-
La montagne secrète de
Gabrielle Roy
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
-
Par Jondelles, le 16/05/2012
Ces enfants de ma vie de
Gabrielle Roy
ces six nouvelles nous apportent un personnage différent, un élève surprenant et on se laisse entraîner dans ce souci permanent de l'enseignante vers ce petit élève particulier. L'écriture est belle, pleine de tendresse.
comme j'aurai voulu avoir un tel souci de moi par mes enseignants.
-
Par sylvaine, le 01/03/2012
Bonheur d'occasion de
Gabrielle Roy
l'image de Florentine pourrait mourir dans son souvenir,l'image de sa jeunesse pourrait se perdre,mais jamais il n'oublierait l'affreuse pauvreté qui avait entouré leur instant d'amour.Cela était la suprême offense qui déteignait sur son sentiment de supériorité,le gênait déjà jusque dans ses ambitions de l'avenir,se présenterait peut-être à lui chaque fois qu'il réussirait et d'autant plus qu'il réussirait.
-
Par Shana, le 06/03/2010
La montagne secrète de
Gabrielle Roy
« Tout homme est rare et inimitable par ce que la vie a fait de lui ou lui d'elle. » p. 13.
« Il y avait là comme une histoire écrite sur la neige. Des empreintes la racontaient. » p. 43.
« Depuis si longtemps il n'avait vu ces jeux exquis auxquels se livrent les choses les plus ordinaires sous l'effet de quelque lumière. » p. 56.
« Les fines couleurs éphémères n'avaient plus d'abri et de vie que dans ce regard fixe qui en lui-même les poursuivait. » p. 57.
« À perte de vue, en été, le ciel regarde cette terre vide, et la terre vide regarde ce ciel si curieusement plein de clarté. » p. 89.
« Qui n'a rêvé, en un seul tableau, en un seul livre, de mettre enfin tout l'objet, tout le sujet ; tout de soi : toute son expérience, tout son amour, et combler ainsi l'espérance infinie, l'infinie attente des hommes. » p. 104.
« La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante. » p. 124.
« Sans doute entre l'homme et certains aspects de l'univers y a-t-il des ententes secrètes dont rien ne transpire. » p. 145.
« Idée, forme, matière, tout cela n'était qu'un ; la vision même d'une âme, et si claire, si limpide, qu'on y pouvait entrer sans heurt comme dans la vérité. » p. 173.
« Il lui semblait avoir assisté à un geste d'art pur, le peintre en quelques mots brefs, sans hésitations, abandonnant l'entière récolte de sa vie aux seuls amis. » p. 217.
> lire la suite
-
Detresse et l'enchantement (la) de
Gabrielle Roy
La lumière a été longue à venir, à nous, femmes, à travers des siècles d'obscur silence.
-
Par Nono19, le 22/10/2011
Bonheur d'occasion de
Gabrielle Roy
Elle, silencieuse, songeait que la pauvreté est comme un mal qu'on endort en soi et qui ne donne pas trop de douleur, à condition de ne pas trop bouger. On s'y habitue, on finit par ne plus y prendre garde tant qu'on reste avec elle tapie dans l'obscurité; mais qu'on s'avise de la sortir au grand jour, et on s'effraie d'elle, on la voit enfin, si sordide qu'on hésite à l'exposer au soleil.
-
Par JulieBob, le 20/04/2012
Cet été qui chantait de
Gabrielle Roy
Parce que meurt un peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d’avance son coeur.
-
Par sylvaine, le 01/03/2012
Bonheur d'occasion de
Gabrielle Roy
Ils disent qu'il faut être spécialisé de nos jours pour se trouver de l'ouvrage .Ben, voulez vous que je vous le dise:un métier ,de nos jours,c'est pus rien.On passe la moitié de sa vie à l'apprendre son métier,pis le reste de sa vie à l'oublier.Non, les belles époques des métiers,c'est fini.Aujourd'hui, c'est pus que dans des petites jobs qu'un homme se réchappe...
-
Par Moan, le 01/04/2012
Ces enfants de ma vie de
Gabrielle Roy
Alors il se campa comme pour résister à du vent, les pieds écartés, la tête projetée en arrière, le regard déjà vif, se transformant sous mes yeux infiniment plus que j'avais pu le voir jusqu'à cette fois-ci --- la première où il chanta à l'école dans la langue de sa mère ---, petit rustique devenu un possédé de musique. Le corps se balançait à un rythme enlevant, les épaules se soulevaient, les yeux lançaient des flammes et un sourire écartait de temps en temps les lèvres un peu charnues, cependant que sa main levée il paraissait nous indiquer au loin dans un geste gracieux quelque joli spectacle, et l'on ne pouvait que suivre le geste et tenter de voir aussi ce qui le mettait en joie. Je ne savais ce qui était le mieux: l'écouter les yeux fermés pour goûter sans être distraite cette délicieuse voix; ou le regarder faire, si vivant, si enjoué, qu'il semblait près de s'élever du sol.
> lire la suite
-
Par Nono19, le 17/10/2011
Bonheur d'occasion de
Gabrielle Roy
-Il y a une grande différence entre nous deux; toi, tu crois que c'est les soldats qui changent le monde, qui mènent le monde; et moi, bien moi, je crois que c'est les gars qui restent en arrière et qui font de l'argent avec la guerre.