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Critiques de John Brunner


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    • Livres 3.00/5
    Par finitysend, le 27/11/2013


    Le Creuset du temps Le Creuset du temps de John Brunner

    Dans ce roman Brunner invente une civilisation extraterrestre et une espèce intelligente qui anime cette civilisation .

    Ces êtres sont des plantes mobiles et cet aspect des choses est bien rendu dans ce roman où la caractérisation est bonne et où les descriptions sont assez suggestives .
    Ces plantes mobiles et intelligentes sont très convaincantes . Elle sont assez anthropomorphes néanmoins ( un peu trop selon mes misérables critères de prédilection en matière de thématique du contact ) pour ce qui est de leur psychologie et de l’histoire de leur civilisation .

    L'auteur parvient vraiment à rendre cet univers tangible et le lecteur passe un bon moment au contact de cette espèce sympathique menacée de disparition par un géo croiseur qui percutera leur monde avec une quasi-certitude .

    C’est une course contre la montre dans laquelle est projeté le lecteur , selon un tempo qui va s’accélèrent au grès du temps et des époques que traverse cette civilisation à la description assez dense .

    La menace se précise progressivement sur une assez longue période historique où nous voyons ces plantes bâtir une civilisation , découvrir la menace .
    Découvrir la science également , et tenter finalement de parer à la fin de ce monde qui est le leur ou tout du moins de sauver leur espèce .

    Cependant , pour ce qui est de cette évolution historique , il faut constater qu' il s'agit d'un calque à peine extrapolé de l'histoire de l'Europe .
    De même leurs mentalités et les fondements de leurs pensée symbolique et scientifique , n’ont rien de très spécifique ou bien d’original .

    Ce qui est bien développé , c’est l’anatomie de ces êtres biens caractérisés ainsi que l’environnement astronomique de leur système solaire qui est exploité et imaginé par l’auteur à la perfection .

    Donc ce peut être assez décevant , même si cela demeure incontestablement une lecture très agréable et prenante , car ce n'est pas assez inventif ou étrange du point de vue évolution historique et mentalités .

    BREF : pour passer un bon moment sans plus , mais un assez bon moment de planète opéra pas de doutes .
    Si ce n’était une exigence très personnelle de crédibilité et d’originalité dans le traitement du thème du contact , j’aurais conseillé ce roman sans réserve car c’est malgré tout une bonne distraction .

    Si c’est pour passer le temps agréablement et pour aller vers un ailleurs qui aie suffisamment de présence ce texte fera l’affaire car si ce n’est ses quelques manquements QUELQUES il reste très avenant à explorer malgré le temps qui s’est écoulé depuis sa parution .

    Un texte qui n’a pas vieilli du tout , c’est un John Bruner quand même , même si il nourrit simplement le but de distraire ..

    Critique de qualité ? (36 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par finitysend, le 31/08/2012


    Eclipse totale Eclipse totale de John Brunner

    Eclipse totale est un roman de John Bruner qui s’est maintenant pas mal éclipsé , si j’ose dire !

    En fait l’auteur de tous à Zanzibar et du troupeau aveugle qui sont des incontournables du genre , a aussi écrit des space opera tout à fait sympathiques , et s’ils n’atteignent généralement pas des sommets de perfection , ils n’en constituent pas moins de bons moments de space op ( Le creuset du temps en est un très bon exemple ) .

    Dans ce roman aux personnages globalement soignés , fonctionnels et crédibles , John Bruner aborde de front l’exploration d’une société extraterrestre défunte et cette approche est absolument et totalement dénuée de la moindre once de ridicule , alors que le fameux et redoutable Sens of Wonder , dont l’ombre redoutable plane constamment sur le genre , reste totalement sous control .

    Faut-il considérer ce roman comme l’aveux d’une prophétie de Cassandre et le prendre comme une sorte d‘avertissement ? Qui nous serait frontalement destiné ? oui pas de doute ....
    Cependant si le message est clair , l’auteur choisit de l’exprimer selon la condensation et ce message qui transpire du texte , reste pertinemment au second plan , un peu à la manière de nuages qui ne cacheraient pas entièrement un ciel très couvert annonciateur de gros temps .

