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ISBN : 2290339113
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 916 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quoi de plus tragique qu'aimer sans être aimé ? Aimer celui qui nous est à jamais interdit : un membre de sa propre famille. C'est bien là le malheur de Phèdre, qui aime son beau-fils, qui se déteste pour cela, qui hait jusqu'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 02 septembre 2013

    juliette2a
    Phèdre ou le destin ô combien tragique d'une femme amoureuse de son beau-fils...
    Phèdre est une héroïne particulière ; en effet, partagée entre son amour passionné pour Hippolyte, le fils de son mari Thésée (célèbre héros de l'Antiquité), et son rôle de Reine qu'elle se doit d'honorer, elle s'appuie sur sa confidente Oenone pour vaincre son chagrin. Une confession de son amour pour Hippolyte est ainsi inévitable :
    "Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps, et transir et brûler."
    Malheureusement, des évènements terribles vont s'abattre à la fois sur la pauvre Phèdre et le bel Hippolyte, les entraînant vers une seule issue possible...la mort.
    Phèdre, bien que coupable de son amour incestueux, est aussi innocente aux yeux du lecteur, comme le prouve la dernière scène ô combien intense, mettant en scène une Phèdre devenue une héroïne sublime, au fil des péripéties.
    J'ai toujours beaucoup aimé le style de Racine, ses vers en alexandrins toujours aussi splendides à lire, et ses histoires antiques qui permettent de découvrir le destin d'un personnage inoubliable. Tel est le mythe de Phèdre, qui a marqué l'histoire du théâtre puisqu'il est encore aujourd'hui l'une des pièces les plus jouées sur scène, et bien évidemment, l'une des plus célèbres au monde, ou, du moins, en France...
    A lire !!

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 mai 2012

    brigittelascombe
    "Je ne sais où je vais, je ne sais qui je suis"
    Ce conflit intérieur, cette confusion relative au coup de foudre incestueux qu'éprouve Phèdre (aveuglée,passionnée,inconsciente mais capable d'introspection) pour son beau-fils Hippolyte (homme d'honneur puis victime) est l'un des pivots de la tragédie (drame en V actes basé sur la légende mythologique de Phèdre fille de Minos et Pasiphaé) de Racine (poète tragique dramaturge du XVII° siècle). Il a également, avant Racine, inspiré une tragédie à Euripide (Hippolyte couronné) et à Sénèque.
    C'est la fausse nouvelle de la disparition de son mari Thésée, roi d'Athènes, et les mauvais conseils de sa nourrice possessive Oenone, qui poussent Phèdre à déclarer l'amour qui la culpabilise ("J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime/ Innocente à mes yeux je m'approuve moi-même..". Mais Hippolyte aime Aricie et ce sera le rejet de son côté, la jalousie (jusqu'à la démence) et les fausses accusations (de viol) de l'autre qui mèneront ces personnages principaux vers la mort et l'empoisonnement.
    Racine, par des procédés de style, sait rendre avec lyrisme la force de la passion destructrice de Phèdre pour Hippolyte (qu'il oppose à l'amour lumineux d'Hippolyte et Aricie) et la lente descente aux enfers de Phèdre embourbée dans la honte, la souffrance, l'ignominie et le remords. Il sait créer une atmosphère mystérieuse et poétique, faire monter la tension par des coups de Théâtre et retournements de situation sur fond de mythologie aux dieux cruels et impitoyables. Il sait manier la psychologie des personnages, même secondaires comme Thésée tour à tour crédule,méfiant, jaloux, impulsif; ou Aricie courageuse princesse retenue captive..
    Cet impasse De l'amour non partagé rappelle celui de Madame de Rénal dans Le Rouge et le Noir de Stendhal.
    Cet amour incestueux impossible rappelle celui d'Amélie dans René de Chateaubriand mais la trop grande emphase des déclamations (de ce classique incontournable) m'a quelque peu rebutée.
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    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 15 octobre 2011

    facteur84
    Dans mes plus profonds souvenirs, j'ai toujours eu une appréhension quand à lire une pièce de théâtre. Pourtant, le peu que j'ai lu, j'ai toujours aimé. C'est encore la cas avec Phèdre. Difficulté supplémentaire, je n'avais jamais lu une pièce en alexandrin complètement et de Racine. Vierge et innocent de cet auteur je m'y suis lancé sans apriori.
    Malgré que la trame de l'histoire soit un peu connu avant le début de la lecture, comme c'est souvent le cas avant de lire les tragédies grecques célèbres, je m'y suis immergé totalement et sans difficulté. On dirait que les mots ont été créés uniquement pour ce genre de tragédie. Chacun trouve sa place avec un ordre millimétré comme du papier à musique, et qui donne une harmonie et une certaine beauté à cette pièce. L'autre aspect intéressant des tragédies grecques, est les questions que soulèvent les thèmes abordés dans les pièces. Ici il est question d'amour incestueux, du regard de la société, de liberté d'action, et de connaissance de soi. Tels on les thèmes qui reviennent souvent dans ces tragédies.
    J'ai trouvé Phèdre touchante malgré sa monstruosité d'aimer son beau-fils et rendre coupable les autres de ses actes. J'ai détesté Hippolyte pour la froideur dont il fait face devant sa belle-mère, et les sentiments pour son aimée et son père.
    La langue de Racine coule d'elle-même et les alexandrins sont très accessibles et ne sont pas lourd du tout. Tout les vers s'imbriquent les uns dans les autres. L'aspect immuable final des tragédies peur rebuter certains, mais quand on y pense, que ferions nous à la place des personnages ? Que peuvent-ils faire à part d'avoir le courage de regarder leur destin en face et de se remettre en question quitte à en finir puisqu'il n'y plus rien à faire dans ce monde là ? Je pense qu'à leur place nous n'aurions pas le courage d'agir et nous deviendrions tous fou.
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    • Livres 5.00/5
    Par leinavaleski, le 17 septembre 2012

