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Par IzaBzh, le 20/01/2011
Les vivants et les morts de
Gérard Mordillat
« L’autre jour, il m’a traité d’esclave et cela m’a mis très en colère. Comment pouvait-il me traiter d’esclave ? Comment pouvais-je être un esclave ? J’ai du travail ; mais c’est vrai que ce travail me permet seulement d’assurer ma survie pour que je puisse continuer à travailler ; je suis propriétaire de ma maison ; mais c’est vrai que je ne le suis qu’en apparence, en réalité, c’est la banque qui l’est ; je suis libre d’aller où bon me semble ; mais ça, ce n’est vrai qu’en théorie car j’ai pas un sou vaillant pour me déplacer ; j’ai la liberté d’expression, mais chacun sait que s’exprimer publiquement sur l’entreprise qui vous emploie c’est ouvrir soi-même la porte d’où on vous poussera dehors. Lorquin avait raison. Tout ce qu’il disait était vrai : j’étais un esclave, je suis un esclave, nous sommes des esclaves. »
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Par guika, le 17/06/2009
Jésus sans Jésus : La christianisation de l'Empire romain de
Gérard Mordillat
On peut et on doit additionner l'ensemble des éléments qui structurent le succès du christianisme: un monothéisme facile d'accès, une grande capacité d'adaptation et d'identification, un récit commun très simple attaché à une doctrine très sophistiquée, un spectre théologique allant des croyances populaires de masse aux élaborations les plus philosophiques pour les élites, une perspective de rétribution et de vie après la mort, une réponse à l'incertitude du présent et à l'angoisse de l'au-delà, une institution-refuge, une structure ecclésiale permettant d'écarter ou d'intégrer tous les opposants, une religion ouverte à tous et à toutes, l'appartenance à une même communauté, fût-elle imaginaire, des formes d'entraide et de charité, un système de compensation des inégalités sociales, une dispersion des églises à travers les régions, un livre de référence à la fois unique et multiple (le Nouveau Testament), des figures d'intercesseurs, des modèles exemplaires (les récits de martyre), et une utilisation de plus en plus inventive des images.
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Notre part des ténèbres de
Gérard Mordillat
L’argent tue. Le capitalisme tue ! Le libéralisme tue ! Il n’y a pas d’autre mot. Il tue ! (p. 165)
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Par Piling, le 04/08/2008
Première phrase du livre
Jésus après Jésus : L'origine du christianisme de
Gérard Mordillat
incipit :
Le christianisme domine le monde occidental depuis près de vingt siècles. Est-il possible auourd'hui d'en retrouver l'origine, d'en désigner le point de départ, ou s'agit-il d'une entreprise aussi vaine que de rechercher le fleuve qui prendrait sa source dans la mer ?
Le mot "source" n'est pas indifférent. C'est celui qu'utlisent les historiens et les exégètes du Nouveau Testament pour désigner les documents sur lesquels ils travaillent. Car, contrairement à ce que certains croient ou voudraient croire, le christianisme n'a laissé d'autres traces dans l'Antiquité que des livres. Pas de vestiges, pas de reliques, pas d'images : que du texte.
Et c'est souvent vertigineux.
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Par tojadi, le 17/09/2011
Rouge dans la brume de
Gérard Mordillat
les religieux , qu'ils soient chrétiens , juifs ou musulmans , répandent des superstitions qu'ils finissent par présenter comme des faits historiques et en tirent des lois qui , par leur essence divine , établiraient une morale .
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Notre part des ténèbres de
Gérard Mordillat
La réalité, c’est nous qui la créons. Mettez-vous bien ça dans le crâne : pour le public, il n’y a pas d’autre réalité que celle que nous inventons. (p. 397)
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Par KatellB, le 05/02/2012
Rouge dans la brume de
Gérard Mordillat
J'aurai fait entendre ma voix.
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Par zorazur, le 12/11/2011
Les vivants et les morts de
Gérard Mordillat
On ne peut pas seulement se rêver et mourir sans avoir vu ses rêves s'accomplir.