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Clément Baude (Traducteur)
ISBN : 2355840156
Éditeur : Sonatine (2009)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 568 notes)
Résumé :
Source : 4ème de couverture du livre (ISBN 978-2-266-18959-0) imprimé en mars 2011

À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier particulièrement atroce à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (130) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
bilodoh20 septembre 2014
  • Livres 3.00/5
880 pages dans la peau d'un tueur en série, un psychopathe sanguinaire d'une intelligence diabolique, ça vous tente ?

C'est l'horreur ! le pauvre criminel a sûrement eu une enfance malheureuse, c'est probablement la faute de sa mère… Et les femmes qu'il choisit, des victimes toutes désignées, on y cherche en vain un portrait de femme positif…

Pendant que le tueur assassine sans relâche à travers les USA, une chasse à l'homme s'organise. Un journaliste, un détective, on y ajoute un peu de politique pour créer un thriller efficace, une lutte à finir entre le bien et le mal.

Un polar fascinant, mais qui donne dans brutalité sanguinaire et la misogynie.
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steppe
steppe23 mai 2011
  • Livres 3.00/5
Bon, 2 ans que j'attendais sa sortie en poche, pleine du souvenir des critiques dithyrambiques vues ici et là.
Le roman fondateur du genre d'après beaucoup, et pas des moindres (Stephen king, Thomas Harris ou encore James Ellroy!!!)...
LE thriller qu'il faut avoir lu, LE livre incontournable concernant les serials killers...
Si l'on considère l'époque où il fut écrit, effectivement on comprend ce qu'il a pu apporter au genre...
Mais que me reste-t-il au bout de ces 900 pages ?
Je me sens partagée. A la fois conquise et déçue.
D'abord, si vous vous engagez dans cette lecture, soyez prêts à lire l'insoutenable, à plonger tête première dans un océan de sang, de sexe, de souffrance, de manipulations en tous genres. le tout dit de la manière la plus crue et avec un détachement parfois plus insupportable que les faits racontés..
Le principal atout du livre réside, à mon sens, dans l'immersion la plus complète au coeur de cette âme torturée. le "pourquoi", puis, le : "comment" devient-on sérial killer ? Ou, comment la vie peut-elle transformer, façonner un être jusqu'à le rendre incompréhensible aux yeux du plus grand nombre jusqu'aux spécialistes...
Shane Stevens nous présente d'abord un enfant torturé puis un adulte prisonnier de ses délires les plus monstrueux..
Il décortique, analyse de façon très "universitaire" puis "journalistique" le processus fatal l'ayant conduit à commettre ses crimes.
Il nous donne une clé pour pénétrer dans son esprit aliéné en nous livrant ses réflexions intimes, ses questionnements et ses réponses face aux tortures mentales, physiques et morales qui lui ont été infligées lorsqu'il était enfant.
Sans pour autant justifier ou légitimer ses actes (et heureusement!), il nous permet une compréhension du mécanisme pervers l'ayant amené à la folie.
Le résultat par moments, nous glace de l'intérieur. Lorsque l'on se rend compte que, malgré l'horreur, il nous arrive d'éprouver de la sympathie pour le personnage... Mais, par moments seulement, car l'auteur ne nous laisse pas le temps de nous apitoyer sur le "monstre".
L'un des points forts du roman : les différents points de vue amenés par les autres protagonistes du livre.
Adam Kenton- journaliste-, Stoner-sénateur-, le docteur Finch-spécialiste universitaire des tueurs en série, Oates-shérif-, Spanner-inspecteur- et beaucoup d'autres (un peu trop parfois?), nous entraînent dans leurs enquêtes et dans leurs expertises respectives.
Ainsi, Shane Stevens se livre à une critique sans égards du pouvoir et de ses "monstruosités"... de la société américaine des années 70. du pouvoir en place.
Et, il nous explique, démontre le retentissement que peut avoir ce genre d'affaires sur le monde politique, la façon dont il les récupère et dont les hommes de pouvoir les utilisent pour servir leurs desseins. Allant même jusqu'à espérer que le tueur ne sera pas arrêté trop tôt, histoire de leur laisser le temps de manipuler l'opinion publique. Et tant pis pour les victimes potentielles!!!
