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Par annie, le 01/10/2011
L'Héritage d'Esther
de
Sándor Márai
bourgeoisie hongroise du début du xxe siècle... une femme de la bonne société, solitaire et désargentée passe ses jours dans la maison de son enfance avec pour seule compagnie Nounou, une vague parente. Un frère et quelques vieux amis viennent lui tenir compagnie de temps en temps. Il ne lui reste plus que cette maison et son jardin, tout le reste a été pillé par son beau-frère, Lajos, autrefois son fiancé, mais qui à fini par épouser sa soeur Vilma.
Et puis, un jour, 20 ans plus tard, Lajos, égoïste et menteur, escroc, revient accompagné de ses deux enfants, du fiancé de sa fille et de la mère de celui-ci... Une sorte de huis-clos va s'installer entre Lajos et Esther... tous les secrets, les mensonges vont apparaître enfin...
Esther, bien que sans illusion devine que Lajos n'a pas changé et que s'il revient ce n'est que pour finir de la dépouiller... et en effet, il veut la maison et le jardin... et abandonner Esther dans une pension pour dames vieillissante...
sous le charme ! un roman élégant, romantique et d'une grande tristesse... donne envie de lire d'autre roman de cet auteur.
Par contre, je n'ai toujours pas compris pourquoi Esther se laisse dépouiller ainsi et chasser de sa maison.
Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/
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Par sandrine57, le 02/01/2012
L'Héritage d'Esther
de
Sándor Márai
Lajos est de retour! Il a annoncé par courrier son arrivée prochaine et Esther ne se fait aucune illusion. Cet homme, qui 20 ans plus tôt lui a tout pris, revient pour achever son oeuvre et prendre la dernière et seule chose qu'elle possède encore: sa maison. Alors elle se penche sur son passé pour savoir pourquoi elle s'est laissée dépouiller ainsi par cet escroc au charme irrésistible et pourquoi elle va cette fois encore sans doute céder à sa requête.
Court -environ 150 pages- L'héritage d'Esther est un roman simple et beau sur l'amour irrépressible d'une femme pour un homme qui ne le mérite pas. Ça peut sembler banal dit ainsi mais c'est compter sans Sandor MARAI qui semble avoir le don de transcrire les sentiments les plus profonds de façon succincte mais intense. Il nous raconte le face-à-face passionnant et passionné entre une Esther vieillissante et résignée et un Lajos qui n'a rien perdu de sa superbe ni de sa verve. Chez MARAI, l'amour est une malédiction qu'il est inutile de vouloir combattre. Le coeur d'Esther a battu, et bat toujours, pour Lajos malgré ses mensonges, ses trahisons et sa disparition. Il l'a dépossédée de tous ses biens et encore une fois il vient pour prendre mais c'est ainsi, ce qui a été commencé doit être achevé, c'est là tout le sens de la malédiction.
Une écriture au charme de désuet et une étude approfondie de la psychologie des personnages font de ce petit livre un petit bijou à découvrir.
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Par sylvaine, le 22/06/2011
Le premier amour
de
Sándor Márai
un professeur de latin vieillissant dans une petite ville de hongrie.
A l'occasion d'un séjour d'été dans une station thermale démodée il rencontre un jeune homme très pauvre qui lui fait découvrir que le mal être qu'il ressent n'est rien d'autre que de la SOLITUDE.
A partir de ce constat il commence à se raconter dans son journal sa vie va basculer quand il va découvrir et l'amour et la jalousie
Sandor Marai nous livre une superbe étude de personnages jeunes ou vieux Je comprends mieux la place qu' occupe cet auteur hongrois sur les tables des bonnes librairies. A goûter sans modération
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Par InsulaDulcamara, le 10/06/2009
Libération
de
Sándor Márai
Bref roman rédigé d’une traite par Sandor Marai au sortir de la guerre, Libération (1945) ne compte pas parmi les œuvres les plus connues de l’écrivain hongrois. Saisi, captivé par la simplicité sans ostentation de l’écriture, l’assurance tranquille de son classicisme, le lecteur y découvre un récit magistralement construit, long flash-back - à ceci près que le narrateur nous frustre de la situation attendue depuis l'incipit (les retrouvailles avec le père), restée tragiquement hors-champ, tandis que le texte, en chemin, s'est lentement acheminé vers le drame, imprévisible et cru. Et s'est attardé sur le portrait lucide d’une humanité que la peur et le confinement dans les caves révèlent comme un précipité, en ses plus mesquins attributs.
