> Alphonse de Neuville (Illustrateur)
> Christian Chelebourg (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253006327
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 264 notes) Ajouter à mes livres
Le professeur Aronnax, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land, qui cherchaient à capturer un fantastique monstre marin, se retrouvent prisonniers du capitaine Némo, à bord de son sous-marin le Nautilus.
Quel lourd secret cache Némo pour vouloir les rete... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 07 septembre 2011

    TwiTwi
    Vingt mille lieues sous les mers raconte la fabuleuse épopée du Professeur Arronax, son serviteur Conseil et Ned Land, chasseur de baleines impénitent à bord du Nautilus. A son bord un personnage répondant au nom de Capitaine Nemo, misanthrope assumé qui voue une passion sans limite à l'océan.
    Une relecture pour moi, effectuée dans le cadre de la lecture commune avec le Cercle d'Atuan. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé la plume de Jules Verne. Je n'avais plus ni lu ni relu un de ses romans depuis une dizaine d'années.
    Vingt mille lieues sous les mers est très plaisant à lire. le style est un poil désuet (c'est bien de le dire) mais ça donne du charme à l'ensemble, surtout quand le narrateur (le prof Arronax) part dans des descriptions de théories scientifiques de nos jours complètement saugrenues. Moins drôles sont les listes complètes de poissons dont il vaudra mieux les passer si on ne veut pas s'y noyer :
    "Et si je ne pus observer ni miralets, ni balistes, ni tétrodons, ni hippocampes, ni jouans, ni centrisques, ni blennies, ni surmulets, ni labres, ni éperlans, ni exocets, ni anchois, ni pagels, ni bogues, ni orphes, ni tous ces principaux représentants de l'ordre des pleuronectes, les limandes, les flets, les plies, les soles, les carrelets, communs à l'Atlantique et à la Méditerranée, il faut en accuser la vertigineuse vitesse qui emportait le Nautilus à travers ces eaux opulents. "
    Et ce n'est ni la pire ni la plus longue. Cela dit, on ne pourra pas dire que Jules Verne ne s'est pas renseigné sur la vie sous-marine en écrivant son livre. Mis à part ce petit inconvénient, l'écriture est facile d'accès et non dénuée d'humour :
    "Faites moi donc le plaisir d'attendre pour vous former une opinion sur le commandant et l'équipage de ce bateau.
    - Mon opinion est toute faite, riposta Ned Land. Ce sont des coquins...
    - Bon ! et de quel pays ?
    - du pays des coquins !"
    Les personnages sont attachants, quoi que très caricaturaux mais cela rend le récit encore plus savoureux : Arronax le professeur émérite tellement fasciné par ce qu'il vit que cela ne le dérange pas de rester enfermé dans un sous-marin ; Conseil, son très fidèle domestique ; Ned Land, le harponneur sans peur et sans reproche avide de liberté et un petit peu caractériel sur les bords ; et bien sûr l'inégalable Capitaine Nemo, misanthrope qui a fui la compagnie des hommes en se réfugiant dans les fonds marins.
    Vingt mille lieues sous les mers est un roman d'aventures, certes, c'est bien connu. Mais attention c'est de l'aventure contemplative. Il n'y a pas d'intrigue trépidante pleine de rebondissements : nous est racontée le voyage de nos trois personnages et régulièrement il se passe des choses comme des balades sous-marines diverses et variées, des rencontres avec des animaux marins plus ou moins amicaux, des chasses, des explorations jamais réalisées jusqu'alors, des tas de choses au final mais tout ceci est assez contemplatif. Personnellement ça m'a beaucoup plu mais ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde.
    Il y a quelques considérations bien du 19ème à propos de l'écologie et des ravages faits par l'homme parmi la faune, ainsi que sur les soi-disant sauvages. Ça peut chatouiller notre façon de concevoir les choses mais il est difficile de faire le moindre reproche à Verne vu l'époque où il vivait. On sent d'ailleurs chez lui un petit penchant à la révolte contre les idées bien pensantes de son siècle. Dans l'extrait suivant, le Capitaine Nemo remonte les bretelles du professeur Arronax :
    "Des sauvages ! répondit le Capitaine Nemo d'un ton ironique. Et vous vous étonnez, monsieur le professeur, qu'ayant mis le pied sur une des terres de ce globe, vous y trouviez des sauvages ? Des sauvages, où n'y en a t-il pas ? Et d'ailleurs, sont-ils pires que les autres, ceux que vous appelez des sauvages ?
    - Mais, capitaine ...
    - Pour mon compte, monsieur, j'en ai rencontré partout."
    Un petit mot de la préface (qui date de 1990) : elle est très intéressante et donne pas mal d'informations sur la genèse du livre. Par exemple, saviez-vous que George Sand aurait glissé à l'oreille de Jules Verne l'idée d'écrire un livre qui parlerait d'un sous-marin ? Par contre, si vous ne voulez pas être spoilé sur l'identité du Capitaine Nemo, lisez-la après avoir lu L'île mystérieuse.
    POUR ALLER PLUS LOIN
    Publié pour la première fois en 1869-1870 en feuilleton pour le Magasin d'Éducation et Récréation.
    Préface de Christian Chelebourg.
    Illustrations de l'édition originale Hetzel.
    606 pages


