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Les Solariens de
Norman Spinrad
À sa connaissance personne ne niait l'extrême laideur de Pentagone City,mais tout le monde lui vouait une sorte d'affection bizarre.Il s'agissait d'une espèce de monstre bien-aimé ,un monument à la gloire du présent et non du passé,le monument que la confédération s'était érigée à elle-même,le sanctuaire le plus imposant et représentatif jamais dédié à l'esprit militaire.
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Par Pamw, le 14/02/2009
Le Printemps russe de
Norman Spinrad
4ème de couverture:
Imaginez une Terre au destin différent.
Alors que les tensions entre une Amérique fascisante et une union Soviétique libéralisée ne cessent de s'accroitre, menaçant d'entrainer le monde dans un brasier nucléaire, la conquête de l'espace mise en œuvre par l'Europe reçoit une impulsion décisive avec la découverte de civilisation extra-terrestre.
C'est ce contexte mondial instable, propice aux révolutions de tout ordre, que les enfants de l'ingénieur Jerry Reed et de sa femme Sonia vont découvrir et côtoyer: Bobby, élevé dans la nostalgie d'une Amérique idéalisée, devenu journaliste après bien des désillusion; et Franja, tournée vers l'avenir spatial, qui, après un séjour à l'académie Gagarine en Russie, deviendra cosmonaute
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Oussama de
Norman Spinrad
À part quelques-une habillées comme les garçons, la majorité portaient le voile islamique, voire le voile intégral, mais leurs burqas auraient justifié leur arrestation n'importe où dans le Califat : burqas moulantes en cuir noir excitant les fantasmes érotiques, burqas de plastique translucide dans des coloris pastel laissant peu de place à l'imagination, burqas décorées de clous à hauteur des seins et du pubis, etc.
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Oussama de
Norman Spinrad
-mon père m'a raconté comment les Américains nous ont armés contre les Russes, et comment, ensuite, ils ont libéré l'Afghanistan des Talibans au prix de pertes dans leurs propres rangs, a repris Hamid Barzaï. Les choses ne se sont peut-être pas aussi bien passées avec eux par la suite, mais les Afghans ont toujours une dette envers les Américains et l'US Air Force...
-Tu remercies le Grand Satan ! a grondé Ruholla Ramjani.
-Les Américains ont bombardé des Chrétiens pour sauver des vies de Musulmans, est intervenu Kemal. Et pas une mais deux fois, en Bosnie et au Kosovo. Alors que l'Iran et le reste de Dar Al-Islam n'ont rien fait ! - il a haussé les épaules, froncé le sourcil : Et la Turquie non plus, j'ai honte de le reconnaître.
-C'est vrais ? S'est écrié Mohamed. Les Américains ont fait la guerre à des Chrétiens au nom de l'Islam?
-Les Américains ont fait la guerre au nom de la justice, a tranché Gregory Mohamed. On a aussi subi des pertes en voulant protéger le ravitaillement des Musulmans de Somalie. Un vrai fiasco, mais on a essayé!
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Oussama de
Norman Spinrad
-Écoute, il y a deux mille ans, Allah a dicté le Coran à un membre d'une tribu primitive de guerriers illettrés et phallocrates, qui l'ont confondu avec leur petite culture tribale et ont imposé le tout à la moitié du monde à la force du sabre. Burqa, purdah! Tes femmes sont ta propriété autant que tes chameaux, décapite quiconque vole l'un ou baise l'autre. La bière que tu bois va faire de toi un maniaque délirant. Si c'est ton Islam, mon frère, ce n'est sûrement pas le mien!
-Et quel est ton Islam, alors ? Me suis-je écrié, indigné par cette calomnie blasphématoire.
-L'Islam français, a répondu Karim-Pierre. Nous prions Allah tournés vers La Mecque, nous allons à la mosquée, nous jeûnons le jour pendant le Ramadan et faisons la fête la nuit. Nous ne mangeons pas de cochon, sauf peut-être dans les restaurants chinois, mais à part ça, nous sommes Français.
Il a levé les épaules avec un soupir:
-Si seulement on nous y autorisait...
