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Par Colette, le 13/11/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
C'est terrible de ne pouvoir écouter que ses pensées, c'est cela la torture du silence.
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Par Colette, le 20/12/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Une anorexie représentait un suicide long et douloureux, peut-être une sorte d'appel au secours, un temps mort pendant lequel on réfléchit à ses propres raisons en les imprégnant de lucidité et en les parant de faux compliments.
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Par marina53, le 27/06/2012
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Je n'ai pas demandé la vie, je n'en veux plus. Maintenant j'ai le droit de choisir.
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Par Spilett, le 16/06/2010
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
"Au fait, tu resteras dans ta chambre en pyjama, tu n'auras pas le droit de lire ni de faire quoi que ce soit, juste te reposer. Quand tu auras pris un peu de poids, on verra, mais pour le moment c'est comme ça, d'accord ?"
Bien sûr que non, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde, que votre bagne me convient à merveille ? Vos kilos je n'en veux pas, je ne prendrai pas de poids. Je suis bien comme ça et j'en ai rien à foutre de votre bouffe, vous pouvez la garder !
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Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir.
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Par Leaa, le 05/07/2012
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
(...) l'intolérance des gens est telle qu'ils n'acceptent aucune différence entre vous et eux. Rien n'est admis, on doit suivre leur troupeau, faire tout exactement comme ces robots.
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Par marina53, le 28/06/2012
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
J'aurais voulu déchirer, tuer, violer. Mon ambition n'a pas de limites lorsqu'elle a pour but de libérer mon âme. (..) Je ne peux rien faire sinon crier, un cri fou qui ne déchire que mon propre coeur, que ma propre voix, un cri pour les enfants abandonnés, un autre appel, une demande d'amour qui, elle aussi, se perdra dans le vide.
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Par marina53, le 26/06/2012
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Si les autres ne me montrent pas à chaque instant qu'ils sont heureux que je sois là, que je ne les gêne pas, je me sens aussitôt ridicule, déplacée et je les quitte.
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Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
Mes yeux se sont détournés des vitres teintés, mon dos se redresse légèrement et mes larmes redoublent. Le bruit de la clef qui tourne dans la serrure... La porte jaune qui s'ouvre sur cette silhouette blanche, comme j'aimerais qu'elle ne soit qu'une silhouette, un fantôme qui passe et ne s'arrête pas..." *
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Par Yuko, le 12/07/2012
Le Pavillon des enfants fous de
Valérie Valère
La nuit est là comme un défi et toujours la veilleuse. Je pourrais rester dans cette chambre toute une vie, additionner toutes les périodes que les malades folles du pavillon psychiatrique y ont passées. Est-ce vrai, est-ce vrai qu'ils me laissent sortir ? Non, ce n'est qu'un leurre, ils laissent sortir mon corps, mais moi je reste là, derrière ces murs, dans cette île de folie. Moi, je ne sais pas si je pourrais jamais en sortir. ils emprisonnent mes pensées avec les âmes des fous, accrochées dérisoirement à la tige de leurs clefs.
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