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/09/vingt-mille-lieues-so..
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    • Livres 2.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    Au risque de heurter les fans de Jules Verne, j'ai beaucoup de peine à lire et à m'enthousiasmer pour ce célèbre livre, au style précis... parfois jusqu'à l'ennui total. Je me dis néanmoins que ce que j'éprouve, d'autres peuvent l'éprouver également et donc que cela leur sera utile. Dans la première partie, j'ai souffert de cette espèce de catalogue, façon Quid, où l'on passe d'une litanie technique à une litanie zoologique sur la classification des madrépores (et pourtant je suis biologiste marine de formation et je me suis mortellement ennuyée) puis à une litanie géographique où aucun degré de latitude et de longitude ne vous sera épargné, pour enfin passer à une litanie historique où l'on vous énumère tous les découvreurs de telle ou telle île. Bref, je loue l'immense somme de recherches et de travail qu'a dû représenter l'écriture de ce livre pour l'auteur, mais ça n'en fait pas un chef-d'œuvre pour autant. J'ai cependant bien aimé la personnalité du capitaine Némo, un bon misanthrope, père d'une maxime merveilleuse: "Ce ne sont pas de nouveaux continents qu'il faut à la terre, mais de nouveaux hommes!"
    La deuxième partie, sans être mieux écrite ni très différente (toujours aussi verbeux, toujours les mêmes listes interminables de noms latins auxquels l'auteur ne semble comprendre goutte, par exemple les phoques sont pour lui des cétacés) est un peu plus intéressante et laisse plus de place au suspense. L'auteur y est aussi beaucoup plus dans l'imagination que dans la réalité avec son exploration de l'Atlantide, son passage secret entre la Mer Rouge et la Méditerranée ainsi que son avancée jusqu'au pôle sud à bord du Nautilus et presque en bras de chemise. Bref, si vous aimez la belle et bonne littérature française du XIXè de type Balzac, Stendhal ou Hugo, vous risquez d'être déçu. Ce livre a un intérêt historique d'anticipation mais a très mal vieilli contrairement à d'autres romans d'anticipation et de science-fiction comme le Meilleur des mondes d'Huxley ou 1984 d'Orwell. Les ficelles sont grosses et malhabiles, le domestique Conseil est pathétique (déjà rien que le nom dont Verne l'affuble!), le harponneur Ned Land est une bonne grosse et grasse caricature du bûcheron canadien.
    En somme, je vous ai donné mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose, maintenant, à vous de voir et de juger.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par pictura, le 20 mai 2012

    pictura
    Je ne ferai pas une meilleure critique et analyse que celles précédentes. Mais je voudrais mettre ma pierre à l'édifice.
    Juste pour dire que j'ignorais qu'il existait autant de poissons. Si vous êtes ichtyophile (je connais ce mot depuis à peine 30 secondes) et aimez les descriptions longues et savoureuse de vos amis à nageoires, lisez ce livre...
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    • Livres 4.00/5
    Par julie03, le 17 décembre 2011

    julie03
    J'avais vu des dizaines de version de ce livre avec les films, mais je ne l'avais jamais lu, alors quand je l'ai fait, toutes les versions cinématographiques sont devenues beaucoup moins intéressantes que le livre. Jules Vernes écrit bien, il raconte tout dans les moindres détails et ils sont tous intéressants, des milliers de poissons et autres créatures des océans à la découverte d'une atlantique engloutie et des trésors coulés avec les navires d'autrefois, j'ai adoré ce livre, dommage simplement pour les poissons décrits. Il aurait fallu que je sois face à internet pour entrer leurs noms et les voir en même temps que Jules Vernes me les décrivaient ^_^
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 26 janvier 2012

