Critiques de Raymond Chandler


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    • Livres 3.00/5
    Par NOIRdePOLARS, le 11/11/2011


    Les Pépins, c'est mes oignons Les Pépins, c'est mes oignons de Raymond Chandler

    Trois mots s’appliquent aux romans de Chandler : dureté, vivacité, humour.

    La dureté est présente dans tous ses romans, et on peut avancer qu’elle date. Au mieux, elle est incompréhensible, du moins aux yeux d’un européen (le coup de poing remplace souvent la poignée de mains et tient lieu d’entrée en matière), et elle heurte souvent la logique (sauf précisément si le privé, héros du polar, conçoit le coup de poing comme amuse-gueule avant d’amorcer le dialogue). Ce n’est pas ça qu’on retiendra chez Chandler.

    La vivacité du style lui fait perdre quelques « belles manières » : Chandler va droit au but, droit dans ses bottines vernies, le costume ne s’en froisse même pas. Cet auteur ne sera jamais enseigné au lycée, mais après tout ce n’est pas non plus ce dont il rêvait lorsque, ruiné par la crise de 1929, il se mit sérieusement à l’écriture en 1939. Chandler construit donc des romans (car il les construit de a à Z, sans se laisser emporter par ses personnages) simples, avec peu de personnages, et l’action est simple également. Un Chandler, ce n’est pas un Conan Doyle, et… heureusement.

    L’humour : cette qualité chez Chandler n’a pas pris une ride, et cet humour ne ressemble à aucun autre… Il est donc dur de vous en parler. On accroche ou pas, moi oui !

    « Les pépins c’est mes oignons » est donc, comme d’hab, le roman d’un privé qui commence par prendre beigne sur claque, évite avec succès les nombreux pruneaux dont est parsemée l’aventure, avant que de réussir à élucider un mystère qui n’en est pas un.

    Amoureux d’énigmes, passez votre chemin. Amateurs de romans noirs, arrêtez-vous : bien meilleur qu’ »Efface la rouquine » également critiqué sur ce site, « Les pépins c’est mes oignons » mérite d’être (re)lu pour son ambiance années 30 et son humour particulièrement grinçant.


    Lien : http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/pepins-c-est-mes-oignons-les.html

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    • Livres 3.00/5
    Par iti1801, le 26/04/2009


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    A priori, l'histoire est simple pour ne pas dire simplissime : un vieux général en retraite fait appel à un détective privé, Philip Marlowe, pour mettre fin aux agissements d'un maître chanteur, dénommé Geiger, qui s'en prend à une de ses filles, Carmen, particulièrement joueuse, et nymphomane, en menaçant de divulguer des photos pour le moins compromettantes... Voilà pour l'affaire officielle. Mais le général lui parle également de la subite disparition de son gendre, qu'il aimait bien, fiancé à son autre fille, Vivian... Il ne lui demande pas d'enquêter dessus, mais on n'expose pas innocemment des faits à un privé, non ?

    Sauf que l'affaire initiale ne tarde pas à se compliquer : le maître chanteur se révèle s'adonner à un trafic de livres pornographiques, et est assassiné. Puis c'est le chauffeur des Sternwood qui est retrouvé mort dans le port (et d'après le médecin légiste ce n'est pas un accident, mais peut-être cela n'a-t-il rien à voir avec l'affaire qui nous concerne ?). D'autant qu'on – un certain Joe Brody – semble vouloir récupérer la lucrative affaire officieuse de Geiger, et qu'un gangster local, Eddie Mars, se présente comme le propriétaire de Geiger qui vient, tout simplement, récupérer son loyer. Mais dit-il la vérité ?


    Lien : http://iti1801.net/blog/index.php?post/2009/25/04/Le-Grand-Sommeil

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07/08/2008


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    Philip Marlowe
    Biographie du héros rédigée par Chandler en 1951
    " Marlowe est né à Santa Rosa. Californie, à une date imprécise d'une année incertaine. Il a étudié deux ans à l'université d'Etat de l'Oregon : sa culture ressurgit parfois en citations de Flaubert et de T. S. Eliot.
    Installé à Los Angeles, il a été enquêteur dans une compagnie d'assurances, puis assistant du procureur du comté de Los Angeles. Les circonstances dans lesquelles il a perdu ce dernier emploi sont obscures, mais il est certain qu' il s'est montré trop efficace, à un moment et en un lieu où l'homme en place n'avait rien à faire d'efficacité ".

