-
Par Colette, le 13/11/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
C'est terrible de ne pouvoir écouter que ses pensées, c'est cela la torture du silence.
-
Par Colette, le 20/12/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Une anorexie représentait un suicide long et douloureux, peut-être une sorte d'appel au secours, un temps mort pendant lequel on réfléchit à ses propres raisons en les imprégnant de lucidité et en les parant de faux compliments.
-
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Mes yeux se sont détournés des vitres teintés, mon dos se redresse légèrement et mes larmes redoublent. Le bruit de la clef qui tourne dans la serrure... La porte jaune qui s'ouvre sur cette silhouette blanche, comme j'aimerais qu'elle ne soit qu'une silhouette, un fantôme qui passe et ne s'arrête pas..." *
-
Par Spilett, le 16/06/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
"Au fait, tu resteras dans ta chambre en pyjama, tu n'auras pas le droit de lire ni de faire quoi que ce soit, juste te reposer. Quand tu auras pris un peu de poids, on verra, mais pour le moment c'est comme ça, d'accord ?"
Bien sûr que non, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde, que votre bagne me convient à merveille ? Vos kilos je n'en veux pas, je ne prendrai pas de poids. Je suis bien comme ça et j'en ai rien à foutre de votre bouffe, vous pouvez la garder !
-
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir.
-
Par Colette, le 09/10/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
J'espère qu'ils vont au moins me laisser mourir comme je veux... Je sais que la torture consiste à vous faire vivre malgré vous. N'est-ce pas plus terrible que de vous dérober la vie lorsque vous voulez la garder?
-
Par Colette, le 08/10/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Non, je ne serai même pas condamnée à mort, ma peine sera bien plus pénible: une mort lente, traînant derrière elle cet espoir vain mais inévitable qui vous fait supporter votre incessante souffrance.
-
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Je n'ai d'ailleurs que toujours très difficilement supporté la présence des autres, je suis amoureuse de la solitude, est-ce en réalité de l'orgueil, de la prétention envers soi-même ? Certainement. Je reste avec moi, je n'ai que mes pensées, que mes idées... Facilité, personne pour vous contredire. Lâcheté, personne avec qui se battre.
-
Par Colette, le 28/11/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Comment peut-on vivre? C'est impossible! Qu'ils me laissent sortir et on verra! Je recommencerai mon suicide raté, je repenserai aux mêmes choses que celles qui ont envahi mes pensées le jour où j'ai décidé de me tuer en cessant de manger.
-
Par Florel, le 06/06/2010
La station des désespérés ou les couleurs de ma mort de
Valérie Valère
" Sautant par dessus la morte amnistiée, elle s'arrête à la station des désespérés."