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ISBN : 2221114167
Éditeur : Robert Laffont (2012)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Le style de Tash Aw est à la fois puissant et fascinant,
autant par sa construction narrative que son acuité psychologique ».
The San Francisco Examiner


Indonésie, 1964 : « l'année de tous les dangers ». La vie d'Adam, un jeune ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 03 avril 2012

    Cath36
    Deux frères placés en orphelinat et séparés à la suite de leur adoption n'auront de cesse de se retrouver. Il faudra d'abord, pour Adam, partir à la recherche de son père adoptif, enlevé par l'armée indonésienne, et pour Johann s'enfuir de sa famille adoptive. Différents personnages inteviendront dans l'histoire, dont un jeune révolutionnaire, Din, qui a pour projet avoué d'établir une" carte du monde invisible", c'est-à-dire une carte reprenant l'histoire de l'Indonésie de ses origines jusqu'à l'arrivée des européens, et pour projet inavoué d'assassiner le chef de l'état, Soekarno, ou plutôt de le faire assassiner.
    Sur cette trame Tash Aw tente de nous présenter un tableau de l'Indonésie contemporaine. Partie enthousiaste aux premières pages, j'ai eu du mal à achever les dernières. Non que l'histoire en elle-même soit inintéressante, mais l'auteur a tendance à partir un peu dans toutes les directions sans en achever vraiment une seule. de ce fait les problèmes du pays sont plus suggérés qu'efficacement abordés et les personnages, assez fades, semblent en permanence à côté de leur vie. le style est assez plat, languissant dirai-je même, et par moments le texte devient d'un ennui distingué. Bref ce fut une semi-déception, même si je ne regrette pas d'avoir lu ce livre.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 16 février 2012

    kathel
    La carte du monde invisible, c'est l'histoire que l'un des personnages aimerait écrire à propos des îles les plus petites et les plus orientales de l'Indonésie, rendues invisibles par la présence des grandes îles, Java, Sumatra, Bali… le plus grande partie du roman se déroule donc en Indonésie en 1964, année qui fait suite à l'indépendance du pays. Les hollandais sont priés de quitter le pays, le gouvernement du président Soekarno doit faire face à des émeutes. La situation est présentée par le regard de plusieurs personnages : Adam, jeune homme de seize ans, orphelin adopté par Karl, peintre hollandais, Margaret, américaine qui a presque toujours vécu en Indonésie. La présence du jeune homme qui part à la recherche de ses origines et de son frère dont il a été séparé tout petit, fait de ce livre un roman d'apprentissage, mais qui petit à petit s'avère bien davantage que cela. S'y mêlent les thèmes de la filiation et de l'identité, des identités réelles ou fantasmées. Chaque personnage se sent d'un pays qui n'est pas forcément celui où il est né ou dont sont originaires ses parents, se sent d'une famille qui est plus souvent une famille choisie que génétique. La trame politique est aussi importante dans le roman, avec le personnage de Din, jeune professeur collègue de Margaret, qui fréquente les milieux activistes de l'université. L'histoire de l'Indonésie en arrière-plan n'est pas toujours immédiatement compréhensible pour qui ne la connaît guère, mais cela n'empêche pas de suivre ce roman, emmené par une très belle écriture, fluide et agréable.
    La seule chose qui a entravé ma lecture, me faisant ressentir des longueurs là où il n'y en avait pas réellement, est que je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, que ce soit le jeune Adam, Margaret l'universitaire, Karl l'artiste peintre ou Johan, le frère disparu de Adam. Pourtant, leur destin aurait dû me toucher, la possibilité de retrouvailles aurait dû me tenir en haleine, mais quelque chose, une certaine pudeur dans l'écriture, un détachement, m'a empêché de ressentir de l'émotion pour des personnages qui avaient tout pour devenir inoubliables. Mais ce n'est que mon avis...

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-tash-aw-la-carte-du-mond..
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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 27 janvier 2012

