ISBN : 2890525759
Éditeur : Boréal (1976)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Dans le quartier montréalais de Saint-Henri, un peuple d'ouvriers et de petits employés canadiens-français est désespérément en quête de bonheur. Florentine croit trouver le sien dans l'amour; Rose-Anna le cherche dans le bien-être de sa famille; Azarius fuit dans le rê... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 04 mars 2012

    sylvaine
    1939 Canada, quartier Saint Henry , faubourg de Montréal, le Canada se prépare à entrer en guerre aux côtés de la Grande Bretagne et de la France , suite à l'invasion de la Pologne par l'armée allemande.
    Florentine Lacasse est la fille aînée de Rose-Anna et Azarius.C'est une jeune fille de 19 ans serveuse dans un restaurant les Quinze Cents où elle va rencontrer Jean Lévesque et Emmanuel Letourneau 2 jeunes hommes amis d'enfance mais au caractère diamétralement opposé. Autant Emmanuel ,élevé dans ce quartier miséreux mais sans avoir jamais souffert du manque , se montre attentif aux autres , pauvres ou riches ,toujours prêt à essayer de sauver le monde , l'humanité allant même jusqu'à s'engager par idéalisme pacifique, autant Jean orphelin , peu ou mal aimé ,et qui a souffert de la pauvreté, , ne vise qu'à gravir les marches de la hiérarchie sociale quitte à tourner le dos à tout ce qui peut lui rappeler ce passé , cette misère , cette solitude désargentée il ne veut à aucun prix orphelin , peu ou mal aimé être retenu :seul il est et seul il avance.
    Quant à Florentine , jolie jeune fille portant sur ses épaules la survie de sa famille avec la paye qui rentre à la maison chaque semaine, le père toujours au chômage et sa mère à nouveau enceinte du 12ème enfant, son but est de trouver un ami garçon qui lui apportera ce qu'elle juge essentiel la sécurité financière ,les petits plaisirs de la vie ,une jolie robe, un bijou, une sortie….mais voilà elle rencontre Jean et tout bascule pour elle , broyée ,laminée par sa passion pour cet homme.
    Rose-Anna est le portrait typique de ces femmes de l'époque , acceptant tout pour leur mari , leurs enfants , se sacrifiant à leur profit , travaillant sans relâche et ne s'arrêtant que pour accoucher ….
    Azarius lui aimerait retrouver l'odeur du bois et pouvoir à nouveau faire vivre sa famille décemment.ce doux rêveur est un personnage très attachant ,
    A travers le premier roman de Gabrielle Roy ,récompensé en France par le prix Fémina 1947 et au Canada par le prix du Gouverneur Général , nous découvrons cette ville de Montréal et ses 2 mondes,; le fossé entre les familles anglaises de la ville haute et celles de la ville basse , prêt du port et de la zone industrielle qui se développe dans ces quartiers francophones.
    Elle nous parle de Tous ces petites gens vivant au jour le jour , rognant sur tout pour pouvoir se payer un toit, un morceau de pain , le quotidien , toujours le quotidien .Pour eux pas malgré tout l'espoir , les petits bonheurs , l'optimisme affleure malgré les difficultés.
    Mêlant les tonalités réalistes de Zola à celles De Maupassant , G Roy a écrit là un livre qui a marqué son époque dénonçant , alertant les autorités sur la vie misérable dans ces quartiers et en pionnière elle aborde aussi un sujet jusqu'alors tabou celui de la sexualité de la jeune femme et du couple !
    C'est un livre qui une fois refermé de s'oublie pas de sitôt! A découvrir.

