire que "temps mort" n'est pas présent, mais que "morts à gogo" oui, et pas des scènes de crime toutes propres comme chez Columbo ! Gore de chez gore, j'adore!
    Sur la fin, les pages tournaient toutes seules, animées d'une vie propre et je me retranchais de plus en plus dans mon monde, courant avec mes deux flics. Je voulais savoir !
    Un seul défaut : le nom du commissaire Sharko... Désolé, mais parfois, dans le feu de l'action, mes yeux, ces traîtres, ou mon cerveau, ce salopard, prenait un malin plaisir à ôter le "h" ce qui donnait... je vous le donne en mille... Oui, lui, le petit nerveux.
    Avouez que cela peut vous casser une ambiance quand, au lieu de visualiser le grand type costaud qu'est Sharko, vous voyez un petit excité gesticulant. Je vous jure que je ne suis pas maso, mais un truc pareil, ça vous colle deux fois plus de sueurs froides !
    Tout autre chose, un bon point pour son incursion dans mon pays, avec la ville de Liège et la clinique universitaire de Saint-Luc, à Bruxelles, que je connais bien.
    L'auteur semble aussi être au courant d'un secret d'état bien gardé chez nous : l'état déplorable de nos autoroutes qui ressemblent parfois à une piste du Paris-Dakar, mais plus Dakar que Paris... Ma foi, je lui dirais de ne pas trop se plaindre, il ne les a pas payée, lui !! L'argent de ses impôts ne sont pas passé dans la réfection de cette bande d'asphalte qui se désagrège au fur et à mesure...
    Pour conclure (et pas dans le foin), je dirais que Le syndrome [E] est un livre [E]xcellent, digne d'un thriller comme ils se doivent d'être, entrainant, palpitant, bien torché et pas classique, comme scénario. On sort des sentiers battus et tant mieux.
    Je me suis posée bien des questions et la fin nous laisse sur un cliffangher des plus dégueulasses pour le lecteur qui ne possède pas la suite [Gataca] sous la main.
    Moi, je l'avais... et j'ai replongé avec délice dans les eaux sombres et glaciales...
    Faites pareil, vous ne regretterez pas le voyage.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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    • Livres 4.00/5
    Par Ptitgateau, le 06 novembre 2012

    Ptitgateau
    Syndrome E ? un puzzle constitué de pièces qui ne semblent pas s'emboîter : Un collectionneur dans le nord de la France qui achète un film, une femme policier lilloise qui s'intéresse à ce film qui perturbe au plus haut point son ami collectionneur, la découverte de cadavres trépanés et énucléés dans un endroit désert en Normandie, d'autres en Egypte, un mystérieux interlocuteur au Canada… quelques meurtres supplémentaire qui alimenteront l' enquête de Franck sharko, résidant à Paris, policier schizophrène, le type même de l'anti héros , capable de déductions qu'il doit à son expérience… aidé par des scientifiques, des agents spécialisés dans les dernière techniques d'investigation, des spécialistes du cinéma. Bref, je ne me suis pas ennuyée du tout en écoutant ce roman audio. Pas de scènes trop gores (juste ce qu'il faut pour qu'un thriller ait droit à ce qualificatif), du suspens comme très souvent lié à une alternance des personnages, des chapitres coupés là où il faut pour tenir le lecteur en haleine. Un très bon thriller !

    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par patatipatata, le 21 janvier 2013

    patatipatata
    Pourquoi un vieux film fait perdre la vue à celui qui le regarde et provoque des assassinats en chaine.
    Comment le cerveau garde dans sa «mémoire morte» toutes les images que l'oeil perçoit et ne demandent qu'à être réactivées lorsque des images subliminales se cachent dans les 24 ou 48 images par seconde déclenchant chez le sujet une débauche d'agressivité.
    Comment et pourquoi un état, dans sa plus sombre histoire, a abandonné ses êtres les plus fragiles et les plus démunis en les livrant à l'expérimentation médicale.
    Ce sont ces énigmes que devront résoudre le couple de policiers Henebelle-Sharko dans Le syndrome E, qui nous fait voyager de la Belgique à l'Egypte jusqu'au Canada.
    La fin surprenante m'a fait regretter de ne pas avoir pris en même temps le second volet de ce diptyque sur la violence de Franck Thilliez et m'a conduite encore hébétée, un lundi matin à la première heure, vers ma librairie préférée en espérant que Gataca soit bien sur ses étagères.
    Terriblement efficace et terriblement inquiétant quand on songe que notre société est submergée par les images. Celles que l'on perçoit et celles qui se cachent dans des films aussi anodins qu'un dessin animé.
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Citations et extraits

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  • Par mamangel1, le 20 mai 2013

    Elle déverrouilla l'entrée, pénétra et posa son sac de linge sale dans la laverie. Démarrer une lessive, vite, pour se débarrasser de ces horribles relents d'hôpital. Puis elle plongea sous une douche tiède, laissa le jet d'eau lui fouetter la nuque, lui mordiller les seins. Ces deux jours sans rentrer, à manger de la bouillie, se laver au lance-pierre et dormir pliée en deux, lui prouvaient à quel point elle aimait sa petite vie, avec ses filles, ses habitudes, son film, qu'elle visionnait chaque soir, plantée dans ses pantoufles lapin que les jumelles - et sa mère - lui avaient offertes pour sa fête.
    C'est quand on s'éloigne des choses les plus simples qu'on se rend compte qu'en définitive, elles ne sont pas si moches.
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  • Par pyrostha, le 09 février 2011

    Il lut sur la bande" 50 images par secondes" .C'était plutot rare,la norme imposant du 24 par seconde,un débit amplement suffisant pour donner une impression de mouvement.Toutefois,il changea la vitesse d'obturation de son appareil pour se caler sur la valeur recommandée
    (....) Un cercle blanc apparu dans le coin supérieur droit.(...) le film commença.
    Ludovic chuta lourdement en courant vers l'étage.Il n'y voyait plus rien ,même avec les lumières allumées.
    Il était aveugle.

    le peuple égyptien vivait dehors ,dans l'effervescence et la nonchalance.Chaque scène de vie était prétexte à communication.Les bouchers coupaient leur viande sur le trottoir,les femmes épluchaient les légumes devant chez elles ,le pain se vendait dans la rue,à même le sol.

