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Par Lolokili, le 16/04/2012
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Tout comme « Rien ne s’oppose à la nuit », « Jeanne » trace le portrait d’une mère à travers les yeux de sa fille. Le rapprochement s’arrête là. Jacqueline de Romilly était d’une autre génération que Delphine de Vigan, son écriture délicieusement surannée en atteste. Sa pudeur également, puisqu’elle a souhaité que ce témoignage, rédigé en 1977, ne soit publié qu’après sa propre mort.
D’expériences personnelles en événements historiques, du début du XXème siècle à la fin des années 70, Jeanne se dessine comme un personnage de roman. A la fois tendre et passionnée, fragile et déterminée, fine, intuitive, cette femme attachante et d’une grande élégance aura axé la majeure partie de son existence autour de sa fille unique avec laquelle elle entretiendra toujours une complicité d'exception. Jacqueline de Romilly rend ainsi à Jeanne cet hommage nostalgique et touchant et nous offre, au passage, un bien doux moment de lecture.
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Par brigittelascombe, le 18/12/2011
Sous des dehors si calmes
de
Jacqueline de Romilly
Sous des dehors si calmes se cachent bien souvent des émotions qui n'attendent qu'un simple déclencheur pour déraper vers l'inconnu. Neuf nouvelles de Jacqueline de Romilly (historienne, agrégée de philosophie,hélleniste, auteur de moult essais,nouvelles et romans, membre de l'Académie française) et huit dérapages, toujours empreints de sérénité, à des époques différentes de la vie d'Anne au sein de sa propriété familiale du Lubéron.
Une Anne "an, any", anonyme, qui pourrait être n'importe qui et même Jacqueline de Romilly, mais ne l'est pas nous précise l'auteur.
Un chuchotis d'eau réveille l'âme de l'ancienne propriétaire d'un "jardin du bout du monde" et les souvenirs d'un deuil maternel plus récent.
Une moustiquaire jaune installée jadis par son mari, aujourd'hui décédé,enclenche les pleurs puis favorise l'émergence du bonheur.
Un bébé écureuil recueilli par son fils puis assailli par des plus forts que lui soulève à ses jeunes yeux l'hypothétique existence du mal.
Des coups de fil affectueux passés un soir de Noël par trois solitaires entrainent des réactions différentes chez leurs interlocuteurs, transforment leurs propres ressentis avant qu' "une étoile des Rois mages" au sein des braises ne les apaise.
Des lettres d'amour retrouvées et ramenées par un Georges désagréable relatent un doux secret bien gardé source de surprise.
Un accident de métro signalé aux informations, on craint le pire et le mari jalouse le fils source d'inquiétude.
Une écharpe rose dans laquelle se love une petite orpheline invitée par pitié, alors qu'elle semblait mutique, et la rancune devient pitié.
Une simple appellation à l'évocation de jonquilles ouvre la porte nostalgique des connivences d'antan puis de souvenirs plus agréables.
Une cassette de La petite Fadette pour belle-mère non voyante s'avère parfois contenir des visons merveilleuses que les pauvres voyants ne voient pas: l'antipathie glisse alors vers l'étonnement le plus complet.
Sous des dehors si calmes interrogent le lecteur sur la vie,le deuil,le bonheur,les facettes de l'autre cet inconnu.
Neuf nouvelles un brin nostalgiques, dans lesquelles la tristesse et l'inquiétude laissent place aux lumineux souvenirs ou à l'espoir comme un arc en ciel après l'orage.
Glissements conviendraient sans doute mieux que dérapages et (pour moi) ce sport de glisse manque de pente.
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Par Cath36, le 11/11/2011
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Beau portrait de femme que celui de Jeanne Malvoisin, mère de notre grande humaniste et femme de lettres Jacqueline de Romilly.
Femme libre, femme entière, femme intelligente et généreuse, femme passionnée, de toutes ses qualités c'est son courage que je retiendrai le plus : le courage d'une jeune veuve qui se débrouille pour élever sa fille tout en essayant de vivre de ses dons pour l'écriture, et le courage d'une femme qui ne s'occupe que très peu du regard des autres tout en se consacrant entièrement à sa fille.
