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La mort du papillon : Zelda et Francis Scott Fitzgerald de
Pietro Citati
Peut-être n’existait-il ni forts ni faibles, ni enfants ni adultes. Zelda et Fitzgerald étaient trop proches : proches comme le furent rarement des êtres humains ; et une trop grande proximité entre les dieux et les hommes, ou les hommes et les femmes, brûle le cœur et les vies. Aussi bien comme personnes que comme écrivains, les Fitzgerald étaient complices. Fitzgerald recopiait les lettres et les journaux de Zelda, pour les insérer en cachette dans L’Envers du Paradis, Les Heureux et les Damnés et Tendre est la Nuit ; il lui soumettait, page après page, ses récits et ses romans ; et, quand il ne parvenait pas à voir les personnages de Gatsby le Magnifique, sa femme les dessinait encore et encore, à s’en faire mal aux doigts, essayant de capturer les images qui fuyaient la plume de son mari. Ils étaient une même personne, avec deux cœurs et deux têtes ; et ces cœurs et ces têtes se tournaient passionnément l’un vers l’autre, l’une contre l’autre, jusqu’à se consumer sur un seul bûcher.
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Par Marc21, le 02/07/2011
La Lumière de la nuit de
Pietro Citati
Le signe de notre noblesse, c'est le manque : la faim qui nous torture, la bonté dont nous sommes dépourvus, la vérité que nous ne connaissons pas, la beauté à laquelle nous aspirons, le silence qui nous dissimule, les ténèbres qui nous enveloppent.
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La mort du papillon : Zelda et Francis Scott Fitzgerald de
Pietro Citati
Zelda et Fitzgerald se sentaient comme de petits enfants qui ont pénétré « dans une grande et lumineuse remise inexplorée ». Ils ne savaient pas s’ils étaient réels, ou échappés d’un roman : aussi se baignaient-ils habillés dans les fontaines, ils voyageaient sur les toits des taxis, se déshabillaient pendant les représentations théâtrales, ou se battaient avec les policiers. Ils ne restaient jamais seuls. A l’hôtel, chez eux et partout, il y avait toujours trop de monde : Zelda et Scott croyaient que c’étaient de vraies personnes, alors que ce n’était que la projection des démons qu’ils portaient en eux.
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La mort du papillon : Zelda et Francis Scott Fitzgerald de
Pietro Citati
A l’automne 1930, elle avait écrit à son mari ses premières lettres heureuses : « Goofy, mon trésor, n’était-ce pas une journée délicieuse ? Je me suis réveillée ce matin et le soleil était posé sur ma table comme un cadeau d’anniversaire, alors je l’ai ouvert, et tant de choses heureuses en sont sorties en voletant dans l’air… Je t’aime énormément et tu m’as téléphoné – j’ai marché sur ces fils du téléphone pendant deux heures, après avoir pris ton amour à la main comme un parasol pour me tenir en équilibre.
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La Colombe poignardée de
Pietro Citati
Nous connaissons tous le temps, tous nous vivons immergés en lui, et nous entendons le lent bruissement qui l’accompagne et nous enveloppe tandis que nous pénétrons en lui
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La Colombe poignardée de
Pietro Citati
La Recherche est une oeuvre unique. Si nous lisons Wilhelm Meister, Crime et Châtiments, Anna Karénine, les Démons ou L’homme sans qualités, nous découvrons que l’oeuvre grandit d’abord comme un arbre ou un taillis, sans posséder encore une architecture, ou une théorie sur elle-même.
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La Colombe poignardée de
Pietro Citati
Nous sommes parvenus ici, vers la fin du temps retrouvé; nous avons lu des milliers de pages, sans comprendre les signes, les indices, les avertissements, les révélations inachevées, les clartés dans l’ombre; des épisodes entiers reçoivent maintenant leur signification : nous n’avions même pas compris les premières pages ; il nous faut maintenant revenir en arrière, déchiffrer Longtemps je me suis couché de bonne heure , puis relire tout le livre, tandis que Marcel commence à écrire le sien.
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Par Marc21, le 02/07/2011
La Lumière de la nuit de
Pietro Citati
La seule connaissance que nous puissions avoir de Dieu, est la conscience que nous ne pouvons le connaître.
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La Colombe poignardée de
Pietro Citati
Pour écrire un livre aussi démesuré, Proust avait l’impression de devoir se multiplier. Il lui fallait faire appel à tous ses sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher
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Par Marc21, le 02/07/2011
La Lumière de la nuit de
Pietro Citati
Ô toi le premier né, créateur de l'univers, aux ailes d'or.