ISBN : 2290339113
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 236 notes) Ajouter à mes livres
Quoi de plus tragique qu'aimer sans être aimé ? Aimer celui qui nous est à jamais interdit : un membre de sa propre famille. C'est bien là le malheur de Phèdre, qui aime son beau-fils, qui se déteste pour cela, qui hait jusqu'... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (14)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 15 octobre 2011

    facteur84
    Dans mes plus profonds souvenirs, j'ai toujours eu une appréhension quand à lire une pièce de théâtre. Pourtant, le peu que j'ai lu, j'ai toujours aimé. C'est encore la cas avec Phèdre. Difficulté supplémentaire, je n'avais jamais lu une pièce en alexandrin complètement et de Racine. Vierge et innocent de cet auteur je m'y suis lancé sans apriori.
    Malgré que la trame de l'histoire soit un peu connu avant le début de la lecture, comme c'est souvent le cas avant de lire les tragédies grecques célèbres, je m'y suis immergé totalement et sans difficulté. On dirait que les mots ont été créés uniquement pour ce genre de tragédie. Chacun trouve sa place avec un ordre millimétré comme du papier à musique, et qui donne une harmonie et une certaine beauté à cette pièce. L'autre aspect intéressant des tragédies grecques, est les questions que soulèvent les thèmes abordés dans les pièces. Ici il est question d'amour incestueux, du regard de la société, de liberté d'action, et de connaissance de soi. Tels on les thèmes qui reviennent souvent dans ces tragédies.
    J'ai trouvé Phèdre touchante malgré sa monstruosité d'aimer son beau-fils et rendre coupable les autres de ses actes. J'ai détesté Hippolyte pour la froideur dont il fait face devant sa belle-mère, et les sentiments pour son aimée et son père.
    La langue de Racine coule d'elle-même et les alexandrins sont très accessibles et ne sont pas lourd du tout. Tout les vers s'imbriquent les uns dans les autres. L'aspect immuable final des tragédies peur rebuter certains, mais quand on y pense, que ferions nous à la place des personnages ? Que peuvent-ils faire à part d'avoir le courage de regarder leur destin en face et de se remettre en question quitte à en finir puisqu'il n'y plus rien à faire dans ce monde là ? Je pense qu'à leur place nous n'aurions pas le courage d'agir et nous deviendrions tous fou.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 09 septembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    C'est toujours avec une certaine appréhension que je pense à l'œuvre de Racine. Mauvais souvenirs d'école ? Peut-être. Cependant, en lisant un roman (Pastel fauveCarmen Bramly), j'ai découvert quelques répliques de Phèdre et j'ai tout de suite trouvé la langue magnifique. Ayant cette pièce de théâtre dans ma bibliothèque et en petit format en plus, j'ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de me lancer dans ce classique.
    Au commencent, il y a Phèdre. Elle est mariée avec Thésée, le roi d'Athènes mais elle est secrètement amoureuse de son beau-fils, Hippolyte.
    Cet amour la ronge de jour en jour, il est impossible pour elle d'oublier ce qu'elle ressent. Pourtant, un évènement va survenir dans sa vie : on lui annonce la mort de Thésée qu'elle n'a pas vu depuis plusieurs mois.
    Oenone, sa nourrice et confidente tentera de lui faire avouer ce secret qui l'affaiblit de jour en jour. Phèdre lui confiera. Et de discussion en discussion, Phèdre va se laisser convaincre par Oenone qu'elle doit avouer son amour à Hippolyte. Enfin « se laisser convaincre » est un bien grand mot car Phèdre a tendance à accuser les autres dès que les choses ne se passent pas comme elle le désire.
    Si elle aime Hippolyte, elle se retournera contre les dieux qui ont osé lui faire cet affront. Quand elle avouera à son beau-fils son amour, elle en voudra à sa nourrice de l'avoir poussé à le faire. Ses actes ne semblent jamais venir d'elle-même.
    Cependant, c'est une histoire magnifique, pleine d'amour et de force. La langue de Racine est sublime. le texte en alexandrins pourrait en effrayer certains, pourtant il est fluide et le lire à haute voix, c'est une vraie mélodie pour l'oreille.
    La tragédie peut déplaire mais il faut avouer que dans ce genre, il y a une profondeur que l'on ne retrouve pas dans n'importe quel texte.
    N'ayons plus peur de ce classique, apprécions le pour la beauté des mots.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Anassete, le 04 mai 2010

