> Boris de Schloezer (Traducteur)

ISBN : 2070301605
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Le Diable, daté du 19 novembre 1889, fait partie des nombreuses œuvres (romans, nouvelles, pièces de théâtre, dialogues) encore inédites à la mort de Léon Tolstoï. La plupart d'entre elles ont été ré... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par ATOS, le 15 mai 2012

    ATOS
    Irténiev endosse un bel habit cousu d'honnêteté, de droiture, de fidélité, d'intégrité. Irténiev n'est qu'un homme et cet habit le comprime.
    Entre l'homme décrit dans Le Diable et celui décrit dans Le Père Serge, il y a une grande similitude.
    Peut on tout maîtriser? Irteniev ne peut maîtriser la montée d'un désir charnel qui le plongerait inévitablement dans l'adultère. Le Diable c'est l'instinct qui met en lambeaux tous nos habits si bien cousus.. Ce n'est pas cette femme. C'est l'incapacité pour Irténiev d'échapper à son destin d'humain. Il choisira le suicide. Seule issue pour lui- tant ses habits comprimaient sa chair.
    Il refusait de se laisser aller- Il a donc choisit se s'en aller.
    Un choix-Une vision très exigeante , chère à Tolstoï.
    Devoir/ plaisir - Âme / Chair ? Articulations arthritiques chez Tolstoï !!
    Une vision où l'homme reste maître de son destin.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Tolstoï présente un itinéraire vers la folie: une folie mortelle et meurtrière, la folie de tous les hommes, celle de l'amour et du désir. Il le dit lui-même clairement dans la dernière phrase du livre qui constitue une magnifique conclusion: "Et en effet, si Eugène Irténiev était malade d'esprit, alors tous les hommes sont aussi malades d'esprit, et les plus malades d'esprit sont indubitablement ceux qui décèlent chez les autres les signes de la folie qu'ils ne voient pas en eux." Cette folie qui mènera le personnage principal à la mort est vraiment bien décrite et amenée par Tolstoï: ni trop rapidement, ni trop lentement, de manière assez vraisemblable. L'analyse psychologique aurait pu être légèrement plus poussée encore selon moi, mais dans l'ensemble, c'est une nouvelle plutôt réussie.
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    • Livres 3.00/5
    Par petite_fleur, le 13 août 2011

    petite_fleur
    Cette nouvelle était pour moi un moyen de tester l'écriture de Tolstoï avant de me lancer éventuellement dans une de ses grandes œuvres romanesques. Tolstoï a un style assez classique, mais simple et limpide que j'ai apprécié. Une plume simple, sans fioriture et sans longueur, pour décrire à merveille la complexité du sentiment qui ronge Eugène sans répit, ne le laissant en repos quelques temps que pour revenir plus fort et plus pressant. Pourtant, cette Stépanida n'a a priori rien de bien particulier pour justifier cette obsession. Elle est certes rieuse et solide mais il ne la décrit pas dès le premier abord comme une beauté renversante. le désir va pourtant embraser les sens du jeune homme. La culpabilité va hanter et poursuivre Eugène jusqu'à la fin. Pourtant, celui-ci ne choisira pas la solution de facilité, contrairement à ce qu'on peut souvent voir : il ne décide pas de succomber à son désir au détriment de sa morale. Il se bat, envisage toutes les possibilités avant de choisir une solution extrême, la seule qui lui permette de rester entier. En cela, ce personnage m'a été particulièrement sympathique.

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2011/08/le-diable-leon-to..
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    • Livres 4.00/5
    Par isallysun, le 14 décembre 2011

    isallysun
    Encore une fois, TOLSTOÏ m'a charmé par une écriture simpliste. Une belle réflexion sur la sexualité à cette époque et les tabous qui l'entouraient. On suit joyeusement Irténiev dans son conflit et on se demande combien de temps il résistera. Et comment il réussira à se sortir de ses tourments. Bref, une lecture à découvrir.

    Lien : http://paysdecoeuretpassions-critiques.blogspot.com/2011/12/un-diabl..
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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 27 février 2012

    Après le déjeuner, tout le monde se dispersa. Selon un ordre bien établi, Eugène, alla dans son cabinet de travail. Au lieu de lire ou d’écrire des lettres, il s’assit et se mit à réfléchir en fumant une cigarette après l’autre. Il était terriblement surpris et peiné que ce soit manifesté en lui de façon inattendue ce mauvais sentiment dont il se croyait libéré depuis son mariage. Jamais depuis il n’avait éprouvé ce sentiment, ni pour elle, cette femme qu’il avait connue, ni pour une autre, la sienne exceptée. Il s’était maintes fois réjoui en lui-même de cette libération, et voilà que brusquement un hasard, un hasard si insignifiant, semblait-il, lui révélait soudain qu’il n’était pas libre. Ce qui le tourmentait à présent ce n’était pas qu’il était à nouveau asservi à ce sentiment, qu’il désirait cette femme - cela, il ne voulait même pas y penser -, c’était que ce sentiment vivait en lui et qu’il lui faillait être sur ses gardes face à lui. Qu’il réussirait à vaincre ce sentiment, il n’y avait en lui-même pas le moindre doute.

    Folio 5170 p. 50
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