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ISBN : 2890525732
Éditeur : Boréal (1994)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Gabrielle Roy, à partir du souvenir d'un été dans une région sauvage du Manitoba, au nord de Winnipeg, un pays situé plus loin qu le « fin fond du bout du monde », a imaginé le recommencement de toutes choses : de l'éducation, de la société, de la civilisation même. Ce ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par soazcongar, le 08 septembre 2011

    soazcongar
    La famille Tousignant habite dans un coin reculé et sauvage du Manitoba au Canada. La petite poule d'eau est un lieu humide où lacs, rivières, neige et pluie empêchent les rares habitants de vivre les pieds au sec.
    Chaque année, Luzina Tousignant entreprend un long et périlleux voyage vers la ville la plus proche: Sainte-Rose-du-lac. Ce périple la mène immanquablement vers la maternité de l'hôpital.
    Son accouchement est une simple formalité, elle achète ensuite quelques cadeaux des crayons, des cartes postales pour les aînés et s'en revient lestée d'un nouveau bébé par les mêmes voies aléatoires.
    Luzina est une maman avisée, soucieuse du bien être et de l'avenir de ses enfants. Ceux-ci n'ont pas accès à l'éducation en raison de leur éloignement géographique. Elle va mettre toutes ses forces et ses ressources au service de ce projet : la création d'une école et la nomination d'une institutrice.
    Hyppolite, le papa va construire la petite école et les enseignants, dont le salaire sera pris en charge par le gouvernement vont se succéder semant de manière irréversible, les petites graines du savoir dans les petites têtes Tousignant, avides de connaissance. (...)
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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 02 septembre 2012

    Malice
    C'est un voyage au Manitoba, le pays de Gabrielle Roy au Canada, le gouvernement est anglais mais est présent une communauté francophone importante. Ce roman est assez proche de CES ENFANTS DE MA VIE.
    Puisque le thème du livre est l'instruction. La famille Tousignant a de nombreux enfants. Mais il manque à La petite poule d'eau une école. Luzina, madame Tousignant désire que ses enfants soient instruits. Donc elle va faire une demande au gouverneur pour avoir une institutrice. Hippolyte M. Tousignant va construire l'école.
    La première institutrice laisse à penser que c'est Gabrielle Roy elle même sous les traits de Melle Côté. C'est une jolie institutrice, fine, parle le français qui va beaucoup marquer les enfants. L'année d'après il change de maîtresse c'est une anglaise, une vieille fille de l'Ontario tout le contraire de la charmante Melle Côté, Miss O'Rocke, elle ne parle qu'anglais. Puis les années passeront, plus aucun instituteur ou institutrice viendra à La petite poule d'eau, le grand regret de Luzina. Mais les aînés partiront de La petite poule d'eau et pour continuer leurs études. Et une des filles sera institutrice à son tour. Luzina sera fier d'avoir eu cette idée de faire venir dans ce coin perdu du Manitoba ,l'instruction le savoir. Luzina est femme magnifique, elle se plaint jamais, elle est pleine de vie, personnage attachant.
    Ce livre est tout simple il y a quelques passages drôle. C'est un livre frais une bouffée d'air frais. Livre lumineux en total opposition avec le Bonheur d'occasion Dans ce livre il y a des passages drôles, j'aime beaucoup la prose de Gabrielle Roy car elle épouse parfaitement l'immensité du pays. Moi c'est grâce à Jacque Poulin que j'ai eu envie de lire Gabrielle Roy.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.fr/2007/05/gabrielle-roy.html
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    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 07 décembre 2013

    luocine
    Je ne connaissais pas cette auteure, pourtant présentée comme un «grand classique» de la littérature canadienne .
    C'est un roman très agréable à lire , même si (ou parce que!)on a parfois l'impression d'être au pays des «bisounours»!
    Tout le monde est gentil et même les méchants sont fréquentables.
    Ce roman correspond à l'idée que l'on se fait des Canadiens: des gens vivant dans des contrées très isolées dans une nature aussi belle que sauvage, parlant peu , rudes à la tâche et au cœur d'or.
    Derrière le côté gentil, se dessine des vrais personnalités , et en lisant ce livre, je me disais que nous, lecteurs d'aujourd'hui,étions davantage attirés par la noirceur et la dureté des rapports humains.
    Par exemple, le personnage de Bessette qui exploite les trappeurs aurait pu être peint sous les traits d'un infâme avare, certes, il est odieux , mais comme tout le monde doit vivre avec lui , on a l'impression qu'il est préférable de l'accepter comme il est.
    Et notre homme d'église qui se donne le rôle de justicier, et qui réussira à faire payer les fourrures à un prix plus juste, s'en voudra d'avoir précipité les hommes des bois dans un alcoolisme encore plus violent qu'auparavant (du temps où Bessette les exploitait outrageusement).
    J ai été émue par le passage où Luzina se rend compte que l'éducation qu'elle a tant voulu donner à ses enfants les a conduits à s'éloigner définitivement de son mode et de son lieu de vie.
    Un roman sympathique , bien loin des difficultés de notre société actuelle , un bol de grands espaces peuplés de gens gentils.

