ISBN : 2290340995
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Tyran sanguinaire, empereur féroce, despote criminel : le seul nom de Néron provoque des frémissements d'horreur. C'est ce que Racine a bien compris : pour sa première tragédie romaine - terrain traditionnel de son vieux rival Cor... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 29 août 2011

    cicou45
    Pour moi dont la passion pour l'histoire romaine s'est révéle que très tard, lorsque j'étais à la fac et que j'ai suivi les cours d'un professeur d'histoire romaine, archéologue de surcroît et totalement passionnant, j'avoue que cela m'a donné envie de relire cette pièce que j'avais certes déjà étudiée lorsque j'étais au collège mais sans en saisir réellement toute sa portée. Lors de cette deuxième lecture, j'ai été littéralement subjuguée par lécriture de Racine qui nous décrit la violence de Néron, cet empereur dont je connaissais maintenant l'histoire, avec une justesse sublime, sans que cleui-ci n'accentue pas le caractère de ce dernier.
    Britannicus, lui, bien que la pièce porte son nom, est un personnage secondaire puisqu'il s'agit du frère par alliance de Néron. Britannicus est en fait le fils légitime de l'empereur Claude qui a prédédé Néron sur le trône. Ce dernier n'appara^t que très peu dans la pièce puisqu'il se fera rapidement évincé, c'est-à-dire assassiné, par Néron lui-même qui lui envie sa fiancée Junie.
    Les vers de Racine sont ici cruels mais tellement empreints de cérite ! A découvrir !
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    • Livres 3.00/5
    Par Soundandfury, le 05 juillet 2011

    Soundandfury
    Après celle-ci, j'arrête Racine, plus, ce serait de la gourmandise. Il faut en garder pour ma vieillesse au coin du feu.
    Ma culture latine se limite à quelques passages des Métamorphoses d'Ovide, je vais donc être minimale sur le contexte et m'en tenir à la pièce.
    Néron, dont je viens juste de lire (suis dans une période de documentation intense) qu'il n'a peut-être pas été aussi monstrueux que la légende le laisse entendre, est jeune dans la pièce de Racine. Il n'en est qu'au début de son règne.
    Britannicus, l'héritier spolié du trône, aime Junie. Mais Junie plaît à Néron, lequel a l'habitude d'obtenir tout ce qu'il veut, y compris ce qui ne s'achète pas:
    « Commandez qu'on vous aime et vous serez aimé »
    Il l'enlève et commence alors une intrigue assez complexe à suivre, dans laquelle intervient la mère de Néron: très conscient de sa dépendance vis-à-vis d'elle, il en vient à envisager de la supprimer, influencé par le précepteur de Britannicus, tandis que son propre précepteur, horrifié, passe dans l'autre camp et soutient sécrètement le jeune amoureux.
    On s'y perd vite, comme vous voyez. Je vous laisse découvrir seuls la fin, digne d'une tragédie mais plus mesurée de celle de la Thébaïde en volume de sang versé.
    Est ce que j'ai aimé? C'est une très bonne question. Je l'ai lu le lendemain de la Thébaïde et je l'ai préférée. Mais aujourd'hui, soit après une petite semaine, j'en garde un souvenir moins net, plus fade.
    J'ai appris des choses, ce qui souvent me suffit pour aimer un texte...
    Je crois que ce que j'ai préféré, c'est le personnage de Néron, en monstre qui s'éveille à la cruauté, à l'absence de limite, à la toute-puissance injuste. Qui se défait de ses derniers scrupules. Sa relation avec sa mère est très intéressante. Je sens qu'il y aurait beaucoup à en dire.
    La scène durant laquelle il se cache pour observer les amoureux, après avoir menacé Junie de tuer Britannicus si elle lui exprimait le moindre sentiment m'a fait pensé, étrangement, au monstre tapi dans le placard, comme dans les livres pour enfants.
    Enlèvements, intrigues, arrestations arbitraires... Tout crée une sensation d'oppression, d'enfermement.
    Je m'arrête là, car c'est une pièce complexe qui mérite des recherches et un peu de réflexion.

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/03/06/tu-quoque-britan..
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    • Livres 1.00/5
    Par kenkuro, le 06 août 2011

    kenkuro
    Incompréhensible. Pourquoi écrire en vers si on laisse le lecteur sur la route ? Un auteur doit avant tout se faire comprendre de son lecteur, ensuite intervient le jugement de goût. Mais qu'un auteur manque à cette mission de "faire comprendre" c'est finalement empêcher le lecteur de se forger un jugement, tout à sa frustration de ne pas saisir l'œuvre.
    C'est parce qu'il s'agit d'ancien français me direz vous...mais Molière lui se fait comprendre. Et s'il faut s'armer d'un dictionnaire pour appréhender la richesse de l'œuvre il est évident que l'auteur a échoué. Racine est un génie, peut être, mais encore faut il réussir à le lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Avalon, le 15 octobre 2009

