ISBN : 2265087297
Éditeur : Fleuve noir (2010)

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Note moyenne : 4.17/5 (sur 159 notes) Ajouter à mes livres
Depuis le site de l'éditeur : Fleuve Noir :

Méfiez-vous le Syndrome E est certainement en vous...

Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle...
Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille, e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 08 décembre 2011

    lehane-fan
    Premier indice : Aaaaaaahhh . Cri d'effroi ou de contentement qui peut dérouter plus qu'affirmer un quelconque sentiment d'ou ce deuxieme indice imparable . Afin de respecter l'anonymat de ce modeste chantre Guadeloupéen , de ce troubadour Antillais à la plume aussi légere que le vent dans les cocotiers , je le paraphraserais respectueusement et simplement...Homonyme Vincent a dit : Vas-y Francky , c'est bon , bon , bon et il avait raison le bougre ! Thilliez est de retour !!
    Non pas qu'il se soit jamais perdu cependant je trouvais ses dernieres parutions legerement en-deça de ses premiers écrits qui firent , à juste titre , de ce Nordiste , un auteur de thriller incontournable .
    Thilliez , malin comme un singe , trouve le moyen d'appater le lecteur en réunissant ici deux de ses figures emblématiques . En effet , si l'on avait croisé la jeune et pugnace enquetrice Lucie Henebelle dans l'excellent " La chambre des morts " puis le désabusé Franck Sharko sur " Train d'enfer pour Ange rouge " et " Deuils de miel " , jamais ces deux écorchés vifs n'avaient eu à confronter leur expérience sur une seule et meme enquete . C'est désormais chose faite et de fort belle maniere ! A noter que si le procédé est alléchant , le véritable atout de ce thriller n'est rien moins que la qualité scénaristique qu'y s'en dégage .
    Le cerveau humain et ses méandres semble fasciner l'auteur. Il l'avait prouvé avec " La Mémoire Fantome " et " FRACTURES " , Le syndrome E ne déroge pas à la regle...
    Ludovic , ex de Lucie et grand cinephile devant l'éternel , voit sa journée quelque peu contrariée lorsqu'il est subitement atteint de cécité apres avoir déniché et visionné une bobine à la teneur prometteuse . Film surréaliste tenant plus d'un Bunuel ou d'un Man Ray que d'un Max Pécas , les effets secondaires en plus ! Bon , si c'est possible ! Moi-meme , alors que je zappais frénétiquement pour tomber sur la chaine Nature et Découverte , je fus à deux doigts d'y perdre la vue en découvrant fortuitement un reportage sur Demis Roussos et ses vacances naturistes au Cap d'Agde ! au bout de 12 sec : palpitations ; 24 sec : inondation lacrymale ; 29 sec : blépharite assortie d'un orgelet purulent ; 63 sec : fin de la chaine Découverte !!! Donc c'est possible ! ! Lucie , bien que l'une de ses jumelles soit hospitalisée gravement , décide alors d'écourter ses vacances afin d'élucider le mystere que constitue ce petit film aux propriétés si étranges .
    Sharko , atteint , lui , de schizophrenie à tendance paranoiaque ( le gars normal en somme ) , pleure toujours le deces soudain de sa femme et de sa fille . La découverte de cinq corps atrocement mutilés va le rappeler brutalement à la réalité et peut-etre servir d'éxutoire à cette maladie qui le ronge .
    A priori rien de commun entre ces deux faits divers et pourtant...
    Fort de ces deux enquetes paralleles ( Lucie / film - Sharko / cadavres ) , Thilliez met en branle un scénario original et implacable qui n'aura d'autre but que de vous inciter à tourner frénétiquement les pages d'un récit intelligemment construit , nerveux au possible et finalement plausible d'ou l'empressement du lecteur pour en venir à bout . Tout comme " Les Orphelins du Mal " de d'Orves , la question imparable qui s'impose en le refermant : et pourquoi pas ? récit fictionnel ou possibilité scientifique avérée ?
    Thilliez nous balade géographiquement et historiquement !
    Les enquetes ont des frontieres mouvantes qui évoluent au gré de l'intrigue . Ainsi , du Nord de la France à la Belgique , du Caire au Canada , Thilliez déroule sa trame lentement , sereinement , deja certain d'avoir férré un lecteur qui trépigne d'impatience quand à la résolution de ces deux enquetes finalement fusionnelles .
    Lucie et Sharko se ressemblent fortement . Meme caractere frondeur à la limite de l'incontrolable . Et à moins d'etre d'une naiveté confondante , l'on se doute bien que ces deux etres en mal d'affection vont forcément se rapprocher plus que de raison . Et pas uniquement pour les besoins de l'enquete...Encore une fois , Thilliez ne verse pas dans le pathos que constitue la vie de ces deux ames à la dérive et parvient à greffer une histoire sentimentale pleinement crédible sur un scénario qui contrebalance par un récit surprenant à haute teneur en hémoglobine et manipulation mentale .
    Un roman tenu de bout en bout qui ne s'essoufle jamais . Thilliez sait jouer avec nos peurs tout en évitant l'écueil toujours tentant de trop en faire...
    Le syndrome E : foncez !! Vous allez en prendre plein les yeux !!
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par michaels, le 13 novembre 2010

