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Par patrick75, le 13/12/2012
Au-delà du mal de
Shane Stevens
Le soir il se gobergea jusqu'à l'épuisement et s'endormit devant une émission de télévision où il était question d'un double viol commis par une bande de voyous, d'un cadavre, gisant dans son sang, et filmé à grand renfort de plans serrés, d'un enfant balancé du quatrième étage par un de ses parents et d'une fusillade entre la police et un preneur d'otages - le tout en moins d'un quart d'heure. L'émission s'intitulait LE JOURNAL TELEVISE DU SOIR.
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Par patrick75, le 10/12/2012
Au-delà du mal de
Shane Stevens
La zone qu'il traversait jouxtait le quartier chaud de la ville, hérissé d'immeubles délabrés et de magasins minables. Des ivrognes étaient affalés devant les portes ou se chamaillaient pour des bouteilles de vinasse à moitié vides. Des drogués erraient sans but, se bousculant parfois les uns les autres sans comprendre. Des voitures remplies de jeunes gens passaient bruyamment. Tout, ici, puait la négligence qui avait régné pendant de trop longues années. Et derrière, dans les ruelles sombres, dans les chambres perdues et dans les lits peuplé de désespoir, la mort transpirait par tout les pores.
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Par patrick75, le 15/12/2012
Au-delà du mal de
Shane Stevens
Carl Hansun s'inquiétait pour son fils. Il ne comprenait pas comment un être humain pouvait avouer qu'il avait assassiné des femmes. Qui voudrait les tuer ?
Sans les femmes, que restait-il ? Lui qui avait fait la guerre, il savait ce qu'une vie sans femmes faisait sur les hommes. Il devenaient des brutes, ils retournaient à l'état sauvage, transformés en bêtes. Sans ces femmes qui mettaient de la douceur et de la beauté dans la vie, à quoi bon vivre ?
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Par Onclepaul, le 11/03/2011
L'heure des loups de
Shane Stevens
L’inspecteur haïssait les samedis, surtout d’avril à septembre. La plupart des services annexes de la Criminelle fonctionnaient au ralenti avec des équipes squelettiques pendant le week-end, non seulement à Paris mais dans toute la France ; les autres pays en faisaient autant. Ce qui est étonnant quand on y songe, puisque la plupart des meurtres spontanés – qui ne sont pas prémédités ni commis au cours d’un acte criminel – surviennent entre le vendredi soir et le lundi matin.
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Par LUKE59, le 31/08/2011
Au-delà du mal de
Shane Stevens
Comme la plupart des individus gravement dérangés qui comprennent le monde en termes absolus, Bishop n' envisageait la vie que par ses extrêmes.Blanc ou noir, chaud ou froid, oui ou non, rester ou partir:c' était toujours soit l'un,soit l'autre.Tout pôle contraire comportait nécessairement une pointe, une extrémité.Aussi, en découvrant subitement, sans s'y attendre, que le centre de chaque pôle était perçu comme la norme, acceptable et sûre, et en apprenant, non par les erreurs de la vie, mais suite à un éclair soudain, que les gens se méfiaient des attitudes radicales, étaient gênées par elles et les jugeaient déséquilibrées, Bishop connut une véritable révolution intérieure qui ne fit qu'affiner sa ruse animale.
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Par 0xygene, le 02/01/2013
Au-delà du mal de
Shane Stevens
Au bout d'un long moment, elle prit le sexe de David dans sa bouche et l'amena, avec tout son amour, jusqu'à l'explosion finale. Au moment où la sève se déversa dans le corp de Margot, Bishop lui serra la gorge avec ses deux mains et l'étrangla. Soudain, brusquement, sans avertissement ni signe précurseur, elle qui avait été la vie, qui avait donné la vie, fut sans vie. Dans le monde des esprits qui était désormais le sien, par-delà des étoiles, le soleil se lèverait à l'ouest et se coucherait à l'est, comme elle.
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Au-delà du mal de
Shane Stevens
Jamais de la vie,ce dingue ne devait terminer devant un juge.il était beaucoup trop dangereux. Pas seulement à cause de ses crimes,mais parce qu'il faisait vibrer la folie qui sommeillait en chacun de nous,il l'alimentait,il nourrissait le monstre qui gisait en chacun de nous depuis l'origine, celui que l'on avait étouffé des millions d’années durant mais qui n'attendait que d’être délivré.
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Au-delà du mal de
Shane Stevens
Soudain, brusquement, sans avertissement ni signe précurseur, elle qui avait été la vie, qui avait donné la vie, qui avait contenu la vie, fut sans vie.
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Par domdu84, le 13/02/2013
Au-delà du mal de
Shane Stevens
Hillside avait connu une forte expansion au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et le paisible hameau de quelques milliers d’âmes s’était transformé en une métropole de trente-cinq mille habitants, aussi respectueux des lois que magouilleurs. Avec cela vinrent l’industrie, le chômage, la délinquance et le crime. Là où naguère des champs fertiles bordaient la ville au sud et permettaient d’admirer un horizon lointain et dégagé, désormais des centaines de maisons prétentieuses et d’entrepôts sinistres plongeaient l’endroit dans une véritable hideur commerciale. Comme tant d’autres villes qui avaient récemment abandonné leurs traditions, Hillside connaissait de vives tensions entre anciens habitants et nouveaux venus, entre la partie nord et la partie sud, entre les riches et les laissés-pour-compte, enfin, comme partout, entre les jeunes et les vieux.
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Par rohaert, le 16/12/2012
Au-delà du mal de
Shane Stevens
Il écouta, d'abord imperceptibles, puis d'une clarté soudain terrible et sordide, les aboiements des démons qui anéantissaient des enfants, frappant, brûlant, fouettant les petits corps. Tous ces démons étaient des femmes en maillot de bain, dont les seins sphériques et les corps minces s'agitaient furieusement, épouventables tentatrices qui piégeaient les petits visages en lachant à travers leur gueule béante des hurlements atroces. Des sons hideux jaillissaient des vréches secrètes, et finallement les formes démoniaques pourrissaient comme des corps lépreux, laissant la place au seul cri du petit garçon.
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