Ce livre, écrit avec la rigueur de pensée et de style habituelle à Jacqueline de Romilly, m'a parfois quelque peu agacé par sa critique de la jeunesse actuelle, en opposition au paradis perdu de la sienne. Chaque époque a ses défauts et ses qualités et il n'y a jamais eu d'âge d'or. Pas même chez les grecs ou chez les romains.
Cela dit, Jeanne fut une féministe avant l'heure, par nécessité, mais sans les excès du féminisme : elle sut rester humaine et libre, dans la joie et dans la gaieté, en dépit de circonstances pas toujours faciles.
Ce livre est un bel hommage à sa modernité avant l'heure.
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Par Fattorius, le 05/01/2009
Petites lecons sur le grec ancien
de
Jacqueline de Romilly
Pourquoi le grec? Une question qui est loin d'être innocente dès qu'il s'agit de Jacqueline de Romilly, helléniste distinguée et membre de l'Académie française, qui signa il y a quelques années "Pourquoi la Grèce". En 2008, elle collabore avec Monique Trédé afin de faire paraître, chez Stock, le petit ouvrage indispensable "Petites leçons sur le grec ancien" - dont le titre aurait aussi bien pu être, justement, "Pourquoi le grec?".
Pourquoi le grec, justement, alors? En collaboration avec Monique Trédé, Jacqueline de Romilly répond ici à une question d'emblée présentée comme essentielle, que ce soit par une exergue d'André Chénier ("Un langage sonore aux douceurs souveraines. Le plus beau qui soit né sur des lèvres humaines.") ou par les premières phrases du chapitre 1: "Ceux qui s'emploient à écarter de l'enseignement, en France ou ailleurs, l'étude de la langue grecque, s'imaginent volontiers qu'il s'agit simplement de la langue employée dans un tout petit pays qui avait perdu son indépendance dès avant l'ère chrétienne et que cette langue n'eut d'existence que dans un passé lointain." Le petit ouvrage "Petites leçons sur le grec ancien", vous l'avez deviné, s'attachera avec talent à démontrer qu'évincer le grec ancien est une grave erreur...
... et les auteurs vont convaincre leur lectorat. Leur langue est accessible et loin de toute technicité aride; elle se met au service d'une excellente vulgarisation, ce qui est la marque de ceux (et celles!) qui maîtrisent réellement leur sujet. Le style est à la fois limpi de, accessible et vivant. Pour Jacqueline de Romilly et Monique Trédé, le grec ancien est une langue universelle et intemporelle dans laquelle l'Europe actuelle puise ses racines culturelles et littéraires.
Tout cela, les auteurs l'exposent en abordant plusieurs aspects au fil de chapitres clairement structurés. Il y a d'abord l'histoire et l'expansion de la langue, puis les mécanismes de son enrichissement et de la constitution de son vocabulaire, sans oublier ses beautés intrinsèques - ce qui, au fond, constitue le génie propre de la langue - à travers ses constituants: noms, verbes, particules. La démonstration frappe grâce à de nombreux exemples tirés de ce que le grec nous a légué de mieux: sa littérature. Celle-ci, justement, est aussi évoquée dans ses spécificités; ses mécanismes pourraient inspirer certains auteurs d'aujourd'hui.
Un bon moment de lecture et de réflexion, donc! Toute personne intéressée par les langues anciennes lira cet ouvrage avec profit; et en particulier, sa langue particulièrement accessible (sans toutefois tomber dans l'infantilisme) le rendra sans doute pertinent et motivant pour des lycéens désireux d'approfondir leurs connaissances des langues anciennes.
Lien : http://fattorius.over-blog.com/article-26421327.html
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Par guika, le 03/04/2010
Alcibiade ou Les Dangers de l'ambition
de
Jacqueline de Romilly
Quel destin exceptionnel que celui d’Alcibiade. Je connaissais très vaguement son histoire de traître. Et j’ai découvert un Paganini de la volte face, un virtuose du retournement de veste, qui fait passer nos Sarkozy, Kouchner ou autres Besson pour de gentils amateurs.
L’époque à laquelle vit Alcibiade est une des périodes les plus passionnantes et les plus documentées de l’antiquité. C’est celle de l’apogée puis du déclin de l’empire Athénien. Alcibiade va tour à tour servir puis trahir les trois puissances de la région : Athènes, Sparte et la Perse.
