ISBN : 2290340995
Éditeur : Librio (2004)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 134 notes) Ajouter à mes livres
Tyran sanguinaire, empereur féroce, despote criminel : le seul nom de Néron provoque des frémissements d'horreur. C'est ce que Racine a bien compris : pour sa première tragédie romaine - terrain traditionnel de son vieux rival Cor... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 mai 2012

    brigittelascombe
    Tragédie versifiée en cinq actes de Racine (dramaturge, poète et académicien français du XVII° siècle), Britannicus , dont l'action se déroule à Rome dans un contexte historique et politique réel, se base sur le thème des frères ennemis.
    Tels Abel et Caïn, incarnant le bien et le mal en conflit, le candide Britannicus et son frère adoptif le tyrannique et sadique Néron (poussé sur le trône par l'ambition de leur mère, la possessive, Agrippine qui a éliminé l'empereur Claude en l'empoisonnant) s'affrontent ici pour obtenir l'amour de la vertueuse Junie (fiancée de Britannicus).
    Enlèvement, chantage, surveillance,manipulation,élimination, tous les moyens sont bons pour Néron qui, jaloux et intransigeant, ne supporte pas d'être repoussé.
    Le tragique de cette rivalité est très bien rendu par la psychologie des personnages et le registre émotionnel fort (amour,haine,détresse,jalousie,ambition). Un classique incontournable!
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 12 février 2012

    carre
    A travers cette tragédie, Racine dresse le portrait terrifiant d'un despote, homme sanguinaire et machiavélique : Néron, arrivé au pouvoir grâce à sa mère Agrippine. Il fait enlever Junie l'amie de son frère Britannicus et lui impose un ignoble marché, la vie de Britannicus contre son amour. Pièce d'une grande noirceur, ou tout espoir est vain. Un texte qui traverse les siècles, pièce qui se joue régulièrement, un classique qui se lit avec grand plaisir. Certainement présenté trop trop dans les manuels scolaires pour en apprécier toutes les subtilités. A relire donc.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 29 août 2011

    cicou45
    Pour moi dont la passion pour l'histoire romaine s'est révéle que très tard, lorsque j'étais à la fac et que j'ai suivi les cours d'un professeur d'histoire romaine, archéologue de surcroît et totalement passionnant, j'avoue que cela m'a donné envie de relire cette pièce que j'avais certes déjà étudiée lorsque j'étais au collège mais sans en saisir réellement toute sa portée. Lors de cette deuxième lecture, j'ai été littéralement subjuguée par lécriture de Racine qui nous décrit la violence de Néron, cet empereur dont je connaissais maintenant l'histoire, avec une justesse sublime, sans que cleui-ci n'accentue pas le caractère de ce dernier.
    Britannicus, lui, bien que la pièce porte son nom, est un personnage secondaire puisqu'il s'agit du frère par alliance de Néron. Britannicus est en fait le fils légitime de l'empereur Claude qui a prédédé Néron sur le trône. Ce dernier n'appara^t que très peu dans la pièce puisqu'il se fera rapidement évincé, c'est-à-dire assassiné, par Néron lui-même qui lui envie sa fiancée Junie.
    Les vers de Racine sont ici cruels mais tellement empreints de cérite ! A découvrir !
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    • Livres 3.00/5
    Par Soundandfury, le 05 juillet 2011

    Soundandfury
    Après celle-ci, j'arrête Racine, plus, ce serait de la gourmandise. Il faut en garder pour ma vieillesse au coin du feu.
    Ma culture latine se limite à quelques passages des Métamorphoses d'Ovide, je vais donc être minimale sur le contexte et m'en tenir à la pièce.
    Néron, dont je viens juste de lire (suis dans une période de documentation intense) qu'il n'a peut-être pas été aussi monstrueux que la légende le laisse entendre, est jeune dans la pièce de Racine. Il n'en est qu'au début de son règne.
    Britannicus, l'héritier spolié du trône, aime Junie. Mais Junie plaît à Néron, lequel a l'habitude d'obtenir tout ce qu'il veut, y compris ce qui ne s'achète pas:
    « Commandez qu'on vous aime et vous serez aimé »
    Il l'enlève et commence alors une intrigue assez complexe à suivre, dans laquelle intervient la mère de Néron: très conscient de sa dépendance vis-à-vis d'elle, il en vient à envisager de la supprimer, influencé par le précepteur de Britannicus, tandis que son propre précepteur, horrifié, passe dans l'autre camp et soutient sécrètement le jeune amoureux.
    On s'y perd vite, comme vous voyez. Je vous laisse découvrir seuls la fin, digne d'une tragédie mais plus mesurée de celle de la Thébaïde en volume de sang versé.
    Est ce que j'ai aimé? C'est une très bonne question. Je l'ai lu le lendemain de la Thébaïde et je l'ai préférée. Mais aujourd'hui, soit après une petite semaine, j'en garde un souvenir moins net, plus fade.
    J'ai appris des choses, ce qui souvent me suffit pour aimer un texte...
    Je crois que ce que j'ai préféré, c'est le personnage de Néron, en monstre qui s'éveille à la cruauté, à l'absence de limite, à la toute-puissance injuste. Qui se défait de ses derniers scrupules. Sa relation avec sa mère est très intéressante. Je sens qu'il y aurait beaucoup à en dire.
    La scène durant laquelle il se cache pour observer les amoureux, après avoir menacé Junie de tuer Britannicus si elle lui exprimait le moindre sentiment m'a fait pensé, étrangement, au monstre tapi dans le placard, comme dans les livres pour enfants.
    Enlèvements, intrigues, arrestations arbitraires... Tout crée une sensation d'oppression, d'enfermement.
    Je m'arrête là, car c'est une pièce complexe qui mérite des recherches et un peu de réflexion.

