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Par Aela, le 28/01/2011
Le Bonheur, désespérément de
André Comte-Sponville
Le bonheur est le but de la philosophie. Ou plus exactement, le but de la philosophie est la sagesse, donc le bonheur - puisque encore une fois, l'une des idées les mieux avérées dans toute la tradition philosophique, et spécialement dans la tradition grecque, c'est que la sagesse se reconnaît au bonheur, ou du moins à un certain type de bonheur.
Parce que si le sage est heureux, ce n'est pas n'importe comment ni à n'importe quel prix. Si la sagesse est un bonheur, ce n'est pas n'importe quel bonheur! Ce n'est pas par exemple un bonheur qui serait obtenu à coup de drogues, d'illusions ou de divertissements.
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Le Bonheur, désespérément de
André Comte-Sponville
C'est ce que Schopenhauer, en génial disciple de Platon, résumera bien plus tard, au XIXème siècle, en une phrase, dont je dis toujours que c' est la plus triste de l' histoire de la philosophie. Quand je désire ce que je n'ai pas c' est le manque, la frustration, ce que Schopenhauer appelle la souffrance. Et quand le désir est satisfait ? Ce n' est plus la souffrance puisqu' il n'y a plus de manque. Ce n' est pas le bonheur puisqu' il n' y a plus de désir. C' est ce que Schopenhauer appelle l' ennui, qui est l' absence du bonheur au lieu même de sa présence attendue. On se disait : " qu'est-ce que je serais heureux si..." Et tantôt le si ne se réalise pas et on est malheureux; tantôt il se réalise et on n' est pas heureux pour autant : on s' ennuie ou l' on désire autre chose.
D' ou cette phrase que j' annonçais , qui résume si tristement l' essentiel : " La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l' ennui."
Souffrance parce que je désire ce que je n' ai pas, et que je souffre de ce manque; ennui parce que j'ai ce que dès lors je ne désire plus.
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Par Grapheus, le 20/06/2010
Le miel et l'absinthe : Poésie et philosophie chez Lucrèce de
André Comte-Sponville
C'est une force qui va, et qui entraîne. La douceur est au bout, là où lui-même n'est pas encore, sauf exception, où il veut aller, où il nous entraîne, là où il nous laisse. Cela fait comme un immense silence, au sortir du poème, comme un cri rauque qui se serait tu.
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Par Storm, le 29/07/2009
Pensees sur l'atheisme de
André Comte-Sponville
Si je ne crois pas en Dieu, c'est aussi, et peut-être surtout, parce que je préférerais qu'il existe. C'est le pari de Pascal, si l'on veut, mais inversé. Il ne s'agit pas de penser le plus avantageux - la pensée n'est ni un commerce ni une loterie-,mais le plus vraisemblable. Or Dieu est d'autant moins vraisemblable qu'il est davantage désirable : il correspond tellement bien à nos désirs les plus forts qu'il y a lieu de se demander si nous ne l'avons pas inventé pour cela.(...)La foi nous arrange trop pour n'être pas suspecte.
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Par aleatoire, le 13/07/2011
André Comte-Sponville
Tout a une cause, rien n'a de sens - que le sens toujours relatif, multiple et contradictoire des désirs et des craintes.
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Petit traité des grandes vertus de
André Comte-Sponville
L'intempérant est un esclave, d'autant plus asservi qu'il transporte partout son maître avec soi.
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Par Storm, le 29/07/2009
Pensees sur l'atheisme de
André Comte-Sponville
Je n'ai pas une assez haute idée de l'humanité en général et de moi-même en particulier pour imaginer
qu'un Dieu ait pu nous créer. cela ferait une bien grande cause, pour un si petit effet! Trop de médiocrité
partout, trop de bassesse, trop de misère, comme dit Pascal, et trop peu de grandeur. Comment un Dieu aurait-il pu vouloir cela ? Croire en Dieu ce serait péché d'orgueil; l'athéisme est une forme d'humilité.
C'est se prendre pour un animal, comme nous sommes en effet, et nous laisser la charge de devenir humains.
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Par Grapheus, le 28/01/2009
Traité du désespoir et de la béatitude de
André Comte-Sponville
Voici la suite — et la fin — du Mythe d'Icare. Après le moi, la politique et l'art, la morale et la métaphysique s'y trouvent abordées. Icare se sauve en se perdant : le monde "est" le ciel, et il n'y en a pas d'autre.
Le tout constitue une éthique ou, comme on voudra, une philosophie.
Un système ? Surtout pas. Aucun philosophe n'est Dieu, ni ne peut l'être (puisque Dieu n'existe pas), et c'est pourquoi il faut laisser la pensée à sa solitude, et la solitude à ses risques.
Non un système donc, mais une sagesse, pour essayer de vivre — désespérément et joyeusement — cela seul, m'a-t-il semblé, qui en valait la peine : tout.
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Par zazimuth, le 06/03/2011
André Comte-Sponville
Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.
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Par cmarguet, le 09/05/2011
L'esprit de l'athéisme : Introduction à une spiritualité sans Dieu de
André Comte-Sponville
Qu'est-ce une spiritualité sans Dieu?c Ecoutez le MP3.