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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nono19, le 31 octobre 2011

    Nono19
    La famille Lacasse vit dans le quartier de Saint-Henri au Québec pendant la seconde guerre mondiale. On suit notamment la vie de Florentine, l'ainée de la famille qui travaille comme serveuse et donne sa paie à sa famille qui vit dans des conditions précaires. le père, Azarius, se lance dans des projets foireux qui mettent sa famille à chaque fois un peu plus sur la paille, la mère, Rose-Anna essaie de gérer le maigre budget de sa famille et tombe enceinte très fréquemment.
    Florentine rencontrera Jean qu'elle n'aura de cesse de poursuivre de ses avances car il représente le changement,l'aventure, une vie meilleure. Lui de son côté fera tout pour la fuir car elle représente justement ce monde qu'il veut quitter au plus vite.
    Ce qui m'a frappé pendant ma lecture, c'est le désespoir qui se dégage de chaque personnage. Ils ont tous eu des rêves, des ambitions mais la vie les a rendu tristes, brisés, mélancoliques,...
    La pauvreté surtout a un impact dévastateur, en effet, comment faire pour avoir des moments privilégiés avec ses enfants, pour apprendre, s'enrichir, se reposer, ... quand tout ce qu'on a dans la tête est: "ou va-t-on vivre dans quelques mois?, le petit n'a pas de manteau et ne peut pas aller à l'école...".
    Il y aussi tous ces jeunes et moins jeunes s'engageant dans l'armée uniquement car leur vie dans l'armée est bien meilleure que leur vie quotidienne. Et comme le fait remarquer l'auteure, on les paie pour entrer dans l'armée, leur famille auront des revenus stables lorsqu'ils seront au front,..
    C'est un triste constat surtout car on sait que beaucoup de gens se sont enrichis pendant la guerre tout en restant bien à l'abri chez eux.
    Roman très intéressant parfois déprimant et un peu long mais les destins des personnages sont prenants et l'analyse que l'auteure en fait criante de vérité.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par isallysun, le 21 mars 2012

    isallysun

    Voilà, il y a un moment, notre rongeuse de livres lançait un challenge sur les classiques en proposant d'inclure des lectures communes dans ce challenge! Et comme je venais de me procurer Bonheur d'occasion, je me suis dit pourquoi pas le proposer et le faire découvrir aux autres. Bien sûr, je ne l'avais pas lu, mais je savais que ce livre avait une bonne critique, en ayant remporté plusieurs prix dont:
    * le Prix du Gouverneur général du Canada
    * le Prix Fémina de France
    * et une médaille de l'Académie canadienne-française
    Cependant, je dois dire que, même si j'avais proposé le titre, personne ne se joignait à la LC du challenge, ce qui a fait que j'ai décidé d'élargir en postant des topics sur livraddict et babelio, parce qu'une LC seule, ce n'est pas fameux! Même si cela a pris du temps avant qu'une non-canadienne se joigne à la LC, il y en a!
    Certains l'auront peut-être vus, mais au moment où j'écris cette chronique, je n'ai pas mon livre avec moi, ce qui fait que je suis légèrement déçue de la critique que je vous fait, car j'aurais aimé vous partager mes citations coups de coeur, qui faisaient ressortir l'ambiance du roman!
    Bien sûr, le roman se passe au moment de la guerre dans un quartier pauvre de Montréal. Gabrielle Roy décrit donc cette réalité avec un grand brio. Par ses mots, elle réussit à nous transmettre l'ambiance ainsi que les enjeux de la pauvreté. Florentine m'a parfois agacée, mais j'avoue que cet agacement rendait son personnage beaucoup crédible, car après tout, normal de ne pas vouloir un bonheur qui soit usé! C'est un livre triste, oui, certes, mais le contexte s'y prête! Donc, si vous voulez quelque chose de joyeux, ce n'est pas pour vous, pour l'instant! Mais je vous invite à le découvrir, car cela dépeint une réalité qui est encore criante de nos jours et qui ne tombe pas dans l'oubli lorsqu'on a déposé le livre! Bref, dommage que, puisque ma mère l'a fait lorsqu'elle était jeune, ce livre ne soit pas lu à l'école de nos jours! Je crois que même au secondaire, il pourrait intéresser certains jeunes par son côté historique, sa conscience sociale! Peut-être pas lire l'intégrale, mais à tout le moins des extraits.
    Donc, vous comprendrez que j'ai bien apprécié ma lecture. Bien sûr, le style est parfois ardu, mais ça coule assez aisément! Ma seule déception: avoir tant attendu avant de le lire! Donc, pour moi, ce livre mérite bien son statut de classique de notre littérature canadienne!

