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Par nina2loin, le 23/05/2013
Les visages de
Jesse Kellerman
La peur, c'est quand vous pensez qu'une mauvaise chose risque de vous arriver.
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Par nina2loin, le 24/05/2013
Les visages de
Jesse Kellerman
Si Tony avait vu juste, j'avais devant moi une des plus vastes œuvres d'art jamais produites par un seul individu. En tous cas, c'était certainement le plus grand dessin du monde.
La pulsation du génie, les remugles de la folie ; sublime et vertigineux ; j'en avais le souffle coupé.
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Les visages de
Jesse Kellerman
Les gens ne se rendent pas compte de la créativité qu’il faut pour être marchand d’art. Sur le marché actuel, c’est le galeriste, et non l’artiste, qui fait le plus gros du boulot. Sans nous, il n’y aurait ni modernisme, ni minimalisme, aucun de tous ces mouvements. Les plus grandes stars de l’art contemporain seraient peintres en bâtiment ou profs de dessin dans des cours du soir. Les collections des musées s’arrêteraient à la Renaissance ; les sculpteurs en seraient encore à modeler des dieux païens ; la vidéo serait le domaine exclusif de la pornographie ; le graffiti un délit mineur et non la base d’une industrie multimillionnaire. L’art, en somme, cesserait de prospérer. Et ce parce que, dans une société post-Église, post-mécénat, ce sont les marchands qui raffinent et canalisent le fuel qui fait tourner le moteur de l’art, qui l’a toujours et le fera toujours tourner : l’argent.
De nos jours, en particulier, il y a tout simplement trop d’œuvres en circulation pour qu’une personne lambda puisse faire le tri entre les bonnes et les mauvaises. C’est le travail du galeriste. Nous sommes des créateurs aussi, sauf que nous créons des marchés et que notre production englobe les artistes eux-mêmes. Les marchés, à leur tour, créent des mouvements, et les mouvements des goûts, une culture, le canon de l’acceptabilité : en bref, ce que nous appelons l’Art avec un grand A. Une œuvre d’art devient une œuvre d’art – et un artiste un artiste – dès l’instant où je vous fais sortir votre chéquier.
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Par pyrouette, le 04/09/2012
Les visages de
Jesse Kellerman
Il n’y a aucune honte à être quelqu’un d’ordinaire ; ça n’implique pas de jugement moral.
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Par pyrouette, le 01/09/2012
Les visages de
Jesse Kellerman
On peut être entouré de monde et pourtant seul. La solitude est l'état intrinsèque de l'homme. Créé seul, il meurt seul ; et ce qui se passe entre les deux est tout au mieux un palliatif.
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Par Eric75019, le 11/01/2013
Les visages de
Jesse Kellerman
Mes mains tremblèrent en prenant la photo que me tendait Samantha. Je ressentais un mélange d'émotions - de la tristesse, du soulagement, de l'excitation -, mais, avant tout, je me sentais trahi. Au début, il n'existait pas. Au début, c'était moi qui l'avais créé ; j'étais la force motrice. Et puis, alors que nous nous lancions sur ses traces, j'avais été contraint d'abandonner ces croyances, par lambeaux et non sans douleur. J'avais parlé à des gens qui le connaissaient. J'avais goûté ses pommes. J'avais marché dans ses pas. Il était devenu de plus en plus réel et, de crainte de le perdre complètement, j'avais essayé de la rattraper. Au lieu de le minimiser, je m'étais mis à le grossir. Alors j'espérais que, le jour où je poserais enfin les yeux sur lui, il serait un peu plus que ça : plus qu'un nom en caractères d'imprimerie, plus qu'un assemblage de gris confus et de blancs crayeux, qu'une donnée administrative confidentielle ; plus qu'un petit bonhomme aux allures de golem malheureux. Je voulais quelqu'un de monumental ; je voulais un totem, un superman ; je voulais le signe qu'il faisait partie des élus ; je voulais un halo sur sa tête ou des cornes de diable à son front, n'importe quoi, n'importe quoi pour justifier les changements radicaux qu'il avait imprimés à ma vie. C'était mon dieu, et sa banalité me faisait honte.
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Par verobleue, le 22/06/2012
Jusqu'à la folie de
Jesse Kellerman
Les dieux de la chirurgie étaient jaloux et cruels, et Jonah avait fauté. En tant qu’étudiant de troisième année, il ne pouvait guère espérer faire plus que suturer, écarter, aspirer. Comme tout apprenti, son véritable rôle n’était pas de se rendre utile mais de donner raison à la hiérarchie. Il était là pour souffrir, ainsi que tous les médecins qui l’avaient précédé à cette place.
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Par DBC-Anais, le 20/01/2013
Jusqu'à la folie de
Jesse Kellerman
C'était ça la vie, parfois on faisait des choses qu'on n'avait pas envie de faire.
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Par pyrouette, le 30/08/2012
Les visages de
Jesse Kellerman
Il est difficile de se regarder soi-même avec un oeil critique et objectif.
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Par pyrouette, le 31/08/2012
Les visages de
Jesse Kellerman
Le narcissisme n'est pas capable de digérer une trop grande dose de culpabilité. Il la régurgite sous forme de rage.