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Irène Némirovsky

Irène Némirovsky

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Renaudot - général - 2004
  • 29 livres
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Note moyenne : 3.78/5 (sur 344 notes) Irène Némirovsky

Biographie et informations

Nationalité : Russie
Né(e) à : Kiev,Ukraine , le 24/02/1903
Mort(e) à : Auschwitz , le 17/08/1942

Biographie :

Irène Némirovsky est née dans une famille de financiers juifs russes. Son père, Léon Némirovsky, était un des plus riches banquiers de Russie. Mais lorsque la révolution éclate dans le pays en 1917, Léon Némirovsky préfère éloigner sa petite famille du pays en crise et s'installe en France en juillet 1919. Irène reprend alors brillamment ses études et décroche en 1926 sa licence de lettres à la Sorbonne.

1926 est une année clé de la vie de la jeune femme, puisqu'elle publie son premier roman Le Malentendu (même si elle avait déjà publié auparavant quelques contes et nouvelles, et ce dès 1923) et épouse un homme d'affaires juif russe, Michel Epstein. En 1929, elle donne naissance à sa première fille, Denise, et publie la même année David Golder, son premier grand succès, adapté au théâtre et au cinéma. Le Bal, l'année suivante, raconte le passage difficile d'une adolescente à l'âge adulte. L'adaptation au cinéma révèlera Danielle Darrieux. De succès en succès, Irène Némirovsky devient une égérie littéraire, amie de Kessel et Cocteau, et donne naissance en 1937 à sa seconde fille, Elisabeth.

La Seconde Guerre mondiale mettra un terme brutal à ce brillant parcours. En 1938, Irène Némirovsky et Michel Epstein se voient refuser la nationalité française, mais n'envisagent toutefois pas l'exil, persuadés que la France défendrait ses juifs. Ils préfèrent toutefois envoyer leurs deux filles dans le Morvan. Lâchée par ses amis et son éditeur, Irène porte l'étoile jaune. Elle rejoint, accompagné par son mari, ses deux filles dans le petit village où elles étaient cachés. C'est là qu'Irène Némirovsky rédigera le récit de Suite française, persuadée qu'elle allait bientôt mourir.

Elle est arrêtée devant ses enfants par les gendarmes en juillet 1942, et envoyée à Auschwitz, où elle succombera du typhus quelques semaines plus tard. Michel Epstein, qui avait tout tenté pour sauver sa femme, est également déporté en novembre et immédiatement gazé à son arrivée. Ses deux filles sauvent quelques documents, puis sont placées sous la tutelle d'Albin Michel et Robert Esmenard (qui dirigea la maison d'édition) jusqu'à leur majorité.
> lire la suite Source : /www.linternaute.com
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roman   écrivain femme   nouvelles   biographie   autobiographie   drame   vengeance   femmes   solitude   exil   exode   guerre   seconde guerre mondiale   relations mère-fille   france   russe   littérature française   littérature russe   20ème siècle   entre-deux-guerres  

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IRENE NEMIROVSKY. Le Malentendu.PART 2.EDITIONS DENOËL. OLIVIER RUBINSTEIN PRÉSENTE LE ROMAN DE IRENE NEMEROVSKY. Le Malentendu.
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Citations de Irène Némirovsky

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  • Par audey40, le 09/02/2012

    Suite française - Prix Renaudot 2004 de Irène Némirovsky

    J'ai beaucoup aimé ce livre qui raconte l'exode de juin 1940.

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  • Par canel, le 27/01/2012

    Jézabel de Irène Némirovsky

    Enfin, la nuit venait et elle se sentait revivre. Elle rentrait à Sans-Souci, s'habillait, s'admirait. Comme elle aimait cela... Qu'y avait-il de meilleur au monde, quelle volupté comparable à celle de plaire ?... Ce désir de plaire, d'être aimée, cette jouissance banale, commune à toutes les femmes, cela devenait pour elle une passion, semblable à celle du pouvoir ou de l'or dans un coeur d'homme, une soif que les années augmentaient et que rien, jamais, n'avait pu étancher complètement. (p. 81)

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  • Par horline, le 01/12/2008