    michaels

    Il y a des auteurs qui au bout de quelques années s'essoufflent dans leurs idées, et qui au fil des rentrées littéraires sortent des livres de moins en moins bons. Des auteurs qui finissent par décevoir leur public même les plus fidèles.
    Rassurez-vous, il n'en est rien pour Franck Thilliez et si l'on en croit le futur « Gataca », opus qui complète le dyptique formé avec le « Syndrome E », ce n'est pas demain la veille que Franck Thilliez nous décevra. Non, car au fil de ses romans, il expose des intrigues de mieux en mieux ficelées et une plume de plus en plus concise.
    Parlons-en justement du « Syndrome E », un thriller dont le début, à l'ambiance hitchcockienne style « Quatrième Dimension », nous happe littéralement. Franck Thilliez y lance une intrigue explosive, travaillée et exploitée sous toutes ses formes. Dans ce roman, il refait vivre deux de ces personnages favoris : Lucie Hennebelle et Franck Sharko. Un grand moment pour les fans et autant vous dire, il va s'en passer des choses entre ces deux personnages !
    Mais c'est dans l'exploitation scientifique de ces romans que Franck Thilliez détonne ! Ses explications sont carrées et impressionnantes. On sent un travail de recherche énorme derrière tout cela !
    Ce qui est plaisant aussi avec « Le syndrome E », ce sont les lieux dans lesquels nous fait voyager Franck Thilliez. De Lille à Paris, (rien d'extraordinaire) en passant par l'Egypte et le Canada et j'en passe et des meilleurs. Les descriptions du Caire sont tout simplement excellentes !
    Bref, dans « Le syndrome E », Franck Thilliez nous plonge une nouvelle fois dans les méandres de la folie humaine avec brio !
    Et l'on tourne la dernière page avec une seule question en tête : peut-on déclencher la violence à volonté ?
    En entendant « Gataca »…
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 01 février 2011