    Lien : http://paysdecoeuretpassions-critiques.blogspot.ca/2012/03/le-bonheu..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Plumisa, le 21 mars 2012

    Plumisa
    Dans ce roman, le lecteur est transporté au Québec au début de la seconde guerre mondiale. Les protagonistes vivent dans Saint-Henri, rattaché à Montréal depuis 1905.
    C'est au travers de la famille Lacasse que l'auteur nous plonge dans les conditions de vie de l'époque.
    Il y a Florentine, 19 ans, serveuse qui verse la quasi totalité de son maigre salaire pour faire vivre sa famille. Mais Florentine a des rêves, elle est amoureuse de Jean, un jeune homme ambitieux. Il sait qu'en se débrouillant bien, il pourra tirer partie de la guerre, sans s'enrôler pour autant.
    Rose-Anna, la mère, qui chaque jour lave, raccommode, tente d'étirer au maximum le moindre cenne (sou) pour faire vivre les siens, ses enfants qu'elle aime tant sans savoir leur dire. Cette femme courageuse qui refuse de se laisser abattre plus d'un instant mais qui redoute aussi d'avoir à payer un tribut à chaque petit bonheur accordé par la vie.
    Eugène le frère aîné ne voit son avenir que d'une seule façon : s'enrôler dans cette guerre qui démarre pour s'assurer un salaire, un manteau et des chaussures mais aussi un certain prestige auprès des jeunes filles.
    Il y a aussi Yvonne, qu'aucune température négative n'empêchera de se rendre à la messe ; Daniel le petit garçon fragile qui reste à la maison malgré son envie d'école ; et puis les petits dont on parle moins, ainsi que l'enfant encore à naître...
    Et puis il y a Azarius, le père, qui ne garde jamais un travail bien longtemps mais trouve son bonheur et son avenir dans ses rêves et ses espoirs en sachant les communiquer autour de lui, même si la réalité se rappelle à lui de façon parfois abrupte.
    Au travers de ces personnages attachants, la guerre continue en toile de fond. Elle est lointaine, bien sûr, et les difficultés pour s'en sortir au quotidien sont déjà bien trop prenantes pour que les héros y pensent souvent, sauf quand cette dernière se rappelle à eux par l'enrôlement d'un proche ou un gros titre dans les journaux.
    Ce livre est aussi un récit moderne pour l'époque de sa publication, car l'auteur ose en effet effleurer le sujet tabou de la sexualité, même si ce n'est qu'en glissant quelques mots ou phrases sur ce sujet.
    Ponctué de termes et de phrases en québécois, ce roman est une pure lecture bonheur même si le récit n'est pas gai. Et c'est à regret que l'on quitte cette famille au moment où, on l'espère de tout coeur, la roue semble avoir tournée un petit peu en sa faveur. A moins que...