Comme toujours chez Sandor Marai, on est frappé par le dispositif presque opératique du récit, un découpage dramaturgique si indiscret qu'il semble appeler la mise en musique : chœur des habitants de la cave, solo de la femme qui décrit le médecin des camps de la mort, solo d’Elisabeth face au soldat russe... Marai se fiche pas mal du réalisme. Une indécision, un flou presque kafkaïen pèse sur les prémisses : pourquoi le père est-il poursuivi par les Allemands ? pourquoi le "sabbathien" accepte-t-il d’offrir son aide ? pourquoi telle ou telle arrestation ? pourquoi la panique et pourquoi le soulagement ? A moins qu’en dépeignant ainsi le règne de l’arbitraire, le narrateur ne rende mieux justice à la réalité de la situation de guerre, et d’un régime de la connaissance lui-même bouleversé dans ses fondations : "elle sait qu’un stimulus nerveux se déplace dans l’organisme à cent vingt-six mètres à la seconde […] mais pas pourquoi […] cette pensée l’a traversée".
Le personnage principal, Elisabeth, figure christique qui endure, "encaisse" toutes les souffrances, et nettoie le visage enneigé de son tortionnaire lorsqu’elle retrouve son cadavre étendu dans la rue, fait songer à l’héroïne de la terrible Nouvelle histoire de Mouchette de Bernanos. L’oratorio de Sandor Marai suinte d’un désespoir qu’aggrave encore l’absence de toute métaphysique, et qui nous parle de la banalité du mal, de la culpabilité, d’une souffrance tout sauf rédemptrice, de sa voix "abrasive, sans éclat, sans lueur, sans braises, et cependant brûlante."
Lien : http://ivressedupalimpseste.blogspot.com/2009/06/sandor-marai-liberation.html
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Par Ansault, le 15/01/2009
Métamorphoses d'un mariage
de
Sándor Márai
(... suite...)
Les personnages de Judit et Lazar.
Les deux personnages les plus importants du roman sont sans conteste Judit, la bonne issue du peuple qui finira par devenir une dame de la bourgeoisie (enfin… pas tout à fait !) et Lazar, l’écrivain ami de Péter.
Judit de par son parcours fait le pendant entre le peuple et la haute bourgeoisie. C’est elle qui est la plus à même de comprendre l’évolution et les changements qui s’opèrent en ces instants troubles. C’est le témoin privilégié mais aussi l’actrice et l’initiatrice de ces évènements. La famille dont est issue Judit est une famille pauvre et à plusieurs endroits du roman elle nous explique les conditions de vie difficiles dans lesquelles elle a passée son enfance. Elle dit avoir vécu dans un trou creusé à même la terre et partager sa couche avec les rats. Mais tout cela n’a pas nui à son développement puisque Judit est maligne, intelligente et belle et que les conditions extrêmes dans lesquelles elle a vécue lui ont procuré la capacité de s’adapter à toutes les situations et ainsi de pouvoir évoluer aussi bien parmi le peuple que parmi la haute bourgeoisie avec le plus grand des naturels. Elle le dit elle-même, elle apprend vite. Mais une incompatibilité de taille ne pourra jamais s’estomper entre les deux mondes dans lesquels elle évolue.
Péter, son futur époux, est tout entier centré sur lui-même, c’est un intellectuel qui cherche à donner un sens à sa vie. Il a hérité de la situation dans laquelle il vit et à vrai dire il n’a guère besoin de travailler. Son travail ne consiste plus qu’à faire acte de présence dans l’usine qu’il dirige puisque les affaires initiées par son père tournent d’elle-même. Du coup il est en un perpétuel état de questionnement quant à son être au monde, il cherche plus ou moins à remettre en cause la classe sociale dont il est issu. Il s’interroge beaucoup, c’est un cérébral, mais au final il erre dans la vie, solitaire. Judit, elle, est foncièrement différente. Elle est dans l’action, dans le faire, le geste. Elle est dans le ressenti, l’intuitif et l’instinctif. Elle revendique l’intime et le sensitif. Elle est dans le vécu, elle est critique et attentive au monde qui l’entoure. L’épisode de son enfance dans la boue en compagnie des rats n’est pas anodin. En effet Judit est sensible à toutes les manifestations du vivant et en particulier les odeurs.
