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ISBN : 2265087297
Éditeur : Fleuve noir (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.07/5 (sur 915 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Méfiez-vous le Syndrome E est certainement en vous...

Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle...
Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille, et de ses deux adorables jumelles.
Cinq cadavres retr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par garrytopper9, le 14 juillet 2014

    garrytopper9
    Franck Thilliez nous a habitués à du grand art dans ses précédents romans, notamment dans le dernier que j'ai lu, "L'Anneau de Moebius". Cette fois-ci, avec "Le syndrome E", il a passé un cap et nous offre une intrigue bien plus alambiquée que lors de ses précédents romans.
    Pour un fois, le roman ne traite pas d'un tueur en série, mais plutôt d'une série de meurtres. La différence est subtile, mais si vous avez lu le roman, vous me comprenez. Pour la première fois, il réunit ses deux personnages fétiches, a savoir Franck Sharko dont on a suivi les mésaventures dans déjà trois romans, et Lucie Henebelle que l'on a appris à connaitre à travers deux romans.
    Au début du roman, on suit alternativement l'enquête de Sharko, et celle de Henebelle, qui, vous vous en doutez, vont finir par se rejoindre pour former une seule et même enquête d'une grande complexité. Les intrigues sont diverses, et le dénouement ne se laisse pas deviner si facilement tant les idées des malfaiteurs nous paraissent incroyables.
    "Le syndrome E" est le premier tome d'un Diptyque consacré a la violence, la suite étant "Gataca". Néanmoins, l'intrigue est bel et bien terminée à la fin de ce roman, car ce qui relie les deux romans, c'est la relation entre Sharko et Henebelle et surtout le final explosif.
    Pour l'instant, parmi toutes mes lectures de Franck Thilliez, ce roman devient mon favori. Cet auteur a le talent incroyable de nous plonger dans un monde inconnu, avec beaucoup de talent, afin que l'on comprenne toutes les subtilités de l'intrigue, sans pour autant avoir le sentiment d'assister à un cours de criminologie.
    On reproche souvent à Franck Thilliez ses scènes macabres, trop de violence, trop d'horreur, j'ai même lu quelque part, quelqu'un qui disait que ce genre de choses ne pouvait pas arriver, chez nous en France. Malheureusement, quand on connait l'auteur et que l'on lit ses préfaces et posts-faces, on sait qu'il adoucit les choses pour que se soit lisible. On sait qu'il travaille en compagnie de la police ou il passe un temps incroyable à prendre des notes, a assister à des autopsies. Voilà pourquoi ses romans sont crédibles, parce que l'auteur prend la peine d'aller sur le terrain, et ce qu'il met dans ses romans est proche de la réalité.
    Une dernière chose pour les non-initiés a Franck Thilliez, je vous déconseille de commencer par ce roman si vous n'avez pas lu les quatre précédents où l'on suit les aventures de Sharko et Henebelle. Les personnages jouissent d'un lourd passé et vous les trouveriez sans doute sans consistance, hors, ils prennent de plus en plus de poids au fil de leurs aventures.
    Si vous souhaitez tester Franck Thilliez hors continuité, prenez des romans ou ses deux protagonistes n'y sont pas comme "Vertige" ou "L'Anneau de Moebius". Si toutefois, vous voulez faire connaissance avec Franck Sharko, commencez par le début avec "Train d'enfer pour Ange rouge". Pour Lucie Henebelle il vous faudra commencer par "La chambre des morts."
    Sur ce, je file lire "Gataca" !!
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 08 décembre 2011