    L’auteur a en effet le souci de se consacrer à ce monde étranger , de rendre cette équipe de chercheurs présente et aussi de rendre leurs découvertes et leurs difficultés ( émotionnelles comme professionnelles ) palpables et perceptibles pour le lecteur . Il parvient assez bien à faire tout cela et de ce fait , ce roman possède indiscutablement un charme certain .

    Le texte est bien construit car tous ces procédés concourent à créer une atmosphère quasiment nostalgique ( de travail de deuil frustrant car prématuré ) où les drames silencieux du passé , s’entremêlent avec une réalité présente qui s’avèrera selon un processus savamment dosé , afficher une connotation tragique , tout à fait touchante , mais constructive également , si on la met en rapport avec la finalité profonde du roman .

    Cette expédition sur ce monde désertique et maintenant mort , après avoir été vivant , affectera la santé de l’équipe médicalement parlant et leur vie sur ce monde qui n’est pas fait pour eux , prendra très vite l’allure d’un naufrage aussi tranquille et dramatique qu’il sera émouvant !

    Attente d’un secours hypothétique , poursuivre les recherches , coucher sur le papier le résultat de ce travail et en même temps des réflexions personnelles , car la vie prend une dimension dramatique , alors que les blessures creusent des sillons profonds qui font de plus en plus mal ..

    Un roman à l’atmosphère palpable et un bon moment de planete opera tangible , plaisant et non dénué d’intérêt .

    Des faiblesses pourtant , qui frustrent le lecteur et qui font plafonner ce texte , définitivement plus bas que son potentiel , que les promesses de son plan et celles de ses thématiques .

    Sans parler des qualités de styles que John Bruner était parfaitement capable de mobiliser et qui ne sont pas vraiment au rendez-vous .

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 08/02/2012


    Tous à Zanzibar Tous à Zanzibar de John Brunner

    Une construction fascinante et atypique ....
    Une construction fascinante et atypique ....

    Tous à zanzibar est un grand classique de la science-fiction ... La construction du roman est unique ..
    C'est un enchainement de dépêches dont chacune est une perle .. Le fil conducteur étant le personnage principal ...

    C'est un texte prospectif dont la pertinence retro est envoutante ... Il a été écrit en 1968 et ce roman sociologique proposait alors de la prospective sociale ... géopolitique ...
    Les vues de l'auteur ne sont pas tombées très loin de la situation que nous connaissons ..

    Tous à zanzibar nous proposes donc une sorte de présent alternatif et c'est aussi troublant que c'est plaisant ...
    Tous à zanzibar est un roman bien écrit et cette lecture est une véritable expérience ..
    Une expérience qui peut être éprouvante à cause de cette structure narrative tout à fait singulière ...

    Le charme vient du ricochet de notices terrifiantes ... amères .. lénifiantes ... brutales ... douces et amères ...
    Le personnage principal navigue dans ces eaux tourmentées et on finira par saisir sa signification dans ce contexte apparemment confus chapeauté par le supercalculateur ( sourires ) ...

    Un roman difficile mais une vraie expérience de lecture ..
    Un texte qui déborde d'humour mais un humour pince-sans-rire très britannique ...

    Par ailleurs des thèses qui sont extrêmement incisives et qui ont aussi le charme de la pertinence malgré le temps qui passe ...

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 13/09/2012


    Tous à Zanzibar Tous à Zanzibar de John Brunner

    Tous à Zanzibar a été écrit en 1968 et décrit notre monde actuel (2010), qui se caractérise par une surpopulation généralisée sur toute la planète. Des mesures eugénistes se mettent en place dans les pays développés. Avant d'avoir la permission d'avoir un enfant, les couples doivent faire analyser leur génome : à la moindre suspicion de maladie génétique (schizophrénie, hémophilie, et même daltonisme), la personne a l'interdiction d'avoir une descendance. Les fœtus à risque sont avortés. Avoir des enfants est devenu un privilège, mais en avoir plus de deux est très mal perçu. Les couples sans enfant se rassemblent en association pour s'occuper d'un enfant d'une autre famille un jour par semaine.

    À cause de la surpopulation, des amocheurs (dérivé du terme « Amok », qui désigne une personne folle qui détruit tout sur son passage) sèment régulièrement la panique dans les grandes villes.