    Lien : http://isabelle-passions.over-blog.com/article-bonheur-d-occasion-ga..
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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 26 avril 2010

    iarsenea
    J'ai finalement lu ce classique Canadien Français de Gabrielle Roy. C'est le premier roman qu'elle a écrit en 1945. Je dois vous avouer que la lecture n'a rien de léger. Mais c'est une histoire infiniment touchante.
    L'histoire se passe dans le quartier ouvrier de St-Henri à Montréal au printemps 1945. Dans ce quartier, des gens ordinaires, déçus par la vie mais ne perdant pas espoir, se battent pour une parcelle de bonheur qui comme le dit bien le titre, ne vient qu'à l'occasion.
    On lit l'histoire de l'amour déçu de Florentine, une serveuse qui donne toutes ses payes pour faire vivre sa mère, son père ainsi que ses frères et soeurs.
    On lit l'histoire de Rose-Anna, la mère de Florentine, qui, accumulant grossesse par-dessus grossesse, croulant sous les soucis, tente du mieux qu'elle peut de rendre sa famille heureuse.
    On lit l'histoire d'Azarius, un père rêveur qui croyant rendre sa famille riche, s'essaie à plusieurs métiers toujours sans succès. Ne perdant jamais espoir, il ferme donc les yeux sur la pauvreté de sa famille.
    On lit l'histoire de Jean qui fait passer son ambition avant tout, même si pour cela il doit briser des coeurs.
    On lit aussi l'histoire d'Emmanuel, un jeune homme au coeur pur qui s'engage dans l'armée et qui au cours d'une permission tombe amoureux de Florentine.
    On lit finalement le sort de milliers de personnes qui vivent dans la pauvreté et l'espoir.
    Après la lecture d'un tel livre, on est reconnaissant de la vie qui nous est offerte. Ça vaut donc la peine de lire Bonheur d'occasion, ne serait-ce que pour entrevoir les mille et une choses dont on ne pense même plus à se réjouir.

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2008/12/bonheur-doccasion-tin-..
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Citations et extraits

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  • Par sylvaine, le 01 mars 2012

    l'image de Florentine pourrait mourir dans son souvenir,l'image de sa jeunesse pourrait se perdre,mais jamais il n'oublierait l'affreuse pauvreté qui avait entouré leur instant d'amour.Cela était la suprême offense qui déteignait sur son sentiment de supériorité,le gênait déjà jusque dans ses ambitions de l'avenir,se présenterait peut-être à lui chaque fois qu'il réussirait et d'autant plus qu'il réussirait.
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  • Par Nono19, le 22 octobre 2011

    Elle, silencieuse, songeait que la pauvreté est comme un mal qu'on endort en soi et qui ne donne pas trop de douleur, à condition de ne pas trop bouger. On s'y habitue, on finit par ne plus y prendre garde tant qu'on reste avec elle tapie dans l'obscurité; mais qu'on s'avise de la sortir au grand jour, et on s'effraie d'elle, on la voit enfin, si sordide qu'on hésite à l'exposer au soleil.
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  • Par sylvaine, le 01 mars 2012

    Ils disent qu'il faut être spécialisé de nos jours pour se trouver de l'ouvrage .Ben, voulez vous que je vous le dise:un métier ,de nos jours,c'est pus rien.On passe la moitié de sa vie à l'apprendre son métier,pis le reste de sa vie à l'oublier.Non, les belles époques des métiers,c'est fini.Aujourd'hui, c'est pus que dans des petites jobs qu'un homme se réchappe...
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  • Par Nono19, le 17 octobre 2011

    -Il y a une grande différence entre nous deux; toi, tu crois que c'est les soldats qui changent le monde, qui mènent le monde; et moi, bien moi, je crois que c'est les gars qui restent en arrière et qui font de l'argent avec la guerre.
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  • Par Nono19, le 22 octobre 2011

    "(...)Ben sûr, qu'a nous laisserait pas pâtir de la faim, si a savait qu'on a pas tout ce qu'il faut. Toute notre vie, quand on a eu besoin d'elle, a nous a donné la nourriture, les vêtements et les bons conseils, c'est vrai. "Sa bouche se plissa. Et elle pensa: "Mais est-ce rien que ça qu'une mère doit donner à ses enfants?"
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La Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec propose le Lectomaton, présenté pour la première fois en Amérique du Nord au Salon du Livre de Montréal 2009, au stand Belgique / Wallonie-Bruxelles.








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