Idem pour la presse ou le chercheur ambitieux.
Le tout donne lieu à une réflexion intelligente et argumentée sur des sujets sensibles tels que la peine de mort, le pouvoir, la corruption,la peur tout en nous ramenant inlassablement vers un questionnement abouti sur le Mal, ses origines, ses complices involontaires ou plutôt inconscients. Mais l'inconscience est-elle une excuse ou juste une circonstance atténuante ? Et, le plus monstrueux est-il celui que l'on croit être? Tous ces pontes, évoluant dans les hautes sphères, mais eux, très conscients des notions de bien et de mal, eux ayant le choix, ne sont-ils pas au final plus effrayants ? Et plus condamnables ?
C'est vers cette réflexion là que nous dirige inlassablement Shane Stevens....
Tout cela donne une densité et une force indéniables au roman... Pourtant, il m'est arrivé de m'ennuyer...
Justement parce que les multiples points de vues finissent par nous noyer dans de nombreuses pistes et réflexions sans faire avancer le récit... On saute d'un personnage à l'autre sans que leurs élucubrations n'aient avancé d'un pouce ou presque... Il ne s'agit que d'errances peu fructueuses dans un monde ou un autre, politique, policier, médical ou médiatique.
Un peu agacée aussi par moments par la faculté qu'a Thomas Bishop à échapper aux poursuites uniquement grâce à des "trucs" appris à la télévision. Trop répétitif et souvent invraisemblable... Même si là encore, ça peut-être prétexte à une réflexion sur l'influence du petit écran. Certes ça nous donne une clé de plus pour la compréhension du fonctionnement du tueur. A savoir : interné à l'âge de 10 ans, sans autre souvenir que les tortures subies ni autre influence que les programmes télévisés devenus professeurs et modèles.
Faute d'autre chose...
En plus de tout ça, en filigrane, et sans savoir s'il s'agissait d'une intention de l'auteur, immanquablement on finit par se demander d'où nous vient cette fascination pour le mal et ses rouages... parce que, non, on ne va pas au bout d'un tel livre si l'on n'a pas au fond de soi un minimum de curiosité (certains diront voyeurisme) envers le mal... parce que l'on se sent coupable, forcément, d'éprouver de l'empathie voire de la compassion pour Thomas Bishop....
Parce que peut-être nous avons chacun une conscience plus ou moins précise de notre dualité profonde, une intuition de notre capacité à faire le mal autant que le bien, certaines pulsions parfois qui nous poussent à détester et à haïr.
Personnellement, oui, le mal me fascine.... Mais plus encore, ses origines. La source de l'altération des notions fondamentales qui nous permettent de juguler nos pulsions destructrices. Ces toutes puissantes notion et conscience de bien et de mal....
Le dénouement quand à lui reste prévisible malgré un rebondissement qui n'amène rien de plus au récit...
Au final, si l'on prend en compte l'époque à laquelle a été écrit le livre, alors, oui, on peut le considérer comme précurseur d'un genre... Mais je crois que la surabondance actuelle d'ouvrages sur le sujet, qu'il s'agisse de livres, de documentaires ou de séries télévisées, a un peu parasité mon intérêt pour cet "Au Delà du Mal". Dommage pour moi...