    L'histoire se focalise sur deux grands évènements : la société General Technic Corporation s'apprête à acheter un pays africain entier, et planifie son opération grâce à son super-ordinateur Shalmaneser, qui prend toutes les décisions ; à l'autre bout du globe, le Yatakang annonce qu'il est sur le point de créer une génération de surhommes et de pouvoir créer des génies sur commande pour toute sa population, déclaration qui secoue tout le reste de la planète.

    La structure du roman est assez particulière. Les chapitres sont regroupés en quatre catégories : le « monde en marche », qui regroupe des courtes phrases saisies au vol dans des conversations ou des émissions de radio, parfois inachevées ; « Jalons et portraits », qui présente des personnages qui n'interviennent pas vraiment dans l'intrigue, mais qui nous permettent de mieux comprendre les évènements ; « Contexte », qui comme son nom l'indique, nous explique ce qui passe au moment du récit ; et « Continuité », l'intrigue proprement dite.

    Je suis resté un peu sur ma faim avec ce livre : les deux évènements sur lesquels on se focalise ne m'ont pas semblé pertinents : on se focalise plus sur les pressions politiques et économiques qu'ils entraînent plutôt que sur les problématiques de la surpopulation et de l'eugénisme qui me paraissaient plus riches et intéressants à traiter. Je regrette qu'il n'y ait pas eu plus de place pour le sociologue Chad Mulligan et son « Lexique de la délinquescence », qui est très mordant et très critique sur ces phénomènes de surpopulation.

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 14/02/2012


    Le troupeau aveugle Le troupeau aveugle de John Brunner

    JOUISSIF !

    Un long roman de Brunner ! la lecture s'est avérée facile ( malgré la construction et le nombre de personnages ) .

    Il y a une intrigue en fait et on sait à tout moment ou on en est !
    Mais l'intérêt du roman n'est pas exclusivement dans cette intrigue .
    Elle n'est en partie un prétexte pour décrire un monde pollué à l'extrême ...

    Pas de ton moralisateur .. une foule d'anecdotes au détour de situations diverses et variées ...
    Un humour noir mais pas trop grinçant (même si il est aussi caustique que la pluie !! ) .

    Une vraie réussite que ce roman qui n'arrive pas à vraiment vieillir ... On peut encore avoir l'impression de lire de l'anticipation ou bien de se trouver dans une sorte de présent alternatif ( c'est très bizarre comme impression ) .

    Je trouve que le troupeau aveugle va droit au but . J'ai beaucoup aimé le précèdent , mais le troupeau aveugle réussît mieux encore à épuiser son sujet ( avec plus de clarté ? ) .

    C'est un roman très prenant dont la lecture n'a rien de rébarbatif ... au contraire ... grâce à l'humour , à l'absurde , au grand frisson .. grâce au suspens et à un sens aigu de la description .

    Il est utile ( je crois ! ) de préciser que ce n'est pas une suite de tous à zanzibar et que l'on peut l'aborder indépendamment ..

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 07/05/2012


    La planète Folie La planète Folie de John Brunner

    La planète Asgard…Dennis Malone fut l'un des premiers à s'y poser, avec ses compagnons. Et ils constatèrent assez vite que la vie y était possible ; donc la colonisation...

    Trois vaisseaux spatiaux, la Pinta, la Nina et la Santa-Maria, du nom des trois navires qui emportèrent l'expédition de Christophe Colomb, furent envoyés sur ce nouvel Eden Eldorado, presque comme la Terre. Et l’installation put commencer ; sans espoir d’un retour tel que programmé du fait de la perte d’un des vaisseaux, crashé sur un des satellites de la planète Asgard…
    … Mais c’était sans compter cet étrange scorbut qui ronge la colonie et rend fou ses membres les uns après les autres : fantasmes et cauchemars sortis tout droit des mythologies terriennes se mêlent à leur quotidien. Néanmoins il faudra survivre, et donc apprendre non pas à apprivoiser cette « presque Terre », mais à la respecter.

    Un roman écologique avant l’heure…
    Petite facture pour ce « Planète folie »… A moins qu’on attende toujours trop d’un Brunner… Plaisant, néanmoins.