«On dit que dans ce monde pourri qu’on appelle civilisation l’odorat se perd, que les gens ne sentent plus rien. Mais moi, je suis né au milieu des bêtes, comme le petit Jésus, j’ai reçu, avec ma naissance le don de l’odorat que les riches ont perdu. » Confession de Judit p.315
S’agissant de Péter, elle dit de lui :
«[…]
Et par-dessus tout, cette odeur de foin pourri. En entrant pour la première fois dans le lit de mon mari, j’ai senti à nouveau cette odeur de mâle, à la fois raffinée et perverse, celle que j’avais respirée autrefois en repassant ses caleçons et en les empilant dans son armoire à linge… J’étais si heureuse, si émue, tu vois, que je n’ai pas pu m’empêcher de vomir. » Confession de Judit p.314
Elle est au corps ce que Péter est à l’esprit. Mais tout deux sont en recherche, tous deux se mettent en quête pour trouver une part de leur vérité... une part de la vérité de l'autre. Péter, idéaliste, romantique, cherchera dans l’amour quelque chose comme l’espoir d’un miracle, une quête héroïque et passionnée, un acte sacré.
« Oui, les vrais amoureux risquent leur peau au sens propre du terme et, dans leur entreprise, la femme est la créatrice, l’héroïne, au même titre que l’homme, ce chevalier parti à la conquête du Saint Sépulcre. Les vrais amoureux, ces braves, sont éternellement en quête de ce mystérieux sépulcre, ils se battent, ils se blessent et ils meurent pour lui… » Confession de Péter p.270
Il croyait ainsi que toutes les différences de classe allaient fondre dans le creuset de l’amour. Mais impuissant, ampoulé dans ses habitudes bourgeoises, il ne saura se donner les moyens de son ambition, il ne saura ni offrir ni recevoir le « merveilleux don de la joie », cette vérité simple et grave qui est l’essence même de toute relation amoureuse. Et de cela Judit en a parfaitement conscience, et ce depuis le début, elle sait pertinemment et intuitivement que Péter en est incapable, et dans le fond ce n’est pas ce qu’elle attend de lui. Péter est un lâche, bousculer les conventions comme il se propose de le faire en épousant la bonne, n’est que courage de façade. Judit va se jouer de lui, opportuniste, elle profitera de l’occasion qui lui est donnée par Péter. Son projet est simple, elle veut, elle aussi, « sa place au soleil ». Mais tout comme Péter elle échouera dans sa quête.
« … je t’avouerai donc que si je haïssais les riches c’est - avant tout – parce que je n’avais pu prendre que leur argent… Quant au reste, ce supplément qui constitue à la fois le secret et le sens de la richesse, cette différence, porteuse, au même titre que la fortune, d’une magie redoutable, ils ne me l’ont pas donné… ils l’ont dissimulé… bien mieux que les valeurs qu’ils avaient déposées dans les coffres-forts des banques étrangères, ou les lingots d’or qu’ils avaient enfouis au fond de leurs jardins. » Confession de Judit p.346
Judit est le seul personnage du roman à posséder un nom de famille et pas n’importe lequel, elle s’appelle Aldozo, ce qui signifie en hongrois celui qui communie, celui qui sacrifie. Et ainsi que pour Lazar, ses nom et prénom font directement référence à la Bible et on ne peut ne pas penser à Judith, celle qui séduisit Holopherne avant de la décapiter.
