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Par Jumax, le 16/10/2012
L'ogre bouquiniste de
Janine Teisson
"Chacun de ces livres est comme un coffre mystérieux. Prenez-le, ouvrez-le, et vous découvrirez le trésor qu'il contient."
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Par Jumax, le 16/10/2012
L'ogre bouquiniste de
Janine Teisson
"Vous êtes in-vités à ve-nir dé-vorer des livres, ce mardi rue du chat qui pi-que à l'oc-ca-sion de l'i-nau-gu-ra-tion de la li-brai-rie : L'o-gre bou-qui-niste."
- L'Ogre bouc qui quoi ?
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Par orbe, le 31/10/2012
Mia des nuages de
Janine Teisson
Elle ne prenait plus qu'une pincée de céréales le matin, une goutte de lait, une miette de la tarte de mammy qu'elle aimait tant, une demi-frite, un huitième de pomme.
Elle devint de plus en plus légère. Aérienne, elle bondissait, cabriolait, voltigeait...Une fille courant d'air.
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Par murielan, le 27/12/2012
Un amour sous les bombes de
Janine Teisson
Bien sûr, c'est la guerre, bien sûr ils ont faim en permanence. Bien sûr, autour d'eux des innocents, hommes, femmes, enfants, vieillards, meurent sous les bombes, mais ils sont jeunes et il en faut beaucoup pour ôter à des jeunes gens le désir de vivre, l'envie de rire et de chanter.
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Par Nano, le 18/07/2012
Prométhée le révolté de
Janine Teisson
Le centaure s'approche de Prométhée, pose sa main sur la tête du Titan.
- Je n'aurais pas fait le voyage si je n'avais été sûr que tu avais changé, Prométhée. J'abandonne ici mon immortalité et c'est comme si je te donnais mon âme, car depuis que tu as accepté ta souffrance, nous nous ressemblons. Je te lègue aussi mon don de guérison. Tu as compris beaucoup de choses durant ta captivité, mais je sais que, si tu es plus calme qu'autrefois, tu n'es pas amoindri, tu n'es pas résigné, tu gardes la liberté de ton esprit. Et tu en auras besoin, crois-moi. Je te fais confiance.
Disant cela, le centaure ferme les yeux et chancelle, ses jambes plient, mais, avant qu'il ne tombe à terre, il se transforme en une gerbe de lumière qui monte dans le ciel sombre. Héraclès et Prométhée, la gorge serrée, regardent monter le bouquet d'étoiles qu'est devenu Chiron. Enfin, son voyage céleste prend fin et Héraclès pointe son doigt vers les nouvelles étoiles disposées dans le ciel.
- Regarde, Prométhée, Chiron ne souffre plus, mais il est quand même immortel. Jusqu'à la fin des temps, il sera là, notre archer. Il forme la constellation du sagittaire.
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Par manoloula, le 16/04/2011
La salle de bain d'Hortense de
Janine Teisson
Elle m’a dit : « Toi, tu vis dans les romans, si tu veux, je t’offre le roman de mon existence. » Alors pour moi elle a déroulé sa vie, comme elle avait déroulé des centaines de pièces de tissu. Jusqu’au bout. Enfin, presque. Elle m’a dit : « Je te la résume, hein, et j’en garde un peu pour moi. On a ses secrets. Je te dis l’essentiel. Enfin… pas tout à fait. »
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Taourama et le Lagon bleu de
Janine Teisson
Mon copain Isidore m’a envoyé la même carte du lagon bleu chaque Noël, avec presque les mêmes mots : « bon Noël, bonjour de tous les amis, à bientôt j’espère. » Il n’a jamais été très bon pour écrire. A Rangiroa, le choix de cartes n’est pas très varié, et le lagon bleu, c’est ce qu’il y a de plus beau. La première fois, en ouvrant l’enveloppe, ça a été comme si on m’avait donné un coup de poing dans la poitrine. Ce bleu, je le reconnaîtrais entre cent mille. C’est dans ce bleu que je flotte quand je rêve de mon atoll. Même Véronique qui comprend tout ne peut imaginer ce que c’est que d’aller dans le lagon, là où on ne voit la terre que comme un fin trait de crayon au loin. On arrête le moteur du bateau. Le lagon est plat. Les nuages se reflètent dans l’eau. Le silence est total. On est suspendu dans le bleu. Le temps s’arrête. Rangiroa, dans notre langue, ça veut dire « Grand Ciel ». Peut-être qu’un jour mes parents, Eloïse et Benoît connaîtront ça. J’aimerais bien.
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Par manoloula, le 04/09/2011
Cher Azad : Contes érotiques de
Janine Teisson
Gentil lecteur, pourquoi s’interroger plus avant sur le titre du modeste ouvrage que tu as entre les mains ? Bien sûr tu trouveras au fil de ces pages deux ou trois détails, pas plus, qui te feront soupçonner une ressemblance entre la petite histoire qu'il offre à ta curiosité et quelque illustre et merveilleuse œuvre orientale; mais ne te méprends pas : si le prénom de notre héros présente un semblant d'homonymie avec celui d'une princesse fameuse, si sa langue est aussi agile que celle de cette dame, la personne pour laquelle il la fait aller si bon train au moment où commence mon histoire est une sultane et non le sultan moustachu dont la cruauté fit naître l'œuvre célèbre.
Regarde notre cher Azad : dans la chambre aux mosaïques bleues, sur le grand lit à baldaquin, à genoux entre les cuisses de la souveraine, il soulève ses fesses à deux mains et sous sa bouche, Lalla Yasmina se pâme et se meurt dans un grand nuage froissé de soie rose, le visage caché dans le flot sombre de ses cheveux. Oui, Azad a la langue et les doigts agiles, et le corps mince et ambré dans la lueur des lampes à huile. Lorsque la sultane a poussé un cri plus fort que les autres et arqué les reins, il attend un instant, la joue contre son ventre, puis, comme le musicien reprend sa phrase après la syncope et en varie le motif, il poursuit sa caresse. Pourquoi porte-t-il un bandeau de cuir sur les yeux ? Question judicieuse dont la réponse est déjà une histoire.
Il faut que tu saches, lecteur curieux, qu'Azad est un poète musicien. Lassé d'une vie aux bonheurs trop prévisibles, il a quitté depuis des mois la ville lointaine où il était célèbre. En quête d'aventures, il a traversé le désert pour atteindre l'étrange royaume de Yasmina, perle verte posée sur l'or infini des dunes, dans sa sertissure de montagnes noires. Azad en savait les habitants plus férus de musique que nul autre peuple.
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Par sylvicha, le 28/01/2013
Un amour sous les bombes de
Janine Teisson
- La jeunesse d'aujourd'hui ne respecte rien. Vous riez pendant que les bombes tombent ?
- Et Alors ? Vous croyez que si on arrête de rire elles vont s'arrêter de tomber ? Qu'est-ce que vous pariez ?
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Par lyse13, le 14/06/2011
Ecoute mon coeur de
Janine Teisson
Moi, j'étais en dehors. Etranger. S'il n'y avait pas eu l'interprète, les mains de ces trois personnes, tantôt souriantes, tantôt sérieuses, auraient dansé pour rien, dans le silence, dans l'ignorance. Mon ignorance. Et pour eux, ma voix ne servait à rien. J'étais assomé par cette révélation.