    Anassete
    Mon avis est assez mitigé dessus et ne rend pas forcément compte de celui de tous les lecteurs.
    J'ai étudié Phèdre au lycée de manière plus détaillée que prévu. Déjà l'époque je n'aimais cette femme qui s'en remet si facilement aux dieux et à Oenone pour expliquer sa faute. Certes elle se suicide à la fin pour s'en laver, mais elle a entraîné avec elle le mort de plusieurs personnes.
    J'ai dû l'étudier à nouveau en dernière année de licence (entre deux semaines de grève). La professeur de TD ne m'a donné aucune envie de me replonger dedans. Elle passait son temps à citer des vers que l'on devait apprendre par cœur sans apporter plus que ce que je ne savais déjà sur l'œuvre depuis le lycée (là il faut le faire quand même...).
    Néanmoins, les 4 dernières semaines de cours ont été assurées par le professeur de CM. Et là, il est vrai que son étude a remonté "Phèdre" dans mon estime (je parle bien ici du livre, pas du personnage). Il nous a fait découvrir que Phèdre devenait un symbole du langage et un symbole de la représentation sur scène. Il nous a montré comment toutes les théories de la Renaissance sur le coup de foudre et la passion amoureuse étaient réutilisées pour se fondre dans le tragique de la pièce.
    Malgré cela, je n'aime toujours pas le personnage, donc l'histoire en elle-même. J'ai tout de même fait mon devoir de fin d'année dessus, et ce professeur m'a permis de voir une autre facette de cette pièce.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 02 juin 2011

    cicou45
    Quoi de plus horrible à vivre qu'un amour non partagé ? C'est ce que subit Phèdre ici puisqu'elle est éprise de son beau-fils, Hyppolite, qui la dénigre et lui en veut pour cet amour interdit mais est en même temps épris d'une autre, Aricie. Phèdre, veuve de Thésée, roi d'Athènes, est une femme respectable et respectée mais qui manque cruellement d'amour, ce qu'Hyppolite refuse de lui donner.
    Magnifique pièce de Jean Racine où l'on retrouve les personnages de la mythologie greco-latine et dans laquelle les thèmes de la passion, de l'amour obsessionnel et de l'inceste sont abordés. Cette pièce a traversé les siècles et continuera à les traverser puisqu'elle considérée comme un classique de la littérature française. À découvrir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par SistaLor, le 23 août 2011

    SistaLor
    Il fallait bien que je vous parle de cette pièce de théâtre, mon livre de chevet, mon livre de coeur, tellement lu et relu qu'il part en lambeau, recollé maintes fois, annoté à n'en plus pouvoir, connu pratiquement par coeur et vu et revu cent fois au théâtre… Je lève le voile sur: Phèdre de Racine!
    Racine a utilisé les règles simples du théâtre classique: l'action est simple et se déroule dans un lieu unique, le palais de Trézène, en une journée.
    Mais de quoi parle-t-elle cette tragédie?
    Phèdre, épouse de Thésée, tombe amoureuse du fils de celui-ci, Hippolyte, lui-même amoureux de l'ennemie de son père, Aricie. Voilà la situation de départ, typique des tragédies.
    Lorsque Thésée est porté disparu, Oenone, confidente de Phèdre lui enjoint de déclarer sa flamme à Hippolyte plutôt que de s'ôter la vie. Mais alors, Thésée revient… Oenone persuade donc Phèdre d'accuser Hippolyte en premier de lui porter un amour déplacé.
    Pour la fin de l'histoire, un dénouement tragique bien sûr que je ne vous dévoilerai pas. Mais voici la liste des personnages importants de cette tragédie:
    Phèdre: épouse de Thésée, fille de Minos et de Pasiphaé, soeur d'Ariane (du célèbre fil)
    Thésée: fils d'Égée, roi d'Athènes
    Hippolyte: fils de Thésée et d'Antiope, reine des Amazones
    Aricie: princesse du sang royal d'Athènes
    Théramène: gouverneur d'Hippolyte
    Oenone: nourrice et confidente de Phèdre
    Ismène: confidente d'Aricie
    Et pour finir de vous mettre l'eau à la bouche (j'espère), quelques répliques marquantes:
    "Partez, Prince, et suivez vos généreux desseins.
    Rendez de mon pouvoir Athènes tributaire.
    J'accepte tous les dons que vous me voulez faire.
    Mais cet empire enfin si grand, si glorieux,
    N'est pas de vos présents le plus cher à mes yeux."
    (Aricie à Hippolyte)
    "Quand tu sauras mon crime, et le sort qui m'accable,
    Je n'en mourrai pas moins, j'en mourrai plus coupable."
    (Phèdre à Oenone)
    "Ariane, ma soeur, de quel amour blessée,
    Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée!"
    (Phèdre à Oenone)
    "Et comment souffrez-vous que d'horribles discours
    D'une si belle vie osent noircir le cours?
    Avez-vous de son coeur si peu de connaissance?
    Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?
    Faut-il qu'à vos yeux seuls un nuage odieux
    Dérobe sa vertu qui brille à tous les yeux?
    Ah! C'est trop le livrer à des langues perfides.
    Cessez: repentez-vous de vos voeux homicides;
    Craignez Seigneur, craignez que le ciel rigoureux
    Ne vous haïsse assez pour exaucer vos voeux.
    Souvent dans sa colère il reçoit nos victimes;
    Ses présents sont souvent la peine de nos crimes."
    (Aricie à Thésée)
    Bonne lecture!