Sa patrie, c’est Athènes. Il va la mener à la catastrophe à cause de la folle ambition qui l’anime : devenir Alcibiade le Grand, un siècle avant Alexandre. Parti pour conquérir la Sicile à la tête d’une invincible armada, il va être la victime d’un complot ourdi par ses adversaires athéniens, qui voient en lui un futur tyran, s’il revient triomphant de sa campagne militaire. Alcibiade, trahi par les siens, va choisir de trahir les siens : il se range du côté de Sparte. Il va ainsi devenir un conseiller politique et militaire déterminant dans la guerre du Péloponnèse, permettant à Sparte de prendre l’avantage sur Athènes.
Il va ensuite proposer sa médiation auprès du roi de Perse, pour tenter de le convaincre d’un rapprochement avec Sparte. Là encore, son éloignement de Sparte va réveiller ses adversaires lacédémoniens. Se sentant menacé, Alcibiade va trahir à nouveau pour devenir conseiller du satrape perse Tissapherne. On pense alors qu’ayant fait le tour de toutes les puissances à trahir, notre héros prendra une heureuse retraite. Pas vraiment …
Alcibiade va alors réussir le plus extraordinaire, le plus magnifique, le plus impensable retournement de situation : revenir à Athènes acclamé en héros.
Jacqueline de Romilly nous livre un magnifique thriller. Tous les ingrédients sont là pour nous tenir en haleine. On tourne les pages fébrilement, surpris par des rebondissements inattendus, conquis par un personnage attachant malgré ses turpitudes.
On trouve aussi matière à réflexion sur la motivation des hommes politiques :
« Le goût du faste, qui est étroitement lié à celui du pouvoir, lui [Alcibiade] fait dépenser de l’argent pour des gloires sportives, qui, effectivement, attirèrent les yeux de tous. Mais les achats faits à cette occasion furent financièrement suspects et entraînèrent des procès, qui traînèrent longtemps. Ce sont choses qui arrivent quand l’ambition, liée à l’audace, ignore les limites et les scrupules. Mais ce sont des choses, aussi, qui ne témoignent pas d’un bon état de la démocratie. ».
A méditer …
Lien : http://arnivi.blogspot.com/2010/04/alcibiade-jacqueline-de-romilly.html
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Par Marple, le 22/05/2012
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Je pense qu'on ressent et qu'on apprécie différemment ce livre en fonction de la relation qu'on a avec sa mère... Je vis avec la mienne une relation belle et forte, faite de complicité, de confiance et de tendresse, ainsi que de pas mal de disputes et parfois de sensations d'étouffement ! Pas étonnant dans ce contexte que cette histoire d'amour entre Jacqueline de Romilly, brillante femme de lettres, et sa non moins brillante maman Jeanne me parle si fort et me touche autant.
Intelligentes, pudiques et indéfectiblement soudées, elles cheminent côte à côte et s'aiment profondément, passionnément et sans condition. Leur amour mutuel semble être la clé de voûte de leur vie à toutes deux, et une richesse incomparable. Le tragique de la situation, toutefois, c'est que cette relation exclusive leur ferme les portes d'autres amours et de plein de possibles : Jeanne renonce à sa vie propre pour suivre sa fille qui se marie et ne parviendra jamais par la suite à reconstruire cet édifice d'amitiés, de travail littéraire et de vie sociale. De même, le divorce de Jacqueline de Romilly et son retour à une vie de vieille fille avec sa maman semble inéluctable...
Dans ces histoires d'amour maman-enfant (ici ou encore dans La promesse de l'aube), je suis toujours partagée. D'un côté, c'est une chance immense de partir dans la vie gonflé de cet amour inconditionnel (et je parle d'expérience). De l'autre, ça reste quand même un fil à la patte, on ne peut pas être complètement libre de ses choix quand une maman nous aime comme ça...
En tout cas, vous l'aurez compris, je me reconnais beaucoup dans cette histoire,, y compris dans les qualités de Jeanne comparées à celles de ma mère, et j'ai donc beaucoup apprécié cette lecture ! Pour celles et ceux qui ont une relation plus simple et équilibrée avec leur mère, je pense qu'ils verront avant tout dans le livre une belle et puissante histoire d'amour maternel, et peut-être le rappel des choix difficiles et générateurs de culpabilité que la vie nous impose parfois. De quoi vibrer et réfléchir pour tout le monde, en fait !
