-
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
« Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts. » (p. 423)
-
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier des vertus qu'il n'a pas et de négliger de cultiver celles qu'il possède.
-
Par TwiTwi, le 02/08/2009
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
Petite âme, âme tendre et flottante, compagne de mon corps, qui fut ton hôte, tu vas descendre dans ces lieux pâles, durs et nus, où tu devras renoncer aux jeux d'autrefois. Un instant encore, regardons ensemble les rives familières, les objets que sans doute nous ne reverrons plus ... Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts ...
-
Par zohar, le 12/04/2011
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
Rien n'est plus lent que la véritable naissance d'un homme.
-
Par Aline1102, le 22/12/2011
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
Ce matin l'idée m'est venue pour la première fois que mon corps, ce fidèle compagnon, cet ami plus sûr, mieux connu de moi que mon âme, n'est qu'un monstre sournois qui finira par dévorer son maître. Paix... J'aime mon corps; il m'a bien servi.
-
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
« Il est difficile de rester empereur en présence d’un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d’homme. » (p. 11)
-
Par Yamaw, le 23/07/2011
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
Notre époque, dont je connaissais mieux que personne les insuffisances et les tares, serait peut-être un jour considérée, par contraste, comme un des âges d’or de l’humanité.
-
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l'homme, la longue série de maux véritables : la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l'amour non partagé, l'amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d'une vie moins vaste que nos projets et plus terne que nos songes : tous les malheurs causés par la divine nature des choses
-
Par annie, le 10/07/2009
Mémoires d'Hadrien de
Marguerite Yourcenar
« Je voulais que l'immense majesté de la paix romaine s'étendît à tous, insensible et présente comme la musique du ciel en marche ; que le plus humble voyageur pût errer d'un pays, d'un continent à l'autre, sans formalités vexatoires, sans dangers, sûr partout d'un minimum de légalité et de culture ; que nos soldats continuassent leur éternelle danse pyrrhique aux frontières ; que tout fonctionnât sans accroc, les ateliers et les temples ; que la mer fût sillonnée de beaux navires et les routes parcourues par de fréquents attelages ; que, dans un monde bien en ordre, les philosophes eussent leur place et les danseurs aussi. Cet idéal, modeste en somme, serait assez souvent approché si les hommes mettaient à son service une part de l'énergie qu'ils dépensent en travaux stupides ou féroces ; une chance heureuse m'a permis de le réaliser partiellement durant ce dernier quart de siècle. »
> lire la suite
-
Par Couperine, le 04/05/2010
Le coup de grâce de
Marguerite Yourcenar
Contrairement à la plupart des hommes un peu réfléchis, je n'ai pas plus l'habitude du mépris de soi que de l'amour-propre ; je sens trop que chaque acte est complet, nécessaire et inévitable, bien qu'imprévu à la minute qui précède, et dépassé à la minute qui suit. Pris dans une série de décisions toutes définitives, pas plus qu'un animal, je n'avais eu le temps d'être un problème à mes propres yeux. Mais si l'adolescence est une époque d'inadaptation à l'ordre naturel des choses, j'étais certes resté plus adolescent, plus inadapté que je ne le croyais, car la découverte de ce simple amour de Sophie provoqua en moi une stupeur qui allait jusqu'au scandale.
> lire la suite