Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2290339113
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 1046 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quoi de plus tragique qu'aimer sans être aimé? Aimer celui qui nous est à jamais interdi : un membre de sa propre famille. C'est bien là le malheur de Phèdre, qui aime son beau-fils, qui se déteste pour cela, qui hait jusqu'à son amour même, mais qui ne peut s'en défair... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (51)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 28 avril 2014

    Nastasia-B
    Cette pièce ? Quel style, mes aïeux ! quel style !
    Quel superbe dompteur de vers indociles !
    À l'aide ! à l'aide ! Les vers me dévorent !
    Ils m'habitent, ils me creusent mais je les adorent.
    Ils durent emprunter l'allée connue de moi
    Qui conduit du livre jusqu'à mon tendre émoi.
    Aux armes ! aux armes ! On veut m'assassiner !
    Mieux qu'une flèche que je ne puis dessiner,
    Mieux qu'une lance, mieux qu'un glaive, trépasser
    Aux charmes de ce style, sans jamais m'en lasser.
    Encore ! encore ! Mon âme crie : " Encore ! "
    Et mon cœur que mon corps ne sait plus guère enclore
    S'avoue si bien vaincu par le stylet du style,
    Que le roc de sa chair est devenu ductile.
    Vous me voyez figer, mon corps s'enracine
    Si vous coupez mes ailes, si vous m'ôtez Racine.
    À Paris, au pays de France, au français,
    Les vers de Racine, les tragédies qu'on sait,
    Manqueraient autant qu'Eiffel et sa tour d'acier
    Si par malheur, vous les lui retirassiez.
    La pièce, lue jadis et jadis aimée,
    Et encore lue ce jour et ce jour, adorée...
    Assez parlé ! Quel décor ? quel scénario ?
    Pas de scène à New York, aucune scène à Rio.
    Ici, Phèdre, follement, aime Hippolyte,
    Le fils du grand Thésée, son légitime époux,
    Lequel vieux héros n'enflamme plus le pouls
    De sa compagne, dont l'amour se délite.
    Redoutant que son inclination la trahisse,
    Phèdre s'ingénie à éloigner son beau-fils.
    Elle met toute sa haine et tout son art ici.
    Hippolyte, lui, ne rêve que d'Aricie.
    Soudain, la nouvelle dit que Thésée est mort.
    Phèdre alors pense qu'elle peut aimer sans remord
    Et se déclare, sans pudeur hypocrite,
    Au très sombre et très vertueux Hippolyte.
    Stupeur, horreur, tout cela le laisse interdit,
    Il n'arrive pas à croire qu'on le perdît
    Pour un amour faux et qu'il n'a point consenti.
    Serait-ce donc vrai tout ce qu'elle a ressenti ?
    Quoi ? Qu'annonce-t-on maintenant ? Voilà Thésée ?
    " Bonjour ma femme, mon fils. Quoi ? Vous vous taisez ? "
    Quel étrange accueil, remarque le vieux héros.
    Quelles foudres ? Quels dommages collatéraux
    Attendre de Thésée lorsque la fourbe Œnone
    Lui dira des mensonges avec l'air des nones ?
    Qui croira-t-il mieux, de son fils ou de Phèdre ?
    Lequel de ces êtres aura-t-il peur de perdre ?
    C'est ce qu'à présent je ne veux plus vous dire
    Je vous veux laisser jouir, vous la laisser lire.
    Et des critiques en vers, peut-être je vous lasse,
    La dernière, je crois, était pour Ruy Blas.
    Rassurez-vous cet avis creux, cette glose,
    Cette fantaisie n'est vraiment pas grand-chose.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 71         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 13 juin 2014