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Par brigittelascombe, le 07/06/2011
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Jeanne, femme d'exception et de bonheur que les deuils successifs de sa mère, son frêre et son mari ne sont pas arrivés à aigrir.
Mère aimante et fusionnelle, elle a formé un véritable couple avec sa fille unique Jacqueline de Romilly dont elle n'a pour ainsi dire jamais été séparée.
Romancière, elle a passé le relai à la plus brillante des deux qui deviendra l'académicienne que l'on sait.
"Jeanne", un récit autobiographique et une histoire d'amour pudique qui interroge mais jamais ne choque.
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Par brigittelascombe, le 07/06/2011
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Récemment, Christine Orban, Sophie Fontanel et bien d'autres nous parlaient de leur mère, parfois absente ou étouffante, Jacqueline de Romilly, dans ce roman autobiographique délibérément paru (par pudeur) postmortem ( l'auteur venant de décéder à l'âge de 97 ans) campe, elle, un portrait élogieux de "Jeanne" , sa mère adorée, celle qui a aimé sa fille unique d'un amour inconditionnel.
Pour décrire "Jeanne au bracelet", surnom donné par ce bracelet d'argent arboré sur une photo par celle qui, d'origine modeste, aimait se déguiser, les adjectifs ne manquent pas:rieuse,enjouée,honnête,droite,dévouée,exigeante,sentimentale,travailleuse,talentueuse,élégante,à la mode,aimante, mais aussi parfois solitaire, mélancolique, vulnérable comme effrayée par le bonheur.
Jacqueline de Romilly, nous livre ici ses souvenirs d'enfance(parfois embellis mais toujours fidèles) mais aussi sa vie et celle de sa mère, une vie longtemps commune, fusionnelle après la mort de son père au front de la guerre de 14,une vie voulue par l'une et concédée par l'autre qui sera toujours "ma petite fille". Une complicité de chaque instant , comme lorsqu'elles regardent de leur fenêtre l'unique acacia ployer sous les fleurs,se métamorphoser au fil des saisons avec son ciel, son ciel et son soleil, un soleil où elles pénètrent ensemble.
Après avoir connu des succés littéraires (publications chez Grasset),Jeanne Malvoisin, qui dans sa jeunesse ouvrait des yeux ravis sur les promesses du monde,vivra dans l'ombre de sa fille, brillante hélléniste qui deviendra l'académicienne connue et reconnue, poussée au maximum de ses possibilités(ne lui a t elle pas offert les 7 volumes en grec-latin de Thucydide pour réviser son grec durant les vacances) et l'accompagnera dans ses multiples déplacements ou conférence après la séparation d'avec son époux. On lui connait une seule liaison en 1930 avec un musicien charmant surnommé "le brigand" que la guerre interrompra.
Une fille qui a poussé l'identification jusqu'à épouser un juif comme son père ( aimé par Jeanne catholique d'un amour passionné et choisi par provocation) ce qui lui vaudra durant l'occupation d'être interdite d'enseigner le grec.
Donc un excellent livre, un regard tendre,un hommage pudique empreint toutefois de culpabilité (qu'il est donc dur d'être tout pour un être cher, c'est parfois quelque peu étouffant et passible d'ingratitude) et tout un pan d'histoire puisqu'il s'étend sur le siècle entier.
Un livre à rapprocher de celui d'Albert Cohen (Le livre de ma mère) où la mère n'a vécu que pour son fils et où le fils pleure sa mère disparue tout en se reprochant son ingratitude.
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Par mangeclous, le 27/02/2009
Petites lecons sur le grec ancien
de
Jacqueline de Romilly
NE LISEZ PAS CE LIVRE !
Vous voulez savoir pourquoi, rendez-vous sur mon blog :
http://naturewriting.wordpress.com/2009/02/27/ne-lisez-pas-ce-livre/
Mangeclous
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Par Lectures2Julien, le 16/02/2009
Petites lecons sur le grec ancien
de
Jacqueline de Romilly
Le livre de Jacqueline de Romilly (de l'Académie française, précise l'éditeur Stock, à prononcer de manière pompeuse avec une bouche en cul-de-poule) et co-écrit par Monique Trédé (qui ne fait partie de l'Académie française, ce qui fait nettement chuter la moyenne qualitative de l'ouvrage que mes mains tremblantes tiennent fébrilement), une illustre inconnue pour moi, mais qui est tout de même bardée des diplômes nécessaires à la rédaction d'un ouvrage de vulgarisation scientifique ou historique pour l'ignare que je suis (agrégation - mais de l'université précise-t-on, ce qui est moins bien, non ? -, docteur d'Etat - on se croirait durant la guerre froide de l'autre côté du rideau de fer -, directrice d'un centre d'étude à la rue d'Ulm - la classe !).
