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Par Cath36, le 06/02/2012
La conversation de
Jean d` Ormesson
La politique est la forme moderne de la tragédie. Elle remplace sur notre théâtre la fatalité antique. L'avenir n'est à personne. J'essaie de le soumettre à ma volonté.
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Par Cath36, le 06/02/2012
La conversation de
Jean d` Ormesson
Bonaparte :
Ma carrière est belle, j'en conviens, j'ai fait un beau chemin. Ma démarche est portant simple : je précède l'évènement, je descends aux détails, je ne laisse rien dans l'ombre.
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Par Cath36, le 06/02/2012
La conversation de
Jean d` Ormesson
Bonaparte :
Les femmes, mon cher ami, j'ai beaucoup de motifs de me méfier d'elles autant que vous-même. Et ce n'est pas mme de Staël ni Mme Récamier qui me feront changé d'avis. Mais je voudrais vous éviter d'être traité de tante Turlurette par les gamins des rues.
Cambacérès :
Tante Turlurette ! Voyez-vous ça ?
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Par Cath36, le 06/02/2012
La conversation de
Jean d` Ormesson
Bonaparte :
Il ne faudrait pas croire que je me laisserai attaquer comme Louis XVI. Je suis soldat, enfant de la Révolution. Sorti du sein du peuple, je ne souffrirai pas qu'on m'insulte comme un roi.
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Par lecassin, le 29/01/2012
Tous les hommes en sont fous de
Jean d` Ormesson
Une des fonctions les plus mystérieuses et les plus constantes du temps est d'élever le hasard à la dignité de la nécessité. Le monde avance à coup de rencontres et le temps qui passe les transforme en fatalité.
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Par plotin, le 06/10/2010
C’est une chose étrange à la fin que le monde de
Jean d` Ormesson
Je ne sais pas si Dieu existe mais, depuis toujours, je l’espère avec force. Parce qu’il faudrait qu’existe tout de même ailleurs quelque chose qui ressemble d’un peu plus près que chez nous à une justice et à une vérité que nous ne cessons de rechercher, que nous devons poursuivre et que nous n’atteindrons jamais.
De temps en temps, je l’avoue, le doute l’emporte sur l’espérance. Et, de temps en temps, l’espérance l’emporte sur le doute. Ce cruel état d’incertitude ne durera pas toujours. Grâce à Dieu, je mourrai.
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Par lecassin, le 29/01/2012
Saveur du temps : Chroniques du temps qui passe de
Jean d` Ormesson
Une des fonctions les plus mystérieuses et les plus constantes du temps est d'élever le hasard à la dignité de la nécessité. Le monde avance à coups de rencontres et le temps passe qui les transforme en fatalité.
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Par plotin, le 24/10/2009
Qu'ai-je donc fait ? de
Jean d` Ormesson
S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas. Nous avons seulement le droit d'espérer qu'il existe. S'il n'existe pas, notre monde est absurde. S'il existe, mourir devient une fête et la vie, un mystère.
Je préfère, de loin, le mystère à l'absurde. J'ai même un faible pour le secret, pour l'énigme, pour un mystère dont la clé nous serait donnée quand nous serons sortis de ce temps qui est notre prison. Kant parle quelque part d'une hirondelle qui s'imagine qu'elle volerait mieux si l'air ne la gênait pas. Il n'est pas impossible que le temps soit pour nous ce que l'air est pour l'hirondelle. Tant pis ! Je prends le risque. Si tout n'est que néant, si les portes de la nuit s'ouvrent et que derrière il n'y a rien, être déçu par ma mort est le dernier de mes soucis puisque je ne serai plus là et que je n'en saurai rien. J'aurai vécu dans un rêve qui m'aura rendu heureux.
Je m'amuse de cette vie qui se réduit à presque rien s'il en existe une autre. Les malheurs , trop réels, les ambitions, les échecs, les grands desseins, et les passions elles-mêmes si douloureuses et si belles, changent un peu de couleurs. Avec souvent quelques larmes, je me mets à rire de presque tout. Les imbéciles et les méchants ont perdu leur venin. Pour un peu, je les aimerais. Une espèce de joie m'envahit. je n'ai plus peur de la mort puisqu'il n'est pas interdit d'en attendre une surprise. Je remercie je ne sais qui de m'avoir jeté dans une histoire dont je ne comprends pas grand-chose mais que je lis comme un roman difficile à quitter et que j'aurai beaucoup aimé.
J'ignore s'il y a un Dieu ailleurs, autre chose après la mort, un sens à cette vie et à l'éternité, mais je fais comme si ces promesses étaient déjà tenues et ces espérances, réalisées. Et je souhaite avec confiance qu'une puissance inconnue veille, de très loin, mais beaucoup mieux que nous, sur ce monde et sur moi.
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Par Sly, le 28/11/2011
Voyez comme on danse de
Jean d` Ormesson
Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps.
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Par Cath36, le 20/02/2011
C’est une chose étrange à la fin que le monde de
Jean d` Ormesson
les hommes découvrent et ils inventent. Quand ils découvrent, les unes après les autres, les lois cachées de la nature et ce qu'ils appellent la vérité, ils font de la science. Quand ils se livrent à leur imagination et qu'ils inventent ce qu'ils appellent de la beauté, ils font de l'art. La vérité est contraignante comme la nature. La beauté est libre comme l'imagination.
Copernic découvre. Galilée découvre. Newton découvre. Einstein découvre. Et chacun d'eux détruit le système qui le précède.
Homère invente. Virgile invente. Dante invente. Michel-Ange, Titien, Rembrandt, Shakespeare, Racine, Bach et Mozart, Baudelaire, Proust inventent. Et aucun d'entre eux ne détruit les oeuvres qui le précèdent.
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