    lehane-fan
    Premier indice : Aaaaaaahhh . Cri d'effroi ou de contentement qui peut dérouter plus qu'affirmer un quelconque sentiment d'ou ce deuxieme indice imparable . Afin de respecter l'anonymat de ce modeste chantre Guadeloupéen , de ce troubadour Antillais à la plume aussi légere que le vent dans les cocotiers , je le paraphraserais respectueusement et simplement...Homonyme Vincent a dit : Vas-y Francky , c'est bon , bon , bon et il avait raison le bougre ! Thilliez est de retour !!
    Non pas qu'il se soit jamais perdu cependant je trouvais ses dernieres parutions legerement en-deça de ses premiers écrits qui firent , à juste titre , de ce Nordiste , un auteur de thriller incontournable .
    Thilliez , malin comme un singe , trouve le moyen d'appater le lecteur en réunissant ici deux de ses figures emblématiques . En effet , si l'on avait croisé la jeune et pugnace enquetrice Lucie Henebelle dans l'excellent " La chambre des morts " puis le désabusé Franck Sharko sur " Train d'enfer pour Ange rouge " et " Deuils de miel " , jamais ces deux écorchés vifs n'avaient eu à confronter leur expérience sur une seule et meme enquete . C'est désormais chose faite et de fort belle maniere ! A noter que si le procédé est alléchant , le véritable atout de ce thriller n'est rien moins que la qualité scénaristique qu'y s'en dégage .
    Le cerveau humain et ses méandres semble fasciner l'auteur. Il l'avait prouvé avec " La Mémoire Fantome " et " FRACTURES " , Le syndrome E ne déroge pas à la regle...
    Ludovic , ex de Lucie et grand cinephile devant l'éternel , voit sa journée quelque peu contrariée lorsqu'il est subitement atteint de cécité apres avoir déniché et visionné une bobine à la teneur prometteuse . Film surréaliste tenant plus d'un Bunuel ou d'un Man Ray que d'un Max Pécas , les effets secondaires en plus ! Bon , si c'est possible ! Moi-meme , alors que je zappais frénétiquement pour tomber sur la chaine Nature et Découverte , je fus à deux doigts d'y perdre la vue en découvrant fortuitement un reportage sur Demis Roussos et ses vacances naturistes au Cap d'Agde ! au bout de 12 sec : palpitations ; 24 sec : inondation lacrymale ; 29 sec : blépharite assortie d'un orgelet purulent ; 63 sec : fin de la chaine Découverte !!! Donc c'est possible ! ! Lucie , bien que l'une de ses jumelles soit hospitalisée gravement , décide alors d'écourter ses vacances afin d'élucider le mystere que constitue ce petit film aux propriétés si étranges .
    Sharko , atteint , lui , de schizophrenie à tendance paranoiaque ( le gars normal en somme ) , pleure toujours le deces soudain de sa femme et de sa fille . La découverte de cinq corps atrocement mutilés va le rappeler brutalement à la réalité et peut-etre servir d'éxutoire à cette maladie qui le ronge .
    A priori rien de commun entre ces deux faits divers et pourtant...
    Fort de ces deux enquetes paralleles ( Lucie / film - Sharko / cadavres ) , Thilliez met en branle un scénario original et implacable qui n'aura d'autre but que de vous inciter à tourner frénétiquement les pages d'un récit intelligemment construit , nerveux au possible et finalement plausible d'ou l'empressement du lecteur pour en venir à bout . Tout comme " Les Orphelins du Mal " de d'Orves , la question imparable qui s'impose en le refermant : et pourquoi pas ? récit fictionnel ou possibilité scientifique avérée ?
    Thilliez nous balade géographiquement et historiquement !
    Les enquetes ont des frontieres mouvantes qui évoluent au gré de l'intrigue . Ainsi , du Nord de la France à la Belgique , du Caire au Canada , Thilliez déroule sa trame lentement , sereinement , deja certain d'avoir férré un lecteur qui trépigne d'impatience quand à la résolution de ces deux enquetes finalement fusionnelles .
    Lucie et Sharko se ressemblent fortement . Meme caractere frondeur à la limite de l'incontrolable . Et à moins d'etre d'une naiveté confondante , l'on se doute bien que ces deux etres en mal d'affection vont forcément se rapprocher plus que de raison . Et pas uniquement pour les besoins de l'enquete...Encore une fois , Thilliez ne verse pas dans le pathos que constitue la vie de ces deux ames à la dérive et parvient à greffer une histoire sentimentale pleinement crédible sur un scénario qui contrebalance par un récit surprenant à haute teneur en hémoglobine et manipulation mentale .
    Un roman tenu de bout en bout qui ne s'essoufle jamais . Thilliez sait jouer avec nos peurs tout en évitant l'écueil toujours tentant de trop en faire...
    Le syndrome E : foncez !! Vous allez en prendre plein les yeux !!
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    • Livres 3.00/5
    Par Marple, le 20 mars 2014

