> Albert Bensoussan (Autre)

ISBN : 2070376494
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
A dix-huit ans. "Varguitas" fait mollement des études de droit, travaille un peu à la radio, écrit des nouvelles et est éperdument amoureux de la tante Julia, belle divorcée de quinze ans son aînée. Malgré les obstacles, leur amour triomphera.
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 25 juillet 2011

    zazy
    Ce roman est structuré entre les chapitres impairs et les chapitres pairs.
    Dans les Chapitres impairs Nous découvrons l'histoire de Varguitas, jeune homme de 18 ans vivant chez ses grands-parents entouré d'une nombreuse parentèle, oncle, tante…Arrive La tante Julia, divorcée venue de Bolivie pour se trouver un nouveau mari bien nanti. Ce trame entre Varguitas et Julia un petit flirt qu'ils cachent à la parenté et qui petit à petit se transforme et grandit. Il faut dire que Julia a 30 ans et Varguitas 18 !!!! A cette époque, cela ne pardonnait pas, pensez, en plus une divorcée !!! Nous suivons, au fil des chapitres impairs la montée de leur amour avec l'apothéose finale.
    Mais, dans les chapitres pairs, nous découvrons un personnage clé de ces années 50…. le feuilletoniste radio. Pas n'importe lequel : Pedro Camacho venu de la Bolivie voisine. Nous découvrons ses histoires et son histoire. Tout commence benoitement pas une historiette pour aller jusqu'à l'apothéose et la destruction finale de tous les héros de ses feuilletons. Pedro, être malingre et difforme ne vit que pour ses histoires qui peu à peu le détruisent.
    Je suis de suite entrée dans ce roman, mais au second feuilleton, j'étais un peu lasse de ces extraits radiophoniques. Pas envie de cette littérature de feuilleton et j'ai stoppé ma lecture. Mais….. à un certain moment, j'ai repris et là, il a fallu que je remonte aux premiers car, il y avait du crescendo dans le feuilleton jusqu'à la catastrophe finale !!!
    Mais qui est vraiment le scribouillard ???? Pedro Camacho le feuilletoniste ou Varguitas qui s'essaie à écrire des nouvelles qu'il jette aussitôt ???? D'après le titre on sait que c'est Varguitas, mais le feuilletoniste, art majeur dans l'Amérique du Sud des années 50, n'en est-il pas un également ? En tout cas, Vargas Llosa nous décrit de belle façon les affres de l'écriture et des débuts d'un écrivain.
    Ce livre, difficilement racontable est une belle photo du Pérou des années 50 et, si j'aligne mes souvenirs, c'était quelque peu la même chose chez nous. le milieu bourgeois qui a vu naître Varguitas (autrement dit Mario Vargas Llosa) y est très bien décrit. Ces feuilletons radiophoniques du début d'après-midi, très prisés par toute la société sud-américaine perdurent avec les feuilletons télévisés, ces fameuses telenolevas.
    Ce n'est pas un coup de cœur, mais un très bon livre d'une très belle écriture nerveuse ou languide selon les moments. Je n'ai pas boudé mon plaisir malgré une longue interruption qui m'a paru nécessaire car je m'y enlisais
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sasoolero, le 26 août 2009

    Sasoolero
    Mario Vargas Llosa nous raconte sa propre histoire quand à ses dix-huit ans, apprenti écrivain, étudiant et journaliste, il tombe amoureux de sa tante par alliance et se marie avec elle. J'ai adoré l'apprenti écrivain qu'était (ou que dit avoir été) Mario Vargas Llosa, avec les histoires tordues qu'il invente et ses manières d'intellectuel fier et passionné. Ce qui fait l'originalité de ce roman, c'est que dans cette histoire s'intercalent des morceaux de feuilletons radio du génial mais fou Pedro Camacho, tous les passages étant bien sur des parodies inventées et exagérées par Mario Vargas Llosa. Ces histoires loufoques deviennent de plus en plus absurdes au fur et à mesure que commence la folie et la confusion de Pedro Camacho. le lecteur se retrouve catapulté dans des histoires incompréhensibles où il ne reconnaît plus aucun personnage (puisque Pedro Camacho les confond tous), et Mario Vargas Llosa, un peu comme Italo Calvino dans Si par une nuit d'hiver un voyageur, s'amuse à perdre le lecteur dans ces histoires hautes en couleur, sans fin et délirantes. En plus d'être un roman savoureux et plein de vie, c'est un roman qui donne envie d'écrire et pour moi ce sont ceux-là les meilleurs.

