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> Alphonse de Neuville (Illustrateur)
> Christian Chelebourg (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253006327
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 903 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le professeur Aronnax, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land, qui cherchaient à capturer un fantastique monstre marin, se retrouvent prisonniers du capitaine Némo, à bord de son sous-marin le Nautilus.
Quel lourd secret cache Némo pour vouloir les rete... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Nastasia-B, le 03 juillet 2014

    Nastasia-B
    Au risque de heurter les fans, adorateurs et autres aficionados de Jules Verne, j'ose avouer — oui j'ose — que j'ai toutes les peines du monde à lire, et plus encore à m'enthousiasmer, pour ce livre célèbre, au style précis, si précis, — oh oui précis, combien précis ! — précis jusqu'à l'ennui total... Étonnant mélange de laxatif et de soporifique.
    Ce ressenti ne semble pas être le reflet de la majorité (du moins de la majorité de ceux qui s'expriment, la nuance est d'importance) mais je me dis néanmoins que ce que j'éprouve, d'autres peuvent l'éprouver également et donc que cela pourra peut-être leur être utile ou profitable. Qui sait ?
    Dans la première partie, j'ai souffert atrocement de cette espèce de catalogue, façon Quid de la haute époque, où l'on passe d'une litanie technique sur chaque rivet ou chaque tête de boulon du Nautilus à une litanie zoologique sur la classification des madrépores (et pourtant je suis biologiste marine de formation et je me suis mortellement ennuyée) puis à une litanie géographique où aucun degré de latitude ni de longitude ne vous sera épargné, pour enfin passer à une litanie historique où l'on vous énumère toutes les dates et tous les découvreurs de tel ou tel îlot perdu de la Micronésie sub-équatoriale.
    Pouaahhoouuffff ! C'est éprouvant et, si je dois trouver quelque chose de positif à dire, il me faut louer l'immense somme de recherches et de travail qu'a dû représenter l'écriture de ce livre pour l'auteur, mais ça n'en fait pas, à mes yeux, un chef-d'œuvre pour autant, bien au contraire.
    Si j'ai hissé ce livre péniblement jusqu'à deux étoiles, c'est que j'ai malgré tout bien aimé la personnalité du capitaine Némo, un bon vieux misanthrope, père d'une maxime merveilleuse : " Ce ne sont pas de nouveaux continents qu'il faut à la terre, mais de nouveaux hommes ! "
    La deuxième partie, sans être mieux écrite ni très différente (toujours aussi verbeux, toujours les mêmes listes interminables de noms latins auxquels l'auteur ne semble comprendre goutte, par exemple les phoques sont pour lui des cétacés) est un soupçon plus intéressante et laisse plus de place au suspense.
    L'auteur s'y engage beaucoup plus avant dans l'imagination, laissant de côté la réalité et le plausible, avec par exemples son exploration de l'Atlantide, son passage secret entre la Mer Rouge et la Méditerranée ainsi que son avancée jusqu'au pôle sud à bord du Nautilus et presque en bras de chemise.
    Ce livre fut pour moi une déception sur quasiment toute la ligne. Moi qui raffole de la littérature française du XIXème de type Balzac, Stendhal, Hugo ou même Dumas, j'ai bu ici mon calice jusqu'à la lie. Toute cette glose pas folichonne m'évoque davantage les traductions d'Edgar Poe par Baudelaire que les auteurs sus-nommés et que je considère être d'un tout autre calibre.
    C'est vrai, il faut reconnaître ce qui est, ce livre a un intérêt historique d'anticipation. Mais ouille, ouille, ouille, que cela a trèèèèèès mal vieilli contrairement à d'autres romans d'anticipation et de science-fiction.
    Les ficelles d'écriture sont grosses, malhabiles et deviennent des câbles assez costauds pour soulever le Nautilus ! le domestique Conseil est pathétique à souhaits (déjà rien que le nom dont Jules Verne l'affuble !), le harponneur Ned Land (n'en parlons pas !) est une bonne grosse et grasse caricature du bûcheron canadien, bref, vous avez compris, inutile d'en dire plus...
    Voilà, ne m'en veuillez pas, je vous ai donné sincèrement mon avis, mon tout petit avis qui ne signifie pas grand-chose, maintenant, c'est à vous de voir et de juger en espérant que ce livre ne soit pas pour vous comme il le fut pour moi, vingt mille lieues sous l'éther !
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 22 février 2013

