Babelio Babelio
  • Mon accueil
  • Mes livres
  • Découvrir
    •   Livres
    •   Auteurs
    •   Lecteurs
    •   Quiz
    •   Forum
  • Ajouter des livres

+options
fb Connexion
mot de passe oublié?
Marie-Hélène Lafon

Marie-Hélène Lafon

  • Infos
  • Citations (19)
  • Photos (2)
  • Vidéos (6)
Marie-Hélène Lafon > Ajouter une photo

Ajouter une vidéo
Ajouter une citation
  • 9 livres
  • 45 critiques

Note moyenne : 3.47/5 (sur 117 notes) Marie-Hélène Lafon

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Aurillac , 1962

Biographie :

Professeur agrégée de Lettres Classiques, Marie-Hélène Lafon choisit d’enseigner dans un collège situé en Zone d’Éducation Prioritaire.

En 1996, elle commence à écrire, son premier roman, Le Soir du chien, a reçu le prix Renaudot des lycéens. Elle préside le prix littéraire des lycéens de Compiègne en 2003-2004

Dernières parutions : Sur la photo, Buchet Chastel, 2003 Mo, Buchet Chastel, 2005 Organes, Buchet Chastel, 2006 Les derniers Indiens, Buchet Chastel, 2008, l'Annonce, Buchet Chastel, 2009.
Source : pjef.net
Ajouter des informations

Etiquettes

roman   journal   roman d'amour   pratique   solitude   roman régional   prix littéraire   monde rural   petites annonces   traditions   écrivain femme   cantal   ouvrage primé   commune de paris   histoire d'amour   famille   france   littérature française   roman contemporain   rentrée littéraire 2009  

> voir toutes (6)

Videos de Marie-Hélène Lafon

>Ajouter une vidéo


Originaire d'Aurillac, Marie-Hélène Lafon sort aujourd'hui son quatrième roman, Les derniers indiens, aux éditions Buchet Chastel. La confrontation de deux mondes. Celui des Santoires, paysans propriétaires fiers de leurs biens et de leur passé. Et celui de leurs voisins, simples ouvriers agricoles, qui n'ont pas de manières. Un monde qui décline face à un monde qui a le goût de l'avenir. Un tableau de familles, en pays clos, à la vie à la mort.
> Découvrez les 6 vidéos de Marie-Hélène Lafon


> voir toutes (19)

Citations de Marie-Hélène Lafon

> Ajouter une citation

  • Par michelayala, le 27/04/2012

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    «Tout à la fois, il faudrait devenir cette femme impossible qui n’existait pas et l’épreuve de la conduite dénoncerait l’imposture. On serait confondu, convaincu de fausseté, écrasé de n’avoir pas ouvertement, le droit d’être, ni là ni ailleurs. On serait annulé.».
    Quelle force dans les mots! L’Annonce, un roman écrit tout en finesse…

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par litolff, le 15/11/2010

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    La nuit de Fridières ne tombait pas, elle montait à l’assaut, elle prenait les maisons les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s’insinuait, noyait d’encre les contours des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait. Les phares des voitures et le réverbère de la commune la trouaient à peine, l’effleuraient seulement, en vain. Elle était grasse de présences aveugles qui se signalaient par force craquements, crissements, feulements, la n nuit avait des mains et un souffle, elle faisait battre le volent disjoint et la porte mal fermée, elle avait un regard sans fond qui vous prenait dans son étau par les fenêtres, et ne vous lâchait pas, vous les humains réfugiés blottis dans les pièces éclairées des maisons dérisoires.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (4 votes positifs)


  • Par litolff, le 23/06/2010

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    A Nevers, le lundi 19 novembre, Annette avait vu sans le voir le corps de Paul. Toute son attention avait été happée, dévorée par les mots de Paul. Et par ses mains. Qui parlaient avec lui, soutenaient sa parole, la relançaient ou reposaient à plat sur la table, dans les creux de silence, et frémissaient comme mues de l’intérieur par de sourds tressaillements qui disaient ou tentaient de dire ce que Paul taisait, ce qu’il gardait tapi sous le flot des choses audibles. Ni Annette ni Paul n’iraient extirper ce qui restait, s’incrustait, dessous. On ne gratterait pas les vieilles plaies de solitude et de peur, on n’était pas armé pour ça, pas équipé ; on s’arrangerait autrement.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (4 votes positifs)


