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Citations de John Banville (8)


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  • Par Christw, le 27/03/2012

    Infinis de John Banville

    Jadis, quand elle était petite, quelque part, elle ne se souvient plus où exactement, un parc splendide ou les terres d'un manoir, Ursula se hissa sur la pointe des pieds à hauteur d'un muret couvert de mousse et aperçut un jardin clos, avec des masses de fleurs et d'arbres fruitiers en fleurs, des arbustes exotiques, des vignes gimpantes, tous rassemblés là au soleil, prodigues et joyeux. Dans la lumière rose du souvenir, cela lui apparaît comme un des moments les plus doux de sa vie, riche de toutes les promesses du futur, et elle le garde jalousement au fond de sa mémoire, telle une boîte de bijoux dans un tiroir secret. Si elle y retournait aujourd'hui, elle ne pourrait pas voir par-dessus le mur, elle en est sûre, d'une manière ou d'une autre il aurait poussé, ou c'est elle qui aurait rapetissé, mais elle saurait que le jardin est bien là, plus abondant et glorieux que jamais, attendant que d'autres viennent y jeter un œil, et soient heureux.

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  • Par maevedefrance, le 11/07/2010

    Les disparus de Dublin de John Banville

    Pour Quirke, ce n'était pas tant les morts que les vivants qu'il trouvait inquiétant.

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  • Par Christw, le 09/05/2012

    La mer de John Banville

    Je me demande si, dans leur enfance, d'autres gens ont eu ce type d'image, vague et nette à la fois, de ce à quoi ils ressembleraient en grandissant. Je ne parle ni d'espoirs ni d'aspirations ni d'ambitions floues, pas de ça. Dès le début, j'ai eu des attentes précises. Je ne voulais être ni conducteur de train ni explorateur, célèbre bien entendu. Lorsque je m'efforçais de percer les brumes de ce trop réel ''alors'' pour entrevoir le bienheureux ''maintenant'' de mon imagination, c'est exactement comme ça, je l'ai dit, que j'aurais vu mon moi futur: homme aux intérêts paisibles et aux ambitions modestes, assis dans une pièce identique à celle-ci, dans mon fauteuil en bois courbé, penché sur ma petite table, pour une sason tout à fait semblable à celle-ci, l'année touchant à sa fin avec un temps clément, feuilles volant de-ci de-là, jours perdant imperceptiblement de leur luminosité et lampadaires s'allumant à peine un peu plus tôt de soir en soir. Oui c'est bien ce que je pensais que l'âge adulte m'apporterait, une sorte de long été indien, un état de quiétude, d'incuriosité paisible, totalement purgé des impatiences tout juste supportables de l'enfance, où tout ce qui m'avait intrigué autrefois était enfin réglé, tous les mystères révélés, toutes les questions résolues et où les moments s'écoulaient un à un, presque à mon insu, goutte d'or après goutte d'or, en attendant, à mon insu ou presque, l'ultime coup de grâce.

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  • Par jostein, le 14/02/2011

    Infinis de John Banville

    Les mots sont si amicaux, si accommodants, si dociles et coulants, pas comme les chiffres, avec leur fastidieuse insistance à ne vouloir dire que ce qu'ils veulent dire et rien de plus.

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  • Par jostein, le 14/02/2011

    Infinis de John Banville

    Pour nous, immortels, il n'y a point de Ciel, ni d'Enfer non plus, ni haut ni bas, juste l'Infini ici, qui est une sorte de pas-ici.

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  • Par liratouva2, le 30/10/2010

    Le livre des aveux de John Banville

    Je plaiderai coupable, bien sûr, mais il me déplaît qu’on ne me laisse pas faire ma déposition, oui, ça, ça me déplaît. Ce n’est pas juste. Même un saligaud de mon espèce a droit à son jour de gloire. Je me suis toujours vu dans le box des accusés, le regard fixé droit devant moi, très calme , en tenue sport – comme les journaux me décriront - , en train de raconter, de ma fameuse voix autoritaire, ma vision des choses, avec mes mots à moi. Maintenant, voilà qu’on va me refuser même ce moment théâtral, le dernier, sûrement, que je connaîtrai dans cette vie. Non, ce n’est pas juste.

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  • Par kathel, le 26/08/2011

    Les disparus de Dublin de John Banville

    C’était l’obstétricien le plus couru de la ville. En dépit de sa formidable réputation, il avait une certaine timidité qui attirait toutes ces futures mères. Pendant des heures de visite, les maris soupiraient quand leurs épouses commençaient à discourir sur M. Griffin et de nombreux petits garçons nés à l’hôpital Holy Family se voyaient contraints de s’aventurer dans la course d’obstacles que représentait l’existence affublés du prénom de Malachy, handicap loin d’être négligeable, de l’avis de Quirke.

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  • Par maevedefrance, le 05/08/2011

    La double vie Laura Swan de John Banville

    Avec lui, ça ne se manifestait pas de manière spécifique ;contrairement à ce qui se passait pour les détectives de romans policiers, son nez ne remuait pas, ses tripes ne se nouaient pas.

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