    Il mesure un peu plus de six pieds et pèse dans les soixante-quinze kilos. C'est un brun aux yeux marron, et l'expression " assez bien de sa personne " lui déplairait souverainement. Il n'a jamais beaucoup d'argent, c'est aussi qu'il se fait peu payer : son tarif est de 25 dollars par jour (rarement 40) plus les frais (8 cents au mille pour l'essence). Mais si l'affaire " l’émeut ", il descend à 1 0 dollars. Ou même rien du tout.

    C’est un honnête joueur d'échec, " mais pas assez bon pour jouer en tournoi... Son attitude envers les femmes est celle de n'importe quel homme en bonne santé et vigoureux, qui se trouve être célibataire alors qu'il devrait être marié depuis longtemps " : il ne refuse jamais les bonnes occasions, mais ne les cherche pas. Il préfère les jeunes filles ingénues et blondes, ne se sent pas obligé de sauter sur toutes les séductrices, comme le font ses collègues.
    *
    Son agence tient en deux pièces à peine : une salle d'attente et son bureau, presque toujours déserts à part l'odeur de poussière". Marlowe n'a pas de secrétaire. Quant aux armes qu'il utilise, il a débuté avec un Luger, puis est passé au Colt automatique de différents calibres, mais jamais " au-delà de 38 ". Il s'en sert le moins possible, comme Sam Spade son prédécesseur.
    *
    Philip Marlowe est devenu détective un peu comme on se fait prêtre. " Si le fait de se révolter contre une société corrompue est le signe d'un manque de maturité. alors Philip Marlowe est tout à fait infantile. Voir la saleté où il y en a, si c'est être un inadapté social, alors Philip Marlowe est un inadapté. Bien sûr que Marlowe est un raté et qu'il le sait.
    *
    C'est un raté parce qu'il n'a pas d'argent. Un homme sans malformations et qui ne gagne pas bien sa vie est toujours un raté et généralement un raté moral. Mais beaucoup de gens ont été des ratés parce que les talents qu'ils avaient ne convenaient pas à leur temps et au lieu où ils vivaient. Je crois qu'en fin de compte nous sommes tous des ratés, autrement le monde ne serait pas ce qu'il est.
    *
    Contrairement à tant de ses confrère Marlowe n'est pas une éponge. Il boit modérément. Et rarement quand il est sur une affaire. La légende qui le décrit toujours imbibé de whisky est peut-être née du fait que " lorsqu'il a envie de boire un coup, il le fait ouvertement et il n'hésite pas à le dire.


    *
    Son épopée couvre sept romans : Le Grand Sommeil (The big Sleep, 1939), Adieu ma jolie (Farewell, My Lovely,. 1940), La Grande Fenêtre (The Hig Window, 1943), Fais pas ta rosière (The Little Sister, 1949), Sur un air de navaja ( The song Good-bye, 1953), qui a obtenu le prix Edgar Poe, Charade pour écroulés (Play Back, 1958), une nouvelle, The Pencil écrite en 1958, publ. posthume en 1960) et un roman inachevé The Poodle Springs Story dans lequel Marlowe est marié. "-

    *

    sites à voir :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Polar
    http://www.polars.org/spip.php?article60
    http://www.noircommepolar.com/f/index.php?categ=1
    http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=35954

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07/08/2008


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    L'honorable général Sternwood a des ennuis avec ses filles.
    Vivian, l'aînée, boit sec et perd beaucoup d'argent dans les salles de jeux.
    La cadette, Carmen, est nymphomane.
    Un libraire, Geiger, fait chanter le général au sujet des dettes de Vivian.
    Excédé, le riche vieillard fait appel au privé Philip Marlowe. En visitant la librairie de Geiger, le détective voit Carmen entrer chez lui.
    Trois coups de feu claquent. Dans une pièce aménagée en studio photo, il découvre la jeune fille nue et droguée, le maître chanteur mort à ses pieds.
    *
    Dans ce chef-d'oeuvre du roman noir, Philip Marlowe, qui deviendra l'archétype du détective privé, apparaît pour la première fois.
    Son enquête contient une critique féroce de la corruption et de ceux qui en vivent. À travers Marlowe, c'est Chandler qui porte un regard sans concession sur la riche société californienne, un milieu dominé par des êtres dégénérés ou corrompus.
    *
    L'adaptation cinématographique d'Howard Hawks, avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, est également un classique du genre.





