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Göran Tunström

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Note moyenne : 3.86/5 (sur 36 notes) Göran Tunström

Biographie et informations

Nationalité : Suède
Né(e) à : Karlstad , le 14/05/1937
Mort(e) à : Stockholm , le 05/02/2000

Biographie :

Göran Tunström est un écrivain suédois.

Fils d'un pasteur, il a passé son enfance dans la Commune de Sunne dans le Värmland, une province à proximité de la frontière norvégienne. Il était l'époux de l'artiste peintre Lena Cronquist, avec laquelle il a eu un fils.

À la fois poète et romancier, Göran Tunström est un écrivain majeur de la littérature suédoise de la fin du XXe siècle. Sa carrière littéraire s'est étendue sur presque quatre décennies, mais il n'a réellement été connu du grand public (suédois) qu'en 1996, lorsque son œuvre L'Oratorio de Noël a été tournée en film.

Il s'est mérité de nombreux prix littéraires, notamment le prix prestigieux du livre de l'année en Suède, le August Prize, 1998, pour Le livre d'or des gens de Sunne. Il est reconnu pour son exploration complexe des relations interpersonnelles à travers un style qui fait parfois appel à un fantastique qui n'est pas sans évoquer Gabriel Garcia Marquez.

On lui doit également une dizaine de recueils de poésie ainsi que des pièces radiophoniques.

Il a séjourné en Grèce, en Inde, au Mexique, en Norvège, à New York et en Nouvelle-Zélande et il a vécu dans l'Archipel de Stockholm ainsi que dans le quartier de Södermalm, dans la capitale suédoise. La Commune de Sunne, où il a passé son enfance joue un rôle important dans son œuvre.
> lire la suite Source : Wikipédia
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roman   journal intime   poésie   témoignage   récit de voyage   drame   folie   cancer   lune   temps qui passe   introspection   montagnes   musique   consommation   voyage en asie   indien   suède   littérature suedoise   littérature nordique   littérature scandinave  

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Goran Tunstrom : Le Buveur de lune
Olivier BARROT présente le livre de Goran Tunstrom
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Citations de Göran Tunström

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  • Par balooo, le 07/03/2012

    Le livre d'or des gens de Sunne de Göran Tunström

    Harald débarque à Göteborg, mais il ne sait où loger les premiers temps. Il traîne à la gare centrale jusqu'à ce que la police l'en chasse. De temps en temps, cependant, il peut manger chez la fiancée d'un de ses amis. Elle est russe et danse au Grand Théâtre. Sa famille possédait une fabrique de chocolat à Moscou, avant que les bolcheviks ne les obligent à s'enfuir. Elle fréquente beaucoup de gens qui viennent chez elle après les représentations pour rire, manger des sucreries et pousser la chansonnette avant d'avoir envie d'aller se coucher. Ils forment une cour brillante, qui frémit sous les lustres en cristal et étincelle de tous ses bijoux, vrais ou faux. Harald, parfois, en a un aperçu quand, sale et pas rasé, il les regarde du fond de la cuisine. Il se sent très perdu.

    Le propriétaire de l'appartement assiste aussi à cela. Ce vieux Russe qui coud des chaussons de danse pour le théâtre préfère rester dans la cuisine. Il est vêtu d'une immense robe de chambre, porte des pantoufles cousues à la main et un petit bonnet sur le sommet du crâne. De temps à autre, sa femme ou sa fille entre pour recevoir un baiser sur la joue et être invitée à bien s'amuser «là-bas». «Viens, toi aussi», disent la femme et la fille. Mais il secoue la tête. «Mieux vaut entendre les rires que les voir.» Quand elles ont disparu «là-bas», il pointe son doigt sur Harald:
    - Toi venir ici.
    Harald n'est pas, comme il l'imagine, mis à la porte. Au contraire. Le vieux le fait entrer dans son cabinet de travail.
    - Ici, pas invités. Seulement toi et moi.
    Au mur est accrochée une énorme carte de la Russie. Couverte d'épingles de différentes couleurs.
    - Là avoir été. Partout. Là, moi pêché! Là, moi travailler! Là avoir... et il chuchote... aimé. Les épingles rouges tu vois. La femme pas savoir, toi rien dire. Il saisit l'une des épingles rouges et l'embrasse. La tourne et la retourne: Moi dix-sept. Elle, Nadja! Tache de naissance sur épaule, derrière. De toutes femmes au monde... Elle!