    LydiaB
    Je ne me lasse pas de lire et de relire cette pièce de Racine, que je considère comme étant le plus grand écrivain français de tragédies. Il met en scène une femme amoureuse de son beau-fils. Si le sujet est tabou, Racine voulait ainsi prouver qu'un grand dramaturge pouvait faire passer le pire des meurtriers en victime. Il va ainsi s'attacher à la psychologie des personnages. Phèdre, "fille de Minos et de Pasiphaé" (tout est dit par cet admirable vers : petite-fille du Soleil, elle ne peut déroger aux valeurs et aux règles) est délaissée par son mari, Thésée qui, soit dit en passant, part en guerre tous les quatre matins et a plus de maîtresses que de jours dans la semaine. Celui-ci a un fils, Hippolythe, né d'une première union avec une Amazone. Phèdre s'est attachée à le rejeter, à être odieuse avec lui afin que Vénus lui ôte ce cadeau empoisonné de son cœur. Mais elle se meurt, soucieuse de cette faute indigne de son rang. Elle se confie à Œnone, sa nourrice et confidente. Lorsque le bruit court que Thésée est mort, Phèdre ne peut s'empêcher de dire ses sentiments à son beau-fils. Alors qu'on pouvait s'attendre à une réaction violente de sa part, ce dernier se montre peu dynamique et prend seulement la décision de partir. On voit déjà qu'il n'est qu'au second plan pour le dramaturge. Toutes ses répliques convergent vers le "excusez-moi". de ce fait, le lecteur ou le spectateur aura de l'empathie envers Phèdre, dont le pathos arrive à son apogée. Soudain, coup de Théâtre, on annonce que Thésée est revenu à la vie (dans les tragédies classiques, les Dieux manipulent les humains. Il n'est donc pas rare qu'il y ait ainsi des résurrections). Phèdre est perdue : elle a avoué son amour et imagine bien que son mari va l'apprendre. Œnone, qui brille par sa dévotion, encourage sa maîtresse à mentir et à inverser les rôles. Ce que ne peut faire Phèdre...

    Racine a emprunté ici le sujet à Euripide et ne s'en est pas caché. Mais il a transformé la pièce. Ainsi, Phèdre n'apparaît pas comme odieuse car elle ne semble pas maîtriser la situation : ce n'est pas par sa propre volonté qu'elle est tombée amoureuse mais par celle de Vénus. Hippolyte a une grandeur d'âme (chez Euripide, on laissait entendre qu'il avait abusé de sa belle-mère). S'il se laisse faire, c'est pour ne pas accuser sa belle-mère du "crime". Racine met en relief les faiblesses des uns et des autres : dues à l'amour pour l'une, à trop de gentillesse pour l'autre. Finalement, seul Thésée ne remporte pas l'adhésion de la lectrice que je suis. Il apparaît plus ici comme un rustre que comme un guerrier valeureux. Là encore, les faiblesses apparaissent : il peut aller se battre contre tous les monstres de la terre, toute la ville ne parle que de ses conquêtes amoureuses et le fustige...

    Avec un style inimitable, des règles contraignantes et une poésie flamboyante, Racine a su mettre en scène un thème qui, finalement se résume à peu de choses : une belle-mère qui, en cachette, est amoureuse de son beau-fils et qui sera punie non pas d'être passée à l'acte mais seulement de sa mauvaise pensée. Quand on pense qu'il doutera de sa pièce ! Il écrira dans la préface : "(...) je n'ose encore assurer que cette pièce soit en effet la meilleure de mes tragédies. Je laisse aux lecteurs et au temps à décider de son véritable prix." Chapeau bas, Monsieur Racine ! Quelques siècles plus tard, nous nous délectons encore de vos vers !


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-xviie-si%C3%A8c..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          6 56         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 02 septembre 2013

    juliette2a
    Phèdre ou le destin ô combien tragique d'une femme amoureuse de son beau-fils...
    Phèdre est une héroïne particulière ; en effet, partagée entre son amour passionné pour Hippolyte, le fils de son mari Thésée (célèbre héros de l'Antiquité), et son rôle de Reine qu'elle se doit d'honorer, elle s'appuie sur sa confidente Oenone pour vaincre son chagrin. Une confession de son amour pour Hippolyte est ainsi inévitable :
    "Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps, et transir et brûler."
    Malheureusement, des évènements terribles vont s'abattre à la fois sur la pauvre Phèdre et le bel Hippolyte, les entraînant vers une seule issue possible...la mort.
    Phèdre, bien que coupable de son amour incestueux, est aussi innocente aux yeux du lecteur, comme le prouve la dernière scène ô combien intense, mettant en scène une Phèdre devenue une héroïne sublime, au fil des péripéties.
    J'ai toujours beaucoup aimé le style de Racine, ses vers en alexandrins toujours aussi splendides à lire, et ses histoires antiques qui permettent de découvrir le destin d'un personnage inoubliable. Tel est le mythe de Phèdre, qui a marqué l'histoire du théâtre puisqu'il est encore aujourd'hui l'une des pièces les plus jouées sur scène, et bien évidemment, l'une des plus célèbres au monde, ou, du moins, en France...
    A lire !!