    Lien : http://todreamornottodream.cowblog.fr/la-tia-julia-y-el-escribidor-m..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par EFar, le 22 juillet 2011

    EFar
    J'avais aimé le film du même nom, où Peter Falk interprétait à merveille un scribouillard difficile à cerner. Alors j'ai essayé le livre. J'étais un peu inquiété par l'ombre officielle du prix Nobel qui planait sur Mario Vargas Llosa, et par l'âge du livre, que je craignais marqué par son époque.
    Alors quelle bonne surprise de découvrir ce texte fin, léger, plein d'humour et loufoque à souhait, avec juste ce qu'il faut de sentiments passionnés.
    Le loufoque, c'est Pedro Camacho, écrivain de feuilleton radiophonique, qui l'incarne. le texte y revient très régulièrement puisqu'il navigue entre les aventures pseudo autobiographiques de Varguitas et des tranches de feuilletons radiophonique. Et pendant que la liaison amoureuse entre Varguitas et sa tante Julia prend corps, les feuilletons de Camacho larguent les amarres et virent au délire.
    Je me suis régalé.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par keisha, le 22 mars 2012

    keisha
    Quatrième de couverture : "A dix-huit ans, "Varguitas" fait mollement des études de droit, travaille un peu à la radio, écrit des nouvelles et est éperdument amoureux de la tante Julia, belle divorcée de quinze ans son aînée. Malgré les obstacles, leur amour triomphera."

    La moitié du roman, fort autobiographique, raconte les débuts de Vargas Llosa dans l'écriture, ses rêves (beaucoup se sont réalisés), c'est tonique, et défilent une jolie galerie de personnages, famille, amis et collègues...

    Parmi ces collègues, le fameux Pedro Camacho, auteur de feuilletons radio. Nous sommes dans les années cinquante, et au Pérou tous ou presque sont pendus à leurs postes pour connaître la suite des aventures rocambolesques des "créatures" de cet auteur voué à son art.

    Le lecteur aura droit lui aussi à ces pièces mémorables voire jubilatoires, alternant avec l'histoire de Vargas Llosa, et s'interrompant au moment critique! Héros toujours parvenus "à la fleur de l'âge : la cinquantaine. C'était un homme au front pénétrant, large nez, regard aquilin, esprit plein de bonté et de droiture, et d'un élégance physique qui répondait à sa bonté morale." Avec en leitmotiv des piques contres les Argentins. Et Lituma revient aussi, sous divers uniformes.

    Mais au fil du temps, insidieusement d'abord, des personnages d'un feuilleton glissent dans l'autre, pour finir par changer de nom d'un paragraphe à l'autre, ressusciter, et aboutir à des finales grandioses, tremblements de terre, incendies, etc... C'en est trop pour le directeur de la radio!

    Plaisir de lecture au plus haut, à lire absolument.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-tante-julia-e..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par JPB, le 26 février 2011

    JPB
    C'est le premier livre que je lis du prix Nobel de littérature 2010 et je dois dire que je n'ai pas été aussi impressionné que je l'imaginais. Cependant, j'avoue que je me suis laissé prendre par une astuce de l'auteur. le premier chapitre pose la trame, les personnages, la tante Julia, le narrateur, et enfin Camacho, un auteur de feuilletons radio, mais il laisse rapidement la place à un second chapitre sans aucun rapport avec le premier. Et le troisième chapitre reprend la suite du premier et laisse de la même façon place au suivant, sans rapport non plus. Et il s'avère au fil de la lecture que ces nouvelles successives sont celles qu'écrit l'auteur de feuilletons radio, un homme étrange, rigide, imperturbable, ne vivant que par ses inventions radiophoniques. La relation entre le narrateur (Vargas Llosa sans doute...) et sa tante Julia sont amusantes, mais c'est surtout les feuilletons qui sont surprenants, d'autant que Camacho finit par mélanger les héros de ses histoires, ce qui m'avait effectivement interpellé sans que je comprenne qu'il s'agissait d'une seconde astuce de l'auteur. on ne s'ennuie pas, mais c'est un livre sans beauoup de prétentions littéraires.
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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 13 mai 2012

    Quand on vint frapper à notre porte -nous avions demandé à être réveillés à sept heures- les ivrognes venaient de se taire et nous avions encore les yeux ouverts, nus et entortillés sur le couvre-lit aux losanges verts, plongés dans un enivrant assoupissement et nous regardant avec gratitude.
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  • Par JLM56, le 24 mars 2012

    « Un écrivain ne choisi pas ses thèmes, ce sont les thèmes qui le choisissent. »
    de Mario Vargas Llosa
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Vidéo de Mario Vargas Llosa

Pantaleón y las visitadoras (2000), film réalisé par : Francisco J Lombardi. Adaptation de «Pantaléon et les Visiteuses» (1973), le roman de Mario Vargas Llosa. Trailer.











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