    Suite française - Prix Renaudot 2004 de Irène Némirovsky

    Ceux qui l'entouraient, sa famille, ses amis, éveillaient en lui un sentiment de honte et de fureur. Il les avait vus sur la route ceux-là et leurs pareils, il se rappelait les voitures pleines d'officiers qui fuyaient avec leurs belles malles jaunes et leurs femmes peintes, les fonctionnaires qui abandonnaient leurs postes, les politiciens qui dans la panique semaient sur la route des pièces secrètes, les dossiers, les jeunes filles qui après avoir pleuré comme il convenait le jour de l'Armistice se consolaient à présent avec les allemands. "Et dire que personne ne le saura, qu'il y aura autour de ça une telle conspiration de mensonges que l'on en fera encore une page glorieuse de l'Histoire de France. On se battra sur les flancs pour trouver des actes de dévouement, d'héroïsme. Bon Dieu ! ce que j'ai vu, moi ! Les portes closes où l'on frappait en vain pour obtenir un verre d'eau, et ces réfugiés qui pillaient les maisons ; partout, de haut en bas, le désordre, la lâcheté, la vanité, l'ignorance ! Ah ! Nous sommes beaux !"
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  • Par horline, le 01/12/2008

    Suite française - Prix Renaudot 2004 de Irène Némirovsky

    _ Nous oublions tout très vite, c'est à la fois notre faiblesse et notre force ! Nous avons oublié après 1918 que nous étions vainqueurs, c'est ce qui nos a perdus ; nous oublierons après 1940 que nous avons été battus, ce qui peut-être nous sauvera !
    _ Pour nous autres, Allemands, ce qui est à la fois notre défaut national et notre plus grande qualité, c'est le manque de tact, autrement dit défaut d'imagination ; nous sommes incapables de nous mettre à la place d'autrui ; nous le blessons gratuitement ; nous nous faisons haïr, mais cela nous permet d'agir d'une manière inflexible et sans défaillance.
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  • Par ides60, le 25/08/2010

    Chaleur du sang de Irène Némirovsky

    Ce soir si doux, je me suis assis sur le banc qui est derrière la cuisine, d'où je vois ce petit jardin que je me suis mis à cultiver, car pendant longtemps je ne lui demandai que les quelques légumes nécessaires à la soupe, mais depuis plusieurs années je le soigne. J'ai planté moi-même ces rosiers, sauvé cette vigne qui se mourait, bêché, désherbé, taillé les arbres fruitiers. Je me suis attaché peu à peu à ce coin de terre. Les soirs d'été, au crépuscule, ce bruit de fruits mûrs se détachant de l'arbre et tombant d'une chute molle dans l'herbe me donne une sorte de bonheur.

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  • Par Malice, le 05/10/2010

    David Golder de Irène Némirovsky

    " Mais rappelle-toi Nicolas Lévy, Porjès, tant d'autres qui remuaient des fortunes immenses, et quand ils étaient morts, qu'est-ce qui restait à leurs veuves ? Un découvert en banques. Et bien, moi, je ne veux pas que ça m'arrive, tu entends bien ? Arrange-toi. Pour commencer, mets cette maison à mon nom.".... " Brute ! ...Brute! Chien ! ... Tu n'as pas changé !... Va !...Tu es bien resté le même !... Le petit Juif,qui vendait des chiffons et de la ferraille, à New York, avec ton sac sur le dos. Tu te rappelles ? Tu te rappelles ? - Et, toi, tu te rappelles Kichinief, et la boutique de ton père, l'usurier, dans la rue Juive ? ... Tu ne t'appelais pas Gloria dans ce temps là ? Hein ... Havké ! ...Havké ! ..."..." Ça, ma ville, ça vaut un million ! ... Et émeraudes ? Tes colliers. Tes bracelets ? Tes bagues ? ...Tout ce que tu as, tout ce que je ne t'ai pas assuré une fortune ! ... Regarde-toi donc, couverte de bijoux, crevant d'argent que tu m'as extorqué, volé ! ... Toi, Havké ! ... Mais quand je t'ai prise, tu étais une pauvre, une misérable fille rappelle-toi, rappelle-toi !"
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  • Par Nanne, le 31/07/2010

    Ida : Suivi de La comédie bourgeoise de Irène Némirovsky

    Elle se sent triste. Car elle a beau farder son visage, taillader ses seins et ses joues, masser son front, effacer tous les jours les rides, qui, toutes les nuits, inlassablement, se reforment, elle ne peut s'empêcher que son âme, par moment, s'essouffle et se fatigue plus vite que son corps.

