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Sándor Márai

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Note moyenne : 3.76/5 (sur 197 notes) Sándor Márai

Biographie et informations

Nationalité : Hongrie
Né(e) le : 11/04/1900
Mort(e) le : 22/02/1989

Biographie :

Sándor Márai (de son vrai nom Sándor Grosschmied de Mára) est né le 11 avril 1900 à Kassa, en Hongrie (aujourd'hui Košice, en Slovaquie).

Écrivain cosmopolite, personnage brillant, Sándor Márai connaît dès ses premiers romans un immense succès avec "Les Révoltés" (1930), "Un Chien de caractère"(1932) et surtout "Les Confessions d'un Bourgeois"(1934).

Antifasciste déclaré dans une Hongrie alliée à l'Allemagne nazie, il est pourtant mis au ban par le gouvernement communiste de l'après-guerre.

Il s'installe en 1952 à New-York et devient collaborateur de la Radio Free Europe de Munich.

En 1968 il se retire avec sa femme Lola à Salerno, près de Naples.Dernier départ en 1980 pour les Etats-Unis dont il a acquis la nationalité, pour vivre à proximité de leur fils Janos à San Diego en Californie.

Pendant ses 41 années d'exil, il poursuivra l'écriture d'une œuvre immense,en hongrois, qui comprend des romans - dont "Paix à Ithaque!"(1952) et "Les Métamorphoses d'un Mariage" (1980), l'important récit autobiographique, "Mémoires de Hongrie" (1972), des pièces de théâtres, des poèmes et des journaux intimes (de 1943 à 1983). Ses livres ne sont publiés que par les maisons d'édition hongroises en exil et ne peuvent circuler en Hongrie que sous le manteau.

Le 4 janvier 1986, son épouse Lola, qui était devenue aveugle, meurt d'un cancer. Une année plus tard, son fils János décède également, à l'âge de 46 ans. Brisé par la disparition de ses proches et vivant dans un isolement de plus en plus complet, Márai se donne la mort à San Diego le 22 février 1989, huit mois seulement avant la fin de la République Populaire de Hongrie proclamée le 23 octobre 1989.

Depuis une dizaine d'années, il est devenu un auteur culte de la jeunesse hongroise et jouit dans le monde entier d'une réputation égale à celle d'un Zweig, d'un Roth ou d'un Schnitzler.
> lire la suite Source : Wikipédia
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roman   littérature   littérature étrangère   drame   couple   solitude   angoisse   bourgeoisie   exil   trahison   huis-clos   années 2000   amour   mitteleuropa   hongrie   hongroise   littérature européenne   littérature europe centrale   littérature hongroise   20ème siècle  

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"Les Braises" : un véritable "coup de coeur" pour David Garçonnet, de la librairie des Signes à Compiègne (60). Un livre tout simplement magnifique sur l'amitié, tant par le style de Sandor Maraï que par la construction du roman...2 minutes 14 pour vous convaincre...
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Citations de Sándor Márai

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  • Par quiliravivra, le 19/05/2012

    Le premier amour de Sándor Márai

    Debout devant la glace, j'ai regardé mon visage glabre et je n'ai vu aucune différence. Le changement spectaculaire auquel je m'attendais vaguement n'a pas eu lieu. J'ai plutôt ressenti une sorte de soulagement, comme lorsqu'on répare une faute. Mon visage ne m'a semblé ni nouveau ni étranger. Au contraire, il m'est apparu comme le seul véritable. Comme si l'autre visage, avec la barbe, n'avait été qu'un masque. Comme si j'avais avancé masqué pendant des années. J'ai enfin retrouvé ma vraie figure. Je suis redevenu moi-même.

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  • Par quiliravivra, le 19/05/2012

    Le premier amour de Sándor Márai

    Il existe au monde des malheurs et des bonheurs à côté desquels tout ce qui peut m'arriver, chaque événement, du plus horrible au plus heureux, produit le même effet qu'une mouche qui se décolle et tombe d'une fenêtre à l'automne. C'est à dire rien. Je ne suis personne.

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  • Par Neigeline, le 14/03/2010

    Les Braises de Sándor Márai

    Quoi qu'il en soit, aux questions les plus graves, nous répondons, en fin de compte, par notre existence entière. Ce que l'on dit entre-temps n'a aucune valeur, car lorsque tout est achevé, on répond avec l'ensemble de sa vie aux questions que le monde vous a posées. Les questions auxquelles il faut répondre sont : qui es-tu ? Qu'as-tu fait ? ... A qui es-tu resté fidèle ? A quel propos as-tu été infidèle ? ... Avec qui, où, en quelle occasion as-tu été courageux ou lâche ? ... Voilà les questions capitales.