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          3 50         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 mai 2012

    brigittelascombe
    "Je ne sais où je vais, je ne sais qui je suis"
    Ce conflit intérieur, cette confusion relative au coup de foudre incestueux qu'éprouve Phèdre (aveuglée,passionnée,inconsciente mais capable d'introspection) pour son beau-fils Hippolyte (homme d'honneur puis victime) est l'un des pivots de la tragédie (drame en V actes basé sur la légende mythologique de Phèdre fille de Minos et Pasiphaé) de Racine (poète tragique dramaturge du XVII° siècle). Il a également, avant Racine, inspiré une tragédie à Euripide (Hippolyte couronné) et à Sénèque.
    C'est la fausse nouvelle de la disparition de son mari Thésée, roi d'Athènes, et les mauvais conseils de sa nourrice possessive Oenone, qui poussent Phèdre à déclarer l'amour qui la culpabilise ("J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime/ Innocente à mes yeux je m'approuve moi-même..". Mais Hippolyte aime Aricie et ce sera le rejet de son côté, la jalousie (jusqu'à la démence) et les fausses accusations (de viol) de l'autre qui mèneront ces personnages principaux vers la mort et l'empoisonnement.
    Racine, par des procédés de style, sait rendre avec lyrisme la force de la passion destructrice de Phèdre pour Hippolyte (qu'il oppose à l'amour lumineux d'Hippolyte et Aricie) et la lente descente aux enfers de Phèdre embourbée dans la honte, la souffrance, l'ignominie et le remords. Il sait créer une atmosphère mystérieuse et poétique, faire monter la tension par des coups de Théâtre et retournements de situation sur fond de mythologie aux dieux cruels et impitoyables. Il sait manier la psychologie des personnages, même secondaires comme Thésée tour à tour crédule,méfiant, jaloux, impulsif; ou Aricie courageuse princesse retenue captive..
    Cet impasse De l'amour non partagé rappelle celui de Madame de Rénal dans Le Rouge et le Noir de Stendhal.
    Cet amour incestueux impossible rappelle celui d'Amélie dans René de Chateaubriand mais la trop grande emphase des déclamations (de ce classique incontournable) m'a quelque peu rebutée.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 15 octobre 2011

    facteur84
    Dans mes plus profonds souvenirs, j'ai toujours eu une appréhension quand à lire une pièce de théâtre. Pourtant, le peu que j'ai lu, j'ai toujours aimé. C'est encore la cas avec Phèdre. Difficulté supplémentaire, je n'avais jamais lu une pièce en alexandrin complètement et de Racine. Vierge et innocent de cet auteur je m'y suis lancé sans apriori.
    Malgré que la trame de l'histoire soit un peu connu avant le début de la lecture, comme c'est souvent le cas avant de lire les tragédies grecques célèbres, je m'y suis immergé totalement et sans difficulté. On dirait que les mots ont été créés uniquement pour ce genre de tragédie. Chacun trouve sa place avec un ordre millimétré comme du papier à musique, et qui donne une harmonie et une certaine beauté à cette pièce. L'autre aspect intéressant des tragédies grecques, est les questions que soulèvent les thèmes abordés dans les pièces. Ici il est question d'amour incestueux, du regard de la société, de liberté d'action, et de connaissance de soi. Tels on les thèmes qui reviennent souvent dans ces tragédies.
    J'ai trouvé Phèdre touchante malgré sa monstruosité d'aimer son beau-fils et rendre coupable les autres de ses actes. J'ai détesté Hippolyte pour la froideur dont il fait face devant sa belle-mère, et les sentiments pour son aimée et son père.
    La langue de Racine coule d'elle-même et les alexandrins sont très accessibles et ne sont pas lourd du tout. Tout les vers s'imbriquent les uns dans les autres. L'aspect immuable final des tragédies peur rebuter certains, mais quand on y pense, que ferions nous à la place des personnages ? Que peuvent-ils faire à part d'avoir le courage de regarder leur destin en face et de se remettre en question quitte à en finir puisqu'il n'y plus rien à faire dans ce monde là ? Je pense qu'à leur place nous n'aurions pas le courage d'agir et nous deviendrions tous fou.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

