> Alphonse de Neuville (Illustrateur)
> Christian Chelebourg (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253006327
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 212 notes) Ajouter à mes livres
Le professeur Aronnax, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land, qui cherchaient à capturer un fantastique monstre marin, se retrouvent prisonniers du capitaine Némo, à bord de son sous-marin le Nautilus.
Quel lourd secret cache Némo pour vouloir les rete... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 07 septembre 2011

    TwiTwi
    Vingt mille lieues sous les mers raconte la fabuleuse épopée du Professeur Arronax, son serviteur Conseil et Ned Land, chasseur de baleines impénitent à bord du Nautilus. A son bord un personnage répondant au nom de Capitaine Nemo, misanthrope assumé qui voue une passion sans limite à l'océan.
    Une relecture pour moi, effectuée dans le cadre de la lecture commune avec le Cercle d'Atuan. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé la plume de Jules Verne. Je n'avais plus ni lu ni relu un de ses romans depuis une dizaine d'années.
    Vingt mille lieues sous les mers est très plaisant à lire. le style est un poil désuet (c'est bien de le dire) mais ça donne du charme à l'ensemble, surtout quand le narrateur (le prof Arronax) part dans des descriptions de théories scientifiques de nos jours complètement saugrenues. Moins drôles sont les listes complètes de poissons dont il vaudra mieux les passer si on ne veut pas s'y noyer :
    "Et si je ne pus observer ni miralets, ni balistes, ni tétrodons, ni hippocampes, ni jouans, ni centrisques, ni blennies, ni surmulets, ni labres, ni éperlans, ni exocets, ni anchois, ni pagels, ni bogues, ni orphes, ni tous ces principaux représentants de l'ordre des pleuronectes, les limandes, les flets, les plies, les soles, les carrelets, communs à l'Atlantique et à la Méditerranée, il faut en accuser la vertigineuse vitesse qui emportait le Nautilus à travers ces eaux opulents. "
    Et ce n'est ni la pire ni la plus longue. Cela dit, on ne pourra pas dire que Jules Verne ne s'est pas renseigné sur la vie sous-marine en écrivant son livre. Mis à part ce petit inconvénient, l'écriture est facile d'accès et non dénuée d'humour :
    "Faites moi donc le plaisir d'attendre pour vous former une opinion sur le commandant et l'équipage de ce bateau.
    - Mon opinion est toute faite, riposta Ned Land. Ce sont des coquins...
    - Bon ! et de quel pays ?
    - du pays des coquins !"
    Les personnages sont attachants, quoi que très caricaturaux mais cela rend le récit encore plus savoureux : Arronax le professeur émérite tellement fasciné par ce qu'il vit que cela ne le dérange pas de rester enfermé dans un sous-marin ; Conseil, son très fidèle domestique ; Ned Land, le harponneur sans peur et sans reproche avide de liberté et un petit peu caractériel sur les bords ; et bien sûr l'inégalable Capitaine Nemo, misanthrope qui a fui la compagnie des hommes en se réfugiant dans les fonds marins.
    Vingt mille lieues sous les mers est un roman d'aventures, certes, c'est bien connu. Mais attention c'est de l'aventure contemplative. Il n'y a pas d'intrigue trépidante pleine de rebondissements : nous est racontée le voyage de nos trois personnages et régulièrement il se passe des choses comme des balades sous-marines diverses et variées, des rencontres avec des animaux marins plus ou moins amicaux, des chasses, des explorations jamais réalisées jusqu'alors, des tas de choses au final mais tout ceci est assez contemplatif. Personnellement ça m'a beaucoup plu mais ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde.
    Il y a quelques considérations bien du 19ème à propos de l'écologie et des ravages faits par l'homme parmi la faune, ainsi que sur les soi-disant sauvages. Ça peut chatouiller notre façon de concevoir les choses mais il est difficile de faire le moindre reproche à Verne vu l'époque où il vivait. On sent d'ailleurs chez lui un petit penchant à la révolte contre les idées bien pensantes de son siècle. Dans l'extrait suivant, le Capitaine Nemo remonte les bretelles du professeur Arronax :
    "Des sauvages ! répondit le Capitaine Nemo d'un ton ironique. Et vous vous étonnez, monsieur le professeur, qu'ayant mis le pied sur une des terres de ce globe, vous y trouviez des sauvages ? Des sauvages, où n'y en a t-il pas ? Et d'ailleurs, sont-ils pires que les autres, ceux que vous appelez des sauvages ?
    - Mais, capitaine ...
    - Pour mon compte, monsieur, j'en ai rencontré partout."
    Un petit mot de la préface (qui date de 1990) : elle est très intéressante et donne pas mal d'informations sur la genèse du livre. Par exemple, saviez-vous que George Sand aurait glissé à l'oreille de Jules Verne l'idée d'écrire un livre qui parlerait d'un sous-marin ? Par contre, si vous ne voulez pas être spoilé sur l'identité du Capitaine Nemo, lisez-la après avoir lu L'île mystérieuse.
    POUR ALLER PLUS LOIN
    Publié pour la première fois en 1869-1870 en feuilleton pour le Magasin d'Éducation et Récréation.
    Préface de Christian Chelebourg.
    Illustrations de l'édition originale Hetzel.
    606 pages