    Lien : http://lorrecrietic.tumblr.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (20)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Tibere, le 26 janvier 2012

    HIPPOLYTE
    Cet heureux temps n'est plus. Tout a changé de face
    Depuis que sur ces bords les dieux ont envoyé
    La fille de Minos et de Pasiphaé.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par sophie9206, le 05 janvier 2011

    Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
    Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
    Mon repos, mon bonheur semblait être affermi ;
    Athènes me montra mon superbe ennemi.
    Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
    Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
    D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
    Par des vœux assidus je crus les détourner :
    Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner.
    De victimes moi-même à toute heure entourée,
    Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
    D’un incurable amour remèdes impuissants !
    En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
    Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
    J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
    Même au pied des autels que je faisais fumer.
    J’offrais tout à ce dieu, que je n’osais nommer.
    Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
    Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
    Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
    J’excitai mon courage à le persécuter.
    Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
    J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
    Je pressai son exil, et mes cris éternels
    L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.
    Je respirais, Œnone ; et depuis son absence,
    Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par facteur84, le 28 septembre 2011

    PHEDRE
    Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !
    Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
    Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
    J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
    Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,
    Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
    Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
    Objet infortuné des vengeances célestes,
    Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
    Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
    Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
    Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
    De séduire le coeur d'une faible mortelle.
    Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
    C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :
    J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
    Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
    De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
    Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.
    Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
    J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes
    Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
    Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
    Que dis-je ? Cet aveu que je te viens de faire,
    Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire ?
    Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
    Je te venais prier de ne le point haïr;
    Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !
    Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi-même !
    Venge-toi, punis moi d'un odieux amour ;
    Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
    Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
    La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
    Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
    Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par facteur84, le 28 septembre 2011

    PHEDRE
    Hélas ! ils se voyaient avec pleine licence. (liberté)
    Le ciel de leurs soupirs approuvait l'innocence ;
    Ils suivaient sans remords leur penchant amoureux ;
    Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux.
    Et moi, triste rebut de la nature entière,
    Je me cachais au jour, je fuyais la lumière.
    La mort est le seul dieu que j'osais implorer.
    J'attendais le moment où j'allais expirer ;
    Me nourrissant de fiel, de larmes abreuvée,
    Encor dans mon malheur de trop près observée,
    Je n'osais dans mes pleurs me noyer à loisir.
    Je goûtais en tremblant ce funeste plaisir,
    Et sous un front serein déguisant mes alarmes,
    Il fallait bien souvent me priver de mes larmes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par solasub, le 19 janvier 2012

    PHÈDRE
    [...]
    J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,
    Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
    J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veines
    Un poison que Médée apporta dans Athènes.
    Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenu
    Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
    Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage
    Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
    Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,
    Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
    PANOPE
    Elle expire, seigneur !
    THÉSÉE
    D'une action si noire
    Que ne peut avec elle expirer la mémoire !
    Allons, de mon erreur, hélas ! trop éclaircis,
    Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils !
    Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,
    Expier la fureur d'un vœu que je déteste :
    Rendons-lui les honneurs qu'il a trop mérités ;
    Et, pour mieux apaiser ses mânes irrités,
    Que, malgré les complots d'une injuste famille,
    Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille !
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (36)

Video de Jean Racine

>Ajouter une vidéo

Phèdre
Quatrième documentaire d'une série de six consacrée aux grands rôles du Théâtre, ce numéro analyse le personnage de Phèdre. Ecrit en 1676 par Jean RACINE, "Phèdre" s'inspire de la tragédie grecque ancienne et notamment de celle d'Euripide. Agathe BERMAN interviewe des metteurs en scènes, comédiens, professeur de littérature et psychanalystes sur leur perception du personnage de...











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Phèdre par :

  • Mail
  • Blog

Vous aimez ce livre?
Babelio vous suggère

> voir plus

Lecteurs (505)

> voir plus

Quiz