> voir toutes (112)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par sophie9206, le 05 janvier 2011

    Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
    Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
    Mon repos, mon bonheur semblait être affermi ;
    Athènes me montra mon superbe ennemi.
    Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
    Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
    D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
    Par des vœux assidus je crus les détourner :
    Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner.
    De victimes moi-même à toute heure entourée,
    Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
    D’un incurable amour remèdes impuissants !
    En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
    Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
    J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
    Même au pied des autels que je faisais fumer.
    J’offrais tout à ce dieu, que je n’osais nommer.
    Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
    Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
    Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
    J’excitai mon courage à le persécuter.
    Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
    J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
    Je pressai son exil, et mes cris éternels
    L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.
    Je respirais, Œnone ; et depuis son absence,
    Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la citation

  • Par facteur84, le 28 septembre 2011

    PHEDRE
    Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !
    Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
    Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
    J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
    Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,
    Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
    Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
    Objet infortuné des vengeances célestes,
    Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
    Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
    Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
    Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
    De séduire le coeur d'une faible mortelle.
    Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
    C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :
    J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
    Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
    De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
    Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.
    Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
    J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes
    Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
    Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
    Que dis-je ? Cet aveu que je te viens de faire,
    Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire ?
    Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
    Je te venais prier de ne le point haïr;
    Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !
    Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi-même !
    Venge-toi, punis moi d'un odieux amour ;
    Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
    Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
    La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
    Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
    Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par LydiaB, le 01 juin 2014

    PHÈDRE : On dit qu’un prompt départ vous éloigne de nous,
    Seigneur. À vos douleurs je viens joindre mes larmes ;
    Je vous viens pour un fils expliquer mes alarmes.
    Mon fils n’a plus de père ; et le jour n’est pas loin
    Qui de ma mort encor doit le rendre témoin.
    Déjà mille ennemis attaquent son enfance :
    Vous seul pouvez contre eux embrasser sa défense.
    Mais un secret remords agite mes esprits :
    Je crains d’avoir fermé votre oreille à ses cris ;
    Je tremble que sur lui votre juste colère
    Ne poursuive bientôt une odieuse mère.

    HIPPOLYTE : Madame, je n’ai point des sentiments si bas.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la citation

  • Par Nastasia-B, le 05 mai 2014

    ŒNONE : Eh ! repoussez, madame, une injuste terreur !
    Regardez d’un autre œil une excusable erreur.
    Vous aimez ; on ne peut vaincre sa destinée :
    Par un charme fatal vous fûtes entraînée.
    Est-ce donc un prodige inouï parmi nous ?
    L’amour n’a-t-il encor triomphé que de vous ?
    La faiblesse aux humains n’est que trop naturelle :
    Mortelle, subissez le sort d’une mortelle.

    Acte IV, Scène 6, (v. 1295-1302).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 30         Page de la citation

  • Par Nastasia-B, le 27 avril 2014

    PHÈDRE : J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine.
    Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
    De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
    Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.

    Acte II, Scène 5, (V. 685-688).

    Commenter     J’apprécie          1 43         Page de la citation

> voir toutes (8)

Video de Jean Racine

>Ajouter une vidéo

"Phèdre"
A la Comédie Française "Phèdre" de Jean Racine est interprétée dans une mise en scène de Anne DELBEE avec des costumes du couturier Christian LACROIX. - Interview de Christian LACROIX donnant ses impressions sur le spectacle "J'ai entendu une Phèdre du XVIIème". - Les costumes des comédiens dans l'atelier des costumes. - Martine CHEVALLIER interprète de Phèdre -...











Sur Amazon
à partir de :
1,88 € (neuf)
1,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Phèdre par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (3183)

> voir plus

Quiz