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 06/05/2012


    Eclipse totale Eclipse totale de John Brunner

    Nous sommes en 2028 au moment où le vaisseau spatial Stellaris touche le sol de Sigma Draconis. Outre le colonel Rudolf Weil, Commandant du vaisseau et son équipage, c’est la relève qui arrive ; en fait, le paléontologue Ian Macauley et quelques autres scientifiques chargés de percer le mystère de cette planète, récemment découverte.
    Huit ans plus tôt, une mission intergalactique avait atterri sur cette planète lointaine, située à dix-neuf années lumière de la Terre et y avait découvert, vieux de cent mille ans, les vestiges d’une civilisation passée en trois mille ans du stade du néolithique à celui du vol spatial. Malgré les missions répétées qui se sont succédé sur le sujet, la question reste posée : qu’a-t-il donc bien pu se passer sur cette planète pour que cette civilisation évoluée disparaisse à tout jamais après une évolution aussi rapide de trois mille ans. Une paille…en comparaison de l’infinité du temps …
    Ils trouveront, bien sur. Et pointeront du doigt une évolution possible de l’humanité si l’on ne se méfie pas suffisamment des travaux des biogénéticiens…

    La rencontre d'extraterrestres est un thème majeur de la science-fiction. Outre le fait qu’elle assure la partie dépaysement consubstantielle au genre, elle permet également toutes sortes de parallèles avec l’évolution de l’humanité.

    Il n’y aura pas de rencontre de ce type sur Sigma Draconis, la civilisation découverte ayant disparu depuis des lustres. Mais malgré tout, la rencontre aura lieu… par scientifiques interposés, grâce aux conclusions du paléontologue Ian Macauley . On constate alors avec effroi que l’humanité est sur le point de s’engager dans cette même voie…qui a conduit la civilisation des crabes intelligents de Sigma Dragonis à sa perte.
    Outre le dépaysement, ce n’est pas le moindre des intérêts de la science fiction que de mettre le doigt sur des évolutions possibles (et pas toujours brillantes) de l’humanité- voir Orwel et « 1984 ». John Brunner est souvent pessimiste et un brin misanthrope dans ce genre d’exercice. Gageons que le futur ne lui donne pas raison…

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par evertoncapt, le 04/09/2014


    L'Ère des miracles L'Ère des miracles de John Brunner

    L'ére des miracles est un à mon avis un trés bon brunner, c'est le premier que j'ai lu de cet auteur. Ce livre est beaucoup plus lisible que "que tous à zanzibar" nous n'avons pas ici d'impression de fouilli, il n'y a qu'une seule intrigue et bien faite.
    Sur la forme et l'intrigue nous sommes assez proche de "frères de sang" de Marshall, "rencontre du 3ème type" ou encore du film "distrct 9"(qui à mon avis c'est largement inspiré de ce roman). L'ère des miracle à le ton et le rythme d'un polar.
    Le schéma est relativement simple: un immense vaisseau spatial est suspendu au dessus d'une ville et demeure inabordable. Les sociétés humaine ont été profondément bouleversées par cet évênement, une économie, une religion et une dictature s'installent sous l'artefact mystérieux.
    je ne vais pas faire mon teaser à l'américaine, mais nous avons ici: de l'action, du rythme et de le reflexion.


    Lien : http://sfsarthe.blog.free.fr

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 05/04/2012


    Le troupeau aveugle Le troupeau aveugle de John Brunner

    Le premier chapitre de cet excellent roman d'anticipation commence par l'avertissement suivant :
    - Veuillez contribuer à maintenir la jetée propre - Jetez vos détritus dans l'eau - Ce roman décrit un monde où la méditerranée est une mer morte, où la plupart des plages sont interdites, où certains jours à New-York il pleut de l'acide, où chaque homme est atteint dans sa chair, dans son équilibre vital...
    Un monde où le dernier espoir s'exprime sur les murs
    - ARRÊTEZ VOUS ME FAITES MOURIR - Tel est le slogan d'Austin Train, le fondateur légendaire du mouvement anti-pollution, qui continue avec quelques compagnons de lutter pour le salut de la terre...
    John Brunner est un des maîtres de la SF anglo-saxonne moderne (prix Hugo 1969 avec "Tous à Zanzibar qui est des plus importants ouvrages d'anticipation de notre temps) et il nous offre ce grand roman d'anticipation écologique en deux tomes.