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/09/vingt-mille-lieues-so..
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 26 janvier 2012

    Skritt
    Dans ce roman visionnaire de Jules Verne, un monstre aquatique rend les trajets maritimes dangereux. Une expédition est organisée à bord d'une frégate pour chercher, trouver et purger les océans de cette menace. le professeur Aronnax, un français spécialisé dans le monde animal, est convié à y participer. Pendant plusieurs mois, les marins s'activent sur le pont de la frégate, sans succès. Et enfin, ils rencontrent le monstre qui reste à distance raisonnable. Mais le professeur se retrouve à l'eau avec son domestique. Ils sont alors recueillis par le monstre qui n'est autre qu'une machine fabriquée par les mains de l'homme et dont le commandant est le capitaine Nemo.
    Jules Verne propose un récit fantastique, pour l'époque, une réflexion poussée, visionnaire, qui se révèle presque possible quelques décennies plus tard.
    De longs paragraphes, quelques chapitres aussi, ne sont que données et chiffres, et paraissent être superflus, ennuyeux, mais tellement nécessaires au contexte. Hormis cet unique point négatif à relever dans la première partie de l'histoire, Jules Verne donne à son récit énormément de détails lui conférant une véritable authenticité, bien que sorti de son imagination, s'approchant à la frontière de la Science-fiction, il en résulte une grande et profonde réflexion de sa part pour arriver à s'approcher autant de la réalité qui sera connue et prouvée par la science plusieurs décennies plus tard. Son écriture est très fluide, très posée et travaillée. La lecture devient donc rapide, sans à-coups, elle devient un plaisir dans la découverte et la quête de ce professeur aux côtés de ce capitaine, bien que souvent nous nous retrouvions à lire un inventaire complet des fonds marins.
    Puis, après une première partie d'exploration, nous assistons à revirement de situation. le Nautilus doit affronter les dangers de la mer et des hommes, sans compter sur le personnage de Ned Land qui, tout au long de l'histoire ne pense qu'à s'enfuir.
    Ce roman de Jules Verne est un magnifique roman d'exploration des mers du monde, des merveilles enfouies sous les eaux jusqu'au dénouement. La mer aura donné naissance au capitaine Nemo, et par son nombril, il s'en ira périr.
    Un classique magnifique, à la lecture fluide et rythmée, un superbe voyage dans l'imaginaire. A découvrir absolument...
    Je remercie Livres pour tous qui propose des classiques au format Ebooks gratuitement.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-vingt-mille-lieues-sous-les-mers-..
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    • Livres 4.00/5
    Par julie03, le 17 décembre 2011

    julie03
    J'avais vu des dizaines de version de ce livre avec les films, mais je ne l'avais jamais lu, alors quand je l'ai fait, toutes les versions cinématographiques sont devenues beaucoup moins intéressantes que le livre. Jules Vernes écrit bien, il raconte tout dans les moindres détails et ils sont tous intéressants, des milliers de poissons et autres créatures des océans à la découverte d'une atlantique engloutie et des trésors coulés avec les navires d'autrefois, j'ai adoré ce livre, dommage simplement pour les poissons décrits. Il aurait fallu que je sois face à internet pour entrer leurs noms et les voir en même temps que Jules Vernes me les décrivaient ^_^
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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 15 octobre 2010