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  • Par Neigeline, le 14/03/2010

    Les Braises de Sándor Márai

    C'est qu'en réalité nous aimons toujours ceux qui sont différents de nous... Ce sont eux que nous recherchons sans cesse dans la vie. (...) Lorsque, par hasard, deux êtres qui ne sont pas de nature différente se rencontrent, quelle félicité ! C'est le plus beau cadeau du sort. Malheureusement, les rencontres de ce genre sont extrêmement rares et il semble, de toute évidence, que la nature se soit opposée à l'harmonie par la ruse et la violence, sans doute parce que, pour recréer le monde et rénover la vie, il lui est indispensable que subsiste cette tension entre les humains, harcelés par des tendances contradictoires et des rythmes dissemblables, mais qui néanmoins cherchent à s'unir coûte que coûte. Où que nos regards se portent, nous voyons cette alternance, cet échange d'énergie entre le pôle positif et le pôle négatif. Imagine la somme de désespoir et de vaines espérances que cela représente... (...)
    Le destin peut tout nous accorder et nous pouvons tout lui arracher, mais nous ne pouvons jamais changer les goûts, les penchants et le rythme de vie d'un autre et nous luttons en vain contre cette "nature différente" qui caractérise essentiellement l'être que nous aimons.
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  • Par Pchabannes, le 25/03/2010

    Les Braises de Sándor Márai

     Je voudrais savoir à qui tu poses cette question, dit Conrad
    Le général le regarde et répond :
     A tous les deux. Je me suis souvent demandé si la véritable essence de tous les liens humains n’est pas le désintéressement qui attend et qui ne veut rien, mais absolument rien de l’autre et qui réclame d’autant rien qu’il donne davantage. Lorsque l’on fait don de ce bien suprême qu’un homme peut donner à un autre homme, je veux dire la confiance absolue et passionnée, et lorsqu’on doit constater que l’on est payé que d’infidélité et de bassesse…a-t-on le droit d’être blessé et de crier vengeance ?
    Conrad reste immobile dans son fauteuil et demande d’une voix enrouée :
     Tu parles de vengeance ?...
     Il faut que je te dise toute ma pensée. Oui, je parle de vengeance […].
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  • Par Cath36, le 11/03/2012

    La soeur de Sándor Márai

    Peut-être se trouvera-t-il des lecteurs qui liront son histoire comme l'ultime création du musicien, dans laquelle la mélodie est plus importante que les paroles. Et la mélodie n'a jamais de "sens". Toutefois elle raconte quelque chose qu'on ne peut raconter avec des mots.

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  • Par Neigeline, le 13/06/2010

    Le premier amour de Sándor Márai

    Maintenant en me forçant encore, je vais écrire le mot "tristesse" : ma tristesse semble s'atténuer. Je n'aime pas ce mot. Je le trouve très sentimental. Cependant si j'analyse ce qui m'arrive depuis mon retour, je ne trouve pas de meilleur terme. Je suis triste, simplement. C'est un état comme un autre. Sans cause particulière. Ce n'est même pas si désagréable. On mange, on boit, on digère et on dort avec. Et pourtant, pendant ce temps, pendant que la vie se déroule, il se passe autre chose en moi. Je suis triste. Pourquoi ? Pour qui ? Je suis incapable de le dire. C'est une tristesse tellement paisible, tellement calme. Il y a quelque chose en elle qui fait du bien. Elle envahit tout. Je dors tristement. Je mange tristement. C'est comique mais c'est ainsi. Que faire ? Je suis triste quand je suis au milieu des gens. Et triste quand je rentre chez moi. Pas "désespéré", pas "indifférent", pas "las de vivre". Non. Triste. Que m'arrive t-il ? (...) Cette tristesse est un sentiment étrange et paisible. Elle contient comme une attente sceptique. Ma journée tout entière en est remplie. Quand on me demande "comment allez-vous ?", impossible de répondre : "Je suis triste." Ce n'est pas une réponse. Mais c'est la vérité. C'est pourquoi je l'écris ici.
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  • Par Neigeline, le 14/03/2010

    Les Braises de Sándor Márai

    Il n'est pas vrai que les hommes ne peuvent faire autrement que de supporter leur destin, dit le général. (...) Les hommes peuvent aussi le diriger. Ils déterminent eux-mêmes ce qu'il doit leur arriver. Ils attirent leur destin à eux et ne s'en séparent plus. Les hommes sont ainsi qu'ils agissent comme ils doivent le faire, même si de prime abord ils savent que leurs actes leur seront néfastes. L'homme et son destin font cause commune. Ils se prêtent serment et se forment l'un à l'autre. Le destin n'intervient pas aveuglément dans notre vie. Disons plutôt qu'il y pénètre par la porte que nous lui avons ouverte nous-mêmes, en l'invitant poliment à entrer. Car nul être humain ne possède assez de puissance et d'intelligence pour écarter, avec des mots et des actes, la malheur qui résulte de sa nature, de son caractère, suivant des lois impitoyables.
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  • Par luocine, le 06/08/2009

    Métamorphoses d'un mariage de Sándor Márai

    Voilà c’est comme ça…il y en a un qui aime plus que l’autre. Pourtant, c’est celui qui aime qui a la tâche la plus facile. Tu aimes ton mari, alors, même si tu souffres tu as la meilleure part. Moi, il m’a fallu supporter un amour que je ne partageais pas. Voilà qui est bien plus difficile.

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  • Par orchidee, le 05/01/2009

    Métamorphoses d'un mariage de Sándor Márai

    La cause de mon échec réside précisément dans ce que je viens de te dire. Je n'ai pas été asez courageux pour accepter la tendresse de cette femme qui m'aimait, je l'ai aussi un peu méprisée à cause de ses gouts, de sa manière de vivre qui n'étaient pas les miens, mais ceux de la petite bourgeoisie.

    Mais j'ai fini par comprendre que ces fantaisies se nourrissaient à une source plus profonde, une source à laquelle je n'avais pas accès - celle de la pauvreté.

    Et maintenant, apprend que le véritable amour est toujours mortel. Je veux dire que son but n'est pas le bonheur, l'idylle, la promenade, main dans la main, sous les tilleuls en fleur, derrières lesquels la douce lumière d'une lampe éclaire un foyer où régnent la fraicheur et des oideurs familières.
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