    Luniver
    1866. C'est la panique sur les océans : des témoignages de plus en plus nombreux parlent de l'apparition soudaine d'un gigantesque animal d'une force colossale, capable de provoquer de sérieux dégâts, même sur les navires les plus perfectionnés. Une chasse s'organise, à laquelle participe le scientifique français Pierre Aronnax, spécialiste du monde sous-marin.
    Après de longues recherches, la confrontation a enfin lieu. Elle tourne rapidement à l'avantage du mystérieux monstre. Plusieurs hommes se retrouvent à la mer, dont Ned, harponneur renommé, Pierre Aronnax, et son serviteur Conseil, qui, voyant son maître à la mer, n'a pas hésité une seule seconde à plonger pour le rejoindre.
    Les trois compagnons d'infortune atterrissent sur le dos du monstre... qui se révèle être un sous-marin, dirigé par le Capitaine Nemo. Misanthrope au possible, il a décidé de ne plus jamais remettre les pieds sur terre et vit entièrement des ressources de la mer. Il laisse la vie sauve aux trois rescapés, tout en leur faisant savoir qu'il ne les relâchera jamais. En échange, il sillonne tous les mers du globe et leur en fait découvrir toutes les merveilles.
    Et des merveilles, il y en a ! Car la mer est la véritable héroïne de ce roman, avec ses poissons, ses méduses, et ses forêts sous-marines. Jules Verne en donne une description très détaillée (et même trop détaillée parfois, j'avoue avoir passé plusieurs passages de classification fastidieuse). On sent bien qu'il s'est beaucoup appuyé sur les connaissances scientifiques de l'époque.
    Ces passages scientifiques sont interrompus par Ned et Conseil, qui viennent rajouter une touche d'humour au récit de temps en temps. On peut cependant regretter que ces deux personnages n'aient pas été plus développés : leur principale occupation est de rester patiemment dans leur cabine en attendant qu'Aronnax vienne leur raconter quelque chose de neuf.
    Je découvre Verne tardivement, mais je dois dire que j'ai été plutôt conquis. Quelques uns de ses livres vont rejoindre mon pense-bête, qui n'en finit plus de grandir.
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 06 juillet 2012

    gill
    Paru initialement en deux tomes, l'un en 1869 et l'autre en 1870, ce livre est le chef-d'œuvre de Jules Verne.
    Pierre Aronnax - scientifique français, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land sont recueillis après que leur frégate l' "Abraham Lincoln" ait sombré et retenus prisonnier à bord du submersible "Nautilus" dont le commandant est le terrible capitaine Nemo.
    Cette histoire formidable, à la fois voyage à travers les océans, récit épique et anticipation moderne, est la grande oeuvre de Jules Verne, nantais attiré par la mer et vulgarisateur tourné vers les découvertes scientifiques de son temps.
    Il nous offre, en outre, des descriptions fabuleuses, notamment du fond des océans, qui sont autant de toiles de maître.
    L'imaginaire collectif s'est emparé de son roman et je me souviens, qu'enfant je restai admiratif devant une superbe affiche qui annonçait l'adaptation de "20000lieues sous les mers" par Richard Fleischer avec un casting prestigieux emmené par Kirk Douglas et James Mason.
    Ce roman est une prodigieuse source de littérature.
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    • Livres 5.00/5
    Par bina, le 10 juillet 2014

    bina
    « Je suis l'historien des choses d'apparence impossible qui sont pourtant réelles. » Ainsi se voit le professeur Aronnax, retenu prisonnier avec son domestique et un harponneur sur le Nautilus du capitaine Némo. Mais comment est-il arrivé là ?
    Dans le courant de l'année 1867 un monstre parcourt les mers, et se fait notamment remarquer par sa vitesse incompréhensible, la lumière qu'il dégage et par son éperon qui lui permet de couler des navires. Créatures des profondeurs ? Narval géant, chose métallique fruit de recherches secrètes ? le professeur Aronnax est sommé de prendre position, avant de se voir proposer une place sur un navire solidement armé, destiné à la chasse de ce monstre marin.
    Avarie, chute à la mer et récupération par le Nautilus, voilà en résumé l'arrivée des ces trois personnes sur puis dans le sous-marin. le capitaine Némo les entraine pour sept mois de circumnavigation dans toutes les mers du globe, jusqu'au pôle sud. Pour le plus grand plaisir d'Aronnax, scientifique des mers passionné, de son domestique Conseil, classificateur hors-paire qui ne s'adresse à son maitre qu'à la troisième personne, et pour le plus grand malheur de Ned Land, harponneur épris des mers et de la liberté. Pour lui, rien ne peut remplace un morceau de viande, alors du poisson à longueur de repas…
    Jules Verne a toujours été pour moi une lecture rafraichissante et passionnante. Certes, il faut aimer les pages et les pages de descriptions. Mais j'aime ces ouvrages denses du XIXe siècle, et les descriptions, qui montrent la très grande documentation de l'auteur, nous apportent toujours quelque chose et ont un rôle à jouer. Hymne à la mer, à la richesse naturelle, à quelque chose d'incompréhensible pour les hommes, l'homme se sent tout petit dans ces grands espaces sous-marins, et déjà se fait sentir le rôle néfaste des excès humains. Toutes ces descriptions bien réelles et ses théories scientifiques reflétant les connaissances et les interrogations et débats scientifiques de l'époque mettent en avant l'ingéniosité et la grande fertilité de l'esprit de Jules Verne. Ses anticipations ont un fondement concret, mêlant science et imagination.
    Et à travers toutes ses découvertes des merveilles sous-marines apparait en filigrane un portrait d'un homme tiraillé entre un passé douloureux (la perte de tous ses proches), possédant un très grand savoir scientifique, ayant décidé de vivre coupé du monde. Mais cet ermite des mers laisse pointer ses sentiments, il a encore un coeur, comme le remarque le professeur, qui bat pour ses hommes, marginaux comme lui. Et ses sentiments sont exacerbés à la vue de certains pavillons, il ne se contrôle plus et montre son côté noir quand la vengeance est à portée de main, sans pour autant parvenir à apaiser le capitaine.
    Je me suis posée une question à la lecture des remarques du professeur Aronnax : serais-je prête à perdre la liberté en échange d'une vie de science et de recherche, à jamais coupée du monde ? Pour fuir les contingences de la vie quotidienne, mille fois oui, mais dans nos sociétés modernes, cela ressemblerait davantage à une fuite de nos responsabilités …Je n'ai que le sous-marin de mon imagination pour m'isoler par moment et me couper du monde…
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    • Livres 4.00/5
    Par Mounou12, le 03 février 2013