    Lien : http://luocine.over-blog.com/2013/12/la-petite-poule-d-eau-gabrielle..
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    • Livres 4.00/5
    Par sylire, le 29 octobre 2012

    sylire
    La petite poule d'eau : Dans ce roman, Gabrielle Roy imagine une petite communauté idyllique réduite à sa plus simple expression : une famille qui comprend suffisamment d'enfants pour ouvrir une école : l'école de La petite poule d'eau. La tête pensante de la famille, c'est Luzina, la maman. Elle réunit à elle seule toutes les qualités humaines et réussit à faire de l'île de La petite poule d'eau, coin perdu isolé de tout, un petit paradis de verdure où il fait bon vivre.
    Certains éléments de l'histoire sont autobiographiques. En effet, toute jeune institutrice, elle a été nommée pour un été dans cette région reculée du Manitoba. Mais elle n'a pas eu la chance d'y côtoyer Luzina ! A l'inverse, elle garde le souvenir de s'y être ennuyée à mourir. Son seul réconfort était la présence des enfants et l'observation des paysages magnifiques qu'elle nous raconte si bien.
    J'ai un peu moins aimé la dernière partie, moins captivante à mon sens que les deux premières, mais ce livre restera pour moi un très bon souvenir de lecture.


    Lien : http://sylire.over-blog.com/article-7028686.html
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    • Livres 4.00/5
    Par VACHARDTUAPIED, le 03 avril 2013

    VACHARDTUAPIED
    Quelle générosité dans ce roman, quel beau voyage !!!!!