    *
    Le Grand sommeil - DVD ~ Humphrey Bogart
    Humphrey Bogart et Lauren Bacall ont inscrit ensemble des pages de l'histoire du cinéma, mais ils n'ont jamais été aussi populaires que dans cette adaptation de 1946 par Howard Hawks du roman de Raymond Chandler, dont William Faulkner a écrit le scénario.
    Humphrey Bogart joue le rôle du détective privé Philip Marlowe, engagé par une riche personnalité en vue (Lauren Bacall) pour enquêter sur les problèmes de sa jeune soeur (Martha Vickers).
    Avec sa complexité légendaire (au point que Raymond Chandler avait du mal à reconnaître l'intrigue), ce film à l'atmosphère prenante reste un grand divertissement.
    *
    Synopsis
    Le général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont il est victime. Un dénommé Geiger possèderait des photos compromettantes de sa fille cadette, Carmen. Mais Marlowe découvre que le maître chanteur a été assassiné. Rapidement, les cadavres s'accumulent et l'intrigue se complique. De nombreux personnage entrent en scène, dont Vivian, la soeur aînée de Carmen.
    *
    Raymond Chandler (1888-1959)
    Né à Chicago, il a vécu à Londres, fait du journalisme et participé à la Première Guerre mondiale aux côtés de l'armée canadienne avant de se lancer dans l'écriture, après un licenciement en 1932.
    *
    Chandler a déjà 51 ans quand il donne naissance à Philip Marlowe, avec Le grand sommeil.
    La construction d'une intrigue a toujours été son point faible. Il en avait conscience - il lui fallait réunir plusieurs nouvelles pour parvenir à boucler, tant bien que mal, un roman cohérent.
    Il a eu le génie de pallier cette carence avec une grande trouvaille: faire du lecteur le confident de son héros.
    *
    Individualiste et rebelle, précurseur de Nestor Burma et de bien d'autres détectives privés, Marlowe a une morale - contrairement aux êtres corrompus qu'il côtoie - ce qui achève de le rendre sympathique (surtout joué par Bogart).
    *
    Chandler avait cette qualité, partagée par bien peu de ses confrères: il travaillait son écriture (diablement mise en valeur dans les traductions de Boris Vian pour la Série Noire) et fut l'un des rares auteurs à théoriser le genre policier.
    *
    Avec Jean-Patrick Manchette, qui lui rendait hommage en 1984: «Chandler veut une écriture plus élégante et des sentiments plus élevés.» Il s'intéressa au fantastique et à la scénarisation.
    *
    Son univers se prête à merveille au genre cinématographique, sublimé par l'onirisme chandlerien: The Big Sleep reste le chef-d'oeuvre de Howard Hawks et La dame du lac fut le premier film tourné en caméra subjective. T.S.

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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 13/07/2011


    La Dame du lac La Dame du lac de Raymond Chandler

    Une nouvelle enquête de Philip Marlowe, dans une station de montagne, en cet été torride de 1943, à une heure de Los Angeles.

    Derace Kigsley, riche propriétaire des parfums Gillerlain, mandate notre héros pour retrouver sa femme, Crystal, partie au Mexique depuis un mois pour épouser un gigolo, et qu’il redoute de voir embringuée dans une sale affaire.

    Philip Marlowe prend pour point de départ le chalet du couple. Mais il ne va pas tarder à découvrir un premier cadavre, qui a séjourné dans le lac pendant un mois : celui de l’épouse du gardien de la propriété, une jolie blonde disparue elle aussi, le même jour que Crystal, après une dispute avec son ours de mari : Bill Chess. Marlowe va interroger Lavery, l’amant, mais rapidement, il va le retrouver mort lui aussi. Pourquoi ?

    A première vue, un crime de femme, car il a été tué par balles dans sa baignoire et qu’il a fallu quatre balles pour l’abattre….Les deux affaires seraient-elles liées ? Quel rôle Kingsley et sa jolie secrétaire Miss Fromsett, jouent-ils réellement ? Quel rapport y a-t-il avec le sulfureux docteur Almore qui habite juste en face de la maison du gigolo qui fut aussi l’amant de Miss Fromsett ?

    La trame du polar est implacable et on découvre petit à petit des ramifications inattendues…la drogue, les flics pourris et cogneurs de la petite ville de Bay City, mais il y a aussi des policiers honnêtes, un super shérif de montagne très habile au pistolet et très soucieux de sa réélection, Patton.