  • Par InColdBlog, le 08/09/2010

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    Elle n’avait rien connu d’autre et comprit à Nevers, en novembre et plus encore en janvier, qu’avec Paul il faudrait tout inventer. Les corps aussi ; les corps surtout. Pas réapprendre, pas recommencer ; inventer. Dans le train du retour, en novembre, elle avait pensé aux mains de Paul dont l’image, très nette, flottait dans son demi-sommeil. Des mains larges et vives qui accompagnaient les paroles, des mains récurées, durcies par des travaux qu’elle ne connaissait pas. Ces mains seraient sur elle, posées, chaudes, appuyées ; ces mains avaient manqué, s’étaient ouvertes sur le vide, avaient attendu, et savaient vouloir. Après la première nuit en janvier à Nevers, dans la chambre minuscule et surchauffée, Annette avait eu un moment de découragement. Faire semblant, avoir l’air de redouter, s’acquitter de, ravaler sa peine, et sentir celle de l’autre rangée enkystée enfouie. Sentir aussi que c’était mieux que rien, sans doute. Annette secouait la tête dans le train du retour. C’était le prix, il y avait un prix, cet inconfort cette gêne moite. On n’avait pas seize ans, ni vingt ; on n’était pas des enfants, des jeunes premiers, des mariés du jour, des éblouis, des nantis de la vie. Il faudrait s’arranger. On s’accommoderait. Elle s’arrangerait de cet homme calme et décidé qui la prenait, elle avec l’enfant le fils, et lui faisait une place pour durer, peut-être. En juillet à Fridières, Annette avait connu le vrai corps de Paul, un corps en état d’urgence, aiguisé par les travaux immuables et les fenaisons pressantes, un corps d’homme qui court, qui lutte, entre les prés et l’étable, les bras le torse le dos le ventre les cuisses rompus à d’autres étreintes, aux bêtes rétives, aux outils, aux rouleaux de ficelle dure, aux écrous qui résistent dans les rouages chauds des machines. Elle avait senti au long d’elle le soir dans le lit sourdre de Paul cette tension nourrie des mille obstacles de chaque jour qu’il déposait comme il l’eût fait d’un vêtement usé. Par cet abandon, tandis que la fenêtre restait ouverte sur les fragrances têtues des nuits de juillet, sur leur ardeur crépitante de bêtes sonores, Annette avait été apprivoisée.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par luocine, le 10/11/2009

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    La nuit de Fridière ne tombait pas, elle montait à l’assaut, elle prenait les maisons les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s’insinuait, noyait d’encre les contours des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait.

    Citation de qualité ? (3 votes positifs)


  • Par litolff, le 15/11/2010

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    Paul avait dit, une cuisine sans cloisons, ouverte, américaine ; et cet adjectif, relevé par Nicole sourdement effarée de l'invasion dont était menacé son territoire, fut aussitôt enrolé par les oncles pour désigner, au pluriel, les deux impétrants, les formidables, les Américains qui à l'avenir mangeraient avec Paul, dans une cuisine de même nationalité, tandis qu'eux, les trois, les frustes Gaulois, les Cantalous préhistoriques, n'en mangeraient pas moins, aux mêmes heures et en bas, dans leur cuisine française.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par oops, le 17/09/2011

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    En juin, le pays était un bouquet, une folie. Les deux tilleuls dans la cour, l'érable au coin du jardin, le lilas sur le mur, tout bruissait, frémissait, ondulait ; c'était gonflé de lumière verte, luisant, vernissé, presque noir dans les coins d'ombre, une gloire inouïe, qui les jours de vent léger, vous saisissait, vous coupait les mots, les engorgeait dans le ventre où ils restaient tapis, insuffisants, inaudibles. Sans les mots on se tenait éberlué dans cette rutilance somptueuse.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par litolff, le 15/11/2010

