ISBN : 223405706X
Éditeur : Stock (2004)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
" Ce que j'aimais désormais chez les autres, c'est qu'ils ne l'avaient pas connu. Aucun cadavre derrière nous. Tout allait redémarrer à zéro. L'insouciance et la légèreté revenaient. Le plus dur était passé et le champ du possible s'ouvrait plein de promesses, pareil à ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 04 décembre 2011

    canel
    Zoom sur sept des jeunes années de l'auteur, au lycée puis à la fac, en hommage à son ami d'alors, Eric. La ville de Toulouse dans les années 80, la génération Mitterrand avec son lot d'ouverture culturelle (radios libres), d'espoir, de manifs, de "touche pas à mon pote". Les bons moments complices entre ces deux amis "à la vie, à la mort" grâce à la musique et surtout au cinéma. Mais aussi les épisodes douloureux, tragiques, qu'ils ont traversés.

    Malgré la nostalgie et la mélancolie qui se dégagent de ce court roman, il pétille d'humour et d'intelligence. L'écriture est parfaite, évocatrice, acérée. Les observations grinçantes et fines sur le militantisme rouge d'une poignée d'étudiants, en pleine dégringolade du "bloc de l'est", sont particulièrement amusantes...

    Un régal de lecture, a fortiori si on y rencontre des échos de sa génération (l'auteur est né en 1969, moi en 68). L'impression mi-douce mi-douloureuse de retrouver un vieil album photo oublié ou soigneusement évité, qu'on feuillette entre rires, regrets et larmes, entre bons et mauvais souvenirs de tout ce qu'on a partagé avec un proche décédé depuis.
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    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 12 mars 2010

    claracambry
    Enterrement de vie de garçon. Non pas la fête entre amis où l'on s‘amuse et où l'on on arrose la fin de célibat du futur marié.
    Ici, le marié épouse la mort laissant à son meilleur ami tous les souvenirs de leur jeunesse. A travers son regard, ce sont toutes années 80 et 90 que l'on revit… Les grands évènements de ce monde, les chansons qui déferlaient à nos oreilles et tous les idéaux que l'on avait en tête. Jeunesse insouciante éprise de rêves et d'un monde meilleur.
    Eric, malade, sera le témoin de ces années là, entrecoupées par les séjours à l'hôpital et toujours cette soif, cette passion pour le septième Art.
    Une belle histoire d'amitié entre deux amis tissée avec des mots simples et justes. Ceux qui transportent tant d'émotions et de pudeur…
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 01 décembre 2011

    Jamais une jeunesse française n'a été aussi sage que celle conçue entre les barricades de Mai et le départ de De Gaulle. Nos parents avaient été des garnements contestataires, nos grands-parents avaient fait du marché noir, couché avec l'Allemagne ou saboté des trains. Certains de nos oncles crapahutèrent en Indochine ou en Algérie. Et nous ? Gentils garçons et braves filles, nous avons été de toutes les manifestations antiracistes. Nous avons fêté la musique et le cinéma grâce à Jack Lang. Nous avons enfilé des préservatifs sans rechigner. Notre docilité confinait à l'absence. En un mot, nous n'avons pas fait d'histoire. (p. 12)
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  • Par canel, le 02 décembre 2011

    En cette fin des années quatre-vingt, U2, Simple Minds et Cure tapissaient le fond sonore. Prince concurrençait Michael Jackson. Les vidéoclips cassaient la baraque. On entendait parler d'une chaîne américaine qui en diffusait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sur les sacs US Army des lycéens subsistaient des AC/DC inscrits au feutre noir. Clash, Téléphone et Police étaient de frais retraités. Un peu partout, sur les scènes des bars musicaux de la ville, des disciples bourillons singeaient leurs idoles. Nous ne savions pas que le rock était déjà ridicule et que la new wave le serait bientôt. (p. 32)
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  • Par claracambry, le 12 mars 2010

    Des portes se sont fermées. Nous avons beau passer et repasser devant, nous avons perdu les clefs. Si les chemins d’autrefois nous sont interdits, comme des vêtements trop petits que l’on ne peut plus enfiler, ceux de demain n’auront même pas existé. Ces vies heureuses que nous avons ratées, que sont-elles devenues ?
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  • Par Trissotin, le 26 juillet 2011

    On cherche dans les livres et chez nos amis des preuves de notre existence. Quand nous les trouvons, cela rassure, mais confirme que nous n’appartenons plus tout à fait à la communauté des humains, que notre vie est ailleurs, partout, qu’elle est surtout dans ces vides que l’on n’arrive pas à combler.
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  • Par canel, le 01 décembre 2011

    Ne pourrait-on résumer une vie à la somme des films vus ? Au kaléidoscope de ces images dans lesquelles nous cherchions modèles et leçons de conduite ? Pourquoi pas ? Cet album en vaut un autre. (p. 20)
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