    caro64
    Quoi de plus paradoxal qu'un thriller posant la question de la violence ? Franck Thilliez franchit le pas et malmène avec un plaisir sadique ses personnages fétiches : Lucie Hennebelle (La chambre des morts et La mémoire fantôme ) et le commissaire Sharko (Conscience Animale, Train d'enfer pour Ange rouge, Deuils de miel), qu'il réunit pour les besoins de l'enquête. Voilà nos deux protagonistes, réunis pour le meilleur et pour le pire…. Et vous l'aurez compris avec Franck Thilliez , le pire est toujours à venir !
    L'intrigue est dense et parfaitement construite. L'auteur écrit des scénarios pour la télévision et le cinéma, et cela se sent : rien n'est laissé au hasard, tout s'emboîte parfaitement à un rythme effréné. L'ensemble est mâtiné d'une pointe d'humour noir qui lui sied à merveille ! le duo détonnant, formé par Hennebelle et Sharko, est remarquable et ravira les fans.
    Thilliez approfondit avec cet ouvrage ses thèmes de prédilections : les pathologies mentales et l'investigation cérébrale. Il s'interroge également sur le pouvoir destructeur du règne de l'image, ses conséquences sur nos actes et le libre-arbrite de chacun. Plus qu'une mise en garde, une exhortation à la réflexion.
    Une nouvelle fois Franck Thilliez sait nous tenir en haleine du début à la fin, il réussit là son meilleur livre.Trépidant et percutant, une grande réussite !
    Le syndrome E est le premier volet d'un diptyque dont la suite (Gataca) paraîtra en Avril 2011. On a hâte...
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pyrostha, le 09 février 2011

    pyrostha
    Tout commence sur le chapeaux de roue avec le parcours frénétique que connait tout collectionneur,en l'occurence ,parvenir avant tout le monde pour trouver la perle rare,là une très grande collection de films ,tous plus rares les uns que les autres...Le fils d'un collectionneur défunt les met en vente ..Alors Ludovic Sénéchal se met en route..Et trouve pour un prix dérisoire son bonheur.Parmi les films choisis un a retenu en particulier son attention ,sans étiquette, anonyme.
    Arrivé chez lui ,il visionne toutes ses acquisitions ,se gardant pour la fin ce court métrage.
    "Il lut sur la bande" 50 images par secondes" .C'était plutot rare,la norme imposant du 24 par seconde,un débit amplement suffisant pour donner une impression de mouvement.Toutefois,il changea la vitesse d'obturation de son appareil pour se caler sur la valeur recommandée
    (....) Un cercle blanc apparu dans le coin supérieur droit.(...) le film commença.
    Ludovic chuta lourdement en courant vers l'étage.Il n'y voyait plus rien ,même avec les lumieres allumées.
    Il etait aveugle."

    Voilà commrnce le livre..Paniqué,Ludovic fait appel à Lucie Hennebelle ,connue sur un site de rencontres quelques temps auparavant ,héroine de "La mémoire fantôme" et de "La chambre des morts" pour qu'elle trouve l'explication à cette cécité
    Partagée entre son devoir de maman (l'une de ses jumelles est à l'hôpital) et la volonté d'aider son ex petit ami ,Lucie commence son enquête

    Pendant ce temps, découverte macabre de 5 cadavres dont on a tranché les mains,découpé très soigneusement le crâne afin d'y prélever le cerveau et qu'on a énucléés...Là c'est le commissaire Sharko, autre policier récurrent, qui est appelé pour trouver le pourquoi et le qui....

