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Par mduquet, le 25/05/2013
Les Hommes sans futur, tome 4 : Le Père de feu de
Pierre Pelot
Une légende raconte que Dieu, en créant les cinq continents, avait brassé beaucoup de poussière; à la fin, il éternua et cracha dans le coin de l'Amérique, puis il pensa à autre chose et oublia d'essuyer ses glaires; tout est resté là, tel quel, un fouillis d'îles de roc et de glace qui forment la Terre de feu. On dit aussi que dans les temps reculés un homme entendit cette légende et décida de se rendre sur place pour ; rentrant chez lui, après avoir , il dit simplement :
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Le Ciel fracassé (Les Chemins de l'amitié) de
Pierre Pelot
Les muscles lourds... Il aurait voulu cracher toute cette poussière, toute cette bous sèche qui lui emplissait la gorge et les poumons. Le corps tout entier empli de sécheresse et de ciel fracassé...
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Le Ciel fracassé (Les Chemins de l'amitié) de
Pierre Pelot
C'était comme pour un jour de fête. Au pied de l'escalier, ils avaient retiré leurs chaussures. Le sable était chaud; il coulait délicieusement entre les orteils, à chaque pas.
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Les Hommes sans futur, tome 1 : Les Mangeurs d'argile de
Pierre Pelot
Rivertown , sur la carte : une croix cerclée de rouge ; cela voulait dire que la population de la ville était au dessus des cent mille habitants . Mais les temps avaient bien changés depuis que la carte était sortie de l'imprimerie . À présent Rivertown existait à peine : c'était l'unique point supposé de civilisation sur la 65 Express ...
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Les Hommes sans futur, tome 2 : Saison de rouille de
Pierre Pelot
Elle était revenue à elle une première fois , dans le courant de la nuit . Ensuite , elle avait dû retomber dans l'inconscience ; et à moins que la terreur et la tension nerveuse accumulée ne l'aient fait glisser dans le sommeil pour proteger sa raison ...
Et voilà qu'elle refaisait surface .
Pour l'instant , la résurgence n'était que pénible - donc supportable - , mais cela risquait de se déchirer quelque part et de l'engloutir si elle ne rassemblait pas rapidement toutes ses forces . Ses pauvres et maigres forces ...
Sensation d'étouffement , respiration difficile qui lui mettait la poitrine en feu , elle était là recroquevillée , enchainée au fond de quelque puits , avec ce tunnel de pierres noires lancées au-dessus d'elle et menaçant de s'effondrer à tout instant et de l'écrabouiller .
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Par mduquet, le 21/01/2013
Les Hommes sans futur, tome 1 : Les Mangeurs d'argile de
Pierre Pelot
Nous sommes les mangeurs d'argile, parce que nous nous nourrissons des produits de la terre, grâce à nos mains qui travaillent le sol, pétrissent le pain et forment les poteries, alors que les Supérieurs semblent vivre de l'air du temps. Nous avons toujours vécu de la terre et nous mourrons sur elle. Non, cette partie du monde ne va pas s'effondrer sous nos pieds. C'est nous qui qui nous effondrons, et notre effondrement nous rapproche d'elle. Nous voici au ras du sol, et nous nous gavons d'argile, et bientôt l'argile nous recueillera et nous assimilera. Au moment de mourir, c'est son image que nous verrons, c'est son odeur que nous respirerons. Des mangeurs d'argile.
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Par Arakasi, le 25/01/2013
C'est ainsi que les hommes vivent de
Pierre Pelot
Et l'autre, à quatre pas, sa gueule de pauvre crevé levée haut sans un sourcillement la toisait de toute la force droite de la sincérité faite homme, avec cet aplomb terrifiant et imperturbable, inébranlable, inhumain, qui est la première sinon la seule qualité apprise et transmise depuis le commencement de l'espèce et de génération en génération pour la survivance de la crapaudaille.
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Par gill, le 26/09/2012
Dylan Stark, Intégrale 2 de
Pierre Pelot
C'est surtout dans le premier roman de la série que l'ancrage historique est fort et précis puisque les actions s'échelonnent d'avril 1864 en Géorgie jusqu'à la fin de la guerre, en avril 1865, dans le sud Tennessee.
[...]
Ces jalons spatio-temporels sont assez forts pour permettre au mythe de rejoindre l'histoire pour un western à la fois humaniste et démystificateur sans avoir été touché par les outrances du western-spaghetti, naissant au coeur de ces années 1960-1970.
[...]
De corps, Dylan Stark ne ressemble déjà plus au héros du western classique, avec ce physique un peu trop appuyé de métis, ces yeux d'indiens.
Sa dégradation militaire et les misères de la guerre aggravent le tableau : "ses cheveux longs et noirs étaient emmêlés, gris sous la pluie. Un reste d'uniforme : pantalon d'un jaune douteux, veste grise à même la peau, bottes éculées vêtaient son grand corps dégingandé, tout en os et muscles longs".
(extrait de l'introduction du recueil "Dylan Stark Intégral 2" paru aux édition "Lefrancq littérature" en 1998)
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Par mduquet, le 10/02/2013
Les Hommes sans futur, tome 2 : Saison de rouille de
Pierre Pelot
L'abdomen du type s'ouvrit comme un sac de grain trop rempli.
Elle hésita un instant, puis avança un pied pour tâter.
C'était chaud! Et mou et humide et visqueux! Les muscles étaient déjà rigides, mais l'abdomen restait souple. alors elle avança l'autre jambe et, debout comme une nymphe dans une fontaine, elle prit un bain de viscères.
Un long moment, Polynésie resta plantée, immobile, dans ces remous d'intestins fumants qui lui mangeaient les jambes jusqu'à mi-mollet; l'éventré la regardait fixement, bouche ouverte et mâchoire déboîtée - mort, et, semblait-il, très étonné de l'être, avec ce petit bout de fille planté dans ses boyaux...
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Par mduquet, le 18/11/2012
Maria de
Pierre Pelot
La lumière de la rue s'infiltrait par les fentes du volet roulant et esquissait des tentatives sauvages d'identification des lieux, dans la chambre. Dehors, partout, sur la rue et le bourg, le monde, pesait un silence d'enfer mort.