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 07/05/2012


    Le livre d'or de la science-fiction : John Brunner Le livre d'or de la science-fiction : John Brunner de John Brunner

    "Le livre d'or de la science fiction : John Brunner" : un ouvrage indispensable aux amateurs de John Brunner dans la mesure où il comprend une bibliographie quasi complète de l'auteur, onze textes inédits en français et cinquante pages de commentaires sur la carrière et l'auteur lui-même sous la forme d'une grosse préface.

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 20/08/2011


    Tous à Zanzibar Tous à Zanzibar de John Brunner

    Ce roman écrit en 1968, se déroule de nos jours, sur notre planète. A New-York, la ville polluée est protégée par un dôme. Le nombre de maladies génétiques liées aux radiations a conduit à une politique d’eugénisme draconienne. Les émeutes se produisent à chaque coin de rue, et des «amocheurs» risquent de vous agresser sans crier gare. Donald Rogan, le Blanc, et Norman House l’Afro-Américain tentent de survivre dans ce monde où le mal-être est combattu par des drogues et où les décisions politiques sont prises par une société qui délègue son pouvoir à un super ordinateur. C’est ainsi que Norman sera mandaté pour régler les détails de l’achat d’un pays africain. Donald, lui, sera envoyé au Yatakan, après avoir été transformé en machine à tuer, pour tenter de s’emparer de la découverte d’un généticien.
    On ne peut pas dire que l’ambiance soit celle des bisounours, mais c’est d’autant plus dérangeant que l’on a souvent l’impression de lire un bulletin d’info contemporain. En effet John est un visionnaire. Il a tout anticipé : le téléphone mobile, qu’il nomme imaphone, la télé 3D, les ordinateurs, et même l’euro (comment a-t-il pu imaginer que le prix de la vie serait multipliée par 6! cf citation), le développement de la génétique...
    Récompensé par de nombreux prix, c’est donc un monument de la science fiction. La lecture n’en est pas toujours aisée et demande de l’attention, mais les amateurs du genre ne devraient pas être déçus


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/08/tous-zanzibar.html

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 07/05/2012


    A perte de temps A perte de temps de John Brunner

    Don Miguel Navarro, un jeune « Licencié de la Société du Temps », c'est-à-dire un voyageur temporel appartenant plus ou moins au clergé régulier, se trouve confronté successivement à un trafic d'objets d'art à travers les siècles, à l'irruption d'amazones dévastatrices issues d'un univers parallèle et au pillage des mines de Californie quelques siècles avant leur découverte officielle… le tout dans un univers où l'Invincible Armada a écrasé la marine britannique. Bizarre autant qu’étrange.
    Il faut dire qu’à l’époque où se déroule ce récit, le voyage dans le temps est parfaitement maîtrisé et que quelques fonctionnaires malveillants ont tendance à utiliser le procédé à des fins d’enrichissement personnel.
    « A perte de temps », paru en 1969, est une « uchronie » originale, moins aboutie que « Le voyageur imprudent » de Barjavel ou encore « Les voies d’Anubis de Tim Powers, néanmoins, pour les amateurs du genre, d’une lecture facile et agréable.

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 07/05/2012


    Le long labeur du temps Le long labeur du temps de John Brunner

    L’humanité maîtrise le voyage interstellaire. A tel point qu’au XXIème siècle, elle a essaimé sur deux nouvelles planètes : Stellaris et Viridis. Si sur Viridis s’est développée une colonie bucolique et pastorale, vouée aux arts et à la poésie. Il n’en est pas de même sur Stellaris, totalement vouée au développement technologique. Une organisation qui permet aux Stellariens d’entrer en contact avec d’autres civilisations incapables, elles de voyager dans l’espace…
    Sur Terre, le calme règne. L’humanité, forte de la supériorité de sa race, s’attend à tout, sauf…
    …Sauf qu’un vaisseau spatial de conception Stellarienne s’annonce à l’atterrissage, avec une délégation de Tau-Cétiens ; au moment où la violente et xénophobe « Ligue des Étoiles pour l’Homme » a décidé de passer à l’action et qu’un commando marche déjà sur l’astroport…

    « Le long labeur du Temps » est un roman d'aventures/espionnage/action qui se situe dans un avenir ou l’humanité, forte de sa technologie domine les mondes et les races extraterrestres connues. Du moins le croit-elle.
    John Brunner mène l’intrigue à un rythme soutenu à mesure que les pièces du puzzle s’assemblent en un paysage de plus en plus structuré qui mènera le lecteur au tableau final… magistral.
    Paru en 1965, c’est à dire avant les œuvres majeures de l’auteur, ce roman qu’on aurait tort de négliger préfigure bien des écrits futurs d’un des maîtres de la science fiction anglaise.

