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Par horline, le 06/02/2012
Le Grand Incendie de
Shirley Hazzard
Quelle sensation neuve, surprenante, que de susciter un tel plaisir rien qu’en arrivant dans ce lieu obscur. Pour eux comme pour lui. Pour elle. C’est pour cela que je suis revenu, pour être aimé ainsi.
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Par horline, le 06/02/2012
Le Grand Incendie de
Shirley Hazzard
Presque tout ce qu’il voyait et sentait lui semblait familier, et pourtant un grand bouleversement avait eu lieu. La reprise de la vie normale était un acte d’autopersuasion, qui possédait sa propre réalité. Depuis l’enfance, Aldred Leith se méfiait du réel, du mot – car chacun en avait sa propre définition.
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Par litolff, le 21/09/2010
La baie de midi de
Shirley Hazzard
Pour atteindre l'appartement, il fallait entrer par un autre bâtiment, situé un peu plus haut sur la colline et à l'arrière. De là on descendait à travers le rocher, au moyen d'un minuscule ascenseur qui avait tout d'un d'une bathysphère, et qui vous déposait à l'entrée d'un long couloir grossièrement taillé à même la roche, peint et carrelé en rouge foncé. Le couloir en question pouvait être éclairé au moyen d'une série d'interrupteurs dont la séquence, réglée sur une minuterie qui vous imposait une succession de bonds précipités, n'était pas sans apporter une touche de claustrophobie assez excitante. Cette voie souterraine passait sous la Via Posillipo et traversait le minuscule promontoire dont ma villa formait la proue. Elle se terminait par une volée de marches raides et une petite grille au-delà de laquelle on découvrait la lumière, le ciel et la mer.
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Par litolff, le 21/09/2010
La baie de midi de
Shirley Hazzard
Dans ces bâtiments et ceux des alentours, des milliers de membres du personnel de l'OTAN et leurs familles vivaient leur période d'exil, n'attendant rien de l'Italie ni de sa langue, s'échangeant des babioles défraîchies censément chargées de la magie de la mère patrie, recréant une existence antérieure à partir des rayons du magasin de l'armée, jusqu'au moment où il leur incomberait - sur d'autres rivages non moins étrangers - de parler avec nostalgie et autorité de la baie de Naples.
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Par litolff, le 25/09/2010
La baie de midi de
Shirley Hazzard
Prise dans un premier temps comme un simple symptôme du sirocco, la pluie était désormais attribuée à la bombe atomique, comme si un phénomène aussi exaspérant ne pouvait qu'être l'oeuvre de l'homme. A la mi-mai, les Britanniques firent obligeamment exploser une bombe à hydrogène dans le Pacifique, ce qui - même si l'évènement ne se produisit qu'après plusieurs semaines de pluie - apporta de l'eau au moulin des partisans de la théorie de la bomba atomica.
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Par line70, le 21/03/2011
Le passage de Vénus de
Shirley Hazzard
Il y a si peu de rire dans l'amour illicite. Et s'il y en a, il doit toujours s'accompagner de l'impression que l'on rit aux dépens de quelqu'un d'autre.
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Par litolff, le 21/09/2010
La baie de midi de
Shirley Hazzard
Il y avait un petit écriteau : NE PAS TOUCHER SVP ; c'est plutôt aux tableaux qu'on devrait interdire de toucher le spectateur.
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Par litolff, le 25/09/2010
La baie de midi de
Shirley Hazzard
Gianni, en les regardant, remarqua tristement : "Quand les Italiens se mettent à être bêtes, ils font mieux que n'importe qui."