    Marple
    Quelle est la formule consacrée dans les bulletins scolaires ? 'Peut mieux faire vu son excellent potentiel' ? Sans me prendre pour la maîtresse de Franck Tilliez, je vais me permettre de l'employer car elle exprime parfaitement mon ressenti.
    Je m'explique : le début est plein de promesses, promesse d'une enquête originale autour d'un film inconnu qui rend aveugle, promesse de personnages complexes, entre le schizophrène génial aux marrons glacés et les deux ex-amoureux Meetic qui se retrouvent par hasard dans le même hôpital, promesse de crimes difficiles à résoudre avec les 5 corps anonymes du pipeline, promesse de contenu aussi avec les cours de cinéma et de schizophrénie... J'ai donc lu les 100 premières pages avec délectation et admiration.
    Dommage que le soufflé retombe ensuite, dans une intrigue assez convenue de théorie du complot 'CIA et savants fous' assaisonnée à la sauce 'histoire d'amour nunuche', le summum étant la dernière scène avec Eugénie (plus grotesque tu meurs !). Heureusement, l'enquête est pleine de rebondissements astucieux, de rencontres étonnantes et de voyages détonnants... Mais ça ne suffit pas à faire du syndrome [E] un syndrome [Excellent] à mes yeux.
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    • Livres 5.00/5
    Par JLDragon, le 13 novembre 2010

    JLDragon

    Il y a des auteurs qui au bout de quelques années s'essoufflent dans leurs idées, et qui au fil des rentrées littéraires sortent des livres de moins en moins bons. Des auteurs qui finissent par décevoir leur public même les plus fidèles.
    Rassurez-vous, il n'en est rien pour Franck Thilliez et si l'on en croit le futur « Gataca », opus qui complète le dyptique formé avec le « Syndrome E », ce n'est pas demain la veille que Franck Thilliez nous décevra. Non, car au fil de ses romans, il expose des intrigues de mieux en mieux ficelées et une plume de plus en plus concise.
    Parlons-en justement du « Syndrome E », un thriller dont le début, à l'ambiance hitchcockienne style « Quatrième Dimension », nous happe littéralement. Franck Thilliez y lance une intrigue explosive, travaillée et exploitée sous toutes ses formes. Dans ce roman, il refait vivre deux de ces personnages favoris : Lucie Hennebelle et Franck Sharko. Un grand moment pour les fans et autant vous dire, il va s'en passer des choses entre ces deux personnages !
    Mais c'est dans l'exploitation scientifique de ces romans que Franck Thilliez détonne ! Ses explications sont carrées et impressionnantes. On sent un travail de recherche énorme derrière tout cela !
    Ce qui est plaisant aussi avec « Le syndrome E », ce sont les lieux dans lesquels nous fait voyager Franck Thilliez. De Lille à Paris, (rien d'extraordinaire) en passant par l'Egypte et le Canada et j'en passe et des meilleurs. Les descriptions du Caire sont tout simplement excellentes !
    Bref, dans « Le syndrome E », Franck Thilliez nous plonge une nouvelle fois dans les méandres de la folie humaine avec brio !
    Et l'on tourne la dernière page avec une seule question en tête : peut-on déclencher la violence à volonté ?
    En entendant « Gataca »…
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 20 février 2015

    bilodoh
    Un polar mâtiné de science-fiction, avec de l’action et de la neuropsychologie.

    Une histoire qui tourne autour de l’image et des secrets du cerveau humain, avec des complots sordides et même une dimension internationale qui permettra aux héros d’aller se promener en Égypte puis à Montréal.

    Un couple d’enquêteurs improbables, la jeune lieutenante Lucie Hennebelle, mère de jumelles de huit ans et Frank Sharko, le vieux routier devenu schizophrène depuis le décès tragique de sa femme et sa fille.

    Ça joue dur dans ce roman, des corps mutilés et énucléés, des victimes pendues ou brûlées, des tortures, des coups de couteau et des balles, les cadavres ne manquent pas !

