> Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)

ISBN : 2841114392
Éditeur : Editions Nil (2010)


Note moyenne : 2.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Derrière le nom de Benjamin Black se cache le grand romancier irlandais John Banville, Booker Prize 2005 pour La Mer.


C'est là, dans son repaire, un soir d'ivresse, que le cadavre d'une inconnue déclarée morte dans de troublantes circonstances va ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 2.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Premier livre de partenariat Blog-o-book/Robert Laffont-NIL de l'année. Petite déception à la lecture de ce roman. Présenté comme une roman noir (de haut vol -sur le quatrièmre de couv.), je cherche toujours le suspense haletant qui devait me faire tourner les pages. J'ai tourné les pages. Au début, je me suis laissée entrainer dans cette histoire qui commençait assez sombrement. le héros, Quirke, est médecin légiste dans un hôpital de Dublin. Un passé et un présent embrumés par les volutes de l'alcool. La mort d'une femme, une déclaration de décès falsifiée. Une infirmière envoyée à Boston avec un bébé à confier dans un orphelinat. Tout débute lorsque Quirke surprend Malachy, un gynécologue, avec le dossier de Christine Falls. Saoul, ce n'est que plus tard qu'il se rend compte que le-dit dossier a disparu. On découvre par la suite les liens qui unissent les deux hommes : demis-frères et beaux-frères, ils ne s'apprécient pas beaucoup. Persuadé que Mal n'est pas tout blanc dans cette histoire, Quirke veut découvrir le secret de cette mort. Il va se lancer dans une enquête qui lui causera assez bien d'ennuis. Jusque là, tout va bien. On a des personnages plutôt intéressants, une intrigue qui semble bien ficelée. Mais, selon moi, tout dérape dans les longues digressions de l'auteur autour de cette intrigue. D'un coup, on "sort" de l'intrigue pour se plonger dans l'histoire familiale des deux médecins. D'un coup, on revient sur l'enquête, qui je trouve n'avance pas très vite. Tentée par l'envie d'avancer plus vite, j'ai, à maintes reprises, survolé des passages, trop longs à mon goût, de descriptions. J'allais directement à l'essentiel... à savoir aux dialogues entre les protagonistes. Ok, les descriptions font partie de la création d'un univers dans lequel le lecteur se plonge. Mais dans certains contextes, elle m'apparaissaient plus comme des prétextes à noircir des pages. Pour ma part, elles ne m'apportaient pas grand chose à l'histoire. J'avais envie d'avancer, de dénouer les fils de l'intrigue. J'avais besoin d'éléments pour me tenir en haleine. Quelques rebondissements, pas franchement spectaculaires. Une trame intéressante, sans être extraordinaire. Pour moi, il s'agit plutôt d'une "fresque" romanesque. L'histoire d'une famille qui a son lot de côtés sombres. Apparement, il s'agirait du premier tome d'une série. Ce qui expliquerait que le roman, que j'ai eu du mal à ne pas lâcher, met en place une situation qui va sans doute être développée plus tard. Pour moi, je pense que l'aventure s'arrêtera ici. J'ai passé des bons moments au début. J'ai été un peu lassée par la suite. Un style d'écriture tout de même assez agréable à lire. Même si j'ai diagonalisé certaines pages, je n'ai pas trouvé le style lourd. En bref, une écriture pas désagréable, facile à lire. Une intrigue plutôt lente et pas très explosive. Des personnages bien dépeints et plutôt tordus. Mon coeur penche entre le bof et le moyen... Je n'aime pas être trop sévère...Ma note : 2,75 étoilesLes disparus de Dublin, Benjamin Black, Ed. NIL, janvier 2010, 437 pages On en parle ici : Madame Charlotte,
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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 11 juillet 2010