    Skritt
    Dans ce roman visionnaire de Jules Verne, un monstre aquatique rend les trajets maritimes dangereux. Une expédition est organisée à bord d'une frégate pour chercher, trouver et purger les océans de cette menace. le professeur Aronnax, un français spécialisé dans le monde animal, est convié à y participer. Pendant plusieurs mois, les marins s'activent sur le pont de la frégate, sans succès. Et enfin, ils rencontrent le monstre qui reste à distance raisonnable. Mais le professeur se retrouve à l'eau avec son domestique. Ils sont alors recueillis par le monstre qui n'est autre qu'une machine fabriquée par les mains de l'homme et dont le commandant est le capitaine Nemo.
    Jules Verne propose un récit fantastique, pour l'époque, une réflexion poussée, visionnaire, qui se révèle presque possible quelques décennies plus tard.
    De longs paragraphes, quelques chapitres aussi, ne sont que données et chiffres, et paraissent être superflus, ennuyeux, mais tellement nécessaires au contexte. Hormis cet unique point négatif à relever dans la première partie de l'histoire, Jules Verne donne à son récit énormément de détails lui conférant une véritable authenticité, bien que sorti de son imagination, s'approchant à la frontière de la Science-fiction, il en résulte une grande et profonde réflexion de sa part pour arriver à s'approcher autant de la réalité qui sera connue et prouvée par la science plusieurs décennies plus tard. Son écriture est très fluide, très posée et travaillée. La lecture devient donc rapide, sans à-coups, elle devient un plaisir dans la découverte et la quête de ce professeur aux côtés de ce capitaine, bien que souvent nous nous retrouvions à lire un inventaire complet des fonds marins.
    Puis, après une première partie d'exploration, nous assistons à revirement de situation. le Nautilus doit affronter les dangers de la mer et des hommes, sans compter sur le personnage de Ned Land qui, tout au long de l'histoire ne pense qu'à s'enfuir.
    Ce roman de Jules Verne est un magnifique roman d'exploration des mers du monde, des merveilles enfouies sous les eaux jusqu'au dénouement. La mer aura donné naissance au capitaine Nemo, et par son nombril, il s'en ira périr.
    Un classique magnifique, à la lecture fluide et rythmée, un superbe voyage dans l'imaginaire. A découvrir absolument...
    Je remercie Livres pour tous qui propose des classiques au format Ebooks gratuitement.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-vingt-mille-lieues-sous-les-mers-..
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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 04 avril 2011

    La mer est le vaste réservoir de la nature. C'est par la mer que le globe a pour ainsi dire commencé, et qui sait s'il ne finira pas par elle ! Là est la suprême tranquillité. La mer n'appartient pas aux despotes. À sa surface, ils peuvent encore exercer des droits iniques, s'y battre, s'y dévorer, y transporter toutes les horreurs terrestres. Mais à trente pieds au-dessous de son niveau, leur pouvoir cesse, leur influence s'éteint, leur puissance disparaît ! Ah ! Monsieur, vivez, vivez au sein des mers ! Là seulement est l'indépendance ! Là je ne reconnais plus de maîtres ! Là je suis libre !
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  • Par skyso, le 12 juin 2011

    Je me retournai vers le capitaine Nemo, et d'une voix émue :
    'Un homme ! un naufragé ! m'écriai-je. Il faut le sauver à tout prix !'
    Le capitaine ne me répondit pas et vint s'appuyer à la vitre.
    L' homme s'était rapproché, et, la face collée au panneau, il nous regardait.
    A ma profonde stupéfaction, le capitaine Nemo lui fit un signe. Le plongeur lui répondit de la main, remonta immédiatement vers la surface de la mer, et ne reparut plus.
    'Ne vous inquiétez pas, me dit la capitaine. C'est Nicolas, du cap Matapan, surnommé le Pesce. Il est bien connu de toutes les Cyclades. Un hardi plongeur ! L'eau est son élément, et il y vit plus que sur terre, allant sans cesse d'une île à l'autre et jusqu'à la Crète.'
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  • Par iarsenea, le 07 octobre 2010

    -Ce que vous croyez être de la viande, monsieur le professeur, n'est autre chose que du filet de tortue de mer. Voici également quelques foies de dauphin que vous prendriez pour un ragoût de porc. Mon cuisinier est un habile préparateur, qui excelle à conserver ces produits variés de l'océan. Goûtez à tous ces mets. Voici une conserve d'holothuries qu'un Malais déclarerait sans rivale au monde, voilà une crème dont le lait a été fourni par la mamelle des cétacés, et le sucre par les grands fucus de la mer du Nord, et enfin, permettez-moi de vous offrir des confitures d'anémones qui valent celles des fruits les plus savoureux.
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  • Par skyso, le 12 juin 2011

    'Une chasse ! s'écria Ned.
    - Et dans ses forêts de l'île Crespo ! ajouta Conseil.
    - Mais il va donc à terre, ce particulier-là ? reprit Ned Land.
    - Cela me paraît clairement indiqué, dis-je en relisant la lettre.
    - Et bien ! Il faut accepter, répliqua le Canadien. Une fois sur le terre ferme, nous aviserons à prendre un parti. D'ailleurs, je ne serai pas fâché de manger quelques morceaux de venaison fraîche.'
    Sans chercher à consilier ce qu'il y avait de contradictoire entre l'horreur manifeste du capitaine Nemo pour les continents et les îles, et son invitation de chasser en forêt, je me contentait de répondre :
    'Voyons d'abord ce que c'est que l'île Crespo.'
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  • Par Kanelbulle, le 22 juin 2011

    - La violence des forces souterraines va toujours diminuant. Les volcans, si nombreux aux premiers jours du monde, s'éteignent peu à peu, la chaleur interne s'affaiblit, la température des couches inférieures du globe baisse d'une quantité appréciable par siècle, et au détriment de notre globe, car cette chaleur, c'est sa vie.
    - Cependant, le soleil...
    - Le soleil est insuffisant, Conseil. Peut-il rendre la chaleur à un cadavre ?
    - Non, que je sache.
    - Eh bien, mon ami, la terre sera un jour ce cadavre refroidi. Elle deviendra inhabitable et sera inhabitée comme la lune, qui depuis longtemps a perdu sa chaleur vitale.
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