Mais, si le sujet vous intéresse
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LiliGalipette
LiliGalipette31 décembre 2015
  • Livres 5.00/5
Thomas Bishop n'a pas commencé son existence sous de bons augures. Sa mère a été violée par Caryl Chessman, le tueur en série exécuté en 1960. Nourrissant une farouche haine des hommes, elle a élevé son fils dans une mythologie familiale violente. « Souvent, le soir, elle racontait à son enfant l'histoire de ses deux pères, l'un violeur et l'autre braqueur. Elle le ridiculisait, elle se moquait de lui, elle déversait toute sa haine sur lui. Un jour, elle revint à la maison avec une lanière de cuir marron. » (p. 54) À dix ans, Thomas Bishop finit par tuer sa mère : son enfance est traumatisée et son esprit est nourri de certitudes funestes. Enfermé dans un hôpital psychiatrique, il ne rêve que de vengeance, de fuite et de poursuivre l'oeuvre de son père. Car oui, il en est convaincu, Caryl Chessman était son père et il lui faut poursuivre son action. « Maintenant, c'était leur besogne à eux. Oui, absolument, l'entreprise s'appelait désormais Chessman & Son. » (p. 411) Extrêmement intelligent, Thomas Bishop s'enfuit grâce à un stratagème qui lui laisse le champ libre pendant des mois et il commence son oeuvre de mort. Sous diverses identités, il se fond dans la foule et laisse derrière lui des cadavres de femmes atrocement mutilés. Personne ne connaît l'identité et le véritable visage de celui qui terrifie l'Amérique. « Sous le masque protecteur de Vincent Mungo, il pouvait faire ce qu'il voulait, aller où il voulait. N'importe où… » (p. 319)
Pour arrêter ce monstre, la police déploie ses forces dans tous les pays, mais trois personnes en particulier travaillent sur ce cas. Jonathan Stoner, un sénateur ambitieux, milite en faveur de la peine de mort alors qu'elle est largement remise en question dans la société. « Chess Man, ou Thomas Bishop, comme vous voudrez, est un meurtrier total. Il continuera jusqu'à ce qu'il se fasse tuer. Ce type est un robot, un engin de destruction qui ne peut pas s'arrêter tout seul. » (p. 755) Adam Kenton, journaliste têtu, recoupe et recroise avec acharnement toutes les informations sur le tueur : il y a trop de choses qui clochent, de pièces qui ne s'emboîtent pas dans ce puzzle macabre. Et il s'interroge sur la pertinence de la peine capitale. « Mettez le paquet sur l'idée que le vrai meurtrier, c'est la peine de mort. » (p. 154) Amos Finch, professeur et écrivain, espère que le tueur continuera son oeuvre suffisamment longtemps pour lui fournir suffisamment de matière pour son grand ouvrage. « Nous avons affaire […] à un psychopathe d'une intelligence phénoménale qui a les émotions d'un enfant terrorisé et l'instinct de survie d'un animal. » (p. 457) Au terme d'une partie d'échecs en trompe-l'oeil, Thomas Bishop sera arrêté, mais toutes les questions ne trouveront pas de réponse.
Ce roman est fascinant, mais il demande d'avoir les tripes bien accrochées. On dit qu'une image vaut mille mots. Tout dépend des mots. Ceux de Shane Stevens font surgir des scènes brutales et cruelles qui n'ont rien à envier aux films les plus gores. le retournement final du roman est bien amené, mais quand on connaît un peu la vie de Caryl Chessman, ça devient assez évident. Cela dit, Au-delà du mal s'inscrit parfaitement dans la littérature des tueurs en série. Chaudement recommandé par ma soeur (qui est bizarrement fascinée par Jack l'Éventreur et ses petits copains) et par BesacTof, ce texte m'a fait passer quelques bonnes heures bien horrifiques et glaçantes. Pas étonnant que Stephen King ait tant félicité ce roman et son auteur. Mais faut pas déconner, maintenant, il me faut un album avec des lapins dedans.
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gruz
gruz20 octobre 2012
  • Livres 3.00/5
"Au-delà du mal" est typiquement le genre de polar qui pourra diviser ses lecteurs.
Présenté comme une roman précurseur (paru en 1979) ; précurseur d'un genre (les histoires de tueurs en série) qui a fait les choux gras de la littérature policière depuis.
D'aucuns y trouverons une plongée saisissante au plus profond de l'esprit d'une figure du mal, d'autres trouverons cette immersion bien trop longue.
L'auteur a en effet une façon particulière de raconter son histoire, avec un style quasi documentaire, très descriptif, presque journalistique, et souvent dénué de tout émotion à vouloir décrire précisément le ressenti du personnage.
Tout au long de la lecture, j'ai basculé d'un coté à l'autre. Fasciné par cette destinée d'une noirceur absolue. Mais aussi, plongé dans la lassitude par moment devant tant de description tout au long de ces 750 pages, pesantes au sens propre comme au figuré.