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 21/09/2010


    Tous à Zanzibar Tous à Zanzibar de John Brunner

    Paru initialement en 1968, cet incroyable roman qu’est Tous à Zanzibar de l’écrivain britannique John Brunner nous invite à découvrir le monde d’un futur proche d’une façon des plus réelles et convaincantes. Le roman est vite devenu un grand classique de la littérature de science-fiction, rarement égalé dans la force de sa vision....

    Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!


    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/archive/2010/09/21/tous-a-zanzibar-stand-on...

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Masa, le 05/09/2013


    La planète Folie La planète Folie de John Brunner

    Ce roman parut en 1968 sous le nom original de Bedlam planet, raconte l'arrivée de colons sur une planète habitable nommé Asgard.

    Une délégation d'êtres-humains vient s'installer sur cette nouvelle planète. Pour la plus-part, il s'agit de scientifique. Mais, un mal ronge peu à peu les terriens. Une bactérie s'est développé à l'intérieur de l'organisme inhibant l'assimilation de vitamine C.

    Un court roman assez prenant, j'ai apprécié les trois quart où les colons essayent tant bien que mal à survivre. Cependant, j'ai moins bien aimé les passages où certains ont des hallucinations et la fin. Cela dit, c'est un bon livre où le style est agréable et plaisant.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par odie, le 26/09/2011


    Le troupeau aveugle Le troupeau aveugle de John Brunner

    récit d'anticipation de 1972,qui pourrait etre proche tant la société qui y est décrite ressemble à la notre(ne sommes nous pas en 2011?...).Description clinique d'une terre polluée,d'une population malade,à coups de courts chapitres comme tirés d'un article de presse,d'une émission radiophonique,télévisée,d'un compte rendue médical.C'est un roman qui semble s'éparpiller,comme l'implacable pollution.En fait les personnages et nous,lecteurs,ne pouvons que finir regroupés en "troupeau" ;aveugle pour eux, moins aveugle et tout autant amer pour nous.Ce livre pourrait précéder et"expliquer "La Route" de Cormac Mc Carthy en moins noir mais pas beaucoup plus gaie.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 20/10/2010


    Tous à Zanzibar Tous à Zanzibar de John Brunner

    John Brunner reprend une fois de plus dans ce roman la technique d'écriture de Dos Passos qui consiste à multiplier les points de vue en de courts chapitres, patchwork de personnages assemblé par des slogans, messages publicitaires ou radiophoniques... en tout genre.
    Le thème principal abordé par l'auteur ici est le surpeuplement de la Terre. Et le titre s'explique par l'idée que la population mondiale pourrait très bien tenir entièrement sur Zanzibar, pourvu que chacun et chacune se voit attribuer un espace de trente sur soixante centimètres.
    Le personnage principal, parmi cette galerie impressionnante, est Chad Mulligan, sociologue qui tente de comprendre ce monde quelque peu perdu.
    Les intrigues sont nombreuses mais le livre est si bien construit qu'il se suit sans difficulté.
    John Brunner parvient à faire preuve d'humour dans cette vision d'un monde futur plus vrai que nature et qui fait parfois froid dans le dos tant on se demande où il va.
    A coupler notament avec "Le troupeau aveugle", autre roman de Brunner, cette fois axé sur la pollution, qui garde une portée impressionnante même s'il date de 1972.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Mortuum, le 16/12/2014


    Sur l'onde de choc Sur l'onde de choc de John Brunner

    Le scénario m’a plu dont certaine partie « biologique-science », ainsi que les personnages principaux Nick mais aussi Kate la perpétuelle étudiante. Toute fois, j’ai eu l’impression d’être hors du roman/univers/histoire tout le long. Une sensation de passivité totale, je ne suis pas entrée dans le roman mais j’y ai tout fois apprécié le récit et ses questionnements.