Voici le récit biblique :
« Nabuchodonosor II a envoyé Holopherne châtier les peuples de l'ouest parce qu'ils ont refusé de le soutenir dans la guerre qu'il a menée contre le roi perse Arphaxad (cf. Judith I, 1). Après avoir pillé, tué et ravagé dans tout le Proche-Orient, Holopherne assiège Béthulie, une ville juive (probablement Massalah) qui barre un passage dans les montagnes de Judée. Comme l'eau vient à manquer, les habitants sont sur le point de se rendre, mais une jeune veuve, Judith, d'une extraordinaire beauté et d'une richesse considérable, prend la décision de sauver la ville. Avec sa servante et des cruches de vin elle pénètre dans le camp d'Holopherne ; ce dernier est tout de suite ensorcelé par la beauté et l'intelligence de cette femme ; il organise en son honneur un grand banquet à la fin duquel ses domestiques se retirent discrètement pour ne pas troubler la nuit d'amour qui, pensent-ils, attend leur maître. Mais elle continue à l'enivrer et, quand il est hors d'état de se défendre, elle le décapite avec l'aide de sa servante et revient à Béthulie avec la tête. Quand les soldats découvrent au matin leur chef assassiné, ils sont pris de panique : les uns s'enfuient et les juifs vainquent facilement ceux qui restent. » (Source Wikipédia)
Néanmoins il faut, semble-t-il, ne pas pousser la comparaison dans ses extrêmes. Judit Aldozo reste malgré tout bien différente de la Judith biblique. Encore que… Elle aussi est allée prendre contact avec l’ennemi, avec l’autre, le différent, pour le tromper, le voler et… sauver les siens. En est-il de même pour Judit Aldozo, son entreprise a-t-elle pour but de « sauver » ceux de sa classe sociale ? Quoi qu’il en soi, elle s’en est allé à la conquête de la bourgeoisie. Elle aura non seulement voulu leur prendre leur argent mais elle voulait aussi en comprendre l’essence et en percer le mystère.
Son entreprise se soldera par un échec… la tête coupée ne lui révélerait rien du secret de son âme.
Seul Lazar semblait être en mesure de lui en révéler la teneur…
Lien : http://www.michel-danzo.com
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Par MIOP, hier
Le premier amour
de
Sándor Márai
Le premier amour est un roman puissant et singulier empreint de nostalgie mais sans complaisance dans sa description du milieu provincial, cultivé et bourgeois dont Sandor Marai était issu. Dans ce premier roman écrit à 28 ans, apparaissent déjà les thèmes de prédilection de l'auteur: les amours impossibles, la douleur du vieillissement, la solitude...servis par une écriture magnifique.
Cet auteur qui connait une gloire posthume grace à un éditeur volontaire est à découvrir absolument!
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Par Leterrier, le 08/05/2010
Métamorphoses d'un mariage
de
Sándor Márai
Ce pourrait n'être qu'une banale histoire de divorce et de remariage ou encore le récit de la passion morganatique d'un riche industriel hongrois pour la jeune servante de ses parents ; ce pourrait n'être qu'une fresque historique supplémentaire évoquant les mutations politiques et sociales qui ont suivi la 2ème guerre mondiale.
Il y a tout cela dans Métamorphoses d'un mariage, tout ce qui constituerait déjà la trame de n'importe quel bon roman et justifierait amplement qu'on le lise. Il y a bien plus aussi, qui relève à la fois d'une étonnante maîtrise des techniques narratives et de profondes implications existentielles.
Trois grandes parties structurent le livre, qui correspondent aux points de vue, sous forme de confidences à des amis, des trois protagonistes principaux : Peter, l'industriel grand bourgeois, Ilonka, sa première femme et Judit, la bonne qu'il épousa en seconde noces. Trois points de vue sur la même histoire nous donnant à mesurer cet abîme qui sépare la perception des mêmes événements par chacun d'entre nous et, par voie de conséquence, la solitude essentielle dans laquelle nous sommes tous enfermés, chacun dans son monde, quand bien même nous serions mari et femme, partageant la même maison, le même lit.
Une dernière partie, sous forme d'épilogue, introduit un quatrième point de vue, à la fois plus synthétique et plus lointain, car c'est celui du dernier amant de Judit, ce jeune batteur, beau comme un dieu, à qui elle s'est confiée dans la chambre d'un hôtel romain avant d'y mourir parce que son temps était fini. Nous ne sommes plus en Hongrie, nous ne sommes plus à Rome; pour fuir son pays bolchevisé il s'est exilé dans le nouveau centre du monde, l'Amérique ; là, il a dû renoncer à son art pour gagner sa vie comme barman à Broadway et devenir l'un des adeptes forcés de la nouvelle société de consommation.
C'est pour l'un des ses clients qu'il évoque cette histoire qu'il n'a pas vécue mais que Judit lui a racontée ; un récit au troisième degré en quelque sorte, encore mis davantage à distance par l’éloignement dans l’espace et le temps. Et c’est en cela que consiste la véritable métamorphose, celle qu’opère sur le réel toute grande œuvre romanesque : en cette mystérieuse alchimie qui restitue les simples événements à l’Histoire et confère à nos vie particulières la dimension d’un Destin.