    iarsenea
    1867. Sur les mers du Pacifique, des navires coulent de façon inexpliquée. Les passagers survivants disent avoir vu quelque animal énorme défoncer la coque.
    Quel animal terrible a ainsi pu percer la coque d'un navire sans effort, et surtout de façon si nette ? Aucun animal connu n'aurait pu réaliser un tel exploit. Alors, y aurait-il, dans les fonds marins inexplorés, un espèce de monstre marin gigantesque ? Ou alors est-ce que des hommes auraient inventé quelque machine particulière ? Et dans ce dernier cas, comment auraient-ils fait pour construire cette chose à l'abri de tous les regards ? Les gens spéculent, mais nul ne sait. Toujours est-il que cette chose fait du mal, et il faut l'arrêter.
    On envoie donc un navire, l'Abraham Lincoln, équipé de toutes les armes possibles et imaginables pour tuer cette bête. À son bord, on retrouve le professeur Aronmax et son fidèle serviteur, Conseil. le professeur a une connaissance étendue du monde sous-marin, travaillant pour le muséum d'histoire naturelle de Paris. Quant à Conseil, il est expert dans l'art de classer les espèces animales et végétales. À bord on retrouve également Ned Land, un harponneur Canadien réputé excellent, ayant comme mission de tuer la bête.
    Après quelques temps à naviguer sur les eaux du Pacifique, l'Abraham Lincoln rencontre enfin la bête. Or, tout ne se déroule pas pour le mieux, et nos trois compagnons se retrouvent à la mer.
    C'est alors que Ned land, Conseil et le professeur Aronmax découvreront la clé du mystère en la personne du Capitaine Nemo et son vaisseau, le Nautilus. le nautilus est un sous-marin hyper performant qui parcourt les océans, à la surface comme dans les fonds sous-marins.
    Comme le capitaine Nemo ne souhaite pas que le monde connaisse l'existence de son engin, il fait des trois amis des captifs du Nautilus et les entraîne dans une aventure sous-marine où les découvertes et les péripéties semblent ne jamais vouloir s'épuiser.
    Mon commentaire :
    Mon Challenge ABC était une excellente occasion pour moi de découvrir Jules Verne, un auteur que j'ai depuis toujours voulu lire à cause de mon goût pour l'aventure et le voyage. Ses livres ont beau ne plus être vraiment au goût du jour, je ne doutais pas un instant que j'allais aimer plonger dans les aventure de ses explorateurs.
    J'avais particulièrement hâte de lire Vingt Mille Lieues Sous Les Mers, parce j'ai toujours été curieuse de savoir ce qui se cachait dans les océans et les mers. Toute petite, quand je voyais des gens faire de la plongée sous-marine à la télévision, j'éprouvais une fascination inexplicable, et me décoller de l'écran eût été mission impossible. Ma première (et à ce jour, seule) plongée en apnée a été une expérience inoubliable et fascinante. J'étais tellement envoûtée par ce que je voyais que je me suis inconsciemment éloignée du bateau. Heureusement, ils ne m'ont pas laissée là !!!
    Dans ces cirsconstances vous comprendrez pourquoi j'étais certaine d'aimer Vingt mille Lieues sous les mers. Et je ne me suis pas trompée. Les aventures du professeur Aronmax et du capitaine Nemo à travers le monde m'ont fascinée et m'ont fait rêver d'un tel voyage. Et malgré que ce roman ne soit plus tout jeune, j'ai fait beaucoup de découvertes, notamment par rapport à la navigation, la pêche aux perles, les sauvages de la Papouasie Nouvelle-Guinée et l'Antarctique. Mais la liste ne s'arrête pas là. Elle s'allonge encore et encore...
    Malheureusement, quelques petites choses m'ont énervée, notamment la tendance de Jules Verne de faire des descriptions de vie sous-marine sans fin. Oui, c'est intéressant jusqu'à un certain point, mais quand cela fait des pages que tu ne lis que des noms de poissons et de mollusques que tu n'as jamais entendu ou vu, ça devient vite lassant. Ces longues descriptions cassaient le rythme du récit et le prolongeait inutilement. À de nombreuses reprises, je me suis surprise à compter le nombre de pages qu'il me restait à lire, ce qui, vous en conviendrez avec moi, n'est pas très bon signe. Une petite déception de ce côté-là, donc, mais de façon globale j'ai beaucoup aimé ce récit. Je compte certainement renouveller l'expérience plus tard avec un autre Jules Verne.

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/10/vingt-mille-lieues-sou..
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 23 janvier 2010

    Ellcrys
    Jules Verne et moi, c'est une grande histoire d'amour. Je l'ai découvert quand j'avais douze ans et depuis, j'aime me plonger dans ses récits tous appelant au voyage.
    Je connaissais l'histoire de ces Vingt mille lieues sous les mers grâce à l'adaptation pour Walt Disney avec comme acteurs Kirk Douglas, James Mason, Paul Lukas. J'ai donc voulu lire ce chef d'oeuvre.
    Il paraîtrait que Jules Verne se soit inspiré du roman Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo et de certaines encyclopédies. Mais bien sûr, vous vous en douterez, l'auteur était un grand amoureux de la belle bleue.
    Pour ce roman, l'idée lui ai venu grâce à George Sand, qui dans une lettre le remerciait pour le plaisir qu'elle venait de vivre à la lecture de Cinq Semaines En Ballon, tout en lui disant qu'elle aimerait un jour qu'il entraîne ses lecteurs sous les mers et océans.
    Dès le début du récit, nous plongeons dans l'écriture si belle et si documenté de Jules Verne. J'avoue par contre avoir trouvée un peu longue la partie racontant le début de l'histoire, avant qu'Aronnax et ses deux accolites se retrouvent sur le Nautilus. Mais une fois le voyage à proprement dit commencé, je me suis moi aussi invité sur ce submersible, et comme les invités/prisonniers, j'ai rêvé devant les beautés océaniques que je découvrais. J'ai appris de nombreuses choses sur le monde sous-marin, j'ai écouté le murmure des eaux profondes. Et même si le capitaine Nemo semble parfois trop haineux et en colère, j'ai quand même beaucoup apprécié son personnage ainsi que celui du professeur Aronnax.
    Une fois de plus, Jules Verne démontre son génie, tant d'écrivain que de naturologiste. Bien plus qu'un auteur, c'était un scientifique, un curieux de la vie et de ses beautés et, il arrive par sa belle plume à nous charmer. Un vrai beau moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 04 avril 2011

