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James Joyce
Il n'est pas d'amis tels que les vieux amis — j'entends : d'amis auxquels on puisse se fier.
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Les Gens de Dublin de
James Joyce
Quand elle apparaissait sur le seuil, mon cœur bondissait. (...) Je ne lui avais jamais parlé, sauf un petit mot quelconque par-ci par-là ; et cependant, à son nom, mon sang ne faisait qu'un tour. Son image m'accompagnait partout, même dans les endroits les moins romantiques.
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Les Gens de Dublin de
James Joyce
- Il faut laisser les gamins courir où bon leur semble et jouer avec leurs pareils et non pas... Ai-je raison, Jack ?
- C'est aussi mon avis, répondit mon oncle. Laissez l'enfant apprendre à boxer sur son ring. C'est ce que je ne cesse de répéter à ces rose-croix-là : prenez de l'exercice. Chaque matin, hiver comme été, lorsque j'étais gamin, je prenais un bain froid ; et c'est cela qui a fait de moi l'homme que je suis. L'éducation est un beau mot qui sonne bien, mais... M. Cotter prendra bien une tranche de ce gigot de mouton, ajouta-t-il en se tournant vers ma tante.
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Les Gens de Dublin de
James Joyce
La journée était devenue étouffante, et, dans les vitrines des épiciers, des biscuits moisis s'étalaient, tout blancs. Nous en achetâmes quelques-uns avec du chocolat, et nous les mangeâmes consciencieusement tout en déambulant au travers des rues crasseuses où vivent les familles des pêcheurs. Nous ne pûmes trouver aucune crémerie ; nous entrâmes à la place dans une boutique misérable et achetâmes chacun une bouteille de limonade framboisée.
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Eveline de
James Joyce
Elle avait consenti à partir, à quitter son foyer. Était-ce sage ? Elle essaya de peser le pour et le contre. Ici, tout au moins, elle avait l'abri et le couvert ; et ceux qu'elle avait vus autour d'elle toute sa vie. Certes, à la maison, le travail était dur, — et non moins comme vendeuse. Que dirait-on, au magasin, quand on découvrirait qu'elle s'était sauvée avec un homme ? (...) Elle ne verserait pas beaucoup de larmes en quittant le magasin.
Mais dans sa nouvelle demeure, dans ce pays inconnu et lointain, ce ne serait pas la même chose. Alors, elle serait aimée, elle Eveline, et les gens la traiteraient avec respect. Pas comme sa mère avait été traitée.
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Les Gens de Dublin de
James Joyce
Ce fut Joe Dillon qui nous fit découvrir le Wild West. (...) Chaque soir, l'école finie, nous nous retrouvions dans son jardin et organisions des batailles de Peaux Rouges. Lui et son jeune frère, le gros Léo le paresseux, défendaient le grenier et l'écurie, que nous essayions d'emporter d'assaut ; ou bien, on livrait une bataille rangée, sur l'herbe. Mais nous avions beau nous battre de notre mieux, nous ne l'emportions ni dans nos assauts, ni en terrain découvert, et toutes nos luttes se terminaient par une danse triomphale de Joe Dillon. (...)
Joe combattait avec trop de violence, pour nous qui étions plus jeunes et plus timides. Il avait vraiment l'air d'une sorte de Peau Rouge lorsqu'il gambadait autour du jardin, un vieux couvre-théière sur la tête, tapant de son poing sur un boîte en fer-blanc et hurlant : " Ya ! Yaka. Yaka. Yaka ! "
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Eveline de
James Joyce
Autrefois il y avait là un champ, dans lequel, chaque soir, elle jouait avec d'autres enfants. Et puis un homme de Belfast avait acheté le champ ; il y avait bâti ces maisons, — non pas de petites maisons brunes comme les leurs, mais des maisons en briques, brillantes, avec des toits luisants. Les enfants de l'avenue avaient l'habitude de jouer ensemble dans ce champ. (...) Souvent son père les poursuivait et les chassait du champ avec sa canne en épine noire ; mais d'habitude, le petit Keogh montait la garde et criait, quand il voyait le père approcher. Toutefois il lui semblait qu'ils étaient plutôt heureux alors. Son père n'était pas encore aussi méchant ; et de plus, sa mère vivait. Il y avait longtemps de cela. Elle, ses frères et ses sœurs, étaient tous de grandes personnes à présent, et sa mère était morte.
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Par zohar, le 05/02/2011
Portrait de l'artiste en jeune homme de
James Joyce
La libre pensée n'existe pas. Etant donné que toute pensée est soumise nécessairement à ses propres lois.
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Par zohar, le 30/03/2011
Ulysse de
James Joyce
Dieu a fait l'aliment; le diable, l'assaisonnement.
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Les Gens de Dublin de
James Joyce
- Sans souffrance ?
- Oh ! tout à fait sans souffrance, madame, répondit Eliza. Vous n'auriez pas su dire à quel moment le souffle le quitta. Il a eu, Dieu soit loué ! une belle mort.
(...)
- Se rendait-il compte alors ?
- Il était complètement résigné. (...) Personne n'aurait pensé qu'il eût fait un aussi beau mort.
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