    Marlowe va se faire tabasser, comme à l’accoutumée, mais il dénoue les fils de cette intrigue avec brio. Shéma classique. Les descriptions d’intérieurs sont absolument remarquables, les réparties des dialogues ciselées. J'adore la foule de personnages secondaires. Précisons que la traduction par Boris et Michèle Vian y est sans doute pour beaucoup, et elle reste très actuelle. De quoi donner une furieuse envie de lire un nouvel épisode de la saga du privé Marlowe.

    Hollywood n’a pas tardé à tirer un film de ce polar, en 1947. C’est la première fois que l’on y utilise la technique de la caméra subjective. Comme dans le roman, c’est Philip Marlowe le narrateur et c'est lui qui tient la caméra, à savoir le réalisateur Robert Montgomery, dont on ne voit que le reflet dans un miroir.


    Lien : http://bigmammy.fr

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    • Livres 2.00/5
    Par Thyuig, le 09/07/2011


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    Ce roman est un grand écart. D'accord ça claque et ça vibre à chacune des actions de Marlowe (détective privé de son état), d'accord le Hardboiled est bien représenté dans sa version la plus noire et critique de la société américaine, mais quoi ? Chandler se noit dans une profusion de détails aussi insignifiants qu'inutiles, le tapis est rayé et légérement relevé sur le coin droit, les rideaux, le luminaire du plafond, les chaussures. Bref, on s'emmerde royalement les trois quarts du temps. Pour le reste, les réflexions de Marlowe sont hilarantes, l'intrigue un brin quelconque et ce roman, s'il est le premier de Chandler, vaut surtout pour ça. Dans ce style franc et directe, Hammett emporte la palme haut la main.

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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 22/04/2011


    Un tueur sous la pluie : Suivi de Bay City blues et de Déniche la fille Un tueur sous la pluie : Suivi de Bay City blues et de Déniche la fille de Raymond Chandler

    Ce recueil se compose de trois nouvelles : "Un tueur sous la pluie", "Bay City blues" et "Déniche la fille". La griffe de Chandler y est bien identifiable : des intrigues alambiquées entre des malfrats tout aussi ratés que les flics qui les poursuivent, et un privé qui essaye tant bien que mal d’avancer entre Sunset Boulevard et les routes sinueuses des collines entourant Los Angeles, avançant selon les aléas et les rebondissements de son enquête, qui ne se déroule jamais comme il s’y attendait. Il est à relever que la première nouvelle, "Un tueur sous la pluie", se retrouve dans le roman qui le rendit célèbre, "Le Grand sommei"l. On y retrouve en effet cette histoire de chantage et de trafic de photographies pornos distribuées sous le manteau.
    Chandler peut paraître désuet aujourd’hui, mais il a tout de même créé un genre et inspiré de nombreux auteurs contemporains et surtout, il excellait dans la construction de dialogues percutants et plaisamment ironiques et la création d'images loufoques car décalées (voir les citations).

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    • Livres 2.00/5
    Par Well-read-kid, le 22/08/2010


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    Roman noir, monument du policier, innovateur, "Le grand sommeil" m'attirait depuis que j'en avais étudié l'incipit, au style si particulier, au cours de ma première année d'anglais. En effet, cet incipit, où nous sommes à peine présentés au narrateur, montre le détective évoluant dans une riche demeure, celle de son futur client, et commentant mentalement la décoration. On entre rapidement dans le vif du sujet.



    Marlowe remonte les pistes, une à une. C'est un personnage vraiment particulier, à la naissance d'un genre, celui du détective rusé, cynique, parfois quasi chevaleresque. Un personnage qui se dévoile au fur et à mesure du livre et qui pousse le lecteur à s'interroger sur son passé : pourquoi un tel dégoût des femmes alors que, visiblement, il leur plaît? Pourquoi ce refuge vers l'alcool? Comment en est-il venu à être détective privé? D'autres personnages intriguent le lecteur, comme Carmen ou Vivian. Concernant Carmen, le lecteur hésite à la déclarer stupide ou folle. Quoi qu'il en soit, c'est un personnage fascinant, bien que trompeur : elle est beaucoup plus dangereuse qu'elle en a l'air. J'ai personnellement été assez intéressée par le personnage d'Harry Jones. Pourquoi? Je ne saurais vous le dire.



    Roman modernisateur, "le grand sommeil" nous offre les réflexions du héros sur le monde, son métier, la vie, la mort : à noter la fin, où Marlowe, très philosophe, nous livre ses dernières pensées sur la mort, pensées ayant donné le nom du livre. Mais si Marlowe est effectivement un personnage charismatique, et que l'intrigue à tiroirs est indéniablement bien menée, la magie n'a pas opérée sur moi. Je ne me suis pas ennuyée, certes, mais ce ne fut pas le coup de coeur attendu.