[...] La critique complète sur mon blog !
Lien : http://lecturesdejulien.over-blog.com/article-26238422.html
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Par iti1801, le 11/02/2009
Petites lecons sur le grec ancien
de
Jacqueline de Romilly
Dès que j'ai lu le billet que Passou lui consacrait, j'ai su qu'il fallait que j'en prenne possession à mon tour et que je n'en serai que ravi. Et je ne me suis pas trompé ! Décidément l'année se poursuit sous les meilleures auspices (côté littérature) car ce petit bouquin est un véritable délice pour les yeux et l'esprit.
Moi, qui n'avais jamais – oui, je sais : shame on me ! – rien lu de Jacqueline de ROMILLY jusqu'à présent, je ne regrette pas d'avoir commencé par cet ouvrage, bien au contraire. Je crois même que c'est une excellente introduction à son œuvre et à son univers. Et pourtant, depuis la seconde, j'ai entendu parler de cette vénérable dame, car c'est à cette époque que j'ai commencé à entrapercevoir le monde grec, et par la suite, régulièrement, car je n'ai pu être insensible à son combat pour le maintient des humanités dans nos chères têtes blondes, pour que celles-ci soient, non seulement, bien pleines (ce qui relève sinon de l'utopie, au moins de la gageure à l'heure actuelle où le mot d'ordre semble d'en apprendre le moins possible et où on allège un peu plus d'année en année...) mais surtout bien faites !
Lien : http://iti1801.net/blog/index.php?post/2009/11/02/Petites-le%C3%A7ons-sur-le-...
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Par mimipinson, le 18/08/2011
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Jeanne, sa mère ; Jeanne son amie ; Jeanne, sa vie, Jeanne, l’amour de sa vie. C’est cette proximité avec sa mère qui avant tout surprend : il n’y a pas de maman, ou ma mère….. « Je suis sa fille-la fille de Jeanne au bracelet d’argent, ou plutôt celle qui avait été Jeanne au bracelet d’argent. » Cela surprend, mais il y a un tel respect à nommer sa mère ainsi, Elle l’érige à un rang supérieur.
Jacqueline de Romilly aura attendu sa propre mort pour offrir au public cette déclaration d’amour à sa mère que son éditeur conservait précieusement depuis 34 ans.
Si c’est bien de Jeanne Malvoisin dont il est question, Jacqueline de Romilly est omniprésente par le "Je" employé. Elle prend de fait position dans le couple fusionnel mère fille-fille. L’une ne va pas sans l’autre, elles ne font qu’un. Au travers de sa mère, c’est également elle que Jacqueline de Romilly raconte
C’est la grande guerre qui va sceller cet amour. Jeanne se retrouve veuve très vite avec une petite à élever. Jeanne a quelques talents pour écrire. Il faudra se serrer les coudes, travailler, vivre, ou plutôt survivre.
L’histoire d’une femme, l’histoire des femmes durant les guerres. Qu’il est difficile d’être seule, d’être veuve et mère, d’être une femme respectable et respectée durant cette époque.
Jeanne, c’est la bonté même, le sacrifice même. Elle vit pour et au travers de son enfant.
Jacqueline de Romilly dresse un vibrant hommage à cette femme de lettres, intelligente, et qui n’a vécu que pour sa fille.
« Je sais aussi que tout ce qui a jamais tenté Jeanne, dans la, a été refusé par elle à cause de moi. »
« Telle était, pour Jeanne, la joie de la richesse : pouvoir me donner tout ce dont j’avais un instant envie. »
C’est à la fois tendre, doux, émouvant, très instructif sur l’entre –deux guerre.