    maevedefrance

    Whaou ! Une fois le livre refermé, on reste sonné par ce roman noir ! Un vrai brûlot pas très catholique, en effet au regard du sujet auquel il s'attaque. Bien davantage qu'un simple roman policier, Benjamin Black, pseudonyme volontaire de John Banville (dont il ne s'est jamais caché) écrit un livre bien ficelé qui démonte l'Eglise toute puissante des années 50 en Irlande et la haute société irlando-américaine. Un roman d'amours tragiques, sur fond de trafic de bébés, de meurtres, d'histoires de "famille" bien alambiquées à l'irlandaise .
    Quirke est un héros attachant. Il n'est pas policier mais médecin légiste. C'est l'anti-héros par excellent. Un picoleur au grand coeur, mais un coeur blessé et pas trop fier de son passé. Un Irlandais orphelin de surcroît, comme beaucoup de gosses de sa génération. Il a épousé Délia au lieu d'épouser Sarah, la femme qui s'est finalement donné à Malachy, son faux frère, médecin des vivants, alors que lui est le médecin des morts... Pourtant il va faire ressurigir le passé pas très glorieux d'une certaine Irlande des années 50...
    Au fil des pages, le lecteur croise des personnages abîmés par la vie, les femmes du peuple en particulier : cette pauvre Claire Stafford, infertile et malheureuse mère adoptive de la petite Christine au triste sort, la pauvre Moran qui finira mal également, cet abruti d'Andy Stafford qui ne sait pas consoler bébé Christine qui pleure... Et c'est justement par ce mystérieux bébé qu'est hanté tout le livre. Quirke et le lecteur sont entrainés par une spirale infernale et irrémédiable. La condition féminine en Irlande, le rôle de l'Eglise et de la haute société catholique sont étalés au grand jour et ce n'est pas joli à voir. De plus, même la justice est pourrie... alors où va-t-on ? C'est la question que l'on se pose en refermant le roman alors que Quirke remet à l'inspecteur Hackett le journal secret tenu par la Moran, témoin gênant pour la haute société : "Ca va produire beaucoup de poussière si on abat les piliers de cette société. Beaucoup de poussière, de briques et de gravats. Il serait sage de se tenir à distance." déclare le policier. Ca promet...
    Heureusement qu'il y a Phoebe, la pseudo-nièce de Quirke (oui, parce que rien n'est simple) : elle représente la jeunesse, l'avenir et la modernité. Une jeune femme de 20 ans qui pose un regard dur sur la génération de ses parents (qui l'ont empêché d'épouser son protestant d'amoureux alors qu'eux ont fait des choses pas franchement "clean").
    Ce roman, paru en France fin 2009 mais écrit en 2006 attend une suite en cours de traduction, que personnellement j'attends avec impatience (encore un série à lire !). Merci à John Banville d'avoir eu l'idée de cette excellente série qui ne mâche pas ses mots (un style brut et sans détour pourtant élégant) et ne lâche pas le lecteur.
    Mon seul reproche concerne la traduction du titre (une fois de plus !). le titre VO est Christine Falls et il a tout son sens.
    Mais John Banville n'y est pour rien, c'est l'éditeur qui choisi les titres traduits.


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 21 janvier 2010

    jmfhcb
    L'auteur, Benjamin Black, est le pseudonyme de John Banville, celui de La mer. Personnellement, j'avais adoré ce livre, si ce n'est adulé (en simplifié pour moi c'est un chef d'oeuvre). J'ai aussi adoré ce livre mais par contre dans ma tête, il est bien clair que Les disparus de Dublin ne joue pas au même niveau. Ici, on a plutôt affaire à un très bon diverstissement.
    Le personnage principal, c'est Quirke (apparemment il sera récurrent dans les livres de Benjamin Black). Il est médecin légiste à Dublin dans les années cinquante. Il est grand, bourru, alcoolique, fumeur ... Irlandais quoi (je suis une fille pleine de préjugés :) ). Niveau famille : il est orphelin, recueillie par Grant Griffin, juge de son état, qui lui-même a un fils Malachy, qui lui même a une femme Sarah. Les deux derniers ont ensemble une fille Phoebe. Quirke est veud de Delia, morte en couche, vingt ans plus tôt. Détail non négligeable c'est la soeur de Sarah.
    Ces histoires amoureuses ont commencé comme ça : Quirke et Malachy sont partis aux Etats-Unis il y a vingt ans pour une année chez un grand amis de Grant : Crawford (le prénom m'échappe, désolée). Celui-ci a deux filles : Sarah et Delia. Quirke veut Sarah mais couche avec Delia (comme quoi les hommes ...)
    Je pense vous avoir situé tous les personnages à part Rose, Andy et Claire et aussi les membres de l'Église irlandaise et bostonienne. Je vous en dévoilerai un peu beaucoup alors.
    Pour ce qui est de l'intrigue : Quirke arrive un jour dans son bureau et trouve Malachy, gynécologue de son état, en train de falsifier un rapport de décès. Celui de Christine Falls, morte d'un embolie pulmonaire. Quirke ne dit trop rien mais s'aperçoit rapidement que cette fille est en réalité morte en accouchant d'une petite fille. La question qu'il se pose est où est la petite fille ? Est-elle morte ou vivante ? Il met alors le doigt dans une histoire glauque d'enlèvements d'enfants (de trafic en réalité avec les États-Unis) par des membres de l'Église irlandais, dont plusieurs membres de sa famille.
    Comme je vous le disais, j'ai passé un excellent moment de lecture. C'est un page-turner si on reprend l'expression de la quatrième de couverture . Il y a plein d'intrigues, de rebondissements. Par contre c'est un roman noir (d'où le pseudo de l'auteur) mais pas un roman policier. Il n'y a pas d'enquête à proprement dit. Par contre, on peut reprocher au livre les défauts des premiers volumes de série ; l'auteur essaye de garder du suspense sur la vie du personnage principal et prend du temps à décrire les personnages qui seront récurrents. Par contre il faut noter le soucis du détail dans les descriptions des personnages (récurrents ou pas) que vous pouvez pratiquement visualiser. Mais là c'est l'auteur de romans et non de romans noirs qui écrit à mon avis.