    La mer est le vaste réservoir de la nature. C'est par la mer que le globe a pour ainsi dire commencé, et qui sait s'il ne finira pas par elle ! Là est la suprême tranquillité. La mer n'appartient pas aux despotes. À sa surface, ils peuvent encore exercer des droits iniques, s'y battre, s'y dévorer, y transporter toutes les horreurs terrestres. Mais à trente pieds au-dessous de son niveau, leur pouvoir cesse, leur influence s'éteint, leur puissance disparaît ! Ah ! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers ! Là seulement est l'indépendance ! Là je ne reconnais plus de maîtres ! Là je suis libre !
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  • Par iarsenea, le 07 octobre 2010

    -Ce que vous croyez être de la viande, monsieur le professeur, n'est autre chose que du filet de tortue de mer. Voici également quelques foies de dauphin que vous prendriez pour un ragoût de porc. Mon cuisinier est un habile préparateur, qui excelle à conserver ces produits variés de l'océan. Goûtez à tous ces mets. Voici une conserve d'holothuries qu'un Malais déclarerait sans rivale au monde, voilà une crème dont le lait a été fourni par la mamelle des cétacés, et le sucre par les grands fucus de la mer du Nord, et enfin, permettez-moi de vous offrir des confitures d'anémones qui valent celles des fruits les plus savoureux.
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  • Par skyso, le 12 juin 2011

    Je me retournai vers le capitaine Nemo, et d'une voix émue :
    'Un homme ! un naufragé ! m'écriai-je. Il faut le sauver à tout prix !'
    Le capitaine ne me répondit pas et vint s'appuyer à la vitre.
    L' homme s'était rapproché, et, la face collée au panneau, il nous regardait.
    A ma profonde stupéfaction, le capitaine Nemo lui fit un signe. Le plongeur lui répondit de la main, remonta immédiatement vers la surface de la mer, et ne reparut plus.
    'Ne vous inquiétez pas, me dit la capitaine. C'est Nicolas, du cap Matapan, surnommé le Pesce. Il est bien connu de toutes les Cyclades. Un hardi plongeur ! L'eau est son élément, et il y vit plus que sur terre, allant sans cesse d'une île à l'autre et jusqu'à la Crète.'
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  • Par skyso, le 12 juin 2011

    'Une chasse ! s'écria Ned.
    - Et dans ses forêts de l'île Crespo ! ajouta Conseil.
    - Mais il va donc à terre, ce particulier-là ? reprit Ned Land.
    - Cela me paraît clairement indiqué, dis-je en relisant la lettre.
    - Et bien ! Il faut accepter, répliqua le Canadien. Une fois sur le terre ferme, nous aviserons à prendre un parti. D'ailleurs, je ne serai pas fâché de manger quelques morceaux de venaison fraîche.'
    Sans chercher à consilier ce qu'il y avait de contradictoire entre l'horreur manifeste du capitaine Nemo pour les continents et les îles, et son invitation de chasser en forêt, je me contentait de répondre :
    'Voyons d'abord ce que c'est que l'île Crespo.'
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  • Par Kanelbulle, le 22 juin 2011

    - La violence des forces souterraines va toujours diminuant. Les volcans, si nombreux aux premiers jours du monde, s'éteignent peu à peu, la chaleur interne s'affaiblit, la température des couches inférieures du globe baisse d'une quantité appréciable par siècle, et au détriment de notre globe, car cette chaleur, c'est sa vie.
    - Cependant, le soleil...
    - Le soleil est insuffisant, Conseil. Peut-il rendre la chaleur à un cadavre ?
    - Non, que je sache.
    - Eh bien, mon ami, la terre sera un jour ce cadavre refroidi. Elle deviendra inhabitable et sera inhabitée comme la lune, qui depuis longtemps a perdu sa chaleur vitale.
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