    Avalon
    J'ai toujours apprécié les pièces de Racine mais aussi son style d'écriture qui est tellement poètique. J'adore et j'en redemande. Cependant, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans celui-là par rapport aux autres pièces que j'ai lu de lui (Andromaque, Phèdre et Iphigénie). En effet, une bonne connaissance de l'histoire de Néron et Britannicus est requise et j'avoue que je ne savais absolument rien d'eux. Néanmoins, je le conseille quand même juste pour la beauté du texte.
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  • Par _Mademoiselle_, le 07 août 2011

    _Mademoiselle_
    @ Kenkuro: Car Racine écrit au XVIIe siècle et obéit aux règles de la tragédie. Molière, lui, écrit des comédies et il met donc en oeuvre d'autres règles. Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable...
    Pour aborder ce genre d'oeuvre il est préférable d'avoir une édition annotée et comprenant un dossier explicatif.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 23 février 2009

    NÉRON

    Excité d'un désir curieux,
    Cette nuit je l'ai vue arriver en ces lieux,
    Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,
    Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,
    Belle, sans ornements, dans le simple appareil
    D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.
    Que veux-tu? Je ne sais si cette négligence,
    Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence,
    Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs,
    Relevaient de ses yeux les timides douceurs,
    Quoi qu'il en soit, ravi d'une si belle vue,
    J'ai voulu lui parler, et ma voix s'est perdue :
    Immobile, saisi d'un long étonnement,
    Je l'ai laissée passer dans son appartement.
    J'ai passé dans le mien. C'est là que, solitaire,
    De son image en vain j'ai voulu me distraire.
    Trop présente à mes yeux je croyais lui parler,
    J'aimais jusqu'à ses pleurs que je faisais couler.
    Quelquefois, mais trop tard, je lui demandais grâce;
    J'employais les soupirs et même la menace.
    Voilà comme, occupé de mon nouvel amour,
    Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour.
    Mais je m'en fait peut-être une trop belle image,
    Elle m'est apparue avec trop d'avantages :
    Narcisse qu'en dis-tu?
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  • Par Orphea, le 18 mars 2009

    BRITANNICUS
    Rome met-elle au nombre de vos droits
    Tout ce qu'a de cruel l'injustice et la force,
    Les emprisonnements, le rapt et le divorce?

    NÉRON
    Rome ne porte point ses regards curieux
    Jusque dans des secrets que je cache à ses yeux.
    Imitez son respect.

    BRITANNICUS
    On ne sait ce qu'elle pense.

    NÉRON
    Elle se tait du moins : imitez son silence.

    BRITANNICUS
    Ainsi Néron commence à ne plus se forcer.

    NÉRON
    Néron de vos discours commence à se lasser.

    BRITANNICUS
    Chacun devait bénir le bonheur de son règne.

    NÉRON
    Heureux ou malheureux, il suffit qu'on me craigne.
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  • Par Orphea, le 18 mars 2009

    AGRIPPINE
    Quoi ? du sang de son frère il n'a point eu d'horreur ?

    BURRHUS
    Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère.
    A peine l'empereur a vu venir son frère,
    Il se lève, il l'embrasse, on se tait, et soudain
    César prend le premier une coupe à la main :
    "Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,
    Ma main de cette coupe épanche les prémices,
    Dit-il ; dieux, que j'appelle à cette effusion,
    Venez favoriser notre réunion."
    Par les mêmes serments Britannicus se lie.
    La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie,
    Mais ses lèvres à peine en ont touché les bords...
    Le fer ne produit point de si puissants efforts,
    Madame : la lumière à ses yeux est ravie,
    Il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie.
    Jugez combien ce coup frappe tous les esprits :
    La moitié s'épouvante et sort avec des cris,
    Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage
    Sur les yeux de César composent leur visage.
    Cependant sur son lit il demeure penché ;
    D'aucun étonnement il ne paraît touché :
    "Ce mal, dont vous craignez, dit-il, la violence
    A souvent, sans péril, attaqué son enfance."
    Narcisse veut en vain affecter quelque ennui,
    Et sa perfide joie éclate malgré lui.
    Pour moi, dût l'empereur punir ma hardiesse,
    D'une odieuse cour j'ai traversé la presse,
    Et j'allais, accablé de cet assassinat,
    Pleurer Britannicus, César et tout l'Etat.
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  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Elle se hâte trop, Burrhus, de triompher.
    J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer.
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  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Vous vous troublez, Madame, et changez de visage.
    Lisez-vous dans mes yeux quelque triste présage ?
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Phèdre
Quatrième documentaire d'une série de six consacrée aux grands rôles du Théâtre, ce numéro analyse le personnage de Phèdre. Ecrit en 1676 par Jean RACINE, "Phèdre" s'inspire de la tragédie grecque ancienne et notamment de celle d'Euripide. Agathe BERMAN interviewe des metteurs en scènes, comédiens, professeur de littérature et psychanalystes sur leur perception du personnage de...











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