    Pour adoucir le tout, l’amour maternel, la solidarité des policiers et peut-être même verra-t-on naître de doux sentiments…

    Un thriller efficace si on fait semblant de croire à la fiction des explications scientifiques et des données historiques.
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Citations et extraits

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  • Par bilodoh, le 20 février 2015

    Les mômes existent pour nous rappeler que les priorités ne sont pas toujours celles qu’on croit. Même si c’est parfois difficile, ils remettent de l’ordre dans nos existences.
    (p. 226)

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  • Par bilodoh, le 20 février 2015

    Arracher une vie, quelle qu’elle fût, laissait toujours un profond sillon noir dans l’âme, quelque chose d’indélébile qui vous hantait pour longtemps.
    (p. 363)

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  • Par manu_deh, le 19 février 2015

    Rejoindre Liège, dans une vieille bagnole sans climatisation, par les autoroutes tape-cul de la Belgique, relevait de l'exploit, mais elle y parvint en un seul morceau.

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  • Par pyrostha, le 09 février 2011

    Il lut sur la bande" 50 images par secondes" .C'était plutot rare,la norme imposant du 24 par seconde,un débit amplement suffisant pour donner une impression de mouvement.Toutefois,il changea la vitesse d'obturation de son appareil pour se caler sur la valeur recommandée
    (....) Un cercle blanc apparu dans le coin supérieur droit.(...) le film commença.
    Ludovic chuta lourdement en courant vers l'étage.Il n'y voyait plus rien ,même avec les lumières allumées.
    Il était aveugle.

    le peuple égyptien vivait dehors ,dans l'effervescence et la nonchalance.Chaque scène de vie était prétexte à communication.Les bouchers coupaient leur viande sur le trottoir,les femmes épluchaient les légumes devant chez elles ,le pain se vendait dans la rue,à même le sol.

    Puis se dessina Le Caire copte.Là où les jeunes chaussés de simples sandales de cuir ne demandaient ni pièce ni stylo,mais vous offraient des images de la Vierge Marie.Là où les murs rappelaient la Rome Antique,où la Bible semblait effeuiller ses écrits parcheminés.Des ruelles ocre,paisibles,où seuls crissaient les grains de sable amenés par le souffle chaud du Khamsin.Au cœur de la ville la plus peuplée d'Afrique, Sharko se sentait enfin en paix.Seul au monde.Il touchait là toute l'ambiguïté de la cité

    La scène était étrange,les visages à peine suggérés cernaient la fillette,comme des succubes malveillants.Plus l'œil de Lucie s'habituait,plus elle distinguait de détails.De petits pieds enfoncés dans des chaussons,des tenues uniformes,ressemblant à des pyjamas d'hôpitaux,un sol uni,genre linoleum.
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  • Par ladesiderienne, le 03 septembre 2012

    Sharko faisait tourner son arme sur la table, en donnant de petits coups sur la crosse. Il songeait à Atef Abd el-Aal... A ces huit bâtons sur le tronc d'arbre. A tous ceux dont il avait pu s'occuper, avec la certitude qu'ils ne recommenceraient plus jamais.
    - J'ai eu envie d'arrêter chaque fois que je voyais un sourire sur le visages des salauds que je mettais en taule. Parce que ce sourire-là, aucun barreau, aucune prison ne pouvait en venir à bout. Ce sourire-là tu le retrouves plus tard dans les grandes surfaces, les parcs de jeux, les écoles, partout où tu marches. Ce sourire-là me fait gerber.
    Il rabattit violemment sa paume sur son arme, stoppant tout mouvement. Ses doigts se fermèrent sur le canon.
    - Je ne te souhaite qu'une chose, Hennebelle, c'est de ne jamais croiser ce fichu sourire. Parce que, s'il entre en toi, il n'en sortira plus.
    Lucie serra les mâchoires. Elle fixa le plafond dans un soupir. Les ténèbres revenaient au galop.
    - Merci commissaire. Je vous tiens au courant pour la suite. Bonne nuit.
    - Bonne nuit, Hennebelle. Prends soin de toi.
    Lucie raccrocha tristement.
    Elle comprit alors que le retour en arrière, vers une vie de femme et de mère, serait difficile. Parce que, ce sourire dont il parlait, elle l'avait croisé trop tôt dans sa jeune carrière.
    Et il lui rongeait le ventre depuis longtemps.
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