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Le Roman de Tolstoï de
Vladimir Fédorovski
Une biographie, Léon Tolstoï (1828-1910) se la réservait en écrivant dans ses Notices autobiographiques en 1903 à son biographe Paul Birioukov.
“J’ai constaté que toute ma longue vie se divise en quatre périodes : la première, merveilleuse, surtout si on la compare à celle qui devait lui succéder, innocente joyeuse et poétique période de mon enfance, allant jusqu’à quatorze ans (1828-1842). Puis l’horrible deuxième période, s’étendant sur vingt années, de la dépravation la plus grossière, de l’asservissement à l’ambition, à la vanité et, surtout à la concupiscence (1842-1862) ; ensuite, la troisième période, allant de mon mariage à ce que j’appelle ma naissance spirituelle, période qui, du point du vue du monde, peut-être appelée morale. Pendant ces dix-huit ans, j’ai, en effet, vécu une vie régulière, honnête, familiale, exempte de tous les vices qui encourent la réprobation publique. Mais, je durant tout ce temps, je ne me préoccupais égoïstement que de ma famille, de l’accroissement de ma fortune, de mes succès littéraires et divers autres plaisirs et distractions (1872-1880). Enfin la quatrième période dans laquelle je vis maintenant, dans laquelle j’espère mourir et du sein de laquelle je vois toute la signification de ma vie passée…Je voudrais pouvoir raconter l’histoire de ma vie durant ces quatre périodes successives, si Dieu m’en donne les forces et le temps. Je pense qu’une telle biographie, écrite par moi, serait plus utile aux hommes que tout ce bavardage artistique qui remplit les douze volumes de mes œuvres et auxquels les hommes de notre temps attribuent une signification imméritée.”
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Le Roman de Tolstoï de
Vladimir Fédorovski
“Beaucoup d’entre eux se destinaient au journalisme et à la littérature ; ainsi naquit au XIXème siècle la littérature des raznotchintsy dont l’éclat relatif donnera naissance aux écrivains des années 60. L’intelligentsia russe est née de ce milieu. Comme plus tard au XXème siècle, sous un régime où les libertés publiques n’existaient point, les voix de l’opinion empruntant les voies détournées de l’allusion, de la fiction romanesque parvinrent à se faire entendre.”
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Par missK78, le 26/12/2012
Le roman de Raspoutine de
Vladimir Fédorovski
Dans une interview (au journal Temps nouveau en 1911), Raspoutine raconta ainsi ses années de jeunesse :
A l'âge de quinze ans, dans mon village, quand le soleil brûlait et que les oiseaux chantaient les chansons du paradis, je rêvais de Dieu. Mon âme se projetait au loin...Plus d'une fois j'ai rêvé... et pleuré, sans savoir d'où venaient ces larmes. Ainsi passa ma jeunesse. Dans une sorte de contemplation, dans une sorte de rêve. Plus tard, quand la vie me heurtait, je courais me réfugier dans un coin pour prier en secret.
Pourtant à l'aube de sa vie d'adulte, Raspoutine trouvait un exutoire non dans un élan romantique, mais dans la débauche, les bagarres et l'alcool :
J'étais insatisfait. Il y avait plein de choses auxquelles je ne trouvais pas de réponses, alors j'ai commencé à boire.
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Par Magenta, le 05/02/2013
Le roman de l'Orient-Express de
Vladimir Fédorovski
Nous partons! Victoria Station, porte ouverte sur le monde, comme j'aime ton quai qui mène à l'Europe continentale! - Et comme j'aime les gares en général! Agatha Christie
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Par missK78, le 25/12/2012
Le roman de Raspoutine de
Vladimir Fédorovski
Au tournant du XIXè et du XXè siècle, Raspoutine traversa la vaste scène de l'histoire russe en jouant simultanément les rôles de séducteur, de mystique, de gourou et d'homme d'Etat. Ainsi devint-il une légende, rejoignant le panthéon des "surhommes diaboliques" de l'histoire. Celui que l'on surnommait tantôt "le saint diable", tantôt "le plus grand coup du siècle" fit souffler le vent de sa Sibérie natale sur la cour impériale. Exubérant, il paraissait incarner l'âme russe, tout en contrastes et en fantasmagories, au point que la Russie éternelle semble avoir sombré avec lui.
Richement documenté, cet ouvrage rouvre le sulfureux "dossier Raspoutine" à l'aide de témoignages inédits, notamment sur les rivalités des services secrets impliqués dans son assassinat et, parallèlement, dans l'arrivée au pouvoir des bolcheviks.