    Mounou12
    Assurément mon Jules Verne préféré, l'histoire est passionnante, les personnages sont exellents et on a l'impression de parcourir les mers avec nos héros.
    Roman scientifique et d'anticipation, M. Verne invente tout simplement le sous-marin électrique 30 ans avant l'heure!
    Décrivant avec réalisme des lieux encore peu ou pas explorés, l'Ecrivain démontre encore son génie et son pouvoir de prédiction.
    Ajoutez à cela une intrigue efficace et un récit bien rythmé, vous obtenez ainsi un chef d'oeuvre de littérature française.
    « Je travaille avec rage. Il m'est venu une bonne idée qui naît bien du sujet. Il faut que cet inconnu n'ait plus aucun rapport avec l'humanité dont il s'est séparé. Il n'est plus sur terre, il se passe de la terre. La mer lui suffit, mais il faut que la mer lui fournisse tout, vêtement et nourriture. Jamais il ne met le pied sur un continent. Les continents et les îles viendraient à disparaître sous un nouveau déluge, qu'il vivrait tout comme, et je vous prie de croire que son arche sera un peu mieux installée que celle de Noé. Je crois que cette situation “absolue” donnera beaucoup de relief à l'ouvrage. Ah ! mon cher Hetzel, si je ratais ce livre-là, je ne m'en consolerais pas. Je n'ai jamais eu un plus beau sujet entre les mains. »
    Source: http://www.rdm-edition.fr/20-000-lieues-sous-les-mers-jean-gabin-jean-paul-lituac-jean-galipeau/A000463029.html
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Citations et extraits

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  • Par pandaroux, le 21 août 2014

    Adieu, soleil ! s'écria t il. Disparais, astre radieux ! Couche toi sous cette mer libre, et laisse une nuit de six mois étendre ses ombres sur mon nouveau domaine !

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  • Par zizza, le 15 août 2014

    L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements de divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point. En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s'étaient rencontrés sur mer avec "une chose énorme", un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu'une baleine.
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  • Par Kanelbulle, le 04 avril 2011

    La mer est le vaste réservoir de la nature. C'est par la mer que le globe a pour ainsi dire commencé, et qui sait s'il ne finira pas par elle ! Là est la suprême tranquillité. La mer n'appartient pas aux despotes. À sa surface, ils peuvent encore exercer des droits iniques, s'y battre, s'y dévorer, y transporter toutes les horreurs terrestres. Mais à trente pieds au-dessous de son niveau, leur pouvoir cesse, leur influence s'éteint, leur puissance disparaît ! Ah ! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers ! Là seulement est l'indépendance ! Là je ne reconnais plus de maîtres ! Là je suis libre !
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  • Par Luniver, le 10 février 2013

    Conseil était mon domestique. Un garçon dévoué qui m'accompagnait dans tous mes voyages ; un brave Flamand que j'aimais et qui me le rendait bien ; un être flegmatique par nature, régulier par principe, zélé par habitude, s'étonnant peu des surprises de la vie, très adroit de ses mains, apte à tout service, et, en dépit de son nom, ne donnant jamais de conseils – même quand on ne lui en demandait pas.
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  • Par joedi, le 04 juillet 2014

    Ne voyez-vous pas que ces gens-là ont un langage à eux, un langage inventé pour désespérer les braves gens qui demandent à dîner ! Mais, dans tous les pays de la terre ouvrir la bouche, remuer les mâchoires, happer des dents et des lèvres, est-ce que cela ne se comprend pas de reste ? Est-ce que cela ne veut pas dire à Québec comme aux Pomotou, à Paris comme aux antipodes : J'ai faim ! donnez-moi à manger ! …
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