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Par biblio47, le 15/04/2009
Les Braises
de
Sándor Márai
Après s’être perdus de vue pendant 40 ans, un vieux général et son meilleur ami se retrouve pour une soirée au cours de laquelle ils espèrent comprendre ce qui les a séparé si longtemps. Ils se poseront les questions de fond : qu’est-ce que l’amitié ? Aime-t-on pour soi ou pour l’autre ? Nos décisions sont-elle fuite ou courage ?
Ecrivain hongrois (1900-1989) de l’entre deux guerre, contemporain de S. Zweig, il a pourtant été méconnu durant plus de quarante ans. Il est devenu un auteur reconnu depuis une vingtaine d’années. Auteur culte pour la jeunesse hongroise.
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Par LeMonde, le 14/11/2011
La soeur
de
Sándor Márai
Toute la réussite du texte consiste dans ce combat d'un homme d'abord arrogant et sûr de lui, qui découvre dans la douleur les moyens de se comprendre, de se transformer, et de se guérir.
Lien : http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/11/10/la-soeur-de-sandor-marai_1601...
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Par roilyre, le 12/11/2011
Les Braises
de
Sándor Márai
L'amitié n'est pas facile entre personnes de conditions sociales diffèrentes, elle suscite bien de jalousie, d'envies. Lorsque celle ci est vécue différement par les deux personnes comment peut elle être belle, forte, sans failles? J'ai beaucoup aimé ce livre que je n'ai fermé qu'une fois terminé.
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Par zazy, le 16/07/2011
Métamorphoses d'un mariage
de
Sándor Márai
Ce livre à 3 voix décortique les métamorphoses de 2 mariages dont le protagoniste commun est Peter. Chacun raconte à un auditeur muet sa vision de leurs relations.
En premier lieu Ilonka, la première épouse, issue de la moyenne bourgeoisie belle, riche, …. Tout pour réussir mais qui n’a pu percer ni la carapace de Peter, ni son secret et qui, de guerre lasse, après la découverte d’un modeste ruban dans le portefeuille de son mari, demandera le divorce. Ilonka restera blessée par ce mariage raté.
Nous découvrons Peter, sorte de gendre idéal, issu de la haute bourgeoisie, dont les maîtres mots sont ordre, travail, moralité, discrétion, maîtrise de soi, hors de tout sentiment excessif. Ce carcan l’étouffe et il crut le faire exploser avec l’amour qu’il porte à Judit la jeune bonne. Avant tout, il n’accepte pas l’indépendance de sa femme et qu’ainsi, elle ne soit pas son « élève » « Elle avait une ouïe très fine et elle a vite deviné mes intentions… alors elle s’est vexée à l’idée de devenir mon élève…. Bref, ce qui m’empêchait de m’entendre avec ma première femme, c’était sa vanité, son amour-propre blessé…. »
À travers sa propre version Peter nous décrit très bien la société bourgeoise hongroise de l’entre-deux guerres et de l’après-guerre.
Quant à sa seconde épouse, Judit qui était l’ancienne bonne de sa mère, femme durcie par son enfance plus que misérable, elle aura la vie matérielle d’une grande bourgeoise, mais ne pénétrera et ne comprendra jamais cette classe. Elle confie son récit à Ede, son amant, grand batteur de jazz.
Tout autour de ces récits, l’on voit la bourgeoisie hongroise évoluer, la lutte des classes. La guerre et l'arrivée des russes en Hongrie change la donne. Peter est obligé, toute vanité mangée, de fuir son pays et d’émigrer aux Etats-Unis. Le confident et amant de Judit, lui aussi, se voit dans l’obligation de fuir son pays pour ne pas être « utilisé » comme taupe par les dirigeants communistes de l’époque. Il se retrouve en Italie pour poursuivre sa carrière musicale. A la mort de judit, il se retrouve barman à Broadway et rencontre Peter à qui il raconte Judit !!!
La désillusion continue aux USA et l’on voit que, même s’ils ont fui leur pays, ils n’ont pas trouvé le bonheur espéré, mais seulement la société de consommation !!!
A la fin de chaque monologue, j’ai interrompu ma lecture. C’est une écriture très dense, souvent linéaire, quelque fois un peu longue. Ces lectures en miroir permettent de constater l’incommutabilité existant entre ces personnages, de toucher du doigt le mur invisible qui existe entre les « castes ».
J’ai préféré de loin, les confessions des 2 femmes.