    leinavaleski
    Je n'aime pas beaucoup les pièces de théâtre, il est donc rare que j'en lise et que j'apprécie. Trois auteurs font exception : Racine, Molière et Shakespeare. Cet été, dans le cadre du challenge “Classiques de l'été”, j'ai décidé de relire les livres de Racine que je possède (il me manque Mithridate, Les plaideurs, La thébaïde, Alexandre le Grand ; si vous les possédez et que vous êtes vendeur, n'hésitez pas à me contacter ;) ). Aujourd'hui, je vous parle de Phèdre.

    Il s'agit d'une tragédie donc il est clair que ce n'est pas très gai. La difficulté avec le théâtre, c'est de faire passer un monde à travers des dialogues, surtout quand il y a peu de didascalies. Ici, ça fonctionne très bien : on sent vraiment l'époque dans laquelle on se trouve. Tous les événements passés sont rappelés, ce qui permet de comprendre la situation d'Aricie et celle de Phèdre, mais aussi les origines d'Hippolyte. Au niveau des personnages, c'est le même problème : leurs caractères doivent passer à travers leurs paroles. Là encore je trouve que c'est le cas, j'ai été touchée par les personnages et par leurs passions. L'amour de Phèdre et la colère de Thésée m'ont paru très crédibles.

    Le style est magnifique, j'admire vraiment la façon d'écrire de Racine et c'est sûrement ce qui me plaît le plus. C'est poétique et vraiment très beau.
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    • Livres 4.00/5
    Par Kenehan, le 27 août 2013

    Kenehan
    Je n'aime pas particulièrement lire des pièces de théâtre tout simplement parce que je considère qu'une pièce doit se jouer et non se lire pour véritablement en capter l'émotion et la force.
    C'est peut-être pour cela, que lors de cette relecture, je n'ai pu m'empêcher de prononcer à voix haute chaque réplique, plutôt que de lire traditionnellement.
    Je m'étais déjà plongé dans cette tragédie de Jean Racine à l'époque du collège (qui commence à dater maintenant) et j'en avais gardé un si bon souvenir que je possède encore le livre. Chose rare concernant le théâtre français (j'ai plus d'affinité avec Shakespeare).
    J'ai de nouveau ressenti un réel plaisir à retrouver ce personnage de Phèdre, reine aux attirances incestueuses pour son beau-fils Hippolyte. Les vers de Racine sont magnifique et d'une puissance telle que l'on visualise et vit totalement la succession de toutes ces scènes. Il est facile de s'imaginer les décors resplendissants d'un temps révolu, l'action riche de ces textes versifiés et ce final digne d'un film hollywoodien où s'invitent dieux et monstres anciens.
    Cela faisait un petit moment que j'avais le désir de redécouvrir ce texte et je ne suis pas déçu. Je serais même tenté de m'aventurer un peu plus loin dans la bibliographie de Jean Racine.
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Citations et extraits

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  • Par OceaneVincent, le 21 avril 2014

    Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.

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  • Par sophie9206, le 05 janvier 2011

    Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
    Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
    Mon repos, mon bonheur semblait être affermi ;
    Athènes me montra mon superbe ennemi.
    Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
    Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
    D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
    Par des vœux assidus je crus les détourner :
    Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner.
    De victimes moi-même à toute heure entourée,
    Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
    D’un incurable amour remèdes impuissants !
    En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
    Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
    J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
    Même au pied des autels que je faisais fumer.
    J’offrais tout à ce dieu, que je n’osais nommer.
    Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
    Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
    Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
    J’excitai mon courage à le persécuter.
    Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
    J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
    Je pressai son exil, et mes cris éternels
    L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.
    Je respirais, Œnone ; et depuis son absence,
    Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence.
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  • Par facteur84, le 28 septembre 2011

    PHEDRE
    Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !
    Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
    Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
    J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
    Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,
    Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
    Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
    Objet infortuné des vengeances célestes,
    Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
    Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
    Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
    Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
    De séduire le coeur d'une faible mortelle.
    Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
    C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :
    J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
    Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
    De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
    Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.
    Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
    J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes
    Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
    Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
    Que dis-je ? Cet aveu que je te viens de faire,
    Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire ?
    Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
    Je te venais prier de ne le point haïr;
    Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !
    Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi-même !
    Venge-toi, punis moi d'un odieux amour ;
    Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
    Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
    La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
    Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
    Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.
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  • Par lectures2thalie, le 02 juin 2012

    J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine.
    Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
    De quoi m'ont profité mes inutiles soins?
    Tu me haïssais plus, je ne t'en aimais pas moins.
    Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
    J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
    > lire la suite

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  • Par Clairoche, le 15 juillet 2013

    PHÈDRE
    [...]
    J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
    Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,
    Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
    Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
    Objet infortuné des vengeances célestes,
    Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
    Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
    Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
    Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
    De séduire le cœur d'une faible mortelle.
    Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
    C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :
    J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
    Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
    De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
    Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.
    Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
    J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
    Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
    Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
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"Phèdre"
A la Comédie Française "Phèdre" de Jean Racine est interprétée dans une mise en scène de Anne DELBEE avec des costumes du couturier Christian LACROIX. - Interview de Christian LACROIX donnant ses impressions sur le spectacle "J'ai entendu une Phèdre du XVIIème". - Les costumes des comédiens dans l'atelier des costumes. - Martine CHEVALLIER interprète de Phèdre -...











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