    Et voilà Franck Thilliez qui fait se rencontrer ses 2 héros principaux qui affrontent leurs propres démons par l'intermédiaire de 2 affaires qui a priori n'ont rien avoir l'une avec l'autre ...Et pourtant...
    C'est là une des très grandes forces de F.Thilliez.Construire petit à petit,sans aucun temps mort, une intrigue qu'il développe soigneusement ce qui fait que le lecteur a bien du mal à ne pas tourner les pages trop vite.
    Cette fois F.Thilliez s'est solidement documenté sur l'oeil,le cerveau,les images réellement perçues et les autres,dangereuses car subliminales ,l'hystérie collective,les recherches qui ont eu lieu dans les années 50/60 au Canada connues sous le nom des Orphelins de Duplessis .Horribles moments qui m'ont donné la nausée ,Hitler n'étant pas encore très loin dans un pays qui nous a aidé à nous en débarrasser...
    Le projet Mkultra sur le lavage de cerveau par des injections médicamenteuses entre autre,mené par la CIA .
    Rien n'est inventé!! Et c'est ce qui fait la force de ce roman qui nous entraine en France,en Egypte ,mais dans l'Egypte très pauvre ..Descriptions extraordinaires comme si vous y étiez ,les couleurs,les odeurs,les regards ...la violence aussi car à force de recoupements Sharko découvre que des jeunes filles des années auparavant ont été tuées dans des conditions similaires aux 5 cadavres masculins.Pour lui ce n'est pas une coïncidence...Description aussi de Montréal ...
    Histoire entre les deux policiers qui doucement voient leurs sentiments évoluer l'un pour l'autre...Cet amour va t il soigner Sharko et éloigner les hallucinations dont il souffre à longueur de temps?
    Mais là où je suis très très frustrée...C'est qu'on ne pourra lire la suite de cette histoire (rassurez vous le mystère du Syndrome E dont on se demande tout le long ce qu'il peut bien signifier est résolu....Et ça nous fait froid dans le dos car jusqu'où peut aller l'homme dans sa folie??) que le 14 Avril et Franck Thilliez nous laisse en plein suspense dans les dernières pages de son thriller!!! N'est il pas démoniaque??

    En résumé..Un excellent cru,l'auteur décidement ne faiblit pas dans ses intrigues.Que nous a t il concocté avec cette suite??
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par syannelle, le 25 mai 2012

    syannelle
    Je ne sais pas si cela vient du fait que j'ai lu pas mal de livres de cet auteur, ou si je n'ai plus trop envie de lire des thrillers en ce moment, va savoir, mais ce livre ne m'a pas plu. L'idée de départ est pourtant alléchante: un film anonyme retrouvé par un passionné, qui finit par le rendre aveugle après visionnement.
    Là, je me suis dit, pas mal, intéressant comme point de départ.
    En parallèle, la police découvre cinq cadavres mutilés. Les deux enquêtes ne semblent pas de prime abord liées, et puis de fil en aiguille elle se retrouvent, tout comme les policiers Henebelle et Sharko, que l'on croisera souvent dans les livres de Thilliez.
    Ce dernier explore l'origine de la violence, ou du moins propose une thèse par rapport à ce sujet. Je suis d'habitude assez friande des thèses avancées par l'auteur, j'avais bien aimé ses autres livres, notamment Vertige, mais là, la sauce n'a pas pris. Je ne crois pas une seconde à ce syndrôme E, et pourtant je suis bon public et me remets facilement à l'imagination des auteurs. Non, là, je trouve tout le propos tiré par les cheveux.
    Par ailleurs, j'ai trouvé les personnages sans profondeur, j'en ai marre de l'image stéréotypée du flic (Sharko) vidé par la vie, qui a dû traverser milles et unes épreuves terribles, et celle de Henebelle, toujours à la recherche du Mal. Cela m'a fait un peu rire.Du coup, j'hésite à lire Gataca.
    Pour terminer, j'ai trouvé les dialogues un peu plats et convenus, rien de surprenant dans cet opus. Voilà pour mon impression à chaud, après, il y a de bonnes choses, dont notamment la gestion du rythme. L'intrigue avance, les enquêtes se recoupent bien. C'est juste le propos sur la violence, les explications pseudo scientifiques qui ne m'ont pas plu. Et pourtant, l'affaire dont traite Thilliez à propos de la CIA est véridique, quant aux techniques de lavages de cerveaux. Je conseille la lecture des premiers chapitres du livre de Naomie Klein La stratégie du choc, où elle évoque cette affaire.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par pyrostha, le 09 février 2011

    Il lut sur la bande" 50 images par secondes" .C'était plutot rare,la norme imposant du 24 par seconde,un débit amplement suffisant pour donner une impression de mouvement.Toutefois,il changea la vitesse d'obturation de son appareil pour se caler sur la valeur recommandée
    (....) Un cercle blanc apparu dans le coin supérieur droit.(...) le film commença.
    Ludovic chuta lourdement en courant vers l'étage.Il n'y voyait plus rien ,même avec les lumières allumées.
    Il était aveugle.

    le peuple égyptien vivait dehors ,dans l'effervescence et la nonchalance.Chaque scène de vie était prétexte à communication.Les bouchers coupaient leur viande sur le trottoir,les femmes épluchaient les légumes devant chez elles ,le pain se vendait dans la rue,à même le sol.