    De nombreux soirs, Harald reste chez le vieux Gabay et l'entend soupirer sur une époque révolue. Il entend parler de voyages, de rencontres, et ne comprend pas pourquoi le vieil homme s'intéresse à lui, si ce n'est qu'un jour il s'est tenu devant une porte, le bonnet à la main, tout comme c'est arrivé un jour au vieux, mourant de faim. Avec l'aide du vieux, il peut loger gratuitement chez une veuve âgée qu'il est censé protéger contre les voleurs.

    A l'école d'art, Harald s'efforce de copier. Il trouve que beaucoup de ses camarades choisissent des solutions de facilité quand ils posent leurs motifs sur le papier.
    - Ne regarde pas ta main quand tu peins, dit le professeur. Ce n'est pas une question de force musculaire. La couleur doit vivre par elle-même; la couleur doit résister et survivre aux motifs.
    - Et la forme?
    - La couleur est forme. Peux-tu concevoir une couleur sans forme. Les dessins en noir et blanc eux aussi sont de la couleur. Mais méfie-toi du rouge, c'est une couleur trop importante.
    Harald étant un enfant de la honte, il n'existe pas de photos de lui. Pas d'histoires. La mer de tulipes est son seul souvenir, une mer rouge sang. Il dit:
    - Je veux peindre des tulipes. Des tulipes rouges.
    - Les tulipes rouges sont peut-être jaunes. Ou bleues. Pourquoi veux-tu peindre des tulipes?
    - Un jour, j'ai...
    - C'est ça, un traumatisme! l'interrompt le professeur, mais Harald ne comprend pas ce mot, il essaie d'argumenter.
    - C'est trop banal?
    - On peut rarement dire qu'un motif est banal, c'est l'exécution qui peut l'être. C'est ce que disait Ivan Aguéli: «Celui qui trouve qu'une carotte est banale ne deviendra jamais peintre.» Qu'est-ce qu'elles racontent, tes tulipes?
    - Elles sont la seule chose que je veux peindre, la seule chose que je dois peindre. Un jour, j'y suis arrivé. Dans un grand dessin d'enfant. J'ai presque atteint quelque chose.
    - Tu l'as encore, ce dessin?
    - Ma mère l'a jeté au feu, mais j'essaie de le retrouver dans mon souvenir.
    - Voilà une histoire chargée. Mais peins autre chose entre-temps, les tulipes finiront par se pointer insidieusement. Je crois que ce qui cloche, dans tes tentatives, c'est que tu réfléchis en même temps et que tes pensées se posent comme de grosses taches sur la toile. Commence par peindre et réfléchis ensuite à ce que tu as réalisé. Mais n'oublie jamais que l'art est un métier d'artisan.
    - Avez-vous toujours su ce qui est correct, maître?
    - Loin de là.
    - Mais vous êtes contre les histoires peintes?
    - Il existe des histoires dans tout, même dans mes toiles abstraites, seulement - comme je viens de te le dire - la couleur l'emporte sur les histoires, la couleur est la nouveauté de chaque histoire. J'aimerais te donner une chance d'y arriver. Certains d'entre vous, ici au cours, prennent leur temps pour fleurir, d'autres s'épanouissent d'un coup. Mais fanent aussi plus tôt. Certains parmi vous peindront un seul tableau, encore et toujours, d'autres chercheront un tableau toute leur vie. Votre engagement ici doit être dans la technique artisanale, pas dans la politique ni dans la vie sentimentale. Gardez les peintures de batailles pour quand vous aurez quitté ce bâtiment, le modèle vous attend dehors. Continue à peindre, Harald, mais souviens-toi que c'est pénible, qu'être artiste ne convient pas à tout le monde, même si la flamme est brûlante. Pour ma part, j'ai commencé par faire des portraits, ce qui m'a donné une certaine valeur aux yeux de mon père. Mais c'est plus tard que j'ai appris - peut-être - à jouer, à prendre les motifs par surprise. Ça pourrait aussi être une voie pour toi.
    Les paroles du professeur donnent du courage à Harald.

    Mais il est incapable de faire semblant: une fois rentré dans la chambre qu'il occupe chez la veuve, avec quelques tulipes volées dans le restaurant où il fait la plonge, il s'installe devant le chevalet et travaille jusque tard dans la nuit. La veuve le complimente sur son zèle et l'assure que l'odeur de térébenthine ne l'incommode nullement.
    - Ça me rappelle ma jeunesse. Je connaissais beaucoup d'artistes, j'allais à tous leurs vernissages et je faisais sans doute la bringue, comme on dit aujourd'hui. Vous devez beaucoup aimer les fleurs.
    - Pas particulièrement.
    Grands et petits formats. Les toiles sont alignées contre le mur et la veuve lui donne des clous:
    - N'hésitez pas à les accrocher.
    - Ce ne sont que des esquisses. Je ne suis pas encore arrivé à ce que je veux. Ils ressemblent seulement à des tableaux. Pour l'instant.

