> Jean Rosenthal (Traducteur)

ISBN : 2070344290
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 2.47/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
A tous ceux qui se plaignent de ne pas avoir le temps de lire, Henry Miller fait quelques suggestions pleines de bon sens : lisez dans les transports en commun ou, mieux encore, aux cabinets ! N'est-ce pas là un endroit calme où personne en vous dérangera ? Après tout, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par EmmanuelleT, le 16 mai 2012

    EmmanuelleT
    La courte édition à 2 €uros reprend avec ce titre accrocheur deux articles faisant partie des Livres de ma vie, publié en 1957 et édité aussi par Gallimard: un beau texte sur la lecture, Ils étaient vivants et ils m'ont parlé, porte sur le lien entre les auteurs et le lecteur; puis vient l'hilarant pamphlet éponyme, qui constitue pour L'écritoire une référence à plusieurs titres. Suivons Miller:
    Qu'est-ce qui sollicite l'envie (comprenez: qui donne sens) de lire ou non tel ou tel livre? Sûrement pas les plus académiques recommandations. Miller ne cesse de frôler le concept, qui n'existait pas encore, de serendipity, ce hasard heureux et plein de sens qui fait le tracé de notre itinéraire (intérieur, intellectuel, ou tout simplement de notre vie). Il nous rappelle que ce qui nous porte à vouloir lire un livre plutôt qu'un autre tient aux multiples hasards qui nous font croiser un titre, un auteur. La recommandation de ne surtout pas lire un livre précis peut nous y inciter parfois, davantage que toutes les incitations à lire un titre! Oh combien il a raison, combien cette question pose une interrogation constante sur l'enseignement de la littérature (ou d'autres disciplines!) avec ses lectures obligatoires – et combien cette idée ne cesse de venir me chatouiller lorsque j'écris mes petits billets.
    Mais passons aux cabinets. Dans une critique d'une ironie féroce, avec toute sa gouaille et de son écriture la plus délurée, Henry Miller s'en prend à cette terrible habitude de Lire aux cabinets, et de ne pas se laisser un seul instant pour libérer ses entrailles, penser, être avec soi, créer. Lire ne peut pas être un exercice apparenté au gavage des oies.
    Souvenons-nous en, pour nous-même, et aussi lorsqu'il s'agit de donner aux enfants le goût de lire.
    Tout cela n'a rien (ou presque) d'une blague pour Miller, qui, sur un ton truculent en arrive à une conclusion forte: l'écriture est donnée à tous. Chacun porte un livre, caché en soi. C'est la lecture, ou l'interprétation que l'on peut en faire, qui n'est pas partagée par tous. C'est pourquoi tout le monde n'écrit pas, ou n'écrit pas vraiment... son propre livre.
    N'est-ce pas là une idée aussi prégnante et impressionnante que celle de la Caverne platonicienne?
    Miller prolonge par quelques conseils loufoques et provoquants qui font croire que sa colère est plus réelle que son humour. J'ai pu d'ailleurs trouver des critiques de ce livre qui montrent que son ironie n'est pas comprise par tous ses lecteurs, certains prenant même curieusement ce livre pour une apologie de la lecture aux cabinets. Par son insistance véhémente, son acharnement sur le pauvre bougre qui lit aux cabinets – et ses arguments pas toujours très rigoureux, moins clairs que son emportement – et par les idées puissantes qu'il évoque, l'air de rien, le texte est, dans la veine rabelaisienne, l'un des plus réjouissants et des plus beaux pamphlets qui soient.

    Lien : http://SousLePommier.net
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  • Par yokai, le 01 mai 2010

    yokai
    Derrière ce drôle de titre se cache un petit essai (c'est en fait le chapitre d'un livre cf. plus bas) assez virulent concernant la lecture mais aussi certains travers de la nature humaine. Sans parler du peu de respect accordé aux auteurs partageant bien malgré eux votre intimité, Henry Miller va plus loin et trouve l'origine de cette pratique dans le refus de se retrouver seul avec soi-même. Il invoque les mêmes raisons pour expliquer le nombre, toujours grandissant, de personnes rivées du matin au soir devant leur télé. Pour soigner les membres les plus atteints de cette détestable habitude, il va même jusqu'à prescrire la lecture de certains ouvrages particulièrement rébarbatifs. Dans son livre, il ne critique pas tant l'offense faite aux auteurs- car après tout, chacun est libre de lire où il le souhaite- que l'aliénation de certains se trouvant toujours obligés d'occuper aux mieux leur temps, sans même respecter celui normalement dévolu aux plus essentielles nécessités de la nature.
    Ce court essai grinçant et sarcastique est un régal. Henry Miller parvient à capter notre attention en partant d'une réflexion apparemment dérisoire, voire grotesque, qui devient prétexte à disserter sur des sujets de société d'une toute autre envergure. Enfin, si vous ne connaissez pas la maison d'édition Allia, je vous conseille vivement de vous intéresser à son catalogue car il contient des petits livres adorables, d'une qualité irréprochable. Lire aux cabinets n'est peut être pas le meilleur exemple car l'on pourra préférer s'intéresser au livre complet : Les livres de ma vie dont il est issu (c'est le treizième chapitre du livre). A lire donc et de préférence ailleurs qu'aux toilettes !