Raspoutine a-t-il détruit l'empire des tsars, comme on l'a longtemps dit, ou a-t-il servi de prétexte aux erreurs d'autres personnages? D'ailleurs, a-t-il vraiment disparu? Son fantôme, telles les âmes égarées avec lesquelles il prétendait communiquer, semble toujours hanter le pouvoir et la société russes, avides de mysticisme et de miracles...
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Par akhesa, le 26/04/2013
Le roman des tsars de
Vladimir Fédorovski
Tout ce que m'avait raconte Vorontsov de sa souveraine et de ses orgies me revint a la pensee.Je me dis que cette femme,qui était la devant moi,avait recu dans ses bras je ne sais combien d'hommes,ramasses au hasard et dans la rue;que sa bouche,son cou,ses seins avaient été macules,fletris par des baisers de soldats.Et je reculai devant cette reine imperiale,salie par tant de souillures,delabree et minee par tant de desordre
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Par Nanne, le 20/04/2009
Le roman de l'Orient-Express de
Vladimir Fédorovski
De Monte-Carlo à Vienne, de Paris à Saint-Petersbourg, de Madrid à Constantinople, ce "train des rois, roi des trains" allait faire fantasmer tant d'écrivains, comme Agatha Christie, Valery Larbaud, Paul Morand, Pierre Mac Orlan ; tant de belles intrigues, tant de princes, de grands ducs, de lords et de ces milliardaires, sans oublier les magnats hongrois et les boyards roumains possédant de tels domaines que l'un d'eux dit un jour : "L'Orient-Express met trois heures à me traverser". Mais, plus qu'un train de luxe, l'Orient-Express est l'emblème d'une Europe qui s'est faite avant l'heure, ouvrant ses portes aux hommes d'affaires et d'État, aux célébrités ou tout simplement aux amoureux du voyage.
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Par Gwordia, le 20/06/2012
Le roman de Saint-Pétersbourg : Les amours au bord de la Néva de
Vladimir Fédorovski
Potemkine reconnut le comte Grigori Orlov, l'homme le plus puissant de l'Empire. Impressionné de se voir accueilli avec tous les égards par le comte en personne, Potemkine eut besoin de toute sa bravoure pour trouver quelque chose à dire :
- Comte, quelles sont les nouvelles du palais
- Rien de bien nouveau, mon cher. Je descends... Vous montez..."
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Les Tsarines : Les femmes qui ont fait la Russie de
Vladimir Fédorovski
Un volet important de ses reformes concernait l'émancipation des femmes. De nombreux oukases stipulèrent la suppression des térèmes ; les bonnets, les bandeaux de tête, obligatoires dans l'ancienne Russie pour cacher les cheveux, furent abolis.
Au début, les femmes firent un accueil des plus hostiles à ces réformes, mais elles ne tardèrent pas à se rendre compte de tous les avantages que leur procuraient les innovation du tsar et s'en firent les zélées partisanes.
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Par Philou, le 08/01/2012
Le roman de Raspoutine de
Vladimir Fédorovski
La cité : les vieux-croyants (page 179) :
Plusieurs clés s'offrent à nous pour déchiffrer le destin de Raspoutine, et tout d'abord la "clé religieuse". Le Sibérien revenait souvent sur un moment très précis de la christianisation de la Russie, en 988. En ce temps-là, Vladimir, le plus grand prince de la Russie éternelle, avait fait venir auprès de lui des représentants des principaux cultes, afin de choisir sa religion. Connu pour son épicurisme, il avait été tenté par le paradis de Mahomet, mais rebuté par l'interdiction de s'enivrer, qui ne s'accordait pas avec la tradition russe ! Intéressé par le judaïsme, il refusa la circoncision. Quant aux catholiques, leur soumission à Rome l'irritait au plus haut point. En revanche, la religion orthodoxe qui lui présenta un moine gréco-bulgare le séduisit pour la "beauté de ses rites". Ses messagers envoyés à Constantinople lui décrivirent ainsi leur éblouissement : "Nous ne savions pas si nous nous trouvions au paradis ou sur terre. Car sur terre, nous n'avions jamais rencontré une telle splendeur !"
De plus, l'orthodoxie était une foi tolérante qui n'interdisait ni de boire, ni de manger, ni d'aimer, ni de guerroyer, ni de conquérir de nouvelles terres.
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