ISBN : 2070344312
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
« La petite Malika, ouvrière dans une usine du port de Tanger, demanda à son voisin Azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes.
– Et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ?
– Partir.
– Partir... ce n'est pas un métier !
– Une fois... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 17 juin 2010

    fleurdusoleil
    J'ai découvert Tahar Ben Jelloun à travers son roman “Sur ma mère”. J'ai immédiatement été conquise par la sensibilité et la pudeur qui émanaient de ses mots. Tantôt drôle, parfois nostalgique, il proposait de voyager dans le Fès de sa mère, lorsqu'elle était enfant puis quand elle devint une femme et une mère.
    Partir” était pour moi l'occasion de retrouver l'ambiance sucrée des rues marocaines. Mais pas que …
    Dans un café de Tanger, dans la fumée des kifs et dans les effluves d'iode et de menthe, des hommes se perdent dans les méandres de la mer…ils rêvent de Partir
    Nous rencontrons Azel, un jeune homme marocain bercé par le rêve obsessionnel de rejoindre les côtes espagnoles. Il est jeune, beau, intelligent, il a étudié le droit. Mais ici à Tanger sa vie se résume à vivre sur les petits sous de sa soeur Kenza. Il ne trouve pas de travail, pas de considération, et dans ces conditions il ne souhaite pas fonder une famille.
    Azel fait parti de cette jeunesse qui désire évoluer mais qui croule sous le poids de traditions ancestrales.
    L' Espagne, visible du port de Tanger est pour lui la terre de toutes les libertés. Elle représente la vie, l'argent, l'amour…
    Azel est las d'attendre, lorsqu'il rencontre Miguel, un espagnol domicilié au Maroc.
    Miguel propose à Azel de réaliser son rêve contre un peu d'amour et de tendresse.
    Le jeune homme accepte sans hésiter, mais il se rend compte assez vite que le jeu n'en valait peut-être pas la chandelle. Les européens, confrontés au terrorisme des islamistes fanatiques, voient ces immigrés d'un mauvais oeil.
    Nous rencontrons au fil du récit des personnages très attachants, nous ne pouvons rester insensible face à cette jeunesse incomprise de ses pairs. Comme Icare qui voulait trop s'approcher de l'astre solaire, Azel et bien d'autres maghrébins ont quitté leur terre, se sont brûlés les ailes et sont tombés de haut. Car malheureusement, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs.
    Encore une fois, j'ai été touchée par la franchise, mêlée de pudeur, dans l'écriture de Ben Jelloun, qui est pour moi sa signature stylistique.

    Lien : http://ecritureetpoesie.canalblog.com/archives/2010/06/17/18328470.h..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    14 kilomètres. Quatorze petits kilomètres seulement séparent les côtes marocaines de l'Espagne.
    Pour les jeunes Marocains, garçons et filles qui observent les lumières sur la rive d'en face, le rêve européen semble à portée de main. Pour un peu, ils seraient prêts à le rejoindre à la nage.
    Tous n'ont qu'une obsession : « brûler » le détroit de Gibraltar, Partir vers ce qu'ils imaginent être un avenir meilleur, quitte à périr dans l'aventure.
    Comme tous ceux dont on a retrouvé, un jour, le corps gonflé, échoué sur une plage espagnole. Dans ce Maroc des années 1990, d'avant Mohammed VI, les jeunes, même les plus diplômés, errent, désœuvrés.
    Frustrés, voire humiliés, par un pays où règnent chômage, corruption et trafics en tous genres, ils rêvent d'aller faire fortune en Europe, et de revenir Au pays, un jour, la tête haute, et riches tant qu'à faire.

    Pour réaliser ce rêve fou, tous les moyens semblent bons.
    Nourredine, part à bord d'une embarcation illégale, surchargée par des passeurs sans scrupules, mais n'arrivera jamais à destination.
    Mohamed-Larbi, qui a cherché refuge dans la religion, se retrouve retenu contre son gré dans un camp d'entraînement au Pakistan.
    Azel a préféré suivre Miguel, un riche Espagnol qui le prend à son service, en échange du visa tant désiré. Après quelques mois passés à Barcelone, il convainc Miguel de faire venir sa sœur, Kenza. Tandis que celle-ci profite intensément de sa nouvelle vie, Azel, las de devoir satisfaire les caprices de Miguel à toute heure du jour et de la nuit, se renferme peu à peu sur lui-même, jusqu'à sombrer dans le désespoir.

    De l'autre côté du miroir. La fuite est ce qui lie ces destins croisés. Bien plus que leur pays, les personnages de Tahar Ben Jelloun se fuient eux-mêmes.
    La dure réalité du mirage européen va briser leurs rêves infantiles, pour les confronter à leurs fêlures et à leurs souffrances.
    Ben Jelloun ne se pose pas en donneur de leçons, il se contente de raconter. Il raconte le quotidien de ces jeunes, de leurs familles, et à travers eux questionne sur les relations entre le Nord et le Sud, sur l'exil et ses blessures.
    Par le roman, il nous faire entrer de plain pieds dans une actualité malheureusement banalisée.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2006/11/02/Si-loin%2C-si-proche
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par vanillabricot, le 29 juillet 2008

    vanillabricot
    C'est un auteur connu et pourtant que je connais très peu.
    Ce livre parle du maroc, qui regarde les lumières de l'Europe. Et qui s'y brule.
    J'ai envie de comparer l'esprit de ce livre à un film de Almodovar. L'histoire est plus extravagante que nécessaire à première vue et l'exhubérance de ses personnages porte parfois à sourire.
    Mais derrière toutes ces fioritures se dessinent des désespoirs, des détresses humaines, et la dure réalité de l'exil et de la clandestinité.
    Le thème est traité de façon originale.
    Coup de coeur pour la poésie qui ressort du dernier chapitre et qui adoucit tout, la tristesse comme les paillettes.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par VanessaV, le 20 février 2008

    VanessaV
    (...) Il s'agit d'exil, d'émigration, de nostalgie du pays natal, d'utopie, de descente aux enfers. Nous suivons le destin croisé de personnes qui n'ont qu'une idée en tête Partir (cette fois pour l'Espagne), fuir le Maroc, pays aimé mais pas assez généreux avec sa jeunesse, trop dépendant de la mafia. le passage à l'acte et ses improbables retours sont disséqués par l'auteur. le livre n'est pas optimiste mais il décrit si bien des instants de vie (...)
    l'avis complet ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2007/07/si-la-jeunesse-marocaine-mtait-conte.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fabichou, le 11 avril 2008

    fabichou
    Le désir d'être ailleurs des marocains et l'appel du large pour un monde qu'ilscroient plus facile est poignant. L'écriture est pure et réaliste, sans misérabilisme bien que le sujet soit brûlant d'actualité.
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Citations et extraits

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  • Par fleurdusoleil, le 15 juin 2010

    ...les salauds vont au paradis après avoir créé l'enfer !
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Vidéo de Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun - Que la blessure se ferme .
Tahar Ben Jelloun vous présente son ouvrage "Que la blessure se ferme". Parution le 22 mars 2012 aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/tahar-ben-jelloun-que-blessure-ferme-9782070137343.htmlNotes de Musique : Anouar Brahem - 3 The Mozdok's Train








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