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    Annette et sa mère n’aimaient pas que les princesses souffrent aussi et pleurent l’œil battu et le cheveu terne, ou se tuent avec des compagnons tapageurs dans des accidents de voiture calamiteux.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par claracambry, le 07/01/2011

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    Nicole et les oncles étaient d'une autre eau. Eussent-ils perçu le plus mince écho des affres violentes traversées par cette femme et ce garçon dont Paul imposait la présence en leur pré carré qu'ils se fussent battus, becs et ongles, sans merci ni répit, pour expulser les créatures étrangères, les corps impurs, et conduire à résipiscence le frère égaré, Paul, le maillon faible. Une guerre couvait, qui, pour rester sourde, n'en serait pas moins longue et difficile, guerre d'usure et de patientes tranchées.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par litolff, le 15/11/2010

    L'annonce de Marie-Hélène Lafon

    Il faudrait se montrer, se montrer, vouloir, être voulue, s'empoigner, au dessus, loin, loin de la fatigue épaisse du vivre. Annette avait lu l'annonce de Paul chez le dentiste, elle n'y serait pas allée pour elle, elle attendait Eric, elle était seule dans la petite pièce jaune et confinée ; elle avait pris la feuille, tant pis, l'avait déchirée, pliée en quatre, ce qu'elle ne faisait jamais d'habitude, jamais. Il faudrait lire plusieurs fois et bien comprendre pour savoir comment répondre au journal. Elle n'aurait répondu à aucune autre annonce dans ce journal. Elle aimait le mot agriculteur. C'était un vrai métier, pas une de ces misères à goût de vomi, Pas un boulot d'esclave à domicile, de chair d'usine, d'hôtesse de caisse. Il y avait le mot doux dans l'annonce, doux quarante-six ans cherche jeune femme aimant campagne. Aimait-elle la campagne. Elle était jeune. Plus jeune. Oui. Elle était plus jeune que l'agriculteur de l'annonce domiciliée numéro CF41418. Elle répondrait.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


Tweet
Pin It

Faire découvrir Marie-Hélène Lafon par :

  • Mail
  • Facebook
  • Blog

> voir plus

Livres de Marie-Hélène Lafon (9)

    • L'annonce
      35 critiques
      17 citations
    • Les derniers Indiens
      5 critiques
    • Le Soir du chien - Prix..
      2 critiques
      1 citations
    • Organes
      1 critique
    • Sur la photo
      1 critique
    • Mo
      1 citations
    • La maison Santoire
    • Liturgie

Auteurs proches de Marie-Hélène Lafon


    • Didier Van Cauwelaert

    • François Mauriac

    • Philippe Djian

    • Philippe Labro

    • Anne-Marie Garat

    • Françoise Sagan

> voir plus

Lecteurs de Marie-Hélène Lafon (141)

    • unpointctout

      En a lu 8

    • isamaton

      En a lu 5

    • kikuyu

      En a lu 4

    • isabelle-...

      En a lu 4

    • bibliothe...

      En a lu 3

    • vale

      En a lu 3

    • LilieBooks

      En a lu 3

    • nadejda

      En a lu 3

    • ides60

      En a lu 3

> voir plus

Quiz

    Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

    Françoise Sagan : "Le miroir ***"

    •   brisé
    •   fendu
    •   égaré
    •   perdu

    20 questions - 273 lecteurs ont répondu
    Thème : littérature , littérature française , littérature francophone

    Créer un quiz sur cet auteur.
retour en haut
    • Aide
    • Contact
    • Notre blog
    • A propos
    • Masse Critique
    • Premiers Chapitres
    • Widget
    • Partenariats éditeurs
    • Partenariats bibliothèques
    • Partenariats auteurs
    • Sites partenaires
    • Listes et extraits de films
    • L'actualité du livre
    • Presse
    • Publicité
    • Conditions d'utilisation
    • Groupe facebook
    • Bibliothèque virtuelle
    • Vidéos d'écrivains
    • Magazine Littéraire
    • Derniers livres
    • Nouveaux livres
    • Auteurs populaires
    • Critiques, avis et opinions de lecteurs
    • Citations, extraits et passages de livres
    • Livres audio
© BABELIO - 2007-2011