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Par Couperine, le 04/07/2010
Les derniers jours de Paris de
Nicolas d` Estienne d`Orves
Qui aurait cru que cette masure en torchis se trouvait en plein Paris, dans l'annexe du Jardin des Plantes, de l'autre côté de la rue Buffon ? Quatre murs branlants, un toit de zinc, une cheminée partiellement éboulée, le tout au fond d'une cuvette, au pied d'un immeuble en brique de style industriel, qui abritait les labos d'ornithologie. Et puis cette forêt d'orties, enrobant la cabane pour la protéger des regards indiscrets.
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« Pendant trente ans tu fus mon ami, mon semblable, l’autre moi-même. Puis tu es parti, envolé vers d’autres mondes, emportant avec toi les pièces d’un puzzle que jamais je n’eus le temps – ni le courage, ni l’envie, ni les couilles – de compléter. Maintenant, il est trop tard. C’est pourquoi vient le temps des mots. (p. 12)
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« Tu es mort depuis deux ans, et depuis deux ans je respire mieux. Je respire mieux car tu ne respires plus. Je respire mieux car je ne te sens plus t’étouffer à chaque pas, te confire dans tes humiliations, suffoquer de rage, de dépit, d’aigreur et de frustration. » (p. 66)
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« Tu en crevais de ne pas crever. Tu te labourais les entrailles de ne pas mourir dans la misère, d’être un provincial nourri au lait frais, de ne pas être à la hauteur de ton malheur intime. » (p. 41)
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« Voilà pourquoi ton absence ne me pèse pas. Tu es en moi, partout, tout le temps, même la nuit. Ton existence s’est intégrée à mon jugement. » (p. 71)
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Par Spilett, le 27/05/2010
Les derniers jours de Paris de
Nicolas d` Estienne d`Orves
Les animaux ont cela de supérieur qu'ils fonctionnent en clan, quand la famille est une perversion spécifiquement humaine.
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
Je respire mieux car je ne tens plus t'étouffer à chaque pas, te confire dans tes humiliations, suffoquer de rage, de dépit, d'aigreur, de frustrations. Le spectacle de tes impuissances avait fini par me faire un mal intime, et c'est aussi pour ça que je ne t'appelais plus. Tu étais devenu un autre sans jamais changer.
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« Tu n’assumais plus ton côté clownesque, cet extravagant talent comique, antithéâtral et d’une absolue vérité. » (p. 48)
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« Tu prenais la vie comme une épreuve, comme une journée constamment prométhéenne. » (p. 29)
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Je pars à l'entracte de
Nicolas d` Estienne d`Orves
« À la fin, tu étais toujours en noir, portant par avance ton propre deuil. » (p. 51)