    Lien : http://well-read-kid.over-blog.com

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    • Livres 5.00/5
    Par DanielGauthier, le 10/03/2010


    Fais pas ta rosière ! Fais pas ta rosière ! de Raymond Chandler

    "Fais pas ta rosière" n'est sans doute pas le meilleur Chandler. Mais, de la première à la dernière ligne, c'est un régal d'écriture décalée et d'humour.
    En plus, l'intrigue est rondement menée et, de rebondissements en rebondissements, on ne s'ennuie pas une seule seconde.
    A lire (ou relire) avec ce plaisir que génère la fréquentation des grands écrivains.

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    • Livres 4.00/5
    Par guile, le 20/10/2008


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    Pour les amateurs de vieux polars, noirs, implacables.

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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 28/07/2008


    Le Grand Sommeil Le Grand Sommeil de Raymond Chandler

    Le premier roman de l’un des grands maîtres du polar américain des années 40, traduit par Monsieur Boris Vian s’il vous plaît ! Le détective privé Philip Marlowe rendu célèbre sous les traits d’Humphrey Bogart au cinéma, pour sa première apparition, doit mettre un peu d’ordre dans les rouages quelque peu déréglés d’une riche famille de la côte Ouest des Etats-Unis. Du grand classique, bien construit, bien mené, aux portraits toujours soignés, avec surtout le plaisir non-dissimulé de l’auteur de faire vivre son héros à contre-courant dans un univers où malfrats, grands patrons, politiciens et commandants de l’ordre public s’entendent comme larrons en foire pour ne surtout pas se déranger les uns les autres.

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    • Livres 0.00/5
    Par Giwago, le 21/04/2008


    Un mordu Un mordu de Raymond Chandler

    Une petite nouvelle fort sympathique ma foi. Si vous aimez le roman policier noir à souhait, les flics corrompus et les petites frappes au grand cœur, alors Un Mordu est fait pour vous. L’intrigue n’est pas transcendante, mais ça se laisse lire, et très rapidement en plus. Bref de quoi passer un agréable moment.

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    • Livres 1.00/5
    Par chartel, le 09/10/2007


    Un mordu Un mordu de Raymond Chandler

    Cette petite nouvelle fut mon entrée en matière avec le bon vieux roman policier américain, le mythique, celui des années 30, 40. J'avais entendu parler de Raymond Chandler comme une référence pour de nombreux auteurs de polars, et j'ai alors voulu vérifier par moi-même le caractère original de son écriture.

    Même si la nouvelle en elle même ne casse pas trois pattes à un canard, je me suis amusé des images très percutantes utilisées par Chandler. Il n'hésite pas à grossir les traits des personnages ainsi qu'à exagérer l'action des événements, se rapprochant alors de la BD.

    Un polar où l'on sent les coups et l'odeur du whisky.

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    • Livres 3.00/5
    Par myrtille67, le 19/08/2011


    Un mordu Un mordu de Raymond Chandler

    Plongée dans l'univers très noir, très caricatural du thriller américain de debut de siècle : les policiers bien méchants, les truants sanglants, et le privé qui se tire de toutes les embrouilles sans presque une égratignure....

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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 11/07/2011


    The Long good bye The Long good bye de Raymond Chandler

    « Sur un air de Navaja », ou « The long Good-Bye » fut écrit en 1954, année du décès de l’épouse de Raymond Chandler. Retombé dans l’alcoolisme, il ne lui survit que cinq ans avant d'être terrassé par une pneumonie.

    Nous avons tous au fond de la tête le personnage de Philip Marlowe, héros de ses romans, incarné à l’écran par Humphrey Bogart : une pipe ou une cigarette, un verre de Whisky à la main, un regard froid, des coups reçus et rendus, de belles femmes, des réparties cinglantes …Ici, le rôle la belle Eileen Wade pourrait être tenu par Scarlett Johansson.

    long good-byeComme à l’accoutumée, l’histoire est compliquée. Elle tourne autour d’un personnage attachant aux identités multiples : Terry Lennox, un « chien égaré ». Un homme qui ne passe pas inaperçu avec ses cheveux prématurément blanchis et ses multiples cicatrices de guerre sur le visage. Il boit mais cela n’altère pas son charme désuet, décalé, honnête, élégant, tout comme Philip Marlowe. Il a épousé la fille d’un magnat de la Presse inflexible et aux multiples influences, jusque dans la police et la pègre. Cette rousse étincelante est retrouvée assassinée, une balle dans la tête et le visage en bouillie, et Lennox est en fuite car il sait qu’il sera immanquablement soupçonné. Il demande à Marlowe de l’aider à passer au Mexique. Et de fait, Marlowe s’attachera à prouver que Lennox, malgré ses aveux et son suicide, n’est pas l’assassin de sa femme.