Une expérience mitigée, dérangeante, qui explique les avis tellement divergents sur ce polar effectivement hors norme.
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patrick75
patrick7516 décembre 2012
  • Livres 4.00/5
Un véritable plongeon dans le monde des tueurs en série. L'on reste en "apnée" la plupart du temps, heureusement l'auteur a prévu quelques moments de respirations qui nous permettent de reprendre nos esprits.
Il y a, bien sur ,les inévitables scènes de sadisme, mais l'auteur ne si attarde pas exagérément. le personnage principal est le tueur, mais les personnages secondaires ont une place importante dans le récit.
L'auteur , me semble t-il, a voulu démonter la "mécanique" qui amène un homme à commettre des crimes à répétition. Mais également ces "satellites" qui gravitent autour d'affaires comme celle-ci : hommes politiques, policiers, journalistes...etc. Cherche t-il à minimiser la responsabilité du "tueur fou", à rendre une humanité a celui qui en a été privé des son enfance? Un livre mélangeant l'action et la réflexion .Malheureusement une histoire encore de nos jours d'actualité après le drame sans précèdent qui vient de frapper le peuple américain.
PS : Si vous faites parti de la gente féminine, attention ! Cauchemars assurés!
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Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick7513 décembre 2012
Le soir il se gobergea jusqu'à l'épuisement et s'endormit devant une émission de télévision où il était question d'un double viol commis par une bande de voyous, d'un cadavre, gisant dans son sang, et filmé à grand renfort de plans serrés, d'un enfant balancé du quatrième étage par un de ses parents et d'une fusillade entre la police et un preneur d'otages - le tout en moins d'un quart d'heure. L'émission s'intitulait LE JOURNAL TELEVISE DU SOIR.
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patrick75patrick7510 décembre 2012
La zone qu'il traversait jouxtait le quartier chaud de la ville, hérissé d'immeubles délabrés et de magasins minables. Des ivrognes étaient affalés devant les portes ou se chamaillaient pour des bouteilles de vinasse à moitié vides. Des drogués erraient sans but, se bousculant parfois les uns les autres sans comprendre. Des voitures remplies de jeunes gens passaient bruyamment. Tout, ici, puait la négligence qui avait régné pendant de trop longues années. Et derrière, dans les ruelles sombres, dans les chambres perdues et dans les lits peuplé de désespoir, la mort transpirait par tout les pores.
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patrick75patrick7515 décembre 2012
Carl Hansun s'inquiétait pour son fils. Il ne comprenait pas comment un être humain pouvait avouer qu'il avait assassiné des femmes. Qui voudrait les tuer ?
Sans les femmes, que restait-il ? Lui qui avait fait la guerre, il savait ce qu'une vie sans femmes faisait sur les hommes. Il devenaient des brutes, ils retournaient à l'état sauvage, transformés en bêtes. Sans ces femmes qui mettaient de la douceur et de la beauté dans la vie, à quoi bon vivre ?
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LUKE59LUKE5931 août 2011
Comme la plupart des individus gravement dérangés qui comprennent le monde en termes absolus, Bishop n' envisageait la vie que par ses extrêmes.Blanc ou noir, chaud ou froid, oui ou non, rester ou partir:c' était toujours soit l'un,soit l'autre.Tout pôle contraire comportait nécessairement une pointe, une extrémité.Aussi, en découvrant subitement, sans s'y attendre, que le centre de chaque pôle était perçu comme la norme, acceptable et sûre, et en apprenant, non par les erreurs de la vie, mais suite à un éclair soudain, que les gens se méfiaient des attitudes radicales, étaient gênées par elles et les jugeaient déséquilibrées, Bishop connut une véritable révolution intérieure qui ne fit qu'affiner sa ruse animale.
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cannibalectorcannibalector14 janvier 2013
Jamais de la vie,ce dingue ne devait terminer devant un juge.il était beaucoup trop dangereux. Pas seulement à cause de ses crimes,mais parce qu'il faisait vibrer la folie qui sommeillait en chacun de nous,il l'alimentait,il nourrissait le monstre qui gisait en chacun de nous depuis l'origine, celui que l'on avait étouffé des millions d’années durant mais qui n'attendait que d’être délivré.
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