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Par pyrouette, le 07/02/2012
Le cortège de la mort de
Elizabeth George
"Tellement stupide, bon sang. Sa vie entière était une parfaite illustration de la sottise humaine. Totalement infichue de voir clair sur les gens."
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Pour solde de tout compte de
Elizabeth George
Combien de fois n’avait-il pas entendu ces versions si contradictoires au cours des dernières années. « Nous n’avons plus de système de classes, dans notre pays ; il est mort et enterré. » Ces affirmations proférées avec sincérité et bonne conscience émanaient de gens que leur carrière, leur milieu ou leur fortune, rendait incapables de voir la réalité des faits. Tandis que ceux qui n’avaient aucune chance de faire carrière, ceux qui n’avaient pas d’arbre généalogique aux racines profondément plongées dans le sol britannique, pas de réserves d’argent, ni même l’espoir d’économiser quelques livres sur leur paie hebdomadaire, ceux-là étaient bien placés pour connaître la discrimination sociale. Comment leur demander de ne pas juger une société qui s’en prétendait débarrassée alors que, dans le même temps, elle jugeait et étiquetait un homme aux seules inflexions de sa voix.
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Pour solde de tout compte de
Elizabeth George
C'était, il le savait, l'insupportable ironie de l'amour. L'amour venait de nulle part, il n'avait pas de logique, on pouvait toujours le nier, l'ignorer, même si on le payait très cher, spirituellement et moralement.Il avait vu des hommes rencontrer l'amour et s'en détourner, le plus souvent des cavaleurs ou des ambitieux préoccupés de leur seule réussité. N'étant jamais atteints dans leur coeur, ces êtres-là ne souffraient pas. Comment en aurait-il été autrement ? Le séducteur ne songeait qu'à la conquête du moment, l'ambitieux, aux satisfactions que son travail lui procurerait. Aucun d'eux n'était touché par l'amour ou le chagrin. L'un comme l'autre poursuivait leur route sans un regard en arrière. Son malheur - si on pouvait le qualifier ainsi - résidait en ceci qu'il n'était pas de cette race.
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Un goût de cendres de
Elizabeth George
Et si c'était ça, l'amour, Helen ? Prendre des risques. Croire qu'un autre a le pouvoir de vous racheter. L'amour ne naît pas d'une éducation similaire, d'origines identiques ou d'expériences semblables. L'amour ne naît de rien, il crée à mesure qu'il croît. Sans lui, c'est le règne du chaos.
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Par Oxy-mort, le 30/04/2010
Le rouge du péché de
Elizabeth George
On pouvait qualifier ces évènements de bons ou de mauvais, on pouvait dire simplement qu'ils faisaient partie de la vie. Et celle-ci se poursuivait. On n'obtenait pas ce qu'on voulait, et c'était comme ça. On pouvait maugréer ou on pouvait faire front. Un jour, il avait vu à la bibliothèque une affiche qui disait : "Quand la vie vous offre des citrons, faites de la citronnade". Sur le coup, il avait trouvé ça idiot mais, dans le fond, ça ne l'était pas tant que ça.
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Mal d'enfant de
Elizabeth George
Tu ne le sais pas encore, ma chérie, parce que tu n'as pas vécu le moment où tes muscles se contractent et où le besoin d'expulser et de crier provoque l'apparition de ce petit paquet de chair qui braille, respire, se love contre ton ventre, sa nudité contre la tienne, totalement dépendant de toi, aveugle encore, ses mains se fermant par reflexe. Et une fois que tu tiens ses doigts entre les tiens... Non, même pas... une fois que tu as regardé cette vie que tu as créée, tu sais que tu es prête à faire et endurer n'importe quoi pour la protéger. Dans son intérêt, bien sûr, mais dans le tien également.
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Un goût de cendres de
Elizabeth George
La terre et le sable brûlent. Mets ton visage contre le sable brûlant et la terre du chemin, car tous ceux qui de l'amour ont reçu la blessure doivent en porter l'empreinte sur le visage, et la cicatrice doit se voir.
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Par lisa3, le 09/02/2011
Pour solde de tout compte de
Elizabeth George
Certaines ressemblances sautaient aux yeux : cette fois encore il s'agissait d'un membre du club de cross des Jeux de piste ; d'une fille ; d'une fille grande et mince aux cheveux longs qui s'entraînait de bonne heure le matin, quasiment dans l'obscurité. C'étaient certes là des similitudes superficielles. Mais il devait en avoir d'autres si les deux meurtres étaient liés.
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Par pyrouette, le 23/01/2012
Le rouge du péché de
Elizabeth George
La vie était injuste. Le monde était injuste. Son existence aurait été tellement plus simple si les autres avaient bien voulu partager son point de vue. Mais ce n’était jamais le cas.
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Pour solde de tout compte de
Elizabeth George
Si l’amour était simple, on n’en serait pas là. On ne se risquerait pas à confier sa vie et ses rêves entre les mains d’un autre être humain. On cacherait soigneusement sa vulnérabilité, on ne dévoilerait pas ses faiblesses. On ne se laisserait pas aller à ses émotions. On ne ferait jamais aveuglément confiance à quelqu’un. On garderait le contrôle de soi. À tout prix. Car quand on perd le contrôle, Helen, ne fût-ce qu’un instant, Dieu seul sait le vide qui se cache derrière.