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Par ATOS, le 25/05/2012
Grandes légendes de la pensée de
Henri Pena-Ruiz
La philosophie est l'allégorie de l'idéal, de l'exigence qui transcende le donné, pour mieux l'élever par cette distance à soi que représente l'aspiration à l'absolu.
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Par ATOS, le 25/05/2012
Grandes légendes de la pensée de
Henri Pena-Ruiz
" ce qu'on a décidé d'être et le temps accordé à l'existence sont deux choses distinctes."
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Par brigetoun, le 18/11/2009
Le roman du monde : Légendes philosophiques de
Henri Pena-Ruiz
Vaincre la peur, non en niant le danger,mais en en prenant l'exacte mesure. Vaincre la mort , non en la taisant par l'ignorance délibérée de la fin qui attend tout homme, mais en dédramatisant le rapport que l'homme entretient avec elle : soigner pour cela la vie intérieure en la libérant des représentations sans réel fondement, des imaginations qui la troublent. "La mort n'est rien pour nous" , rappelle Épicure, qui s'en tient à ce dont l'homme peut vraiment avoir l'expérience. Vaincre la crainte des dieux, non en les niant nécessairement, mais en s'affranchissant de la fantasmagorie qui leur prête les pires travers humains, la puissance en plus, ce qui aggrave la peur. Tout le programme de la philosophie est là, qui accorde la raison et le désir, l'audace et la sagesse qu'on appelait prudence pour y voir la sagacité qui sait agir.
L'expérience, purifiée des obsessions tristes et des divagations, émancipées des servitudes que l'homme déraisonnable s'inflige à lui-même, émerge alors dans sa vive beauté, festival sensible qu'aucun soupçon ne trouble. Le regard est rendu à sa fraîcheur native et réinvente le monde...
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Par brigetoun, le 18/11/2009
Le roman du monde : Légendes philosophiques de
Henri Pena-Ruiz
La démarche matérialiste, en l'occurrence, consiste à rappeler cette réalité première. Elle ne conduit pas à récuser le rôle des idées, mais à en restituer le sens et le contexte effectif.
L'esprit critique ne doit pas ignorer la part de leurre et d'idéalisation, de justification, ou tout simplement de bonne conscience, qui intervient souvent. On ne peut connaître ni juger un homme, ou un moment de l'histoire, en prenant pour seule référence l'idée qu'il se fait de lui-même. Du ciel des idées ou des représentations humaines à la terre des pratiques réelles, la conséquence n'est pas toujours bonne, si du moins l'on veut comprendre le ressort effectif des actions au lieu de leur supposer d'emblée des sources imaginaires.
Ainsi une certaine façon de philosopher peut conduire à oublier la réalité, voire à l'évoquer sans tenir compte de ce qu'elle est effectivement.C'est le cas lorsque les représentations des hommes, et notamment leurs idées, sont prises comme point de départ de la théorie. Devenues références plus ou moins arbitraires, elles acquièrent une valeur explicative.
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Par brigetoun, le 18/11/2009
Le roman du monde : Légendes philosophiques de
Henri Pena-Ruiz
D'hier et des souffrances, il reste la mémoire inquiète, qu'assume une nouvelle confiance. De demain, l'espérance hésite à s'esquisser, qui reste suspendue au présent incertain d'une lueur timide, surgie à peine de la nuit. Les temps de l'aurore s'accomplissent dans une annonce ensoleillée, où brille midi le juste
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Par brigetoun, le 06/11/2011
Le roman du monde : Légendes philosophiques de
Henri Pena-Ruiz
L’action de l’âge, elle-même, concentre et consacre la métamorphose du temps. On dit de l’homme usé ou meurtri par les épreuves qu’il est devenu méconnaissable : transformation physique et bouleversement moral, peut-être, quand la souffrance a creusé les rides de l’amertume ou de l’accablement. Le même et un autre : tel est l’homme singulier, tel est aussi le destin de l’espèce humaine. Proust : « À supposer que ce fût la même intention de sourire qu’eût d’Argencourt, à cause de la prodigieuse transformation de son visage, la matière même de l’oeil par laquelle il l’exprimait, était tellement différente que l’expression devenait toute autre et même d’un autre. »
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Par brigetoun, le 18/11/2009
Le roman du monde : Légendes philosophiques de
Henri Pena-Ruiz
le jugement que nous porterions sur nous-mêmes en tant qu'hommes, si nous pouvions prendre la mesure de vies complètes et délier toute appréciation d'une vision partielle, partiale aussi dès lors que la régit l'émotion du moment. Cette anticipation tragique habite la quête de lucidité. Elle consiste à placer tout choix dans l'horizon de la vie conclue, pour la mettre en préence de sa vie irrévocable. Et lui fournit ainsi sa référence la plus décisive, donc la plus exigeante