    Lien : http://caput-mortuum.fr/sur-londe-de-choc-de-john-brunner/

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Philemont, le 17/12/2012


    Tous à Zanzibar Tous à Zanzibar de John Brunner

    Tous à Zanzibar est une dystopie. Ecrite en 1966, et publiée en 1968, elle nous projette dans un futur que l’on connaît bien aujourd’hui : l’année 2010. Et dans l’esprit de John BRUNNER ce futur c’est celui de la surpopulation, laquelle est illustrée par le fait que si l’on plaçait l’ensemble des êtres humains au coude à coude sur l’île de Zanzibar, ils la recouvriraient en entier. De manière plus pragmatique, cela implique la disparition de toute sphère privée, un contrôle génétique draconien et une anarchie urbaine généralisée.
    À New York, Norman, un jeune Afro-Américain, travaille pour la toute-puissante General Technic (GT) dont le superordinateur Shalmaneser organise l’achat pur et simple d’un pays africain. Son compagnon d’appartement, Donald, apparemment un simple étudiant, est en fait recruté par les services secrets qui l’envoient s’emparer de la découverte d’un généticien d’un pays du tiers monde qui ferait de tous les bébés des génies prédéterminés.
    Qualifié de non-roman par son auteur, Tous à Zanzibar est une oeuvre dont l’originalité est avant tout à rechercher dans sa technique narrative. Le récit est en effet totalement déconstruit, courant sur quatre pistes différentes, imbriquées les unes dans les autres, mais strictement délimitées afin que le lecteur désireux de ne pas lire telle ou telle partie puisse le faire sans inconvénient. En cela, la source d’inspiration revendiquée par John BRUNNER est John DOS PASSOS et sa trilogie U.S.A.
    Il y a d’abord le Contexte qui, comme le mot l’indique, permet de se faire une idée globale de ce monde de 2010. Il y a ensuite Le monde en marche, composé de rapides vignettes, d’instantanés aux phrases parfois inachevées, sur l’époque et les humains qui la vivent. Et puis viennent les Jalons et portraits qui permettent à l’auteur de dresser le portrait détaillé d’êtres vivants divers et variés. Vient enfin la Continuité, laquelle est dédiée à l’intrigue du roman proprement dite, une histoire d’espionnage scientifique.
    Cette structure est en outre dotée d’une prose très rythmée et très moderne, John BRUNNER montrant même une forte propension à l’inventivité en matière de vocabulaire. A ce niveau on peut d’ailleurs saluer la qualité de la traduction française.
    Pour toutes ces raisons, Tous à Zanzibar est une oeuvre qui continue de faire date dans la Science Fiction. Néanmoins, il faut reconnaître qu’en tant que roman elle n’est pas particulièrement facile à lire, et que l’intrigue elle-même, si le lecteur ne recherche qu’elle, ne présente que peu d’intérêt, de même que les personnages principaux. C’est donc avec une impression mitigée que l’on referme l’ouvrage.

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Davd, le 15/05/2012


    L'orbite déchiquetée L'orbite déchiquetée de John Brunner

    Un roman glaçant par l'avenir qu'il décrit : communautarisme (Afro-américain/WASP) poussé à l'extrême, omniprésence des armes exclusivement vendues par une mafia (la Gottschalk) qui entretient la haine raciale, des médias contrôlés, de la propagande, la psychiatrie érigée en solution à tous les désordres.
    La violence, qu'elle soit sociale ou physique, imprègne le monde décrit par Brunner.
    Puis il y a Harry Madison, un noir, interné (mais est-il réellement malade ?) aux étonnantes compétences cybernétiques. Il sera l'oeil du cyclone, celui par qui tout va être bouleversé.
    Ce récit est pessimiste jusqu'à la moelle, il décrit une Amérique KO dans les cordes de ses contradictions, de ses absurdités et... tout finit en "Happy End".
    Surprenant (voire agaçant pour certains) mais, de temps en temps, que les choses se terminent bien n'est pas un si grand malheur... non ?

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)




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