    Lien : http://aubonroman.blogspot.com/2007/09/lire-aux-cabinets-par-henry-m..
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    • Livres 2.00/5
    Par MarionF, le 21 mai 2012

    MarionF
    Ces deux courts textes sont extraits de Les livres de ma vie, chose que je ne savais pas avant de les commencer. Il faut dire que le résumé n'annonce rien et que le titre du recueil fait tout l'attrait du livre.
    Ils étaient vivants et ils m'ont parlé va de la page 9 à la page 48, Lire aux cabinets de la page 49 à 102. J'ai abandonné page 82, je l'aurai surement fait autour des pages 20 si j'avais su.
    Ils étaient vivants et ils m'ont parlé débute bien. C'est un éloge à la lecture en tant qu'activité. C'est bien écrit et si je le pouvais je vous aurai cité tout le début du texte. Malheureusement petit à petit les références littéraires de l'auteur inondent le court texte, la quasi totalité (il ne doit y avoir qu'une exception) des titres donnés sont en anglais, soit le traducteur n'a pas recherché les titres en français, soit ces livres n'ont pas été édités ici et, par conséquent, ça ne nous avance pas ce déballage.
    J'ai néanmoins poursuivi ma lecture pour arriver à ce fameux Lire aux cabinets dont le titre m'a poussée a emprunter ce livre.
    Pareil qu'avec Ils étaient vivants et ils m'ont parlé, ça débute bien, on nous parle de la lecture aux toilettes, de la mère moderne qui se dit toujours débordée alors qu'autrefois les mères avaient beaucoup plus à faire, du pater familias étasunien, etc.. On se méfie de suite avec les désillusions qu'ont apportées Ils étaient vivants et ils m'ont parlé mais l'auteur nous mets en confiance, au début. Assez vite on retombe dans cette succession d'auteurs et de titres qui me sont pour la plupart inconnus et qui le resteront très certainement. Alors j'ai arrêté la lecture parce que je m'ennuyai fermement et que les petites réflexions humoristiques qui me plaisaient au début n'étaient que rares, voir inexistantes, pour laisser place à tous ces titres et auteurs.
    Comme je l'ai dit précédemment le livre dont sont extraits les deux essais se nomme Les livres de ma vie, on comprend mieux cet étalage de références, malgré tout je ne pense pas que beaucoup, en empruntant ou achetant ce livre, se doutent de ce qui les attendent. Je ne le conseille évidemment pas, peut-être qu'il peut convenir à quelqu'un ayant de grandes références en littérature étasunienne ou appréciant déjà l'auteur.



    Lien : http://lespetiteschroniquesheteroclites.blogspot.fr/2011/09/en-votre..
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  • Par Bunee, le 21 juillet 2009

    Bunee
    Ce qui est terrible, avec le titre des œuvres, c'est que s'ils sont suffisamment intrigants, vous achetez l'ouvrage en question sur un coup de tête, par curiosité plus que par bon sens.
    Il faut se méfier des achats impulsifs en littérature. Des fois ça donne des trucs très bien (par exemple, Szabo, Zamiatine ou Gazdanov) mais d'autres fois ça donne vraiment des choses étranges, déstabilisantes voire carrément ennuyeuses.
    Mais c'est le jeu, ma pauvre Lucette!
    Je ne classerais pas "Lire aux cabinets" dans les trucs très bien: cet assemblage de deux textes ne me laissera pas de souvenirs impérissables.
    "Il étaient vivants et ils m'ont parlé" explore le rapport entretenu par le narrateur avec la lectures de certains classiques et autres oeuvres moins connues. La découverte de la lecture, la façon dont elle façonne vos rêves et votre enfance. Beaucoup de références. Mais je ne me suis pas du tout laissée emportée. Donc je me suis très logiquement sentie ennuyée par cet étalage de considérations trop brouillonnes à mon goût.
    Idem pour "Lire aux cabinets" - pourtant le concept de départ était amusant, insolite. L'auteur prend comme point de départ cette curieuse tendance qu'ont les personnes à lire lorsqu'elles se livrent à des besoins bêtement physiques, triviaux. Il déroule le fil et aborde la question de l'occupation du temps, s'interroge sur la manie de certain(e)s à faire plusieurs choses en même temps. Un peu plus vivant que le premier texte, mais pas emballant - peut-être une vague impression de redite, de redondance - non plus en dépit de quelques passages qui génèrent un sourire.
    Moins que bof, donc, et je ne pense pas m'aventurer dans "Les livres de ma vie".
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    • Livres 1.00/5
    Par petitalinea, le 28 février 2010

    petitalinea
    J'ai voulu lire ce livre pour son titre intriguant et son résumé évoquants de réflexions désopilantes. Malheureusement je les cherche toujours ces réflexions. De plus, l'auteur a un écrit qui laisse penser que lui seul à la bonne parole. Et ce n'ai absolument pas ce que je recherche dans les livres. En berf, déçue que ce livre est un titre et un résumé qui interpelle car il n'en vaut pas la peine. Heureusement qu'il ne coûte que 2 euros.
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Citations et extraits

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  • Par MarionF, le 17 mai 2012

    Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu'en fait un lecteur à un autre.
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  • Par mr-malchance, le 24 juin 2011

    Si je me plongeais dans un livre c'était uniquement pour oublier la douleur d'un amour trop grand pour que je pusse le supporter. Le vélo était mon refuge. A vélo, j'avais la sensation de faire prendre l'air à mon amour douloureux.
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  • Par mr-malchance, le 24 juin 2011

    Le problème du temps n'existe pas pour eux, tout simplement. Ils vivent l'instant et ils se rendent compte que chaque instant est une éternité.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par mr-malchance, le 23 juin 2011

    "Occupez-vous des petites choses et les grandes se feront d'elles-mêmes". Tout le monde entend dire cela quant il est enfant. Peu de gens mettent cet adage en pratique
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  • Par skyso, le 23 février 2010

    Lire c'est toujours interpréter.
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