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Par Elora, le 16/05/2010
L'écuyer mirobolant de
Jérôme Garcin
« En équitation comme dans l’armée, Étienne savait combien c’eût été vain de vouloir casser les rebelles, soumettre les acariâtres, et qu’il était impossible d’atteindre la légèreté par la force, le brillant par la colère. Même les étalons les plus impérieux, il ne les avait pas combattus. Au contraire, il n’avait eu de cesse de vouloir les comprendre pour mieux s’en faire des alliés. Quel que fût le cheval, il n’aspirait qu’à se passer des aides. Il rêvait en effet de régner sans poids ni appuis, par le seul souffle de la botte, la caresse du cuir et la profondeur de l’assiette. Monter n’était plus alors une activité physique, c’était une pensée pure, un acte de foi. »
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Par Elora, le 16/05/2010
La Chute de cheval de
Jérôme Garcin
" Mon père est mort d'une chute de cheval le samedi 21 avril 1973, veille de Pâques, dans l'insoucieuse et très civilisée forêt de Rambouillet. Il avait quarante-cinq ans, j'allais en avoir dix-sept. Nous ne vieillirons pas ensemble. "
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Par Elora, le 11/05/2010
Les Livres Ont un Visage de
Jérôme Garcin
«Il n’y a pas de liberté sans infidélité, pas de sincérité sans désobéissance.»
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Par Elora, le 16/05/2010
Les Livres Ont un Visage de
Jérôme Garcin
Du plus loin que je me souvienne,j'ai toujours aimé m'introduire en catimini chez les écrivains, leur dérober un peu d'intimité, fouiller leur bureau, leur fourbi, ramasser leurs brouillons dans la corbeille, étudier leur profil au travail, et, à la campagne, observer les perspectives de la terre labourée et du ciel moutonné que la vue offrait chaque jour à leur imagination, à leurs regrets, parfois aussi à leurs doutes.
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Par Elora, le 16/05/2010
Jérôme Garcin
Les vrais cavaliers sont volontiers de grands taiseux qui pratiquent leur art en solitaire, et préfèrent la sagesse muette des chevaux au bavardage humain. D'où l'extrême difficulté de les transformer en littérature, sans trahir leur secret sous une pile de mots.
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Par Elora, le 11/05/2010
Bartabas, roman de
Jérôme Garcin
«Qu’est-ce que créer sinon tenter désespérément de laisser une trace de son passage sur terre ?»
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Par Elora, le 04/06/2010
Bartabas, roman de
Jérôme Garcin
Au théâtre, la puissance d'une œuvre condamnée à disparaitre se mesure au souvenir qu'on en garde, à la faculté qu'elle a de grandir en nous, de résister au temps et de s'accomplir en douceur dans le regret.
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Par Elora, le 11/05/2010
Bartabas, roman de
Jérôme Garcin
Un artiste n'est pas un ouvrier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.
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Par Elora, le 11/05/2010
Bartabas, roman de
Jérôme Garcin
Pour parler à un cheval, il n'y a pas besoin de mots. C'est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves.
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Par Elora, le 11/05/2010
Les Livres Ont un Visage de
Jérôme Garcin
«En littérature, les anciens cavaliers sont les meilleurs ethnologues du regret.»