Ce n’est pas un coup de cœur, mais une belle œuvre et j’ai dans ma PAL un autre roman de Sándor Márai.
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Par letitbe, le 20/03/2011
Le premier amour
de
Sándor Márai
En terminant ce livre, je me suis demandé : "Pourquoi ce titre?". Car les tourments de l'amour apparaîssent en filigrane mais ne sont pas prédominents. Ceci-dit, j'ai apprécié ce livre pour son style classique et sans fioriture, pour l'analyse très fine de la psychologie du narrateur. On compare à juste titre Sàndor Màrai à Stefan Zweig et je pense aller à la découverte de cet auteur même si l'épilogue de cet ouvrage me laisse quelque peu perplexe.
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Par zohar, le 18/03/2011
L'Héritage d'Esther
de
Sándor Márai
«Elle connaissait le grand secret de la vie : savoir rester seule ». Esther, une femme vieillissante emmurée dans une maison en ruine laissée par son père, voit ressurgir soudainement, son amour de jeunesse.
Dans la solitude dans laquelle elle s’était engourdie, le présent revient frapper de nouveau à sa porte amenant avec lui les cendres du passé !
La confrontation des deux protagonistes se déroule dans une grande tension dramatique : dépossédée consentante, la vie d’Esther a été ruiné par Lajos, l’homme qu’elle a aimé vingt ans plus tôt. Ce dernier lui a volé sa fortune et l’a trahie en épousant sa sœur (décédée depuis longtemps) avec qui il a eu deux enfants. Le voilà de retour après sa trahison, son abandon et des années de silence ! Mais que veut-il encore d’elle ? Vient-il encore pour la dépouiller de son dernier héritage (sa maison) ?
L’impensable frappera encore une fois Esther comme une fatalité !
Si «la loi de ce monde veut que soit achevé ce qui a été commencé » la vie est alors, comme une grande scène et où le destin, aveugle et sournois, s’accomplit malgré nous !
Par extension, la complexité des personnages – Esther est une sage qui connaît mal ses démons intérieurs et Lajos est un escroc ignoble, un séducteur et calculateur froid – ne fait que renforcer davantage, l’atmosphère acide et brumeuse de ce huis clos (où l’on peut voir ces deux êtres comme des âmes alourdies de leurs chaînes (leur passé respectif) se démenant dans une aube (leur retrouvaille) abîmée et sans épiderme !).
Dans un style sobre mais à la plume élégante, « L’héritage d’Esther » est une œuvre envoûtante dans laquelle Sandor Marai a su admirablement bien dessiner les vicissitudes de ses personnages dans leur tragédie avec une très grande subtilité !
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Par Aela, le 26/01/2011
Mémoires de Hongrie
de
Sándor Márai
Une grande fresque historique qui nous montre l'arrivée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944, et les rapports difficiles entre les occupants et la population locale.
Un témoignage bouleversant, écrit 20 ans après les événements décrits, par ce grand écrivain hongrois, exilé aux USA en 1948 après avoir été mis au ban par le gouvernement communiste hongrois de l'après-guerre.
Un beau moment de littérature et d'histoire.
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Par sandpic, le 30/08/2010
Libération
de
Sándor Márai
Récit du siège de Budapest en 1945. Comment vit-on se moment, terré dans une cave avec ses voisins d'immeuble et de quartier ? Les "alliances, les dits et non-dits, les peurs et surtout les espoirs. La narratrice est une jeune fille qui tente depuis des mois de passer à travers les mailles du filet tout en cachant son père un grand scientifique recherché. Poignant, troublant, émouvant
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Par Fantine, le 31/03/2010
La Conversation de Bolzano
de
Sándor Márai
Sandor Marai (1900-1989) est un écrivain et un journaliste hongrois.
Le présent roman a été publié en 1940, et, raconte un épisode de la vie de Casanova… … …
L’intrigue débute par l’évasion de Casanova, et, de son compagnon (Balbi, moine de son état) des Plombs de Venise pour se rendre à Bolzano.
Mais, car il y a un mais, Casanova n’est plus le séducteur qu’il était. En effet, il a passé la quarantaine, le temps a fait son effet sur lui : il a terriblement vieilli, il a pris du ventre, ses dents sont gatées et pourries, il est chauve.