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Par Durdane, le 29/09/2008
Rêve de fer de
Norman Spinrad
Bien que le spectre de la domination communiste mondiale puisse inspirer au lecteur simple le désir d'un chef modelé sur le héros du Seigneur du Svastika, à tout prendre nous avons la chance qu'un monstre comme Ferric Jaggar demeure à jamais enfermé dans les pages de la science-fiction, rêve enfiévré d'un écrivain névrosé nommé Adolf Hitler.
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Par GiZeus, le 22/09/2010
Jack Barron et l'Eternité de
Norman Spinrad
Une douce nuit de mai new-yorkaise, et la chambre à coucher s'ouvrait entièrement face à eux du sol au plafond et d'un mur à l'autre sur les palmiers nains de la terrasse ciel ouvert sur le halo nocturne de la cité le plafond un dôme de verre transparent donnant sur un ciel noir sans étoiles la moquette épaisse et sensuelle ondulant sous l'effet de la brise venue librement du dehors le grand lit circulaire surélevé au milieu de la pièce, illuminé par des projecteurs de lumière dorée dissimulés dans la boiserie semi-circulaire autour du lit couverte de lierre véritable (rayons encastrés aux livres précieux, console de contrôle électronique). Bruit de mer enregistrée dans le lointain, bruits d'insectes bruits de nuit tropicale remplaçant la musique lorsque Barron ajusta la console murale.
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Oussama de
Norman Spinrad
Une marée blanche de hadjis pauvres et à pied remplissait toute la vallée, noyant les routes et les cavaliers. Le désert flamboyait et miroitait sous les vagues de chaleur, mais ce que je contemplais n'était pas un mirage. Non, c'était une vision.
Ce que je voyais était réel. C'était le Hadj. L'âme de l'Islam.
J'était né Musulman, j'avais été élevé en Musulman. Je lisais le saint Coran, disais mes prières et accomplissais les rites prescrits, je me considérais donc comme pieux. J'étais sur les terres où Allah avait parlé par la voix de Mohammed et où l'Islam avait pris naissance. À mes pieds se trouvaient La Mecque, la mosquée Al-Haram et la Ka'aba.
Mais rien de tout cela n'était l'âme de l'Islam.
Des milliers de Musulmans, venus des quatre coins du monde, se dirigeaient dans la même direction, avec un seul but. Des Musulmans qui ne parlaient pas tous la même langue et restaient divisés par des querelles sectaires vieilles de plusieurs siècles et qui n'avaient plus de sens, vues d'ici ou d'en bas.
C'était le Hadj. Les Chrétiens n'avaient rien de pareil, les Juifs non plus. Aucune autre religion n'avait rien de pareil. C'était la chair des Musulmans unis dans leur voyage vers Allah. C'était l'âme de l'Islam incarnée. C'était la raison pour laquelle Allah destinait l'Islam à étreindre le monde entier, et le monde à embrasser l'Islam. C'était son plus grand présent, d'autant plus grand qu'Il avait créer le Hadj comme un présent que nous devions nous faire à nous-mêmes.
J'étais né Musulman. Mais si cela n'avait pas été le cas, cette vision m'aurait décidé à le devenir.
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Par Pamw, le 27/09/2007
Rêve de fer de
Norman Spinrad
4ème de couverture:
Et si, écoeuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux Etats-Unis? S'il s'était découvert une vocation d'écrivain de science-fiction? S'il avait rêvé de devenir le maitre du monde et s'était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire "Le seigneur de Svastika", un roman couronné par de prestigieux prix littéraires?
Etonnante uchronie et terrifiante parodie, "Rêve de fer" est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.
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Oussama de
Norman Spinrad
Après avoir facilement engagé la conversation avec les clients attablés, dont la plupart étaient arabes mais j'ai découvert que la situation n'avait rien à voir avec ce qu'on nous faisait croire dans le Califat. Jérusalem, ai-je appris, était à la fois la capitale d'Israël et celle de la Palestine. Loin de vouloir entrer dans le Califat et d'en être empêchée par les juifs, la Palestine se trouvait sous le parapluie nucléaire d'Israël et en était très contente.