    Il est sur la bonne voie. Il le sent, même après avoir effacé le travail de toute une nuit. Il râle parce que quelque chose s'approche. Quelque chose se resserre autour de lui, dont il ne saurait dire s'il s'agit de forme ou de contenu, de mouvement ou d'immobilité. Il ne sait pas encore comment est cette image, il étale du noir partout autour du rouge insidieux, il efface et permet au rouge d'envahir le noir, il oublie la prudence des pinceaux. Il fait gicler directement du tube les couleurs coûteuses et travaille au couteau.

    Il ne s'agit pas de jubilation, surtout pas, mais d'une rage qui l'oblige à se placer des heures durant, non pas près de la couleur, mais dedans. Il ne lorgne plus sur les toiles de ses camarades, sur leurs pinceaux, il n'écoute plus leurs discussions, ce violent travail nocturne fonctionne en parallèle aux études, au dessin d'après modèle, ça martèle durant le jour, ça gronde durant son sommeil, c'est là quelque part et ça doit sortir. Il se dit qu'un jour il montrera son vrai travail à son professeur, mais arrive alors ce qui ne devrait pas arriver: son professeur meurt. Le travail s'interrompt. Harald reste, le pinceau à la main, se disant qu'il existe des gens qui n'ont pas le droit de devenir trop heureux. Qu'il y en a certains dont le lot est d'être continuellement frappés.

    Un nouveau professeur arrive à l'école, un jeune Tchécoslovaque en colère qui vient de quitter son pays, il parle mal le suédois, peint des machines à coudre et des horloges, des cauchemars brisés. Il divise l'école en deux camps, et ceux qui se rallient à son bord deviennent soudain très importants et très mystérieux. Ils parlent de dîners tardifs avec le professeur, lancent à la cantonade de nouveaux noms difficiles à prononcer et, quand on mentionne l'ancien professeur, une lueur de supériorité et de mépris s'allume dans leur regard. Il s'agit maintenant, disent-ils, de rattraper le retard, de capturer les frémissements et les traumatismes du présent, et la confiance qu'avait donnée à Harald l'attitude de l'ancien professeur l'a maintenant quitté. Si parfois il avait pu se sentir appartenant à un groupe, le sentiment s'est évaporé. Quand viennent les vacances de Noël, il empaquette son tableau rouge, achète un billet pour rentrer chez lui. Derrière le papier kraft marron, les couleurs flamboient. Elles vont vaincre Olga, enfin il sera Quelqu'un à ses yeux.

    Quand il franchit la porte, Olga est alitée, malade. Elle attaque immédiatement le registre des lamentations:
    - Des allers-retours à l'hôpital, voilà ce que j'ai fait sans arrêt, moi, pendant que toi... ainsi commence- t-elle son réquisitoire. Heureusement qu'il existe quelques personnes, dans ce monde, pour veiller sur vous. Moi, j'arrive bientôt au bout du rouleau.

    Harald est dégoûté par ce discours de bienvenue, mais il puise de l'énergie dans le paquet contenant son tableau.
    - Je t'ai apporté quelque chose.
    Olga se retourne lourdement dans le lit. Il ouvre les rideaux pour qu'il y ait suffisamment de lumière.
    - Donne-moi un peu d'eau, j'ai la bouche sèche, on ne m'a pas rempli mon verre.
    - Il y a donc quelqu'un qui passe s'occuper de toi?
    Il lui donne à boire, commence à ouvrir son paquet.
    - Ça en fait du bruit, se lamente-t-elle.

    Il ne se décourage pas pour autant. D'ici peu elle sera vaincue, et la seule chose qu'il demande, c'est que ses yeux révèlent un soupçon de surprise, une seconde, deux, ou qu'elle le regarde, le jau
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  • Par julifly, le 13/10/2011

    L'Oratorio de Noël de Göran Tunström

    Ouvrir un gros livre et s'enfoncer dedans! La jungle sur une page, un fleuve impétueux de l'autre côté. Personne ne peut vous atteindre sur l'étroite corniche entre le Point et la Lettre Majuscule. Comme un cloporte il peut se glisser entre le papier et le mot, rester immobile, parfois jeter un coup d'oeil un peu plus loin. Il peut chatouiller le dos des mots et lui seul les entendre rire. Il peut errer dans la forêt des mots où les jeux de lumière sont si beaux et, à chaque tournant du texte, découvrir du nouveau: des mots comme des arcades, comme des feuillages d'arbres, comme des corps ou des flammes. D'étranges animaux circulent, poussant des cris qui lui sont inconnus. Il y a là des villes secrètes, des villages, de curieuses embarcations et des gens qui discutent en un tas de langages.
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  • Par julifly, le 13/10/2011