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/03/06/tu-quoque-britan..
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    • Livres 1.00/5
    Par kenkuro, le 06 août 2011

    kenkuro
    Incompréhensible. Pourquoi écrire en vers si on laisse le lecteur sur la route ? Un auteur doit avant tout se faire comprendre de son lecteur, ensuite intervient le jugement de goût. Mais qu'un auteur manque à cette mission de "faire comprendre" c'est finalement empêcher le lecteur de se forger un jugement, tout à sa frustration de ne pas saisir l'œuvre.
    C'est parce qu'il s'agit d'ancien français me direz vous...mais Molière lui se fait comprendre. Et s'il faut s'armer d'un dictionnaire pour appréhender la richesse de l'œuvre il est évident que l'auteur a échoué. Racine est un génie, peut être, mais encore faut il réussir à le lire.
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 24 mai 2012

    Narcisse
    Ah! quelle âme assez basse..
    C'est à vous de choisir des confidents discrets,
    Seigneur,et de ne pas^prodiguer vos secrets.

    Britannicus
    Narcisse, tu dis vrai.Mais,cette défiance
    Est toujours d'un grand coeur la dernière science:
    On le trompe longtemps.................
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  • Par brigittelascombe, le 24 mai 2012

    Néron
    Dis-moi:Britannicus l'aime-t-il?

    Narcisse
    Quoi! s'il l'aime,
    Seigneur?

    Néron
    Si jeune encor, se connait-il lui-même?
    D'un regard enchanteur connaît-il le poison?

    Narcisse
    Seigneur,l'amour toujours n'attend pas la raison.
    N'en doutez point,il l'aime........
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  • Par brigittelascombe, le 24 mai 2012

    Britannicus
    Vous m'aimez?

    Junie
    Hélas! si je vous aime?
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  • Par brigittelascombe, le 24 mai 2012

    Néron
    On répond de son coeur;et je vaincrai le mien.
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  • Par Orphea, le 23 février 2009

    NÉRON

    Excité d'un désir curieux,
    Cette nuit je l'ai vue arriver en ces lieux,
    Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,
    Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,
    Belle, sans ornements, dans le simple appareil
    D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.
    Que veux-tu? Je ne sais si cette négligence,
    Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence,
    Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs,
    Relevaient de ses yeux les timides douceurs,
    Quoi qu'il en soit, ravi d'une si belle vue,
    J'ai voulu lui parler, et ma voix s'est perdue :
    Immobile, saisi d'un long étonnement,
    Je l'ai laissée passer dans son appartement.
    J'ai passé dans le mien. C'est là que, solitaire,
    De son image en vain j'ai voulu me distraire.
    Trop présente à mes yeux je croyais lui parler,
    J'aimais jusqu'à ses pleurs que je faisais couler.
    Quelquefois, mais trop tard, je lui demandais grâce;
    J'employais les soupirs et même la menace.
    Voilà comme, occupé de mon nouvel amour,
    Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour.
    Mais je m'en fait peut-être une trop belle image,
    Elle m'est apparue avec trop d'avantages :
    Narcisse qu'en dis-tu?
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"Phèdre"
A la Comédie Française "Phèdre" de Jean Racine est interprétée dans une mise en scène de Anne DELBEE avec des costumes du couturier Christian LACROIX. - Interview de Christian LACROIX donnant ses impressions sur le spectacle "J'ai entendu une Phèdre du XVIIème". - Les costumes des comédiens dans l'atelier des costumes. - Martine CHEVALLIER interprète de Phèdre -...











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