    Puis se dessina Le Caire copte.Là où les jeunes chaussés de simples sandales de cuir ne demandaient ni pièce ni stylo,mais vous offraient des images de la Vierge Marie.Là où les murs rappelaient la Rome Antique,où la Bible semblait effeuiller ses écrits parcheminés.Des ruelles ocre,paisibles,où seuls crissaient les grains de sable amenés par le souffle chaud du Khamsin.Au cœur de la ville la plus peuplée d'Afrique, Sharko se sentait enfin en paix.Seul au monde.Il touchait là toute l'ambiguïté de la cité

    La scène était étrange,les visages à peine suggérés cernaient la fillette,comme des succubes malveillants.Plus l'œil de Lucie s'habituait,plus elle distinguait de détails.De petits pieds enfoncés dans des chaussons,des tenues uniformes,ressemblant à des pyjamas d'hôpitaux,un sol uni,genre linoleum.
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  • Par caro64, le 04 février 2011

    Ils auraient très bien pu s'emparer de leur film et s'en aller. Mais, ils avaient voulu tout "nettoyer", ne laisser aucune trace, aucun témoin. Et s'acordrer un petit extra, avec leur mise en scène digne d'un film de David Fincher. Tuer de sang-froid n'est pas un acte facile. Il faut contrôler ses pulsions, combattre ce que la société, la religion et la conscience interdisent. Repousser les fondements même de l'esprit humain. Mais eux, ils avaient élimé, énucléé et étripé un homme, prenant même le temps de farfouiller dans ses western pour créer leur effet. Quel genre de cinglés se cachaient derrière ce crime ? Quel mobile les avait poussés à franchir les limites à ce point ?
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  • Par ladesiderienne, le 03 septembre 2012

    Sharko faisait tourner son arme sur la table, en donnant de petits coups sur la crosse. Il songeait à Atef Abd el-Aal... A ces huit bâtons sur le tronc d'arbre. A tous ceux dont il avait pu s'occuper, avec la certitude qu'ils ne recommenceraient plus jamais.
    - J'ai eu envie d'arrêter chaque fois que je voyais un sourire sur le visages des salauds que je mettais en taule. Parce que ce sourire-là, aucun barreau, aucune prison ne pouvait en venir à bout. Ce sourire-là tu le retrouves plus tard dans les grandes surfaces, les parcs de jeux, les écoles, partout où tu marches. Ce sourire-là me fait gerber.
    Il rabattit violemment sa paume sur son arme, stoppant tout mouvement. Ses doigts se fermèrent sur le canon.
    - Je ne te souhaite qu'une chose, Hennebelle, c'est de ne jamais croiser ce fichu sourire. Parce que, s'il entre en toi, il n'en sortira plus.
    Lucie serra les mâchoires. Elle fixa le plafond dans un soupir. Les ténèbres revenaient au galop.
    - Merci commissaire. Je vous tiens au courant pour la suite. Bonne nuit.
    - Bonne nuit, Hennebelle. Prends soin de toi.
    Lucie raccrocha tristement.
    Elle comprit alors que le retour en arrière, vers une vie de femme et de mère, serait difficile. Parce que, ce sourire dont il parlait, elle l'avait croisé trop tôt dans sa jeune carrière.
    Et il lui rongeait le ventre depuis longtemps.
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  • Par Mounou12, le 17 février 2013

    -Ecoutez, commissaire. J'ai passé ma journée sur la route et j'ai grillé
    presque cent euros en billet de train pour venir boire un Perrier.
    L'un de mes amis croupit au fin fond d'un hôpital psychiatrique à cause de cette histoire. J'ai chaud, je suis claquée, je suis en congé et, par-dessus tout, ma fille est malade.
    Alors avec tout le respect que je vous doit, épargnez-moi vos plaisanteries douteuses.
    Sharko croqua dans sa rondelle de citron, puis se lécha les doigts.
    -On a tous nos petits soucis personnels. Il y a quelque temps, je suis allé dans un hôtel sans baignoire. L'année dernière je crois... Oui, l'année dernière. Ça, c'était un véritable problème.
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Vidéo de Franck Thilliez

Franck Thilliez, l'écrivain de polars qui séduit Hollywood.
Toute l'actualité sur http://www.bfmtv.com/ Il s'est mis à l'écriture sur le tard. Mais aujourd'hui ses romans ont un succès grandissant. Auteur nordiste, Franck Thilliez séduit même outre-Atlantique : des producteurs américains, associés à la Paramount, veulent adapter au cinéma l'un de ses romans, « Le Syndrome E », paru en 2010. Rencontre avec cet écrivain soucieux de réalisme, qui trouve son inspiration dans les décors du bassin minier.








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