    L'Oratorio de Noël de Göran Tunström

    Dieu n'existe pas. Je crois en lui.
    S'il devait exister, il serait prisonnier du langage et donc notre esclave.
    Si nous devions exister, nous serions prisonniers de notre langage. C'est bien ce que nous sommes.
    Dès que je tourne mes yeux de nain vers Dieu et essaie de le fixer, il disparaît pour se préciser partout où il n'est pas. Son absence est la condition de son existence. On peut continuer comme ça, et c'est ce que je fais.
    Et je déteste ceux qui ne croient pas en Dieu. Il y a en moi suffisamment de vide pour que des roses puissent y faner. Suffisamment de cris pour que les nuits éclatent. Suffisamment de désir pour se laisser tuer par la guerre.
    Mais sans Dieu tant de mots doivent mourir: ceux qui ne trouvent plus de prise
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  • Par julifly, le 13/10/2011

    L'Oratorio de Noël de Göran Tunström

    Entre eux des mots qui rampent. Durant tout l'hiver les mots cherchent leur chemin jusqu'à la clôture qui existe en chacun d'eux. Chaque fois ils essaient d'arriver à un sourire, à un soudain battement d'ailes, un envol droit vers le ciel.

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  • Par ivredelivres, le 29/01/2011

    Partir en hiver : Inde-Népal de Göran Tunström

    L'artiste offre du thé au jasmin et des pommes. Une simple branche d'amandier en fleurs dans un verre. La propreté du plancher, les traits nets de son visage, le frôlement délicat de ses mains, la langue qui effleure le monde sans égratigner ni blesser. Au bout d'un long moment seulement, nous remarquons qu'il pleut toujours dehors car, ici, à l'intérieur, tout est lumière. La distance entre la branche en fleurs et l'odeur du thé donne de la lumière. La distance entre la pomme dans sa main et l'éclat de son vêtement rouge. La simplicité. Il est un lama tibétain, assis très immobile et qui sourit
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  • Par ivredelivres, le 29/01/2011

    Partir en hiver : Inde-Népal de Göran Tunström

    Marcher sur terre, c'est découvrir avec quelle indécence la vie est brève

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  • Par Corboland78, le 25/03/2012

    L'Oratorio de Noël de Göran Tunström

    Cher Aron, Mrs Winther m’a invitée à prendre le café aujourd’hui, je suis arrivée juste avant la fermeture, elle m’a fait un signe de tête pour m’inviter à la suivre dans son logement privé. J’ai compris tout de suite qu’il y avait une lettre pour moi. Voyant mon excitation, elle ma dit : Je sors un instant, tu peux rester ici pour la lire, personne ne te dérangera. J’ai fondu en larmes. Personne, je te le dis Aron, personne dans mon existence ne m’a jamais parlé ainsi droit dans les yeux. Comme la vie est cruelle, comme elle pourrait être bonne. De qui et de quoi les hommes ont-ils une telle crainte ? Est-ce de leur propre vie ? Est-ce la crainte de nos gigantesques possibilités ? Quand elle est revenue, elle est restée derrière ma chaise et m’a caressé les épaules, et elle ne m’a pas dit : Ne pleure pas. Mais au contraire : Profites-en et pleure maintenant, tant que tu voudras.
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  • Par ivredelivres, le 29/01/2011

    Partir en hiver : Inde-Népal de Göran Tunström

    Le voyage vertigineux en bus est fort honorable, certes, mais la vitre d’une fenêtre vous sépare, laisse vos sens en jachère. A ces lois de la vie qui jamais encore ne furent écrites devrait être ajouté, pour tout adulte, un an de marche à pied en pays étranger. En tant qu’exercice d’attention, de confiance, de tolérance.

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  • Par ivredelivres, le 29/01/2011

    Partir en hiver : Inde-Népal de Göran Tunström

    Je n’ai jamais cessé d’être fasciné par ce qui se cache sous les visages de tous les jours. Quels royaumes ! Quelle lumière ! Nous ne sommes jamais ce que nous semblons être

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Livres de Göran Tunström (8)

    • L'Oratorio de Noël
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