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Par Aela, le 17/02/2012
Le Sexe ni la mort de
André Comte-Sponville
On a pu écrire que les hommes sont prêts à tout pour faire l'amour, y compris à aimer. Et que les femmes sont prêtes à tout pour aimer et être aimées, y compris à faire l'amour.
Formule outrancière, cela va de soi, mais qui n'est peut-être pas sans une part de vérité.
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Par Aela, le 28/01/2011
Le Bonheur, désespérément de
André Comte-Sponville
Le bonheur est le but de la philosophie. Ou plus exactement, le but de la philosophie est la sagesse, donc le bonheur - puisque encore une fois, l'une des idées les mieux avérées dans toute la tradition philosophique, et spécialement dans la tradition grecque, c'est que la sagesse se reconnaît au bonheur, ou du moins à un certain type de bonheur.
Parce que si le sage est heureux, ce n'est pas n'importe comment ni à n'importe quel prix. Si la sagesse est un bonheur, ce n'est pas n'importe quel bonheur! Ce n'est pas par exemple un bonheur qui serait obtenu à coup de drogues, d'illusions ou de divertissements.
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Par Aela, le 17/02/2012
Le Sexe ni la mort de
André Comte-Sponville
Aimer celui ou celle qui manque c'est facile. Aimer celui ou celle qui est là, dont on partage la vie, celui ou celle qui ne manque plus, c'est beaucoup plus difficile!
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Par Luniver, le 03/03/2012
L'esprit de l'athéisme : Introduction à une spiritualité sans Dieu de
André Comte-Sponville
La question de savoir si ce Royaume continue ou pas après la mort, outre qu'aucun savoir n'y répond, devient dès lors quelque peu dérisoire ou anecdotique. Elle n'a d'importance, dirais-je volontiers, qu'à proportion de l'intérêt narcissique que nous nous prêtons à nous-même - au point que je mesurerais volontiers le degré d'élévation spirituelle d'un individu à l'indifférence plus ou moins grande où la question de sa propre immortalité le laisse.
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Le Bonheur, désespérément de
André Comte-Sponville
C'est ce que Schopenhauer, en génial disciple de Platon, résumera bien plus tard, au XIXème siècle, en une phrase, dont je dis toujours que c' est la plus triste de l' histoire de la philosophie. Quand je désire ce que je n'ai pas c' est le manque, la frustration, ce que Schopenhauer appelle la souffrance. Et quand le désir est satisfait ? Ce n' est plus la souffrance puisqu' il n'y a plus de manque. Ce n' est pas le bonheur puisqu' il n' y a plus de désir. C' est ce que Schopenhauer appelle l' ennui, qui est l' absence du bonheur au lieu même de sa présence attendue. On se disait : " qu'est-ce que je serais heureux si..." Et tantôt le si ne se réalise pas et on est malheureux; tantôt il se réalise et on n' est pas heureux pour autant : on s' ennuie ou l' on désire autre chose.
D' ou cette phrase que j' annonçais , qui résume si tristement l' essentiel : " La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l' ennui."
Souffrance parce que je désire ce que je n' ai pas, et que je souffre de ce manque; ennui parce que j'ai ce que dès lors je ne désire plus.
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Le Bonheur, désespérément de
André Comte-Sponville
lorsque vous dites "je t'aime", cela signifie "tu me manques" et donc "je t'e veux" ("te quiero", comme disent les Espagnols: je t'aime, je te veux, c'est le même mot). C'est donc bien demander quelque chose, c'est même tout demander puisque c'est demander quelqu'un, puisque c'est demander la personne elle-même! "je t'aime: je veux que tu sois à moi." Alors que dire "je suis joyeux à l'idée que tu existes", c'est ne rien demander du tout: c'est faire état d'une joie, autrement dit d'un amour, qui peut certes aller avec un désir d'union ou de possession, mais qui ne saurait s'y réduire. Tout dépend de quel type d'amour on fait preuve, pour quel type d'objet.
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Le Bonheur, désespérément de
André Comte-Sponville
Il y a une chose que le manque n'explique pas, que le platonisme n'explique pas: c'est qu'il y ait un amour qui ne soit pas de manque mais de joie, pas de frustration mais de plaisir, pas d'ennui mais de douceur, pas d'illusion mais de vérité, d'intimité, de confiance, de désir, de sensualité, de gratitude, d'humour, de bonheur... "je t'aime, se disent-ils l'un à l'autre: "je suis joyeux que tu existes, joyeux que tu m'aimes, joyeux de partager ton lit, ton bonheur, ta vie."
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Par Grapheus, le 20/06/2010
Le miel et l'absinthe : Poésie et philosophie chez Lucrèce de
André Comte-Sponville
C'est une force qui va, et qui entraîne. La douceur est au bout, là où lui-même n'est pas encore, sauf exception, où il veut aller, où il nous entraîne, là où il nous laisse. Cela fait comme un immense silence, au sortir du poème, comme un cri rauque qui se serait tu.
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Petit traité des grandes vertus de
André Comte-Sponville
L'intempérant est un esclave, d'autant plus asservi qu'il transporte partout son maître avec soi.
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Par Storm, le 29/07/2009
Pensees sur l'atheisme de
André Comte-Sponville
Si je ne crois pas en Dieu, c'est aussi, et peut-être surtout, parce que je préférerais qu'il existe. C'est le pari de Pascal, si l'on veut, mais inversé. Il ne s'agit pas de penser le plus avantageux - la pensée n'est ni un commerce ni une loterie-,mais le plus vraisemblable. Or Dieu est d'autant moins vraisemblable qu'il est davantage désirable : il correspond tellement bien à nos désirs les plus forts qu'il y a lieu de se demander si nous ne l'avons pas inventé pour cela.(...)La foi nous arrange trop pour n'être pas suspecte.