Malgré tout, il reste le séducteur qu’il fut. Il accourt à Bolzano pour retrouver la femme qu’il a aimé … … Même « décrépi », les hommes continuent à trembler lorsqu’il passe dans un endroit. En effet, ils ont peur que leurs filles, mères et/où épouses ne tombent dans ses bras, et, ne se retrouvent dans son lit.
Orgueilleux, cynique, imbu de lui-même, Casanova croit que cette dernière tombera dans ses bras et « fuiera » avec lui dès qu’elle le rejoindra !!!!
Mais cette dernière ne se laissera pas prendre à son jeu, et, le rejettera tout en l’humiliant en douceur… … …
Il s’agit d’une réflexion philosophique sur les sentiments, la haine, l’amour, etc.
Le tout est écrit dans un style alerte, foisonnant. Les dialogues sont peu nombreux.
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Par sentinelle, le 10/10/2009
L'Héritage d'Esther
de
Sándor Márai
« L’héritage d’Esther » reprend beaucoup de thèmes déjà développés dans son roman « Les braises » : univers bourgeois en déconfiture, délabrement et ruine imminentes, nostalgie et fin d’une époque sans beaucoup de perspectives d’avenirs, huit clos étouffant dans une ancienne demeure qui résiste tant bien que mal à l’usure du temps, présence d’une vieille nourrice silencieuse mais fidèle, résurgence du passé et nécessité d’achever ce qui a été commencé vingt ans plus tôt sans pour autant envisager une quelconque réparation de ce qui fut.
Je suis toujours sous le charme de l’écriture légèrement surannée de Sándor Marái. J’aime aussi beaucoup l'ambiance désenchantée et crépusculaire de ses romans, même si j’ai eu un peu de mal à accepter le sentiment de culpabilité et le sacrifice consentant d’Esther malgré sa sagacité et sa lucidité devant les faits. L’important pour Sándor Marái est visiblement d’aller au bout de son destin, au-delà de la raison, avec le courage d’affronter et d’accepter ses inclinaisons obscures et déraisonnables, en prenant tous les risques dont celui de se perdre…
Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-l-heritage-d-esther-de-sand...
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Par monito, le 18/09/2009
Les Braises
de
Sándor Márai
Huis clos magistral entre deux vieillards, les deux « meilleurs » amis du monde qui ne se sont pas vus depuis 41 ans et une montée en puissance, toute en finesse, tant dans le style que dans le fond.
Henri et Conrad se retrouvent enfin. Le général racé au destin tout tracé, le provincial polonais perdu dans ce grand empire austro-hongrois et qui veut se hisser ou qu’on veut hisser par la force du poignet et du sacrifice.
Deux enfants, deux adolescents, deux hommes et aujourd’hui deux vieillards qui ont une vie en commun, une vie commune, interrompue physiquement pendant 41 ans mais qui les a fait tenir jusqu’à ces retrouvailles, autour d’un repas, autour de souvenirs pas toujours dits, pas tout de suite dits, comme les braises qu’on remue pour les faire rougir.
Un style épuré et dense, sans emphase, précis qui va droit au but et qui touche.
Une –belle- découverte de Noël.
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Par EmmanuelleT, le 23/01/2012
La Conversation de Bolzano
de
Sándor Márai
Le meilleur de Márai… un immense conteur, de l’aventure majeure de Casanova; un immense auteur, magicien de l’émotion intense et rentrée, du secret révélé – ici en fin de partie: oui, lire les 50 dernières pages avec tout le temps nécessaire à la délectation, car elles sont magnifiques, sur l’explicitation, le lent déroulement de ce qui fait l’étoffe d’un personnage, d’un être, qui ne cesse en réalité jamais de déplier son être, et donc de surprendre.
Lien : http://souslepommierleblogdelecritoire.wordpress.com/2011/09/02/la-conversati...
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Par yv1, le 17/01/2012
La soeur
de
Sándor Márai
Autant j'avais aimé Les Braises de Sandor Marai, autant là, je ne réussis pas à m'intéresser à cette histoire, écrite peu après pourtant, dans les années 1940. L'introduction de près de 80 pages est longue et la mise en route ardue. Et puis, après cette entrée en matière décevante pour moi, j'ai eu du mal à passer outre mes premières impressions. Il peut en être ainsi parfois des rencontres avec de grands écrivains, néanmoins, je garde ce bouquin tout près et tout prêt au cas où, un jour de meilleure disposition, je voudrais m'y remettre.