Je regrette cependant que ce livre soit écrit dans une langue trop belle pour ce genre littéraire. Le livre en aurait été plus sensible, plus proche. Peut-être que l’auteur aurait gagné à fendre davantage l’armure, même si je reconnais aisément, qu’à l’époque où ce livre a été écrit, et juste après le décès ce Jeanne, l’exercice pouvait être plus délicat.
Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/08/jeanne.html
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Par Pchabannes, le 01/11/2009
Alcibiade ou Les Dangers de l'ambition
de
Jacqueline de Romilly
Cette biographie, ce regard est d’abord une clef ! L’Alcibiade de Jacqueline de Romilly ouvre l’intelligence et la curiosité sur les dialogues de Platon, les relations de l’historien Thucydide, les pièces d’Aristophane ou d’Euripide. Ces 250 pages d’érudition patiente attentive à l’ignorance passionnée de ses lecteurs mettent en scène ce personnage unique à un moment décisif à une époque unique.
La vie d’Alcibiade est une suite d’aventures, de péripéties éclatantes avec des hauts et des bas dignes d’une tragédie grecque.
Ce jeune homme pupille de Périclès, proche de Socrate, au centre de la vie politique de toute la fin du Vème siècle, mené par l’ambition et doué de talents rares, présida à la politique d’Athènes puis à celle de Sparte, puis à celle des satrapes perses. Régnant sur tout à Athènes, puis fugitif condamné à mort, il y revint sous les honneurs pour en être de nouveau exilé et finir assassiné sur ordre politique.
Le Vème siècle avant JC est le siècle de la démocratie Athénienne, de la fin des guerres médiques (479 av JC) amenant l’apogée d’Athènes appuyée sur son empire maritime, à la lutte fratricide contre Sparte et la ligue de Péloponnèse amenant sa destruction (404 av JC), de l’Athènes de Périclès et de la virtu, à l’Athènes des marchands et des affaires, de l’équilibre des forces à la volonté de puissance destructrice, de la démocratie à l’oligarchie, du développement de la philosophie avec Socrate, Platon et les sophistes... Le Vème siècle est une marque indélébile dans l’histoire du monde occidental.
Ouvrez ce livre où la vulgarisation le dispute à l’érudition pour penser la démocratie, la philosophie et notre histoire. Aujourd’hui comme hier le monde grec est plus près de nous que nous saurions le penser.
‘’Mener le peuple n’est pas le fait d’un homme instruit et de bonnes mœurs, mais cela demande un ignorant, un coquin’’ In Cavaliers de Aristophane (450-385 av JC).
Grand merci à la bibliothèque et au goût d’Andrée ma charmante belle-maman.
Alcibiade ou Les Dangers de l'ambition de Jacqueline de Romilly de l’Académie Française, Edition de Fallois, 1995, 250 pages
Lectori salutem,
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Par Bibliobs, le 06/08/2011
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Un livre confession bouleversant, pétri de gratitude, qui suscite l'envie de lire Jeanne Malvoisin. Un hommage touchant à celle qui se sacrifia pour lui consacrer tout son amour. Un BRILLANTISSIME hymne à la gloire d'une mère.
Lien : http://rss.nouvelobs.com/c/32262/f/547962/s/172b91d9/l/0Lbibliobs0Bnouvelobs0...
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Par lnbsi, le 15/01/2012
Jeanne
de
Jacqueline de Romilly
Jacqueline de Romilly nous raconte l’histoire de sa mère, Jeanne. Jeanne est une femme extraordinaire qui sera tour à tour secrétaire, écrivain, auteur de textes pour la radio et surtout une mère exemplaire pour sa fille.
(Cliquez sur le lien pour lire la suite)
Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-jeanne-97140372.html
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Par Vibrisse, le 10/11/2011
Dans le jardin des mots
de
Jacqueline de Romilly
Pas très digeste sur une lecture en flux continu, ce livre prend tout son sens si on y butine régulièrement, comme une bouffée d'oxygène linguistique, entre deux romans. Régulièrement, on y fait une découverte, que l'on aura à coeur de mémoriser en y revenant. C'est un plaisir de laisser la langue experte de Jacqueline nous professer son art, plaisir que l'on devine partagé.
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Par matysim, le 08/05/2011
Le Sourire innombrable
de
Jacqueline de Romilly
Souvenirs de Madame de Romilly lorsqu'elle enseignait le grec ancien.beaucoup d'émotions et de rires, récit très attachant