    Les relations entre les deux hommes, qui se ressemblent beaucoup, sont devenues amicales autour de verres de gimlet sirotés au bar de Victor (moitié gin, moitié jus de citron vert). Philip Marlowe va se mouiller pour Lennox, mais le père de la morte, Harlan Potter (tiens, tiens, ce prénom, ce patronyme…sont-ils tout à fait anodins… ?) va tirer Marlowe de là. Un peu plus tard, celui-ci va être engagé par la sœur de la morte pour protéger de lui-même son mari, écrivain à succès alcoolique et violent qui méprise son propre travail. Et cet homme aussi, est retrouvé mort dans son bureau. Suicide ? Trop facile !

    Philip Marlowe va déjouer cette intrigue à multiples tiroirs…et aux personnages secondaires – gangsters mexicains, flics irlandais et domestiques gominés – bien campés.

    Un roman largement autobiographique puisque Chandler mourra en laissant inachevé son dernier livre … Tout est dans le style : intemporel, étincelant, inimitable.

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    • Livres 2.00/5
    Par Saint-Luc, le 21/06/2011


    Efface la rouquine (Collection des grands maîtres du roman policier) Efface la rouquine (Collection des grands maîtres du roman policier) de Raymond Chandler

    Un lieutenant de police américain, ami d'un truand assassiné, vaguement amoureux de la maîtresse de ce dernier, décide de mener seul son enquête contre l'avis de sa hiérarchie: le thème est prometteur.
    Las, Raymond Chandler nous gâche le plaisir en nous tricotant une enquête convenue, truffée d'invraisemblances auxquelles il pare au moyen de coups de flingue bien pratiques (la fin est un monument de ce point de vue).
    Ce serait raté, si Chandler n'avait un style inimitable et ne maniait si bien l'humour caustique: sous sa plume, ce qui releverait de l'essai d'un adolescent prend du sel.

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    • Livres 0.00/5
    Par sbrodj, le 19/06/2011


    Adieu, ma jolie Adieu, ma jolie de Raymond Chandler

    Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas le grand auteur américain Raymond Chandler, une bonne entrée en matière : on retrouve l'univers des hard boiled et l'humour caustique du grand Raymond. Une valeur sûre.

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    • Livres 0.00/5
    Par adiou_triztanna, le 11/05/2011


    Les ennuis, c'est mon problème : L'intégrale des nouvelles suivi de Simple comme le crime, Essai sur le roman policier Les ennuis, c'est mon problème : L'intégrale des nouvelles suivi de Simple comme le crime, Essai sur le roman policier de Raymond Chandler

    je sais pas ce qu'ils leurs ont fait aux jeunes. Je vis avec des junkies et aprés éssais de toutes leurs dopes, je suis revenu vers Chandler. C'est l'évasion, vivre dans un monde idéal ou les on l'on trouve même des procureurs intègres et des flics relativement honnêtes. Choses qui ne peuvent exister que dans le roman policier. Le privé c'est le surhomme Nietzchéèn. Revenu de tout il a résolu le problème de la morale en vouant un culte à l'éthique et au respect du contrat.

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    • Livres 5.00/5
    Par zhivago, le 16/04/2011


    Les ennuis, c'est mon problème : L'intégrale des nouvelles suivi de Simple comme le crime, Essai sur le roman policier Les ennuis, c'est mon problème : L'intégrale des nouvelles suivi de Simple comme le crime, Essai sur le roman policier de Raymond Chandler

    Ma lecture de réconfort préférée. La source de tout les justiciers solitaires modernes.

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    • Livres 5.00/5
    Par lnbsi, le 26/03/2011


    Killer in the Rain Killer in the Rain de Raymond Chandler

    Un détective se retrouve chargé d’une mission sur les conseils d’un inspecteur pas très réglo. Le but de la mission est de décourager un certain Steiner de trop s’approcher de Carmen la fille de Dravec un patibulaire très nerveux. Mais tout se complique quand Steiner se fait tuer sous le nez du détective et que Carmen est la seule témoin du meurtre.
    (cliquez sur le lien pour lire la suite)


    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-killer-in-the-rain-70209809.html

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