    Lien : http://cecile.ch-baudry.com/post/Les-disparus-de-Dublin-de-Benjamin-..
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    • Livres 2.00/5
    Par kathel, le 26 août 2011

    kathel
    Un roman noir situé à Dublin dans les années cinquante, rien que cela suffit à me convaincre que ce livre va me plaire. Je ne connais pas Benjamin Black, alias John Banville, mais on en dit le plus grand bien. Voyons donc…
    Dans les premiers chapitres, Brenda, une jeune infirmière partant pour Boston se voit confier un bébé, un cadavre de jeune femme disparaît de la morgue où travaille Quirke. Son demi-frère, Malachy Griffin, semble avoir quelque chose à cacher. Les personnages principaux sont donc ces deux frères, ou demi-frères, ou faux frères, en tout cas frères ennemis. L'un est médecin légiste, l'autre médecin accoucheur, ils ont aimé la même femme et épousé deux sœurs, l'un est veuf et sans enfants, l'autre a une famille… L'un est le gentil, l'autre le méchant ! Non, je me moque, ce n'est tout de même pas aussi manichéen, mais pas très loin. Franchement, ce roman n'est pas désagréable à lire, il ne m'est pas tombé des mains, mais il n'est pas d'une grande originalité, et de plus se révèle plutôt lent. Il est intéressant de voir comment tous les irlandais, dans ces années-là, semblent penser à l'Amérique, à quel point l'Irlande leur paraît étriquée et rétrograde. L'enquête n'est pas difficile à suivre, le style rend le roman agréable à lire, mais, je me répète, il ne viendra pas révolutionner le genre…
    A tenter si vous aimer la littérature irlandaise, en lisant d'abord les avis de celles qui ont aimé...

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-benjamin-black-les-dispa..
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    • Livres 1.00/5
    Par livr-esse, le 24 janvier 2010

    livr-esse
    L'histoire :
    Un soir, tandis qu'il est un peu émêché, Quirke, médecin légiste, surprend son beau-frère, gynécologue, à la morgue.
    Apparemment, ce dernier était en train de falsifier le dossier d'une jeune fille récemment morte.
    Le lendemain, Quirke, plus frais que la veille, ne trouve ni le dossier ni le cadavre.
    Essayant de reconstituer les événements de la nuit dernière, il met la main dans un drôle d'engrenage.
    Ces premières recherches lui montrent que cette jeune fille est morte en mettant au monde un bébé.
    Une dificile enquête commence alors pour retrouver le bébé.

    Mon avis :
    J'appelle ça un coup pour rien. Une lecture sans odeur sans saveur ...

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-les-disparus-de-dublin-43393732.html
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 26 août 2011

    C’était l’obstétricien le plus couru de la ville. En dépit de sa formidable réputation, il avait une certaine timidité qui attirait toutes ces futures mères. Pendant des heures de visite, les maris soupiraient quand leurs épouses commençaient à discourir sur M. Griffin et de nombreux petits garçons nés à l’hôpital Holy Family se voyaient contraints de s’aventurer dans la course d’obstacles que représentait l’existence affublés du prénom de Malachy, handicap loin d’être négligeable, de l’avis de Quirke.
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  • Par maevedefrance, le 11 juillet 2010

    Pour Quirke, ce n'était pas tant les morts que les vivants qu'il trouvait inquiétant.
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