ISBN : 2070313344
Éditeur : Editions Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres

Roman à deux voix. Celle de l'homme Nathan, "un tout petit flic de rien du tout", comme il lui arrive parfois de se définir, et celle de la femme, Marie-Jo, flic elle aussi, obsédée par son poids et par les footings. Au milieu, un meurtre, celui de la jeune Jenn... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 04 juin 2011

    brigittelascombe
    Voici un polar, un genre différent auquel s'essaye Philippe Djian l'auteur du célèbre "37°2 le matin" avec toujours cet univers déjanté qu'il affectionne.
    Un roman à deux voix celle de Nathan, flic paumé très branché nanas mais toujours amoureux de sa femme qui l'a quitté et Marie Jo sa coéquipière de 90 kilos obsédée par ses kilos et son point G.
    Cramponnez vous,il faut suivre, sur fond de crack boursier et de crack fumette.
    Jennifer Brennen, fille de milliardaire qui faisait occasionnellement des passes dans un hopital (Nathan a eu droit à ses faveurs) déguisée en infirmière, a été retrouvée étranglée, la machoire fracturée et les dents cassées. Elle appartenait pour se venger de son père à un mouvement mondialiste.
    Nathan chargé de l'enquête couche occasionnelement avec Marie Jo,s'abstient de baiser avec Paula une top model installée chez Lui toujours attiré sexuellement par son ex femme Chris qui l'a quitté pour Wolf homosexuel militant du mouvement mondialiste.
    Marie Jo couche avec Franck dont elle partage l'existence, écrivain et prof et de temps en temps avec Nathan. Elle a déjà subi les violents assauts sexuels de Ramon qui Lui s'est tapé Franck.
    Un imbroglio flico-érotico-psycho-politico-écologique complètement décalé,un parler cru et imagé. Une enquête qui se perd dans les méandres glauques des solitudes d'êtres paumés et n'aboutit pas vraiment.
    Bon ce n'est pas le meilleur Djian que j'ai lu!
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    • Livres 3.00/5
    Par DanielGauthier, le 10 mars 2010

    DanielGauthier
    Sous ce titre abscons (c'est une habitude chez Djian) se cache un roman policier doté de tous les ingrédients du genre : intrigue, rebondissements, suspense...
    Certes, le contexte politico-écologique manque de réalisme (d'autant que Djian ne prend pas vraiment partie, se contentant de reprendre les arguments des uns et des autres).
    Certes, les thématiques "djiannesques" n'ont pas bougé : rapports déshumanisés dans les mégalopoles, sexe, drogue, musique, confusion intime des uns et des autres, impossibilité radicale de comprendre la réalité et de s'y situer, couples à la dérive...
    Mais là, Djian est en forme : il y a de l'humour (souvent), de l'érotisme, et toujours cette écriture décalée, avec de vrais fulgurances de style (bien intégrées à l'ensemble).
    Et du coup, on passe un bon moment, ce qui est quand même l'essentiel !
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    • Livres 4.00/5
    Par fran61, le 11 mai 2010

    fran61
    Un polar étrange avec des passages terrifiants, et des personnages décalés se débattant au coeur de situations impossibles. Heureusement l'humour de Djian est toujours omniprésent. Cet auteur a un style irréprochable.
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    • Livres 4.00/5
    Par david-dupere, le 10 novembre 2010

    david-dupere
    Un Djian noir à savourer.
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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    ChezLo
    (..) Avec une écriture particulière, acerbe et rythmée, Philippe Djian a le don de transcrire les pensées de ses personnages par de nombreux monologues en même temps qu'il nous fait suivre l'enquête policière et les aventures de ceux qui gravitent autour d'eux.
    (....)

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2006/03/ca-cest-un-baiser.html
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Quand je voyais le mal qu'elle se donnait pour perdre un misérable kilo, je la plaignais de tout mon cœur. Vous l'auriez vue, en plein hiver, sortir d'un banc de brouillard glacé, le souffle court, le visage tordu par une grimace douloureuse, trempée de sueur jusqu'aux os après avoir sillonné le parc dans tous les sens, monté et descendu les marches de pierre qui menaient au bassin, zigzagué entre les arbres, sauté par-dessus les haies en serrant dans ses poings des poids de trois kilos, vous l'auriez vue tituber vers la balance, fermer les yeux puis les rouvrir et annoncer fièrement qu'elle était repassée sous la barre des quatre-vingt-dix, elle vous aurait épatée.
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