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  • Par Nanne, le 31/07/2010

    Ida : Suivi de La comédie bourgeoise de Irène Némirovsky

    Elle apparaît au faîte d'un escalier de trente marches d'or, comme cinq ou six autres femmes, tous les soirs, dans les music-halls de Paris, elle descend entre les girls nues, coiffées d'un chaperon de roses, qui tiennent à la main, chacune, un parasol d'or. Des pendeloques de verre, des pierres taillées, des miettes de miroir entourent son visage ; un long manteau tissé d'or, des perles et des plumes la couvrent. C'est une femme, qui, depuis longtemps, n'est plus jeune ; ses jambes sont belles encore, mais elle porte sur les seins un corselet de pierreries, car il faut bien que tout s'use …

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  • Par InColdBlog, le 06/08/2011

    Le Malentendu de Irène Némirovsky

    - Yves, vous m’aimez ? Dites-moi que vous m’aimez… Vous m’êtes si cher. Dites-moi, parlez-moi…
    Obstinément, il se taisait. Elle avait l’impression de se cogner désespérément contre une porte fermée, de la battre en vain de sa tête douloureuse, comme un pauvre oiseau dans une chambre sans lumière ; et, cependant, elle répétait avec le terrible et maladroit entêtement féminin :
    - Dites-moi… Parlez-moi…
    Il finit par répondre :
    - Je ne sais pas parler, Denise, ma petite Denise ; donnez-moi le calme, le repos, la tendresse… J’ai besoin de vos mains sur mon front, sur mon cœur, de votre douce voix fraîche qui rit près de moi… Mais je ne peux pas, je ne sais pas dire des paroles d’amour… Songez que pendant tant d’années je me suis tu… Ne me forcez pas à dire de jolis mensonges… Je ne veux pas… Je suis si fatigué… Donnez-moi du repos… J’ai besoin de repos…
    - Mais moi, dit-elle révoltée, moi, j’ai besoin de tout ça… J’ai besoin qu’on me dise que je suis la plus belle, et la plus chère, et la seule. J’ai besoin de paroles, même si je sais qu’elles mentent… J’en ai besoin…
    - Je ne peux pas vous donner ce que vous me demandez. Ce n’est pas ma faute, Denise. Je suis pauvre de sentiments autant que d’argent, peut-être, je ne sais pas… Mais je vous donne tout ce que je peux donner…
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  • Par litolff, le 26/11/2010

    Le maître des âmes de Irène Némirovsky

    Quand il rentrait chez lui au terme d'une longue journée de travail, avant de retrouver Clara, il lui arrivait d'attendre quelques instants au seuil de sa demeure. C'était la seule minute où il eût l'esprit libre. Chez lui, il trouverait la note du gaz et de l'électricité ; il compterait les vieilles dettes, il verrait les yeux de Clara, rouges et à demi fermés pour avoir trop cousu, la veille sous la lampe ; il se souviendrait que l'enfant avait besoin de souliers et lui-même d'un pardessus neuf. Il s'accordait une seconde de répit dans cette rue bruyante, en face de ce pont de fer ; il ne regardait plus ces pauvres arbres effeuillés, le brouillard de l'automne, les gens maussades et tristes qui se hâtaient ; il cessait d'avoir conscience de cette odeur de maladie et de misère dont il ne pouvait se débarrasser ; elle flottait sans cesse autour de lui et imprégnait ses vêtements. Il ne pensait à rien... Il ramassait ses forces, comme dans une bataille inégale où, si un instant encore la mort vous est épargnée et qu'on ne peut fuir, on serre dans sa main ses armes, on songe à un être chéri, et on se jette en avant, ayant compris enfin dans son coeur que l'on ne ménagerait rien, ayant accepté de perdre son âme s'il faut à ce prix gagner l'existence.
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