    Titine75
    En Indonésie, en 1964, le jeune Adam voit Karl, son père adoptif, se faire enlever sous ses yeux. Karl est né en Indonésie mais il est d'origine hollandaise. le président Soekarno décide d'expulser tous les Occidentaux de son pays et malheureusement Karl fait partie du lot. Adam n'a que seize ans et il se retrouve totalement seul sur l'île de Nusa Perdo. En fouillant dans les papiers de son père, il trouve des photos et des lettres d'une certaine Margaret Bates qui semblait très attachée à Karl. Adam décide de quitter Perdo pour chercher Margaret à Jakarta. Il arrive dans une ville plongée dans le chaos ; les émeutes anti-coloniales, anti-Malaisie, anti-communistes plongent la capitale indonésienne dans l'anxiété. Adam arrive à retrouver Margaret mais comment avoir des nouvelles de Karl alors que la révolte gronde ?
    Grâce aux éditions Robert-Laffont, j'ai découvert ce deuxième livre de Tash Aw, écrivain indonésien qui vit actuellement à Londres. J'ai été séduite aussi bien par les thèmes de son roman que par son style lyrique. Tash Aw mélange dans son récit les destins individuels et celui de l'Indonésie. Au début du roman, Adam ne sait plus qui il est ni où il va. Il est seul une nouvelle fois. Sa mère l'a abandonné avec son frère Johan. Ce dernier fut adopté par une famille malaise. On peut noter le parallélisme entre l'histoire des deux frères séparés et celle de l'Indonésie et de la Malaisie. Les deux pays se déchirent dans les années 60. le président Soekarno rejette la Malaisie qu'il considère à la solde de l'impérialisme américain. Il veut faire table rase de tout le passé colonial de l'Indonésie par la force. de nombreux Occidentaux, comme Karl et Margaret, avaient choisi l'Indonésie comme pays. Avec les expulsions mises en place par Soekarno, ils ne savent plus où aller. Leurs pays d'origine leur sont étrangers, ils ne connaissent plus que l'Indonésie. Mais ce pays est en plein bouleversement. « La carte du monde invisible » est celle de l'Indonésie disparue, celle que Karl et Margaret ont aimée. Tash Aw fait des aller-retours dans le passé des personnages pour nous faire comprendre leur choix de vivre dans ce pays. Tous les personnages de Tash Aw sont en quête de leur identité, de leur véritable maison. En cherchant sa place dans le monde, Adam va également permettre aux autres personnages de se retrouver.
    J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur. Ces descriptions de l'Indonésie sont très réalistes, j'ai été plongée totalement dans l'atmosphère de ce pays en plein délitement. « Mais tout vieillissait tellement vite dans cette ville… Jakarta avait le don de tout engluer dans sa crasse visqueuse, pour faire paraître décaties les choses les plus neuves. La mousse poussait sur les surfaces de ciment lisse; le métal et la pierre rongés par le soleil et la pluie, prenaient un aspect sale. A Jakarta, on avait beau faire, on avait toujours la sensation d'être dans un bidonville. » Tash Aw a un sens aigu de la description, il utilise beaucoup les sensations, les impressions pour rendre une atmosphère. Jakarta et Kuala Lumpur, où se trouve Johan, sont des personnages à part entière du roman.
    « La carte du monde invisible » est une très belle découverte. La quête identitaire d'Adam dans un contexte politique troublé m'a passionnée. La subtile construction du livre entre passé et présent, l'écriture de Tash Aw m'ont conquise. Un auteur à découvrir et à suivre assurément.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    Moins pittoresque que son précédent roman, Le tristement célèbre Johnny Lim, plus complexe également, avec ses intrigues qui se recoupent et se répondent à 20 ans de distance, La carte du monde invisible, de l'anglo-malaisien Tash Aw, est un livre torturé dont le thème majeur est celui de la séparation. Celle de son jeune héros, un orphelin, d'avec sa mère, son frère puis son père adoptif. Celle de ce dernier d'avec une jeune femme qu'il a aimée et qu'il retrouvera bien plus tard. Celle enfin de l'Indonésie, qui sert de décor au livre, d'avec la puissance colonisatrice néerlandaise, et qui pas encore digérée 15 ans plus tard, débouche sur des événements sanglants entre conservateurs et partisans communistes, tandis que le dictateur Soekarno gouverne le pays d'une main de fer. 1960, c'est l'année de tous les dangers (voir le superbe film de Peter Weir qui traite le sujet) et Tash Aw tente de faire ressentir la fièvre qui s'empare de Djakarta. Mais avec moins de réussite que pour l'aspect intime et psychologique de son roman. C'est une toile de fond, pas davantage. le livre est aussi un récit initiatique, une quête identitaire (de l'Indonésie et des personnages) au coeur d'un enchevêtrement de sentiments et de frustrations bien rendus par une construction en plusieurs couches temporelles. le plus touchant étant le dialogue imaginaire entre ces deux frères orphelins, qui sont séparés depuis plusieurs années, et dont l'auteur raconte en parallèle le passage au monde des adultes.
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    • Livres 4.00/5
    Par Baluzo, le 18 juillet 2012

    Baluzo
    Tres beau livre racontant l'histoire d'un enfant indonésien a la recherche de son père adoptif dans Jakarta sous tensions politiques.

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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 16 février 2012

    De temps en temps, très rarement, il entrevoit une seule et unique image, qui brille comme un éclair lointain pendant quelques secondes : de la mousse noire sur un mur de béton nu, des éraflures sur les pieds d’un bureau en bois, le plafond d’une longue pièce sombre, un morceau de toile, une table au plateau tellement criblé de piqûres de vers qu’en passant les doigts dessus il a l’impression de ne sentir que des trous, rien de solide. Il y a également des bruits. La pluie qui crépite sur un toit en zinc, comme des clous dans une boîte de conserve géante. Et un drôle de murmure, un bourdonnement monotone de voix chuchotantes dont il ne distingue que les sifflantes de s entremêlés de ch, lui évoquant un grand chœur réclamant le silence.
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  • Par Cath36, le 03 avril 2012

    Une vie entière passée en Asie lui avait appris à reculer pour mieux obtenir ce qu'elle voulait : si on insistait trop, on provoquait de la gêne, or la gêne conduisait au refus, et le refus en Asie était irréversible, car changer d'avis équivalait à perdre la face, en d'autres termes : être humilié. C'est pourquoi il ne fallait jamais être trop (ouvertement) pressant ; ne jamais insister, toujours suggérer. déchiffrer le langage du corps. Sourire. S'incliner. Ne pas réagir avec excès. Se montrer humble. Reconnaître le fait qu'on est étranger.
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