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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Mais les journées étaient longues. D'écrire à tous les coins du pays n'usait pas entièrement les jours d'hiver. La neige s'abattait sur la vitre en flocons humides que retenaient les cadres de bois noir et, peu à peu, de cet appui, la neige montait et bouchait presque tout le carreau. On voyait le dehors à travers un petit morceau de vitre tout juste grand comme l'œil qui s'y appliquait. La poignée de la porte, en métal, était givrée, plus froide aux doigts qu'un glaçon.
    Pour passer le temps, un bon jour, Luzina prit la petite « surprise » par la main. Elle la conduisit au pupitre de Joséphine. Encore forte et grasse, Luzina parvint tout juste à s'asseoir au coin du petit banc. Les vents hurlaient. Tout près de la petite fille, Luzina entreprit de lui montrer ses lettres. « C'est A, dit Luzina. A comme ton frère Amable, A comme la petite Armelle. »
    En peu d'années, en deux ou trois ans peut-être, l'élève eut une meilleure main pour ainsi dire que la maîtresse. Du moins, ainsi en jugea Luzina. Le contenu des lettres, tout ce qu'il ne fallait pas oublier de rappeler au sujet de la santé, de la bonne conduite, du cœur, Luzina s'en chargeait encore. Mais pour ce qui serait visible à la poste, au facteur, à cet intermédiaire entre elle-même et l'amour-propre des enfants qui ne devait pas souffrir, Luzina fit appel à Claire-Armelle.
    Dès lors, les lettres qui partaient de la Petite Poule d'Eau étaient écrites selon la pente coutumière, mais l'enveloppe portait une autre écriture. C'était une écriture extrêmement appliquée, d'une enfantine rigueur. En examinant l'enveloppe de près, Edmond et Joséphine pouvaient voir, point toujours effacées, les lignes tracées au crayon par Luzina pour aider la petite fille à écrire bien droit.
    Et les enfants instruits de Luzina avaient un instant le cœur serré, comme si leur enfance là-bas, dans l'île de la Petite Poule d'Eau, leur eût reproché leur élévation.
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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Ce petit village au fond de la province canadienne du Manitoba,
    si loin dans la mélancolique région des lacs et des canards
    sauvages, ce petit village insignifiant entre ses maigres sapins,
    c’est Portage-des-Prés. Il est déjà à trente-deux milles, par un
    mauvais trail raboteux, du chemin de fer aboutissant à Rorketon,
    le bourg le plus proche. En tout, il comprend une chapelle
    que visite trois ou quatre fois par année un vieux missionnaire
    polyglotte et exceptionnellement loquace, une baraque en
    planches neuves servant d’école aux quelques enfants blancs de
    la région et une construction également en planches mais un
    peu plus grande, la plus importante du settlement puisqu’elle
    abrite à la fois le magasin, le bureau de poste et le téléphone. On
    aperçoit, un peu plus loin, dans l’éclaircie des bouleaux, deux
    autres maisons qui, avec le magasin-bureau-de-poste, logent
    l’entière population de Portage-des-Prés. Mais j’allais oublier:
    en face du bâtiment principal, au bord de la piste venant de
    Rorketon, brille, munie de sa boule de verre qui attend toujours
    l’électricité, une unique pompe à essence. Au-delà, c’est
    un désert d’herbe et de vent. L’une des maisons a bien une
    porte de devant, à l’étage, mais comme on n’y a jamais ajouté
    ni balcon, ni escalier, rien n’exprime mieux la notion de l’inu -
    tile que cette porte. Sur la façade du magasin, il y a, peint
    en grosses lettres: General Store. Et c’est absolument tout ce
    qu’il y a à Portage-des-Prés. Rien ne ressemble davantage au
    fin fond du bout du monde. Cependant, c’était plus loin
    encore qu’habitait, il y a une quinzaine d’années, la famille
    Tousignant.
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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Les plus jeunes enfants étaient restés sur la petite île et, à ce
    moment, ils firent leurs adieux à leur mère. Ils pleuraient tous.
    En ravalant des larmes et sans cris; ils comprenaient qu’il était
    trop tard pour la retenir. Les petites mains, sans suspendre un
    seul instant leurs mouvements, s’agitaient dans la direction de
    Luzina. L’une des fillettes portait le bébé entre ses bras et elle
    l’obligeait à faire aller tout le temps sa menotte. Ils se tenaient
    tous les cinq serrés à ne former qu’une seule tache minuscule
    contre l’horizon le plus vaste et le plus désert du monde. Une
    grande partie de la gaieté de Luzina l’abandonna dans ce
    moment. Elle chercha son mouchoir qu’elle ne put trouver
    tant elle était gênée par ses lourds vêtements. Elle renifla.
    — Soyez bons, recommanda-t-elle à ses enfants, enflant sa
    voix que le vent emporta en une tout autre direction. Obéissez
    bien à votre père.
    Ils tâchèrent de se parler d’une rive à l’autre, et ce qu’ils se
    disaient était sans correspondance.
    Les enfants rappelaient des souhaits caressés depuis toute
    une année. À travers leur chagrin ils s’en souvenaient tout de
    même fort bien.
    — Une ardoise, Maman, criait l’un.
    — Un crayon avec une efface, Maman, lançait l’autre.
    Luzina n’était pas sûre de ce qu’elle entendait, mais, à tout
    hasard, elle promettait:
    — Je vous apporterai des cartes postales.
    Elle savait ne pas se tromper en promettant des cartes postales.
    Ses enfants en raffolaient, surtout de celles qui montraient
    de très hauts édifices, des rues encombrées d’autos, et
    des gares donc! Luzina comprenait bien ce goût.
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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Cette année-là, il parut que Luzina Tousignant ne pourrait
    entreprendre son voyage habituel. Elle avait les jambes enflées;
    elle ne pouvait pas se tenir debout plus d’une heure à la fois, car
    c’était une femme assez forte, grasse, animée, toujours en mouvement
    dès que ses pauvres jambes allaient un peu mieux.
    Hippolyte Tousignant n’aimait pas la laisser partir dans cet
    état. De plus, on était au pire temps de l’année. Pourtant, c’est
    en riant que Luzina se mit à parler de son congé. En plein été,
    au milieu de l’hiver, on pouvait à la rigueur sortir de l’île et
    même sans trop de difficultés. Mais au printemps, une femme
    seule ne pouvait rencontrer plus de hasards, de périls et de
    souffrances que sur cette piste de Portage-des-Prés. Hippolyte
    tenta longuement de dissuader Luzina de partir. Douce en
    toute autre occasion, elle se montra déterminée. Il fallait qu’elle
    aille à Sainte-Rose-du-Lac, voyons! Au reste, elle y consulterait
    le médecin pour l’eczéma du bébé. Elle ferait réparer la pièce
    ébréchée de l’écrémeuse. Elle s’arrêterait quelque temps à Rorketon
    pour les affaires. Elle en profiterait pour voir un peu
    ce qui se portait maintenant, «car, disait Luzina, ce n’est pas
    parce qu’on vit dans les pays sauvages qu’on ne doit pas se
    mettre à la mode de temps en temps». Elle donnait cent raisons
    plutôt que de convenir qu’il y avait bien quelque plaisir
    pour elle à quitter l’horizon désert de la Petite Poule d’Eau.
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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    La vieille carte lui parlait presque comme une amie et aussi comme une voleuse. Elle suintait. En l’effleurant, en la réchauffant de sa main, Luzina lui arrachait des petites gouttes d’humidité, ténues, froides, qui, sous ses doigts, lui faisaient l’effet bizarre de larmes. Le Manitoba lui paraissait alors s’ennuyer. Si grand, si peu couvert de noms, presque entièrement livré à ces larges étendues dépouillées qui figuraient les lacs et les espaces inhabités! De plus en plus vide, de papier seulement et sans caractères écrits, plus on remontait vers le Nord. Il semblait que toutes les indications se fussent groupées ensemble sur cette carte comme pour se communiquer un peu de chaleur, se fussent resserrées dans le même coin du Sud. Elles devaient s’y traduire en abréviations, tant, parfois, la place leur manquait, mais plus haut, elles s’étalaient à leur aise, aucunement bousculées. Mlle Côté avait enseigné que les trois quarts de la population du Manitoba habitaient tout ce bout-ci de la carte que Luzina pouvait couvrir de ses deux mains. Cela laissait peu de monde pour le Nord! Si vide en cette région, la vieille carte paraissait vouloir venger Luzina. Elle portait en grosses lettres le nom de la Water Hen River. Cependant, elle se taisait sur l’existence de l’île de la Petite Poule d’Eau.
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