    Puis se dessina Le Caire copte.Là où les jeunes chaussés de simples sandales de cuir ne demandaient ni pièce ni stylo,mais vous offraient des images de la Vierge Marie.Là où les murs rappelaient la Rome Antique,où la Bible semblait effeuiller ses écrits parcheminés.Des ruelles ocre,paisibles,où seuls crissaient les grains de sable amenés par le souffle chaud du Khamsin.Au cœur de la ville la plus peuplée d'Afrique, Sharko se sentait enfin en paix.Seul au monde.Il touchait là toute l'ambiguïté de la cité

    La scène était étrange,les visages à peine suggérés cernaient la fillette,comme des succubes malveillants.Plus l'œil de Lucie s'habituait,plus elle distinguait de détails.De petits pieds enfoncés dans des chaussons,des tenues uniformes,ressemblant à des pyjamas d'hôpitaux,un sol uni,genre linoleum.
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  • Par caro64, le 04 février 2011

    Ils auraient très bien pu s'emparer de leur film et s'en aller. Mais, ils avaient voulu tout "nettoyer", ne laisser aucune trace, aucun témoin. Et s'acordrer un petit extra, avec leur mise en scène digne d'un film de David Fincher. Tuer de sang-froid n'est pas un acte facile. Il faut contrôler ses pulsions, combattre ce que la société, la religion et la conscience interdisent. Repousser les fondements même de l'esprit humain. Mais eux, ils avaient élimé, énucléé et étripé un homme, prenant même le temps de farfouiller dans ses western pour créer leur effet. Quel genre de cinglés se cachaient derrière ce crime ? Quel mobile les avait poussés à franchir les limites à ce point ?
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  • Par dominique.perrotin, le 19 octobre 2011

    Il percevait la respiration de l'Islam dans les rues surchauffées, les mosquées brûlaient de beautéet, dans leur démesure, elles pointaient l'oeil vers leur dieu unique. Il n'est d'autre dieu que Dieu.
    Puis se dessina Le Caire copte. Là où les jeunes chaussés de simples sandales en cuir ne demandaient ni pièce ni stylo, mais vous offraient des images de la Vierge Marie. Là où les murs rappelaient la Rome antique, où la bible semblait effeuiller les écrits parcheminés. Des ruelles ocre, paisibles, où seuls crissaient les grains de sable amenés par le souffle chaud du Khamsin. Au coeur de la ville la plus peuplée d'Afrique, Sharko se sentait enfin en paix. Seul au monde. Il touchait là toute l'ambiguïté de la cité.
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  • Par caro64, le 04 février 2011

    - Vous me parler du fantasme de l'optogramme. Vers la fin des années 1800, la croyance populaire voulait qu'un meurtre, de par sa violence et son caractère instantané, puisse impressionner la rétine du mort comme un film sensible...
    Film sensible, oeil, pellicule... Des mots qui revenaient en boucle depuis le début de cette affaire.
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  • Par dominique.perrotin, le 20 octobre 2011

    Les images se succédaient au rythme de 5 par secondes. Cela donnait une projection saccadée, avec un manque d'informations entre chaque plan. Mais la sensation de mouvement, de continuité, était presque là, affleurant, à la limite des sens. Avec la répétition des visualisations, l'oeil de Lucie avait appris à se focaliser sur la scène qui l'intéressait, et à faire abstraction de l'image initiale, surexposée, parasite. Elle ne voyait plus désormais qu'un seul et unique film : le film caché.
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